CAPUCINS
est approximativement de 3.500 âmes. Pour la formalion de la paroisse de FAssomplion, un bel emplacement donnant sur la route d'Heyrieux a été généreusement donné et soigneusement réservé ; mais sur ce vaste champ tout se construit : église, cure et maisons d'œuvres. Voici que déjà- s'élève une chapelle provisoire, ouverte le 15 août 1908, jour de la fêle patronale.
SAINT-ALBAN
Aux confins de Monplaisir et de Bron se trouve une chapelle dédiée à saint Alban. Son origine serait des plus anciennes. « Tout me porte à croire, raconte l'historien Gochard, qu'il existait du temps des Bomains, sur l'emplacement qu'occupe la chapelle rurale de Saint-Alban, un temple ou du moins un Sacellum, dédié à quelqu'une de leurs divinités. On remarque, en effet, dans les murs de cette chapelle, des débris de marbres sculptés, des matériaux provenant d'anciennes constructions et sur la petite porte, au nord, une pierre de choin qui contient des fragments d'une inscription en lettres onciales, annonçant la douleur d'un fils, militaire à Lyon, qui avait perdu sa mère. » Aujourd'hui on y voit établie une œuvre bien touchante confiée aux sœurs Saint- Vincent de Paul : elles soignent avec dévouement des enfants et jeunes gens incurables.
GBANDS-CAPUCINS — CAPUCINS DU PETIT-FOBESÏ
L'ordre des Capucins se rattache à celui des Frères Mineurs, fondés par saint François <!' Assise, né dans cette ville, en 1182, mort à Sainte-Marie-des-Anges, en 1216. « Mathieu de Bassi, frère Mineur du couvent de Monte-Falco, ayant vu dans un tableau saint François représenté avec un capuce pointu, en fit confectionner un semblable en 1525. La même année, il commença à se couvrir la tête de cette coiffure et à marcher pieds nus. Ses compagnons furent désignés sous le nom de Capucins et approuvés par les papes Clément VII et Paul III. Grégoire XIII envoya des Capucins en France, sur la demande de Charles IX et le cardinal de Lorraine leur fit construire un monastère à Meudon.
Au xv!!!** siècle, cet ordre avait pris une extension si considérable qu'il possédait 1.600 monastères habités par 25.000 religieux. En 1574, le frère Jérôme de Milan, Capucin, se rendit à Lyon, où il logea chez Pompée Porro, riche banquier et son compatriote. 11 décida Porro et quelques-uns de ses amis à construire un monastère pour les religieux. Dans ce but, ces bienfaiteurs achetèrent la propriété du sieur de Gadagne, banquier
florentin, située au lieu dit de Thunes, paroisse Saint-Paul, sur le coteau de Montauban. Le 15 juin 1575, nouveau contrat, par lequel Nicolas de Lancliisa, marchand florentin, vend à Jacomini Bruno une maison et jardin appelés de Confort, moyennant la somme de 1.600 livres, en faveur des religieux Capucins pour y faire le service divin, a Dans
l'endroit qui se nomme Thunes, raconte rhistorien Saint-Aubin, se voit le premier couvent que les Capucins possédèrent à Lyon et qui fut le second en France. Ces pères furent appelés d'Italie par Charles IX. La reinemère les recommanda aux échevins qui les reçurent favorablement. Les banquiers les protégèrent de tout leur pouvoir et leur achetèrent l'emplacement de leur couvent. La croix y fut plantée solennellement le 14 septembre 1575, et cette nouvelle communauté fut dédiée à
saint François, l'instituteur des Capucins. De nombreux bienfaits suffirent pour réduire à leur usage tout le bâtiment acheté, jusqu'au temps où l'on eut le moyen de le mettre en l'état où on le voit aujourd'hui. Le côté qui regarde la rivière et sa plate-forme au-dessus d'un précipice très escarpé, bordé de murailles fort épaisses, repose sur des rochers : c'est le soutien de la plateforme. L'air y est très bon et l'aspect agréable; l'eau de deux fontaines très pure et très bonne coule sur ce terrain. »
A l'époque du choléra de 1628, qui ravagea Lyon, les Grands-Capucins et ceux du Pelit-Forest, établis depuis 1622, se dévouèrent à soigner les pestiférés et plusieurs de ces religieux furent victimes de leur charité.
Le 18 décembre 1702, les chanoines de la collégiale Saint- Paul vendirent â Laurent Pianello du Besset, chevalier, seigneur de La Valette, père temporel du couvent des Grands-Capucins, une maison haute et basse, une cour close de murailles, un réservoir d'eau surmonté d'un étage servant de porte au couvent, avec parloir et jardin potager.
Au moment de la Révolution, on dressa un inventaire des biens; on y lit ces lignes : « Le clos des Capucins peut contenir environ six bicherées de terrain dans lequel il y a un grand bâtiment carré pour le logement des religieux, auquel est adossée l'église avec le
Les Grands-Capucins au xvii' siècle (d'après le plan de Simon Maupin).
Le P. Archange, capucin.