‹ Histoire des dogmesChapitre 265 sur 426 · Cassien. De coenob. instit., III · texte numérisé non relu

Cassien. De coenob. instit., III

animal sans raison ni un homme coupable, mais un innocent et un saint ^ ; sacrifice dont Jésus-Christ est le prêtre en même temps que la victime ^. Ce prêtre a immolé sa vie en sacrifice : « Fecit pro nobis sacrifîcium, corpus suum exhibuit pro peccatoribus victimam sine peccato^ ». Il Ta immolée librement, car la passion de Jésus-Christ n'a été ni contrainte, ni forcée ^ ; et grâce à ce sacrifice, spécialement offert pour nos péchés, nous avons été délivrés de nos fautes, affranchis de la mort et réconciliés avec Dieu ^. Dans le Christ seul, suivant une parole célèbre de saint Léon, rappelée par Cassiodore, tous les hommes ont été crucifiés, tous sont morts, ont été ensevelis, tous sont ressuscites^.

Dans Fexposé qui précède, on a considéré la mort de Jésus-Christ, vis-à-vis de l'homme, comme un remède à sa chute, vis-à-vis de Dieu, comme une expiation du péché exigée par sa justice, et un moyen de rétablir l'homme dans son amitié. Mais le démon aussi se trouve intéressé dans ce mystère. Par le péché, l'homme était son captif, et la rédemption lui enlève cette proie. Comment cela? Par la force ou par la justice ? Par la justice. On se rappelle que saint Ambroise, suivant ici Origène, avait représenté le sang de Jésus- Christ comme une rançon payée au diable par le Sau-

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