MARIAGES ESPAGNOLS
raient avec la plus vive insistance la solution. Il était trop tard : le tiers montra aisément que six jours ne sulliraient jamais aune pareille tâche, en admettant même que le choix des articles ne soulevât pas toutes les passions *.
Le projet de Beaufort ayant été soumis de nouveau aux députés, ceux-ci persistèrent à répondre qu'on ne pouvait accueillir les systèmes d'intrigants et d'imposteurs qui voulaient se jdut'r de la crédulité des États -.
Le 21 février, une ([uestion ((ui Irouljlail profondément les esprits fut agitée dans la chambre du tiers. Le double mariage que la politique de Marie de Médicis avait conclu, depuis trois ans, entre Louis XIll et Anne d'Autriche ainsi qu'entre le fds de Philippe 111 et la so'ur ainée du roi, n'était pas encore accompli. Les mécontents avaient souvent essayé de soulever les passions poj)ulaires contre une alliance qui faisait renaître en France l'influence abhorrée de l'Espagne ; malgré l'opposition des protestants qui s'étaient unis aux ennemis de la régente pour désapprouver les mariages, aucune voix dans le sein des États n'avait essayé débranler ce projet, devenu moins inqjopulaire depuis ([ue les princes en avaient fait le point de mire de leurs attaques.
La chambre du clergé décida, le 12 décembre, qu'elle insérerait dans son cahier une supplique au roi et à la reine mère « de vouloir continuer et conduire à une heureuse consommation, le plus promptement qu'il sera possible, le traité des alliances de cette couronne avec celle d'Espagne en parachevant le mariage du roi et de Madame avec le prince et l'in-