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CHAPITRE VIII

Administration hospitalière.

Au xine siècle, nous voyons quatre autorités prendre part à la nomination des maîtres, précepteurs, proviseurs ou prieurs placés à la tête des établissements hospitaliers; ce sont : le comte, habituellement représenté par son aumônier, l'évêque diocésain , la communauté de religieux qui dessert l'établissement, enfin lorsqu'il s'agit de certains hôpitaux ou de certaines léproseries, le chapitre ou l'abbaye dont chacun de ces établissements est une dépendance, les habitants des villes qui sont considérées comme fondatrices.

A l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes, aux termes d'un règlement de l'année 1213 (812), c'était le comte de Champagne qui nommait et qui révoquait le maître; mais pour prendre l'une ou l'autre de ces mesures, il devait appeler à son conseil le doyen et deux ou trois chanoines du chapitre de Saint-Etienne de Troyes. Le maître de l'Hôtel-Dieu-le-Comte était alors Herbert, qui, nommé par la comtesse Marie en 1198 au plus tard, résigna ses fonctions entre les mains de Thibaut IV en 1224 (1581). Herbert avait un canonicat à Saint-Etienne, et dans un acte Thibaut III le qualifie de médecin (490). Thibaut IV récompensa ses services en donnant 10 livres de

rente à son neveu (1825). Nous ne lisons nulle part qu'Herbert eût reçu de l'évêque de Troyes l'institution canonique, mais on peut le conclure des termes de la démission adressée par lui à Thibaut IV : il n'y parle que de l'administration temporelle, curam lemporalium; il n'y dit rien des pouvoirs spirituels que l'évêque lui avait sans doute conférés et qu'il ne pouvait rendre qu'à l'évêque (1581).

Ce droit de l'évêque est formellement énoncé dans un des actes relatifs à la fondation de l'hôpital de Chaumont-en Bassigny. L'évêque de Langres y déclare que le comte aura la nomination du maître, mais il réserve le droit du diocésain, notamment celui de visite et de correction tant sur le maître que sur toute autre personne (2328). Le droit du diocésain doit s'entendre d'abord de l'institution canonique, et la principale sanction du droit de correction était la faculté de retirer au maître les pouvoirs spirituels, ce qui équivalait à une révocation.

Deux pièces relatives à l'hôpital de Meaux nous donnent l'expression la plus catégorique de cette théorie. Dans l'une, Thibaut IV reconnaît que le maître nommé par lui peut être rejeté par l'évêque, si ce dernier croit devoir lui refuser l'institution canonique. Si le maître une fois en fonctions se conduit mal, ajoute le comte, l'évêque me donnera quarante jours pour le révoquer, ou si je ne tiens pas compte de cette invitation, il aura droit de le déposer lui-même, et alors je devrai présenter le successeur (1755). Dans une autre pièce, postérieure de trois ans, l'évêque de Meaux, en exécution des règles qui viennent d'être exposées,donne à Thibaut un délai

de quarante jours pour prononcer la destitution du maître de l'Hôtel-Dieu de cette viile (2032).

A l'Hôtel-Dieu de Provins c'étaient les religieux et les religieuses qui nommaient le maître; mais, comme dans les autres couvents de l'ordre de Saint- Augustin, ils étaient obligés de demander préalablement l'autorisation du comte (a). Nous avons deux lettres par lesquelles ces religieux et ces religieuses prient humblement Blanche de Navarre (1338) et Thibaut IV (2606) de !eur accorder la permission de procéder à une élection. Dans la première, ils supplient la comtesse de leur pardonner les torts que, par simplicité et par ignorance du droit, ils ont eu envers elle dans une précédente élection : « Proster- » nés à vos pieds, » disent-ils, « avec nos pauvres o el nos malades, nous vous demandons miséricorde » et non jugement. Nous sommes prêts à faire tou- » tes les réparations el à vous donner toutes les sa- » lisfactions que vous désirerez. » L'irrégularité dont se plaignait Blanche consistait sans doute en ce qu'une élection antérieure avait eu lieu sans autorisation préalable. Le même fait se renouvella en 4261. Les religieux et les religieuses de l'Hôtel-Dieu de Provins ne trouvant pas dans la communauté un sujet capable d'être élevé aux difficiles fonctions de supérieur, choisirent un étranger auquel ils confièrent l'administration provisoire de l'établissement, et ne considérant pas cet acte comme une élection proprement dite, ils crurent pouvoir se passer de l'autorisation préalable du comte; mais Thibaut se

(a) Voir plus h;iut, p 616-617.

