Œconomies royales, chap. cl
3. Péréfixe, Histoire de Henri le Grand , p. 369, in-8% 1822.
4. Sully, Œconomies royales, chap. clxiii, chap. clxvi. « Regardez, à soulager les subjects du roy, le plus qu'il vous sera possible. Si vous les tourmentez d'amendes excessives et sans grandes raisons, il est certain que vous ferez perdre au roy sur les deniers de ses tailles ce que vous ferez gagner au partisan du sel sur sa ferme. »
raître et de le remplacer par l'augmentation des anciens droits d'entrée sur les marchandises et surtout sur les vins K Sous cette forme, il parut beaucoup moins pesant aux populations et rapporta davantage au trésor.
Au système excellent d'adoucir les impôts pour en accroître le produit Henri IV joignit la réduction des dépenses ; c'est ainsi qu'il s'efforça de diminuer la dette publique. Le chiffre des rentes dues annuellement par le trésor se montait à sept millions ^. Les efforts persévérants de Sully diminuèrent cette dette de cinq millions. La nullité des rentes frauduleuses prononcée par la justice apporta à cette revision un puissant secours, et le surintendant put dire en résumant l'œuvre de son maître qu'il avait remboursé pour cent millions de dettes en dix ans ^.
Une sévère économie fut un des plus grands mérites de ce règne ; au faste insensé des Valois succéda une rigueur qui excluait toutes les dépenses inutiles. A peine les hostilités contre l'Espagne et la Ligue furent-elles terminées par le traité de Vervins (1598), que Henri IV et son ministre se hâtèrent de réduire l'armée : licenciant la plus grande partie des troupes, ils ne laissèrent sur pied que huit mille hommes. Maintenir l'ordre intérieur et conserver le noyau d'une bonne armée leur semblaient pendant la paix la seule charge qu'il fût permis à un gouvernement honnête d'imposer au pays *.