‹ Histoire des dogmesChapitre 33 sur 426 · Ma:<si, IV, 1025. 1036, 1043, 1017 ; Jaffk · texte numérisé non relu

Ma:<si, IV, 1025. 1036, 1043, 1017 ; Jaffk

il se considérât comme « retranché de toute communion de l'Église catholique ». Saint Cyrille était chargé de procurer Texécution de cette sentence. Dans la lettre qu'il lui écrivit, le pape, en effet, après l'avoir félicité de sa foi, lui déléguait « l'autorité de son trône pour procéder en son nom », et lui recommandait d'agir avec énergie.

Pour Nestorius le coup était rude : il était condamné, et c'était son rival qui devait assurer son humiliation. Ses amis lui conseillèrent pourtant de se soumettre pour assurer la paix de l'Eglise ^ Nestorius répondit d'un façon assez conciliante, mais en somme évasive, et s'en remit au concile dont il avait demandé la tenue au pape^.

Cyrille, de son côté, ne resta pas oisif. Envisageant l'hypothèse où Nestorius consentirait à se rétracter, et voulant préparer une formule qui serait soumise à sa signature, il convoqua dans Alexandrie un concile d'égyptiens. Une longue lettre synodale en sortit, l'^"pitula xvii^, rédigée par Cyrille, et qui fut envoyée à Nestorius. Elle comprenait deux parties. La première, après avoir notifié au patriarche sa condamnation, faisait de la doctrine de l'unité de Jésus-Christ un exposé abondant, mais approfondi et lumineux. La seconde condensait cet exposé en douze anathématismes auxquels Nestorius devait souscrire.

Ces anathématismes sont restés fameux''; et ils ont joué dans l'histoire du nestorianisme un trop

1. V. la lettre de Jean d'Antioche dans Mansi, IV, 1061. Cette lettre avait été concertée avec plusieurs évêques et notamment avec Théodoret {ibid., 1068).

2. V. sa troisième lettre à Célestin, Loofs, 181 : elle est antérieure au mois d'août 430.

Page 1