montra fort mécontent de cette violation de ses droits. Les religieux et les religieuses lui envoyèrent un député avec une lettre où ils exprimèrent leur chagrin « de voir tourner contre eux cette majesté » royale (a), qui était leur seul refuge et l'ancre » unique de leur espérance. » « Prosternés aux » pieds de Votre Majesté, » ajoutent-ils, « nous » supplions Votre Excellence de nous accorder » grâce et pardon (2579). »

Deux communes à notre connaissance prétendirent nommer le maître de leur léproserie : -ce furent celles de Meaux (2353) et de Vertus (3410). A Meaux, il fut décidé que le maître serait élu par les religieux de la léproserie, puis présenté à l'évêque qui serait libre d'accorder ou de refuser l'institution canonique ; le comte se réserva le droit d'exiger la révocation (3236). A Vertus, l'abbaye de Notre-Dame avait la juridiction spirituelle sur la léproserie, et prétendait tenir aussi dans sa dépendance le temporel , dont les bourgeois revendiquaient l'administration. Thibaut V donna raison à l'abbaye (3410). Il est probable qu'à Troyes les bourgeois avaient, dès cette époque, la haute-main sur leur léproserie.

Les comptes de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes devaient être rendus devant une commission composée d'un ou deux chanoines désignés par le chapitre de Saint-Etienne, d'un ou deux bourgeois choisis par le comte de Champagne, de l'aumônier de ce prince et du maître de l'établissement (812). A PHôtel-Dieu de Meaux, la commission se composait de l'aumônier

(a) Thibaut était alors roi de Navarre.

du comte et de l'official de l'évêque ; de plus, le comte et l'évêque s'étaient réservé de prendre part eux-mêmes aux délibérations s'ils le jugeaient convenable; ni les bourgeois ni le chapitre n'y étaient représentés, et le maître de l'Hôtel-Dieu n'en faisait point partie, car c'était lui qui tenait les comptes de la maison, et par conséquent il était justiciable de la commission dont il s'agit. La charte à laquelle nous empruntons ces détails nous apprend qu'il devait rendre ses comptes à cette commission quatre fois l'an : le lendemain de la Circoncision (2 janvier), le vendredi de Pâques, à l'octave de la Saint-Jean (1er juillet), et à l'octave de la Saint-Denis (16 octobre). L'official et l'aumônier pouvaient, en cas d'absence, se faire suppléer par un délégué (1755).

Le régime intérieur de ces maisons nous est fort incomplètement connu. Aux termes du règlement de l'année 1213, les hommes et les femmes qui voulaient se consacrer au service des malades à l'Hôtel- Dieu-le-Comte de Troyes devaient commencer par se présenter au comte de Champagne, qui, assisté de son conseil, du doyen de Saint-Etienne et de deux ou trois chanoines de ce chapitre désignés par le doyen, prononçait l'admission ou le rejet. Il fallait qu'on eût été admis par le comte pour recevoir l'habit, et c'était des mains du doyen du chapitre ou de son délégué qu'on prenait l'habit (812). Mais cette intervention de l'autorité séculière était trop contraire au droit habituel des communautés religieuses pour être longtemps maintenue. Le règlement de l'année 1263 ne parle plus du pouvoir exorbitant conféré au comte et au chapitre par le règlement de 1213. « Quiconque, » dit le règlement de

i 263, « veut renoncer au siècle et servir les pauvres » commencera par demander le consentement du » prieur et du couvent. On lui exposera la règle : » s'il veut l'observer et s'il le promet, il sera pré- » senté par le prieur au couvent réuni dans le eha- » pitre, et alors il sera reçu par le prieur et le cou- » vent (3307). »

L'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes paraît avoir eu à cette époque quatre religieux prêtres (a). Le nombre des frères lais était fixé à dix, celui des religieuses était le môme 5 tous, sans exception, devaient assister la nuit à matines, le jour au reste de l'office et à la messe. Ils se confessaient au moins quatre fois l'an. Ils faisaient maigre quatre jours par semaine : les lundi, mercredi, vendredi et samedi (3307). La maladrerie de Vertus avait, en fait d'abstinence, le même règlement : de la viande trois jours par semaine, c'est-à-dire de Pâques à l'Ascension chair salée et potage, de l'Ascension à la Saint-Jean mouton et potage, de la Saint-Jean à Noël bœuf et potage, de Noël à Carême Prenant porc et potage; en temps d'abstinence, un jour un quartier de fromage, l'autre jour quatre œufs; en Carême, cuisine à l'huile et un hareng par jour pour chacun (3610).

Dans la même léproserie, chaque religieux et chaque religieuse devait recevoir chaque année pour son vestiaire U0 sous, soit àO fr. 52 c, au pouvoir de 202 fr. 60.

