‹ Histoire des édifices où ont siégé les assemblées parlementires de la révolution française et de la première républiqueChapitre 41 sur 59 · Secrétaires du roi · texte numérisé non relu

Secrétaires du roi

Au bas de la salle dans le passage qui restait entre les deux parties de banquette pour MM. les députés des communes, il v avait 5 hérauts d'armes.

Nota. — Il est du cérémonial que lorsque le roi parle, les huissiers rnassiers, les huissiers qui vont derrière le garde des sceaux soient à genoux.

L'entrée de la salle était fermée par un rang de gardes du corps, ayant devant eux deux de leurs officiers

A chacune des portes qui donnaient sur le haut dais, ainsi qu'à celle» de la tribune des enfants de France et de elle des princesses du sang, il y awtit deux gardes du corps. Il y en avait un pareillement au milieu de chaque travée de spectateurs, tant à celles du bas qu'à celles du haut.

[Celte pièce évidemment écrite pour le M1* de Brexé, comme une sorte de procèsverbal de la cérémonie d'ouverture des États généraux , no se rapjwrlc pas directement aux plans auxquels elle est annexée; les numéros indiqués ne se retrouvent pas sur le plan de l'architecte Paris. On peut croire qu'il avait été fait des plans sommaires pareils a ceux des assemblées de notables de 1787 et 1788 (voirfig. 8, p. jj.ottig. t|, p. a5) et que cette pièce était destinée à y être annexée.]

-SOTE RELATIVE AU CHOIX FAIT DE L'HÔTEL DES M EMIS- PLAISIRS A VERSAILLES.

(Voir p. ao.)

r M. le maréchal de Duras11' étant retenu dans son lit par la goutte , après s'être fait rendre compte de la possibilité d'arranger à l'Hôtel des Menus une salle pour l'assemblée des notables, en a fait la proposition à M. le baron de Breteuil et à M. de Calonne qui, ayant trouvé, d'après les plans, le local commode, se sont transportés sur les lieux où, après

Le marécb.1 de Doras mourut le S septembre lilhomme de la Cbarobr* le f janvier 1787. (Voir i7«<j. 11 avait pris le «enice comme premier geu- ci-dc*#u«, p. no. note s, et p. nN. unie 3.j

différentes explications entre MM. Poris:i), Houdon f,) et Marquand |Jl, ont chargé ce dernier de se trouver chez le roi avec les plans et les ont communiqués à Sa Majesté* qui les a adoptés. La salle a été prèle en dix-neuf jours, temps prescrit pour la première assemblée, qui cependant n'a eu lieu que longtemps après.

r II ne s'agissait pas seulement de la salle d'assemblée; plusieurs pièces destinées pour le cabinet de physique ont été disposées pour faire l'appartement du roi, composé et gardé comme on le verra par le plan ci-joint.

i L'entrée était pour Sa Majesté par l'avenue de Paris et l'escalier à gauche.

«D'autres endroits destinés pour des ateliers ont été arrangés pour faire une salle du greffe, une de comité, une garde-robe et plusieurs antichambres pour MM. les notables.

«Les dessins et plans ont été faits par M. Paris, dessinateur du cabinet du roi et des Menus-Plaisirs. M. Houdon. garde-magasin général, a veillé sur tous les ouvriers et les a suivis avec la plus grande exactitude.

■s Tous les bâtiments, décorations, peintures, lustres, et toutes les choses du ressort des Menus-Plai-sirs ont été faites et fuurnies par ordre de M. de La Ferté , commissaire général.

«Tout ce qui concerne le garde-meuble, comme dais, draperies derrière le dais, sièges, tapis, tentures, etc., tant dans la salle que dans les pièces adjacentes, a été ordonné par M. Thicrri, commissaire général.

sl.es jours d'assemblée où le roi a assisté, MM. de La Ferté, des Entelles, adjoint, et M. Thierri, commissaire, M. Marquand, secrétaire de la Chambre des Menus-Plaisirs de Sa Majesté, M. Paris, M. Houdon. M. Suleau, garde-meuble, et M. Morcau, graveur du cabinet du roi, ont eu la permission de rester dans la salle d'assemblée pour pouvoir recevoir les ordres nécessaires et les faire exécuter par tous les ouvriers qui se tenaient rassemblés dans une pièce distincte.

«Les jours où il n'y a pas eu d'assemblée, on a permis au public honnête de voir. . . [déchirure dans le texte] avec des billets et souvent sans billets.

« Le bois et la lumière, tant pour chauffer la salle d'assemblée que pour celle du greffe et relie du comité qui avaient été construites a coté de la grande salle, ainsi que la. . . [déchirure] la garde-robe et rantirhombre pour la livrée de MM. les notables, ont été fournis par les Menus.

[Manuscrit du temps, non signé, collection de l'auteur. J

EXTRAIT DE LA LÉGENDE DU HLAiS DK VERSAILLES DE GOMTAST DE LA MOTTE.

(Voir p. ao-41.)

[ Nous ne reproduisons (voir pl. hors texte, p. ao-a 1 ) qu'un fragment du plan de Versailles, de Contant de la Motte : la légende qui est jointe au plan original est très développée; elle n'a pu être comprise dans ce fragment. Nous négligerons les parties consacrées à la description des vases et statues des jardins pour ne nous occuper que de la ville et des éta-

": Voir Introduction, première partie. (Alm. royal, 1789. p. 647). Voir sur lui divrr>

"1 Voir ci-dwsu». p. «9, noie 3. doninumls cités par M. Tueiey (op. cit., L I.

,y> Marquand l Louis-Antoine) était » secrétaire n* »«âo. et t. Il, n* aotio), >|>ot de vin de 6,000*

de* Menos-PLunirs et affiiire* d* la rbauibte du roi- sur le» bougies brûlées au ihéltrc du roi» , etc.

blissements qu'il est nécessaire de connaître pour suivre FAssembléc nationale dam le» divers locaux qu'elle occupa à Versailles en 1789] :

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