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BOURGES, JANVIER

à Clernionl, sous la prési<lence de rarclicvèqiie do Bourges. Le l)au|»liin demandail 1 i(l() 000 livres; les Élats n'accordèrent que 800 000 livres, dont 700 000 devaient être paj'ées par le tiers et 100 000 par le clergé. Des « avis » furent « proposés par les gens des trois États ». Dans ce cahier de doléances apparaît lànie de la France : les (lcput(''s se déclarent toujours prêts à secourir le Dauphin, mais ils réclament un gouvernement de sage conseil, ([ui empêche les désordres des gens d'armes, frappe une meilleure monnaie, répartisse é([uital)lement la taille, « s'expose en personne à suivi'e sa fortune » et se conduise en tout envers le peuple, non comme un capitaine entrant en pays conquis, mais « comme seigneur recouvrant seigneurie et ôtant ses sujets de tyi-annic et captivité ^ ».

Une seconde assembh'e fut tenue à Bourges en janvier 1123 (n. s.). Les députés votèrent un subside de 1)00 000 livres pour les laïcs et 100 000 livres sur le clergé, « poiu" le recouvrement de la seigneurie du roi et pour en débouter hors ses ennemis ^ ». Le roi exempta de l'impôt les membres du Parlement, qui lui étaient demeurés fidèles et siégeaient alors à Poitiers, pour les récompenser de leur attachement ^.

conservée aux Archive? de Lyon lAA.. 20, f 23), a été publiée pur M. de Beaucourt. Charles VII. t. I, p. 360.

1. -M. Charles de Grandmaison, archiviste d'Indre-et-Loire, a publié, le premier, sur ces États, trois pièces : 1" la procuralion des bourireois de Tours; 2" le compte de leurs dépenses; 3" les articles présentés aux Etats généraux. (Tours, imp. Ladevèze, in-8".)

2. Il est très probable que les députés de Langue d'Oïl furent seuls présents. Voir sur ce point la dissertation de M. Thomas, loc. cit., p. 14.

3. Ord., t. XIII, p. 11. Lettres de Charles VII, portant défense de faire contribuer les officiers du Parlement à l'aide » à nous présentement octroyé par les gens des trois Estats de nostre

\ai p('r('c|)li(tn accordée aux favoris du voï al)3orba le |ilu> clair du subside, qui ne pul suflin; pendant plus de trois mois aux. besoins du Trésui-.

En effet, dès le mois d'avril, les États de la Langue d'Oc s'assemblaient à Garcassonne *. Le clergé donna le dixième de son revenu. Le tiers état accorda « 200 000 livres tournois à payer en (piatie payements par égales portions... moyennant leipiel oclroy les gens des trois États recjuirent » le roi de faire fabriquer une meilleure monnaie. Charles VII, ((ui n'avait recours à l'avilissement que sous l'empire dune absolue nécessité, promit de faire une monnaie constante et loyale -.

Le 12 août, une importante session fut tenue à Selles. Les États ne se contentèrent pas de voter une taille de 200 000 livres tournois; ils rétablirent pour trois ans les aides, en des termes qu'il convient de citer : après avoir rappelé le péril que courait le royaume, ils ajoutaient « (pie les aides qui souloient avoir cours pour It^ l'ait i\v. la guerre » et qui avaient été supprimées depuis peu ■', étaient « de moindre grief pour le peuple el plus profitables et aisées à lever », et ils déclaraient conseiller et consentir « de grand et bon vouloir, comme bons, vrais et loyaulx subgez », que ces aides fussent rétablies et eussent cours, comme

royaume, à l'assemblée i)ar eux faicle en nostre ville de Bourges ». 2i janvier 112:5.

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