Tandis que les léproseries étaient des hospices

(«) Guignard, Les anciens statuts de l' Hôtel- Dieu-le-Gomte de Troyes, p. 15.

d'incurables, les Hôtels-Dieu avaient deux destinations : d'abord, abriter les pauvres voyageurs; c'est ce que portait en termes formels un des actes relatifs à la fondation de l'Hôtel-Dieu de Chaumont (2328) ; ensuite, donner un asile et des soins aux personnes atteintes de maladies, ou mortelles, ou que l'on pouvait guérir. « Qu'on ne reçoive pas ici, » dit un règlement de l'Hôtel-Dieu le-Comte de Troyes, « les lépreux, les mutilés, les estropiés, les man- » chots, les aveugles, car leurs infirmités ne consti- » tuent point une maladie. Si, cependant, quelque » maladie grave leur survient, on les admettra ; mais » une fois guéris de cette maladie, iis sortiront. » Un autre article défend l'admission des enfants trouvés. « Si nous les recevions, il en viendrait une telle » quantité que les biens de la maison n'y suffiraient » pas; ce n'est pas à nous, mais aux églises parois- » siales que revient cette charge. » Les femmes en couche étaient accueillies à l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes ; on leur donnait des bains trois fois par semaine, et elles ne quittaient pas l'établissement avant leurs relevailles; mais on évitait autant que possible les accouchements dans la maison, de crainte des cris et des gémissements. Dans cet hôpital les lits des malades étaient garnis de matelas, d'oreillers, de deux couvertures en été, de trois en hiver, enfin de draps qu'on lavait au moins une fois par semaine, et en cas de nécessité tous les jours (3307).

Les comtes de Champagne, successeurs d'Henri 1er, ne montrèrent pas moins de libéralité envers les établissements hospitaliers qu'envers les autres établissements religieux. Ils accordèrent des droits de foire aux léproseries de Troyes (335), de Bar-sur-

Aube (1849) et de Vertus (688); des droits d'usage dans des bois aux hôpitaux de Provins (MO) et de Biesme (3350) et à la léproserie de Troyes (2526). L'Hôlel-Dieu de Provins reçut de Henri II 10 livres de rente (396), de Thibaut III autant (473), de Blanche de Navarre 30 sous de rente (782). Blanche dota la chapelle de Sainte-Marguerite à l'Hôtel-Dieu-le- Comte de Troyes (629). L'Hôtel-Dieu de Provins acquit, avec le consentement de Marie, une prébende à Saint-Quiriace (329), et reçut d'Henri II une prébende à la chapelle du palais de cette ville (441). La léproserie (344) et l'Hôtel- Dieu-le-Comte de Troyes (490) obtinrent chacun, l'une de Marie, l'autre de Thibaut III, une prébende à Saint- Etienne de Troyes. L'Hôtel-Dieu de Provins (341) et celui de Bar-sur-Seine (3237) se firent donner, l'un par Marie, l'autre par Thibaut V, la jouissance pendant un an des prébendes vacantes à la chapelle du palais de Provins et à Saint-Georges de Bar-sur-Seine. Cette énuméralion ne peut être complète ; mais avant de nous arrêter, nous mentionnerons encore les libéralités de Thibaut III envers l'Hôtel-Dieu de Meaux (506), et celles de Blanche en faveur de celui du Chêne, près d'Arcis (699), et le premier testament de Thibaut V, qui donne « à la Maison-Deu de Pro- » vins 200 livres, à la Maison-Deu de Viteri 100 li- » vres, à la Maison-Deu de Chasteau-Thierry 100 li- » vres, à la Maison-Deu de Montmirail 100 livres, » à la Maison-Deu-le-Conte de Troyes, 100 livres, » à la Maison-Deu de Sézanne 60 livres, à la Maison- » Deu de Miaulx 50 livres, à chascune des Maisons- » Deu de nos chasteaus de Champaigne et de Brie » qui en cest escrit ne sont nomées 20 livres, à chas-

» cune des maladeries de ces diz chasteaus 10 livres » (3125). »

Les lettres de sauvegarde accordées par Blanche à l'hôpital de La Barre (866), par Thibaut IV à l'Hôtel-Dieu de Provins (1766, 2636), par Thibaut V à l'hôpital Saint-Nicolas de Bar-sur-Aube (3163) et à l'Hôtel-Dieu-le-ComtedeTroyês (3630), témoignent de l'intérêt tout particulier que nos comtes, prenaient aux affaires des établissements hospitaliers.

