Epist. II adEpipIianium (P. L., LXXII, 691 et suiv
9. Etymol., vu, 5, 2; Sentent., I, 10, 1, i9; Différent., II, 41. Il paraît
affranchissait les anges de toute entrave matérielle : elle devait finalement l'emporter.
Avant saint Grégoire non plus, nous ne trouvons aucun enseignement fixe sur les degrés et la hiérarchie des anges. Cassien se demande d'où viennent les vocables d'anges, archanges, dominations, principautés, et il explique les derniers par le pouvoir qu'exercent les anges sur les nations ou les bons anges sur les mauvaise Saint Prosper observe — ce qu'on répétera souvent après lui — que le mot ange (envoyé) exprime non pas la nature mais une fonction accidentelle des anges : « Spiritus enim naturae nomen est, angélus actionis^. » Mais saint Grégoire introduit, bien qu'incomplètement, dans la théologie latine, l'enseignement du Pseudo-Denys sur les ordres angéliques. Il y en a neuf, qui sont, en commençant par les inférieurs, « angeli, archangeli, virtutes, potestates, principatus, dominationes, throni. cherubim atque seraphim ^ ». Le pontife expose quelles sont les prérogatives et les fonctions que dénotent ces diverses appellations, et remarque que les esprits célestes ne sont pas tous égaux en dignité, puisqu'il en est qui envoient, et d'autres qui sont envoyés^. Ses vues furent naturellement reproduites par saint Isidore^.
Sur l'épreuve des anges, la persévérance des bons, la révolte et la chute des démons, nos auteurs ne font que répéter ce qui avait été dit avant eux. C'est par la grâce de Dieu unie à leur volonté que les bons anges
cependant donner un corps aux démons actuellement : « corpore aerei » {Biffer., II, 4-2).