‹ Histoire des églises et chapelles de LyonChapitre 152 sur 174 · RELIGIEUSES NOTRE-DAME DES VICTOIRES · texte numérisé non relu

RELIGIEUSES NOTRE-DAME DES VICTOIRES

La naissance de cet institut, en 1846, à Voiron, est due à la même pensée de zèle qui a inspiré l'archiconfrérie du Cœur-Immaculé de Marie, érigée dans l'église Notre-Dame-

des-Victoires à Paris. Les sœurs s'étudient à faire de toute leur vie religieuse comme un acte continuel de dévouement pour la conversion des pécheurs. C'est l'esprit spécial qui caractérise leur institut, l'intention dominaixte qui dirige leurs pensées, leurs afTeclions et leurs œnivres. En dehors de l'éducation de la jeunesse, les sœurs Notre-Dame-des- ^'ictoires s'emploient aux œuvres de catéchismes et de retraites spirituelles. La congrégation comprend plus de cinquante sujets. L'ne résidence fut établie, en 1865, à Lyon, rue des Macchabées, sur la paroisse Saint-Irénée, à l'emplacement même de l'ancienne éolise des Macchabées détruite par les Calvinistes en 1560. En 19U2, les religieuses se sont dispersées et la maison a été achetée par M. l'abbé Papou, pour une œuvre de malades.

La chapelle, commencée en 1865, sur les plans du P. Pailloud, Jésuite, fut bénite, le 18 mars 1867, par Mgr de Gharbonnel, évêque de Toronto, et l'autel consacré parle cardinal de Bonald en octobre 1867. La chapelle, longue de 20 mètres sur 8 de large, est dédiée

Nolre-DaiiU' des \ ictoires.

HOSPITALIERS-VEILLEURS

à Notre-Dame-des-Victoires; elle est de style roman, ne comporte qu'une nef avec chapelle absidiale et deux chapelles latérales. Le maître-autel est décoré d'un bas-relief. Dans la chapelle absidiale, on a placé une statue de Notre-Dame des Victoires. Les chapelles latérales sont dédiées, à droite, à saint Joseph, à gauche, au Sacré-Cœur; elles possèdent chacune une statue. La table de communion est sur le modèle de celle de la chapelle des Pères Jésuites de la rue Sainte-Hélène : on y voit des oisean.x; pécorant des raisins. La chapelle est éclairée par deux vitraux; à droite saint Joseph, à gauche la Sainte V ierge sous le titre de Notre-Dame des Anges. Ils sont de notre collaborateur M. L. Bégule, qui les a placés en 1888.

HOSPITALIERS-VEILLEURS

Notre but n'est point d'écrire l'histoire des œuvres dont Lyon peut s'enorgueillir. On nous saura gré pourtant de dire quelques mots de l'œuvre des Hospitaliers- Veilleurs, qui occupe, depuis le xviii'' siècle, dans notre cité, un rang si avantageux. L'association actuelle provient de la fusion de deux anciennes congrégations séculières. L'œuvre des IIospitaliers-A^eilleurs a été fondée en 1764. Le jour de la Saint-Etienne, quelques ouvriers se réunissaient avec l'approbation de Mgr l'archevêque et convenaient de se répandre chaque dimanche dans les églises les plus délaissées de la ville pour y adorer le Saint-Sacrement, exercer des œuvres de bienfaisance envers les pauvres, lea infirmes, les orphelins, les prisonniers, instruire les ignorants et les illétrés que l'autorité ecclésiastique leur confiait. Autrefois, il était possible aux confrères de pénétrer dans les prisons et d'y porter des consolations Diplôme des iiospiLaiiers-VeiUeurs. surnaturelles et des réconforts humains ; ils peignaient et rasaient les captifs dans les prisons, et les malades dans les hôpitaux.

Aujourd'hui les confrères se dispersent le dimanche dans les quartiers les plus pauvres de la ville, vont raser les vieillards et les pauvres, leur porter quelques bons de pain et des paroles d'encouragement.

HISTOIRE DES ÉGilSES ET CHAPELLES DE LYON

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