‹ Histoire des États généraux (volume 3)Chapitre 98 sur 208 · Procès-verbal du tiers, 18 février · texte numérisé non relu

Procès-verbal du tiers, 18 février

fante d'Espagne; afin que par la bonne union et étroite intelligence de ces deux puissantes couronnes, non seulement les États qui en dépendent, mais aussi toute la chrétienté jouisse d'un paisible repos, et se puisse garantir des oppressions dont les infidèles la menacent * ». Ce vœu, reproduit sous une forme plus brève dans le cahier du clergé, fut développé avec force par Richelieu dans son discours. (C. 134.) La noblesse exprima le même souhait en tête de son cahier. (N. 5.)

Auprès de l'approbation sans réserve des deux premiers ordres, l'attitude du tiers mérite d'être attentivement observée. On était à l'avant-veille de la présentation des cahiers. Quelques députés proposèrent de faire relire la préface ; le bruit avait couru « qu'on y avoit glissé plusieurs choses contre ce qui avoit été accordé et résolu ». La lecture faite, « on s'aperçut qu'on remercioit la reine de ce qu'elle avoit procuré les mariages et contracté les alliances d'^5pagne, ce qui ne fut trouvé à propos de spécifier' »»

« La première résolution avoit été d'un remerciement général à la reine de sa direction pendant la régence, du soin qu'elle avoit eu de maintenir la paix du royaume par la conservation des alliances et mariages encommencés avec les princes voisins ; qu'il n'étoit à propos ni bienséant de parler du mariage du roi en termes par lesquels il parût que l'on voulût faire comme une semonce au roi de l'accomplir, étant à présent majeur et libre d'en faire ce qu'il lui plairoit, et puis que ce seroit donner un trop grand avantage au roi d'Espagne sur la France, qu'il sçût qu'en l'assemblée des États Généraux on eût fait ins-

1. Procès- verbal du clergé, 12 décembre. Recueil de pièces^ p. 220.

2» Florimond Rapine, '^« parUe, pa^e 68.

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