J. LEBONjLe monophysisme sévérien, p. 410 et sulv
4. De recta fide ad reg., II, 16, col. 13è»3 ; Quod unus sit C/iristus. col. 1309; Adv. Nestor, blasph., 1,6; II, 3; IV, 6. col.44, 73elsuiv., 200et suiv. ; Epist. XL, col. 190; XLV. col. 232;XLVI, 3, col. 244. Cyrille pousse si loin celte loi qu'ilévilecontinuellementde donner l'immanité en Jésus-Christ
LE NESTORIANISME. 71
mais il use aussi de la seconde. Car, ajoute-t-il, il s'est fait comme un mélange des propriétés de la divinité et de l'humanité unies, chacune d'elles devenant participante, dans l'union et par Tunion, des propriétés de l'autre élément: wanrsp àXX'oÀoiç avaxipvàç (ô Aoyoç) Ta Tcov cpuaswv îôicot^ara ^ « Il faut donc reconnaître que [le Verbe] a donné à sa propre chair la gloire de l'opération divine, en même temps qu'il a fait sien ce qui est de la chair, et qu'il en a revêtu sa propre personne par lunion de l'économie 2. » Ainsi, la chair devient vivifiante comme le Logos lui-même, et elle est associée à la mission active du Saint-Esprit^. Mais Cyrille remarque bien d'ailleurs que cette façon de parler n'est légitime qu'à la condition de considérer la divinité et l'humanité c^tz/zs Tw^zo/î'* ; car la divinité elle-même n'a pas souffert ; le Verbe de Dieu pris à part n'est pas né de la Vierge ; il n'a été ni garrotté, ni meurtri, il n'est pas mort : il était aussi impassible dans la Passion que Test la flamme dans laquelle est plongé un fer rouge que l'on frappe : le fer est touché, mais la flamme, non ^.
Une seconde conséquence de l'unité de personne en Jésus-Christ est qu'en lui il n'y a qu'un Fils, lequel étant identique au Verbe, Fils de Dieu, est donc fils naturel de Dieu (uibv l'va xal cpuaei) ^. Mais, d'autre part, ce même Verbe incarné, parce qu'il s'est approprié tout ce qui est de sa chair, est devenu fils, par nature,
comme sujet ou régime direct des actions ou passions de Jésus-Clu'ist. C'est le Verbe qui agit et qui souffre aapxî.