Differ., II, 115 et suiv
rémunérât in nobis ac si solis processisset ex nobis ' . » Cassiodore et saint Isidore paraissent également adopter les vues du concile sur l'entière impuissance du libre arbitre déchu pour le bien même purement moral 2.
Sur les questions non résolues à Orange, la doctrine qui continue de prévaloir aux vi*^ et vii^ siècles est celle de saint Augustin, légèrement adoucie au moins dans Texpression. La vocation de tous à la foi est gratuite ^. Pour tous aussi, quil s'agisse des enfants ou des adultes, la prédestination est absolue et indépendante de la prévision de leurs mérites ou de leurs fautes. 11 n'y a pas à se demander pourquoi l'un est choisi, l'autre est rejeté : les jugements de Dieu en cette matière sont insondables : nous savons seulement qu'il est juste et miséricordieux**. Il y a un nombre fixé d'élus'^. Ce nombre est petit, déclare saint Léon ^ : au jugement de saint Grégoire ", il est égal au nombre des anges restés fidèles; au jugement de saint Isidore^, à celui des anges déchus, nombre qui d'ailleurs n'es( connu que de Dieu seul. Quant au sort des enfants morts sans baptême, on s'en tient encore à l'opinion de saint Augustin qui les condamne à des peines