Sully, Œconomies royales j chap. xcii, t. I, p. Slu
royaume. Ils souhaitaient notamment que la naturalisation fût accordée de plein droit à tout ouvrier ayant « travaillé continuellement dans le royaume durant trois ans * ».
Henri IV comprit qu'il ne fallait point demander à rimmigration un effort qu'elle ne pourrait accomplir qu'au prix des plus grands inconvénients pour l'avenir et la popularité des manufactures. Il voulut créer des ouvriers français.
Quand il eut définitivement lancé l'industrie nationale dans la voie prospère qu'il rêvait pour elle, il se servit de la pensée exprimée par les notables pour implanter en France la fabrication des tapisseries de Flandre, mais ce fut là une mesure exceptionnelle et non un système général.
Nous ne pouvons suivre dans le détail des faits la persistance de ce vaste et infatigable génie.
Il faut lire dans les recherches de M. Poirson le récit des efforts personnels du roi pour établir en France l'industrie de la soie et voir quels succès les récompensèrent; il faut étudier une à une les sources de richesses découvertes par Henri IV et répandues dans chaque province, ne pas s'arrêter aux objets de luxe portés à un haut degré de perfection, comparer les prix des vêtements ordinaires, des étoffes de laine et de coton fabriquées dans des conditions toutes nouvelles. L'énumération de ces progrès permet de juger et d'admirer l'impulsion donnée pendant ce règne à l'industrie française.
Commerce intérieur. — Occupons-nous maintenant du commerce et voyons son rapide développement, dû à une série de mesures vauiement réclamées aux États de Blois.