Mais aussi ces princes considéraient comme leurs biens propres ceux de ces établissements dont ils étaient fondateurs, et, en conséquence, ils en disposaient. Ce fut ainsi que l'Hôtel-Dieu de Bonnement fut réuni à l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes (660), l'hôpital Saint-Abraham de Troyes confié à l'abbave de Saint-Martin-ès-Aires de la même ville (536), l'Hôtel-Dieu de Meaux donné aux Trinitaires (2680), la léproserie de la môme ville au Val-des-Ecoliers (3277) . Toutefois, si l'on en ju^e par ce qui se passa pour l'Hôtel-Dieu de Donnement et à la léproserie de Meaux, nos comtes ne prenaient pas sur eux d'ordonner une mesure aussi grave sans avoir l'assentiment de l'évêque (a). Dans certains cas, celte mesure avait seulement pour objet d'établir entre l'établissement qu'elle atteignait et un autre établissement un rapport de subordination. C'est, par exemple, ce qui paraît avoir eu lieu à Donnement. Ailleurs ceux en faveur de qui nos comtes disposaient d'un établissement en devenaient complètement proprié-

(a) Guignard, Les anciens statuts de l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes, p. 95; Catalogue, 2680.

taires et substituaient leurs religieux à ceux qui l'occupaient antérieurement ; c'est ce que les moines du Val-des-Ecoliers semblent avoir fait à la léproserie de Meaux.

Les transformations d'hôpitaux en abbayes se sont certainement opérées aussi la plupart du temps par l'expulsion des religieux qui occupaient les hôpitaux. On ne peut le contester pour l'hôpital Saint- Nicolas de Bar-sur-Aube. 11 appartenait à une communauté d'hommes, et, par une donation de Thibaut IV à la prieure du Meix, près Allibaudiére (2523), il devint une abbaye de femmes de l'ordre de Saint-Augustin. Celte réforme fut approuvée par l'évêque, par le pape; et le maître de l'hôpital de Bar-sur-Aube, après avoir prolesté contre sa dépossession, se désista moyennant indemnité (a).

Les religieux ou les religieuses qui desservaient l'hôpital Saint-Jacques de Vitry avaient de même dû se retirer quelques années auparavant et avaient été remplacés par une colonie de religieuses cisterciennes, filiation de Clairvaux (6).

Mais quand, vers la même époque, Thibaut IV fit ériger en abbaye de Tordre de Sainl-Augustin l'hôpital de La Barre (c) , près de Château-Thierry, nous ne savons pas si la communauté qui desservait cet hôpital fut frappée d'expulsion ou si seulement le

(a) Voir notre Hist. de Bar-sur-Aube, p. 82-83.

(6) Gall. Christ., IX, 973; cf. de Barthélémy, Dioc. anc. de Châlons, I, 177.

(c) Sur la fondation de cet hôpital, voir notre Catalogue, n°s 790, 828, 824.

titre de la supérieure aurait été changé (a). Dans le cas où l'hôpital de La Barre aurait eu un maître et une communauté d'hommes, la transformation de cet hôpital en abbaye aurait entraîné leur renvoi, mais nous ne savons pas si cet hôpital possédait un maître et une communauté d'hommes.

Ce qu'il y a de certain, c'est qu'à La Barre comme à Bar-sur-Aube Thibaut IV eut l'approbation de l'évêque diocésain.

Ces trois érections d'hôpitaux en abbayes n'ont pas été placées par nous au nombre des fondations faites par nos comtes dans la période qui nous occupe (6), car elles constituent un changement d'organisation et non une création.

Les comtes de Champagne agissaient donc en maîtres dans les hôpitaux de leurs domaines, et nous pourrions dire que ces maîtres étaient quelquefois peu généreux. Thibaut IV, à sa majorité, fît saisir 5 livres de rente données par Halon de Broyés à l'Hôtel-Dieu de Provins pendant la régence de Blanche de Navarre, et il fallut l'intervention de Blanche pour obtenir main-levée de cette saisie (1674). Plus tard, il força les frères et les sœurs de l'hôpital Saint-Nicolas de Troyes à reconnaître qu'ils ne pouvaient faire aucune acquisition en Champagne sans son consentement (3053). En effet, les hôpitaux étaient, comme les autres établissements de mainmorte (c), sujets au droit d'amortissement, Nous en

(a) Gall. Christ., IX, 471.

(6) Voir plus haut, p. 605.

(c) Voir plus haut, p. 626-633.

avons des exemples pour l'Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes (a), pour les hôpitaux Saint-Bernard (1426), Saint-Esprit (1425), Saint-Nicolas (4424) et pour la léproserie (358 6is, 345) de la même ville, pour les Hôtels-Dieu de Provins (6), de Bar-sur-Aube (1444), de Château-Thierry (790, 828), du Chêne (681), de Hans (2916, 2917) et de Meaux (3218, 3592, 3836). Mais si c'était un droit rigoureux, c'était le droit commun.

(a) Catalogue, n°s 507, 518, 654, 667, 1148, 1423, 2187, 3284, 3572, 3662.

(6) Catalogue, nos 377, 409, 779, 786, 830, 1654, 1674, 1789, 2401, 3146, 3363, 3460, 3567, 3651, 3871.

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