‹ Histoire des États-Unis (volume 2)Chapitre 17 sur 84 · I. EBeetldaUiiliiSI)uiTlH-ITn · texte numérisé non relu

I. EBeetldaUiiliiSI)uiTlH-ITn

J22 HISTOIftE DE LÀ CCMSTITUTION.

ne doit encourager d'aucune façon l'esprit militaire. Donner des pensions de retraite, c'était, disait-on, créer un corps militaire ayant des souvenirs, des tendances, des intérêts particuliers ; c'était établir le privilège sur une terre de liberté et constituer une aristocratie.

Ainsi, d'une part, l'horreur des armées permanentes, de l'autre la haine de toute espèce de privilèges , faisaient que dans certaines provinces les gens qui étaient à la tête du mouvement, comme Samuel Adams, s'opposaient de toutes leurs forces à l'établissement des retraites pour les officiers ^ C'était une injustice flagrante. La garantie de la liberté n'est pas dans l'absence des armées permanentes, mais dans l'esprit des citoyens, nous en voyons l'exemple en Angleterre; et, quant à l'horreur du privilège, encore faut-il qu'elle soit fondée et ne dégénère pas en mépris d'un titre sacré. Celui qui verse son sang pour la patrie a droit d'espérer que la patrie ne le laissera pas mourir de faim. L'ingratitude n'est pas une vertu républicaine, la justice n'a jamais nui à la liberté.

Dès 1778, Washington s'était occupé de faire régler celte question. En 1780, il avait obtenu une décision du congrès qui accordait aux officiers la demi-solde pour toute leur vie; mais, en 1782, quand le congrès de la confédération remplaça le congrès de la révolution, on se demanda si on était lié par cette décision. Suivant les articles de la confédération , il fallait neuf États pour engager une dépense; neuf États n'avaient

Page 1