‹ Histoire des évêques d'Évreux. Avec des notes et des armoiriesChapitre 22 sur 73 · LUC · texte numérisé non relu

LUC

Jean, 34* évêque d'Evreux, avait, en partant pour la Palestine, laissé pour son procureur et vicairegénéral Luc ou Lucas, son parent. Après avoir été chanoine, puis archidiacre et doyen du chapitre, Luc devint évêque d'Evreux. Il succéda à Robert en 1203; son élévation est confirmée par une bulle du siège apostolique , à la date du 16 février de cette année. On lisait son nom^ et avec cette qualité, dans des actes du couvent de Saint- Taurin dès Tannée 1203. Il fit, en 1205, avec les évêques

Guillaume d'Avranches etJourdan deLizieux, la bénédiction de l'église Saint-Antoine de Gaillon et confirma Tannée suivante l'élection de l'abbé de Saint-Taurin.

C'est pendant l'épiscopat de Luc que l'on retrouva et qu'on enferma dans une châsse précieuse les reliques de S. Taurin, qui, à l'époque des dévastations des Normands, avaient été enfouies profondément dans la terre enveloppées dans une peau de cerf.

C'est encore sous son épiscopat, en 1215, quMl fut réglé et ensuite confirmé par le souverain- pontife, qu'en l'absence de l'évêque, les jours de fêtes solennelles et annuelles, le doyen officierait à l'autel avec les mêmes honneurs que l'évêque, les mêmes cérémonies, le même nombre d'assistants, sauf un seul.

En 1219, Luc divisa en deux paroisses la ville de Louviers qui auparavant n'en formait qu'une. Il mourut le 30 janvier 1219, dit le Nécrologe; il faut lire 1220 (parce qu'alors l'année commençait encore à Pâques).

L'abbaye de Lyre doit beaucoup à Luc qui, en 1209, fit plusieurs dons pour concourir à la restauration de cette abbaye. Il confirma dans la même année l'église de Sainte-Marie de TEstrée, ainsi que les biens du couvent d'Ivry. En 1211, il approuva la construction de la nouvelle église de Conches, et cinq ans après il ratifia les

donations faites au couvent du même endroit. Les chanoines de Vernon, fondés en 1160 par Guillaume, prince de Vernon, obtinrent de Luc, évêque d'Evreux, en 1217, la juridiction temporelle sur les clercs de la ville. En outre, il accorda aux Lépreux de Nonancourt un cimetière pour eux et leurs domestiques et souscrivit à la charte de confirmation du couvent du Breuil.

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