Epis t. xvin
ruptio puiredinis)^ si la rapidité de sa résurrection ne l'en avait préservé ' . Dans son ouvrage à Thrasamond (m, 31), l'auteur ajoute que cette préservation était convenable à la dignité du Christ. Mais d'ailleurs, ces faiblesses et ces infirmités, aussi bien que les mouvements des passions indifférentes, étaient en lui volontaires en même temps que naturels, parce quil aurait pu s'en affranchir : « veras quidem sed voluntarias habuit-' ».
Après l'erreur des aphthartodocètes, c'est Terreur des agnoètes qui attire l'attention des latins. On a déjà signalé les deux lettres à Eulogius d'Alexandrie, dans lesquelles saint Grégoire refuse d'admettre que le Christ en tant qu'homme fût sujet à l'ignorance, et résout les objections des adversaires ^. Avant lui cependant, l'auteur du De Trinitate, attribué à Vigile de Tapse, avait paru concéder que Jésus-Christ pouvait ignorer en tant qu'homme '* ; et saint Fulgence, tout en enseignant que l'âme du Sauveur possédait une pleine connaissance de sa divinité '', regardait comme réel le progrès en sagesse de Jésus enfant ^. Mais Cassiodore ', à la suite de saint Augustin, s'était déjà prononcé, à propos du texte de saint Marc, xiii,
1. « Hoc autem non eiusdem carnis incorruplibilitas, sed resurrectionis celerilas fecit » (7). Et plus loin (9) : <« împossibile utcorruptibilitas esse n^getur ubi animalis cori>orismortalitas invenilur. >■