RELIGIEUSES DU SAINT-SACREMENT
L'institut des Pères du Saint-Sacrement et celui des religieuses du même nom doivent le jour au vénérable Père Eymard. Celui-ci né à La Mure (Isère), le 4 février 1811, d'un père profondément chrétien et d'une mère dont la piété était aussi éclairée que tendre, reçut au baptême, les noms de Pierre-Julien. Sa mère avait coutume de le porter fréquemment à l'église ; plus tard il essaya ses premiers pas à suivre sa mère dans les visites journalières qu'elle faisait au Saint-Sacrement. L'Eucharistie s'empara de son âme pour
être toujours son centre et son inspiration. Un jour on cherchait Julien absent depuis pkisieurs heures ; on le retrouve à l'église paroissiale près du tabernacle : a Je suis près de Jésus et je l'écoute, dit-il. »
Il entra auaioviciat des Oblats de Marie à Marseille, le 7 juin 1829, et au grand séminaire de Grenoble, en octobre 1831. Là, il fut tonsuré le 17 mars 1832, reçut, la même année, les brdres mineurs; en 1833, le sous-diaconat et le diaconat; enfin la prêtrise le
20 juillet 1834. Nommé vicaire à Chatte, puis, curé de Montejnard le 2 juillet 1837, il se sentit attiré vers la vie religieuse, entra au noviciat des Maristes à Lyon, le 20 août 1839, et fit, l'année suivante, sa profession religieuse. Il ne larda pas à connaître les charges importantes : envoyé à Belley comme directeur du petit séminaire, il devint, le 24 septembre 1844, provincial à Lyon ; le 21 septembre 1846, visiteur ; enfin, en juin 1850, maître des novices ; Tannée suivante supérieur du collège des Maristes à la Seyne-sur-Mer.
Mais là n'était point sa vocation. Depuis 1851, il avait la pensée de fonder la congrégation du Saint-Sacrement, et il réalisa ce dessein en louant, le l*"' juin 1856, une maison à Paris,
rue d'Enfer, 114. Ce fut le berceau de l'institut du Saint-Sacrement dans lequel les religieux s'engagent à un culte spécial pour l'Eucharistie en psalmodiant quotidiennement l'office devant le Saint-Sacrement exposé, et par des saints très solennels. La congrégation a beaucoup prospéré en ces dernières années, et les maisons de Rome et de Belgique, notamment, accusent l'existence d'une sève généreuse dans l'arbre de l'institut ; on ne s'étonnera pas que la congrégation des rites instruise en ce moment le procès de béatification de cet homme de Dieu, qui a tant fait pour le culte eucharistique. Le P. Eymard
Intérieur de la Chapelle des Religieuses du Saint-Sacrement, Place Morel.