GEOFFROY II
(du plessis).
' Geoffroy II du Plessis, neveu de Geoffroy, chancelier de l'église de Tours, élu évèque d'Evreux, fut chargé par le roi Philippe IV, le H février 1311, de conclure un traité entre le roi de France et le roi des Romains. A la date du 5 mars 1311, il est encore appelé évêque-élu. dans les registres du Vatican. Par une bulle de Clément V, datée de Vienne, 5 des ides d'avril (9 avril), septième année du poniificat de Clément, Geoffroy, évèque d'E-
— 8^ — vreux, fut nommé commissaire avec Geoffroy du Plessis, chancelier de l'église de Tours, pour terminer un différend survenu au sujet d'un canonicat. On trouve aussi son nom dans un grand nombre d'actes rédigés dans les années suivantes. On croit qu'il est mort en 1327.
En 1318, Geoffroy du Plessis, évêque d'Evreux, institua la fête du très- saint Sacrement. Il avait, en 1314, assisté â la dédicace de l'église d'Ecouis (Escoïaciim). En 1320, il confirma la collégiale de douze chanoines avec un doyen fondée en 1311 à Saint-Martin-la-Corneille^ et il approuva la fondation des chapelles de S. Pierre et de S. Jean dans 1 église Notre-Dame de Vcrnon.
Serait-ce Geoffroy du Plessis que désigne le passage suivant du Nécrologe de l'église d'Evreux : « Le 13 novembre, commémoration du seigneur Gaufrid, évéque d'Evreux, [)our laquelle les chanoines doivent avoir 40 sols, que sont tenus de payer l'abbé et le couvent de Saint- Taurin d'Evreux , jusqu'à ce qu'ils se soient affranchis de l'amende à eux imposée pour avoir, contre les lois de l'humanité, battu de verges son cadavre (1). »
V On trouve un Raoul d'Elbeuf, que l'on prétend
(1) CeUc réflexion est du G'illia-Chrisliana ; mais peut-être ceci se rapporle-l-il mieux à Geoffroy de Bar, qui se fit haïr par les moines de Saint-Taurin pour avoir voulu reformer leurs mœurs.
avoir consenti à une fondation, en 1312, comme évéque d'Evreux et s'être trouvé, en 13 J 4, au concile de Pontde- l'Arche et ù la signature de plusieurs actes du couvent de Saint-Taurin. Quoiqu'il en soit, nous croyons que son épiscopat est controuvé , ou que Raoul d'Elbeuf n'a été qu'un rival ou concurrent de Geoffroy du Plessis.
V A la place de Geoffroy du Plessis, on élut évéque d'Evreux Adam (!) de l'Ile Adam, fils d'Ancelle et de Marie Mau voisin, conseiller du roi, professeur et licencié en droit-canon et doyen de la cathédrale d'Evreux. Il prononça sa profession à la chambre apostolique le 18 février 1328; mais le 24 mars suivant, il était mort avant d'avoir feçu l'onction et, par conséquent, sans avoir pris possession. Donc il n'a pas réellement occupé le siège d'Evreux. On lit à son sujet dans le Ne^rologe d'Evreux, au 23 octobre : a Mort de Adam de l'Isle, élu et confirmé évéque d'Evreux. »
/^ Il y a encore un autre personnage que Ton a appelé évéque d'Evreux à la même époque, et auquel on ne peut s'arrêter : c'est Jean de Vienne ; et c'est la chronique de Nangis, t. Il, p. 741, qui l'appelle « episcopus Ebroîccnsis, » au lieu de Abrincensis (évéque d'Avranches).
(1) André, suivant d'autres.
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