Ma>si,XIII, 44-53; P. G., XCIII
mais il soutient qu'il n'y a en cela rien d'idolàtrique, parce qu'il s'agit toujours d'un culte relatif qui s'adresse à la personne représentée ou figurée par l'image, et non au bois, à la pierre, aux couleurs de la peinture ou de la statue :
« Tant que les deux bois de la croix sont unis, j'adore la figure à cause du Christ, qui y a été crucifié ; dès qu'ils sont séparés, je les rejette et je les brûle ^ » — « Nous, fils de chrétiens, quand nous adorons l'image de la croix, nous n'honorons pas la substance du bois; mais la considérant comme le sceau, le cachet et la signature du Christ, nous saluons et nous adorons par elle celui quia été crucitié sur elle 2. » — « Ainsi nous tous, chrétiens, possédant et saluant de corps l'image du Christ, ou d'un apôtre, ou d'un martyr, nous pensons en esprit que nous possédons le Christ lui-même ou son martyr s. »
Ce ne sont pas les signes extérieurs, c'est l'intention qu'il faut considérer dans tout salut et toute adoration. Et l'auteur poursuit ainsi sa démonstration, empruntant ses exemples à l'Écriture, à la vie civile, à la vie de famille, où l'on voit constamment honorer l'image, le sceau, le vêtement même d'une personne et tout ce qui lui appartient. Et si l'on place dans les églises des croix et des images, continue-t-il, ce n'est pas qu'on regarde ces objets comme des dieux : c'est Trpoç ava{ji.vyj<7iv xai TirjL";?iv, xai suTrpeireiav IxxXrjOiwv. Ainsi, conclut Léonce, « celui qui craint Dieu honore conséquemment et vénère et adore comme Fils de Dieu le Christ, notre Dieu, et la représentation de sa croix et les images de ses saints '* ».
Les témoignages rapportés jusqu'ici émanent de