Cohortatio ad gent., IV (P. G., vni, ICI
8. De idololatria, 4; De spectaculis, 23: Adv. Hermogenem, 1.
encore' et d'autres écrivains comme Minucius Félix-, Arnobe^ et Lactance '• , ne croient pas qu'il soit possible et permis de représenter Dieu sous une figure humaine, ces protestations ou ces restrictions n'émeuvent ni la piété des fidèles ni la vigilance de ceux qui les dirigent. L'usage des représentations figurées religieuses ne s'est introduit ni par lutte, ni par surprise, ni à la dérobée. Du premier coup et dès le premier jour, l'Église a accepté l'art et s'en est servie.
L'Eglise, disons-nous, s'est servie des images. Leur a-t-elle, dès ces commencements, rendu un culte? Nous n'avons aucun texte qui autorise absolument à l'affirmer. Dans la discussion qui remplit VOctavius, le païen Cecilius dit à Octavius (12) : « lam non adorandae sed subeundae cruces )> ; à quoi Octavius répond (29) : « Cruces etiam nec colimus nec optamus. » Cecilius a semblé dire que les chrétiens vénéraient toutes sortes de croix : c'est ce que nie Octavius, qui se met aussitôt à démontrer que l'on peut trouver en une multitude d'objets l'image de la croix. Ni l'objurgation de l'un ni la négation de l'autre n'ont donc un caractère suffisamment précis''. On peut croire d'ailleurs que les chrétiens étaient détournés d'honorer les images par la crainte de paraître imiter les païens qui adoraient les idoles. C'est un danger que les apologistes dénoncent avec force ^. 11 ne faut pas croire que les statues ou les images soient des dieux, ni leur rendre un culte qui supposerait en elles cette qualité. On peut