Histoire des ducs et des comtes de Champagne
La matière de ce deuxième volume a été fournie principalement par notre cinquième Livre qui commence à l'avènement du comte Hugues en 1093 au plus tard, et qui se termine à la mort du comte Thibaut II en 1152. Cette dernière date est celle de l'organisation définitive du comté de Champagne. Henri Ier, fils aîné de Thibaut II9 eut Troyes pour capitale, et la Champagne devint le fief principal de la célèbre Maison de Blois. D'autre part, Hugues est le premier de nos comtes qui ait pris officiellement le titre de Comte de Champagne. De l'avènement de Hugues à celui d'Henri Ier, il
s'est produit dans l'importance relative des différentes possessions de la Maison de Blois une révolution qui permet de considérer cet espace de temps comme une période distincte et de celle qui précède et de celle qui suit. Le résultat de cette révolution a été faire faire place dans les hautes régions du monde féodal à Tune des grandes provinces qui, par leur fusion progressive, ont donné naissance à notre France moderne.
Avant le cinquième Livre de notre histoire, nous publions un sixième chapitre du Livre IVe. Ce Chapitre contient le résumé des indications fournies par le tome précédent, sur la géographie du comté de Champagne pendant les régnes d'Eudes Ier et de ses successeurs jusqu'à l'avènement de Hugues.
Après le cinquième Livre, nous avons réuni un choix de pièces relatives à Y Histoire de la géographie du Comté de Champagne à partir de la mort de Thibaut H. Pour éviter de multiplier ici d'une manière fastidieuse les pièces justificatives, nous avons renvoyé les chartes au tome suivant.
Nous sommes heureux d'être en mesure de tenir
nos promesses et de pouvoir, fidèle à nos engage* menls, faire paraître notre second volume un an juste après celui qui Ta précédé. Nous le devons au bonheur que nous avons eu d être secondé, comme précédemment, par l'active collaboration de Léon Pigeotte ; aussi lui faisons-nous, en première ligne, nos remerciements. Après lui, d'autres personnes encore nous ont prêté un très-utile concours. Nous citerons M. Léopold Delisle, membre de Tins ti tut, à qui nous devons d'importantes communications; M. Bourquelot, professeur à l'Ecole des Chartes; M. Huillard-Breholles et M. A. Lefèvre, archivistes aux Archives de l'Empire ; M. Caro, bibliothécaire de la ville de Meaux, et M. l'abbé Denis, directeur au Séminaire de la même ville. Nous aurions tort d'oublier M. Argence, maire de Troyes, qui nous a donné des faci- . lités exceptionnelles pour consulter les précieuses collections de la Bibliothèque de cette ville ; M. Corrard de Breban, M. Gabriel de Vendeuvre, M. l'abbé Lacouture, M. l'abbé Tridon, M. le docteur Carteron-Cortier et M. le supérieur du Grand-Séminaire de Troyes, qui nous ont ouvert leurs bibliothèques avec une libéralité sans égale. Sans ces avantages précieux, notre travail aurait
été beaucoup plus pénible, et bien des imperfections que nous avons évitées seraient venues se joindre à celles que le lecteur remarquera. Heureux si, grâce à l'absence des unes et malgré la présence des autres, nous pouvons obtenir un peu de cette indulgence que totit auteur désire, et que lui refuse trop souvent à son gré la juste sévérité du public !