De Qubernalione Dei, IV
4. Joignez-y les sens multiples qu'avait en latin le mot sacramentum. Saint Léon parle sans cesse de riucarnation comme d'un sacramentum.
h. Maxime de ïrn., Sermo XIII, cul. Iku; S. Grég., In evang. homil. XX, 2; BEDE, Homil. I, 3, col. 22.
rarianisme et pour affirmer l'unité divine, on se contentait d'une seule immersion '. L'immersion était accompagnée de la formule trinitaire, regardée comme absolument indispensable. Omettre le nom d'une des personnes de la Trinité était rendre le baptême nuP. On se demandait toujours cependant quelle est la valeur du baptême conféré in nomine lesu, et, tandis que saint Fulgence n'ose au fond se prononcer pour ni contre ^, l'auteur du De Trinitate attribué à Vigile de Tapse admet cette valeur sans hésitation, parce que, dans le nom de Jésus, sont compris ceux du Père et du Saint- Esprit ^.
L'effet du baptême est d'effacer le péché originel et en général tous les péchés, et de donner la grâce et la vie surnaturelle''. On a remarqué avec raison que, depuis saint Augustin, à qui la doctrine du péché d'origine doit son développement, le rôle purificateur du baptême par rapport à ce péché est mis, par nos auteurs, dans un relief spécial, et prend le pas sur sa qualité de sacrement de l'initiation chrétienne. Or, le péché originel, enseigne saint Grégoire^, était effacé avant Jésus-Christ, ou par la simple foi chez les enfants, et par la vertu du sacrifice chez les adultes, ou, chez les descendants d'Abraham, par la circoncision. Mais actuellement, le baptême est devenu nécessaire pour cet objet : il ne peut plus être suppléé que par
1. Concil. Toletan. IV, 6, tenu en 633 (Mansi, X, 618). Saint Martin de Braga, dans son livre De trina mersione, avait combattu la coutume espagnole comme entacl)ée de sabellianisme;mais saint Grégoire l'avait déclarée recevable, « quia iu una fide nihil oHîcit sanctae Ecclesiae consuetudo diversa ». CI'. S. Ildefonse, De cogn. bapt., CXVII.
2. S. Fulgence, Epist. VllI, 19; S. Ildef., De cogn. bapl., CXII.