‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 123 sur 208 · IV · texte numérisé non relu

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les grandes réunions dont la lenteur convenait mal à son besoin d'action, en revanche il voulait retrouver pour l'exécution de ses desseins le concours et l'élan des passions françaises qui étaient conformes aux siennes. Il n'est pas douteux qu'il ne mît en outre quelque orgueil à présenter sous une forme solennelle le compte de son administration.

On avait pensé d'abord à réunir un conseil peu nombreux, puis on se résolut à convoquer une véritable assemblée de notables ^

Un conseil composé des premiers présidents et des procureurs généraux près les Parlements lui parut le plus sûr moyen de faire appel à l'opinion sans rencontrer d'obstacles. L'assemblée de Rouen et celle qu'il avait tenue tout récemment à Fontainebleau' lui étaient de sûrs garants des dispositions dans les- ([uelles il trouverait les esprits.

Les lettres de convocation continrent, comme toujours, de brillantes promesses, et, malgré les déceptions qui avaient trop souvent suivi ces documents plus pompeux que sincères, l'opinion publique accueillit avec une nouvelle espérance le langage que le cardinal mettait dans la bouche de Louis Xlll. « Nous protestons devant le Dieu vivant, disait le roi, que nous n'avons autre but et intention que son honneur et le

1. Les lettres de cachet adressées à chacun des notables les convoquaient au 23 novembre au château de St-Germain. Leur texte se trouve dans un recueil qui contient toutes les pièces relatives à cette assemblée et qui a pour titre : Assemblée des notables tenue à Paris es années 16^6 et 16^7 (par Paul Ardier, trésorier de France, greffier de cette assemblée), in-4, Paris, 1652, p. 46 à 70.

2. Cette assemblée, convoquée en septembre 1625, avait été consultée au sujet des affaires de la Valteline, et ses avis avaient donné pleine satisfaction à Richelieu. Bazin, Uist. de Louis Xlll, l. Il, p. M. \\ faut lire le mémoire adressé au roi par le cardinal, Lettres de Richelieu, t. Il, p. 119.

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