Exode, XX
2. Exode, XXV. 18, 19; XXXYII, 7-9; Nombres, XXI, 8. 9;III Reg.. VII.
3. JosÈPHE, Antiquités, VIII. cap. 7. ^ 5; XV, cap. 8, % 1, 2; XVIII. cap. 6, S 3; De bello iiuL, I, cap. 33. ;;, 2, 3; Origkne, Cent. Cels., IV, 31.
4. V. De Rossi, Roma sotterranea, llomae, 1864 et suiv., et les ouvrages qui en dépendent ou qui le continuent. Brownlow-.Noutucote, traduit par P. Allaud, Royne souterraine. Paris, 1872; F.-X. Kraus, Roma sotterranea, Freiburg-im-Br., 2<^ édit., 1879. H. Marrucchi, Eléments d'ar-
gories les peintures que l'on y rencontre : 1° Les sujets symboliques, objets, animaux qui symbolisent des personnes ou des mystères chrétiens (l'ancre, l'agneau, la colombe, le poisson, etc.) ; 2» les sujets allégoriques, représentant les paraboles de Notre-Seigneur et les figures sous lesquelles il s'est dépeint lui-même (la vigne, le bon pasteur, les vierges sages et les vierges folles); 3'^les sujets ^/^/z^z/es de l'Ancien Testament souvent figures eux-mêmes des mystères du Nouveau (Noé dans l'arche, Daniel, Jonas, Moyse frappant le rocher). On a de ces trois premières catégories de sujets des exemples remontant au i^"" ou au ii® siècle. 4° Les images directes de Notre-Seigneur, de la Vierge et des saints. Un peu plus récentes en général que les précédentes, plus importantes aussi pour notre objet, peintes sur le stuc des murailles ou sur des fonds de verres dorés, ou même frappées en médailles, ces images présentent quelques spécimens qui paraissent remonter tout à fait à Tâge apostolique, au i'^^' ou au ii^ siècle, mais appartiennent surtout au iii'^ et au iV siècle. S*^ Les scènes tirées des vies des saints et de l'histoire de l'Eglise, qui n'apparaissent guère avant le iv*^ siècle, après la pacification de Constantin. 6° Enfin les sujets liturgiques dont les plus remarquables exemples se trouvent dans les chambres du cimetière de Calliste dites Chambres des sacrements, Moyse frappant le rocher, le pêcheur tirant de l'eau un poisson, le baptême, le sacrifice eucharistique , le repas des sept disciples devant le pain et le poisson, etc., ornementation exécutée à la fin du 11° ou tout au commencement du iri'' siècle.
Que l'on joigne à ces représentations figurées des catacombes les sculptures des sarcophages (généra-
chéologic chrétienne, Rome-Paris, 1900-1902. Sixtk Scaglia, Koiiones archeologiaechristianaeclisciplinis theologiciscoordinatae, Romae. 1908 et suiv.
i38 HISTOIRE DES DOGMES.
lement du iv^ ou v^ siècle), quelques statues du bon Pasteur, dont deux au moins paraissent antérieures à Constantin, et l'on aura une idée du témoignage que fournissent les plus anciens monuments pour établir l'usage que l'Eglise a fait, dès son origine^ des images religieuses.
Ace témoignage des monuments s'ajoutent quelques textes d'auteurs. Si l'on ne peut faire état ni de celui d'Eusèbe sur la statue élevée à Notre-Seigneur à Panéas par l'hémorrhoïsse de l'évangile*, ni de celui de saint Irénée relatif aux images honorées par les carpocratiens -, ni de celui de Lampridius, concernant les statues d'Abraham et de Jésus placées par Alexandre Sévère (222-235) dans son lararium^ ^ on peut citer le texte de Tertullien parlant de la représentation du bon Pasteur sur les calices^, et celui d'Eusèbe qui affirme avoir vu lui-même des images peintes des saints Pierre et Paul et de Jésus-Christ'^
Ainsi, pendant les trois premiers siècles, l'usage des images s'établit dans l'Église d'une façon à peu près générale^ et, semble-t-il, sans contradiction sérieuse. Si quelques auteurs, comme Clément d'Alexandrie^ et Tertullien^, prennent à la lettre la prohibition de l'Ancien Testament, et paraissent lui attribuer encore force de loi; si Clément d'Alexandrie