CONVOCATION
célèbre assemblée des trois États de notre royaume, laquelle durant notre minorité avoit été convoquée pour le même effet, qui toutefois en avoit été empêchée à Toccasion des troubles survenus en notre royaume; de sorte que tant de conférences, consultations et délibérations faites avec beaucoup de labeurs, de frais et de dépenses, n*avoient produit autre fruit, sinon que les remontrances, plaintes et doléances de nos peuples avoient été toutes compilées en leurs cahiers, et à nous présentées : aux réponses desquelles nous travaillions soigneusement et sérieusement avec notre conseil, lorsque notre voyage de Guyenne et les mouvements qui survinrent interrompirent notre dessein, tellement qu'il reste le principal, qui est de pourvoir à tant de maux et de désordres, lesquels, ayant été sérieusement sondés et découverts, sont demeurés jusqu'à présent sans remède; ce que nous avons jugé ne se pouvoir, ni plus commodément, ni plus solidement faire que par le conseil de personnes, la dignité, probité, expérience et réputation desquelles persuadât à un chacun, que les résolutions qui auront été prises par leurs avis, n'ont autre but ni visée que le bien et salut de notre royaume *. »
A la suite de cette déclaration, le roi convoquait pour le 24 novembre, dans la ville de Rouen, « les plus signalés et capables personnages de l'Église, de la noblesse et de ses officiers : pour, par leur avis, pourvoir au contenu des cahiers présentés par les trois ordres des États, ensemble sur le règlement de ses conseils, sur Tordre et la distribution des finances, réformation des abus qui existoient en tous les ordres du royaume, et généralement sur tout ce qui se trouveroit nécessaire et expédient pour le bien et sou-