De verit. praedest., I
(i. De vent, praedest., II, o, 8, H, 13; Epist. XV, 5.
7. « Quae (voluntas hunaana) priusquam accipiat fidem, punitionem per seipsam potest mereri, non fidem : Omne enim quod non est ex fide peccatam est et Sine fide impossibile est placere Deo. Qui autem Deo non placet sine dubio displicet, et qui Deo displicet non eum mitigat sed potius exacerbât,.. Fidem non habere hoc est Deo displicere » (De verit. praedest., I, 39; cf. Epist. XVII, 33).
LE SEMI-PELAGIANISME. 301
du salut ^ ; le tout premier commencement de la bonne volonté, le désir, la recherche du bien, Vinitium fidei, le « velle credere », à plus forte raison l'amour de Dieu requérant absolument l'action divine prévenante ^ ; la gratuité absolue de la grâce dont toussent indignes, et qui est donnée par pure miséricorde, selon le bon plaisir de Dieu ^ ; Dieu opérant en nous le vouloir et le faire, encore que nous restions libres sous la touche divine, et que nous devions y coopérer^ ; la grâce par conséquent efficace par elle-même, et la science de Dieu indépendante de nos volontés et libres déterminations ^ ; la félicité éternelle, don suprême qui couronne les dons de Dieu ici-bas, tandis que la damnation est la juste rétribution de nos fautes^.
C'est dans le sens augustinien strict aussi que saint Fulgence traite de la prédestination. Cette prédestination est absolue : Dieu, pour prédestiner les uns et laisser les autres dans la massa damnata, n'a pas considéré leurs œuvres futures : « Ab illa igitur massa damnata nemo futurorum praescientia operum discernitur, sed miserantis figuli ope atque opère segrega-