FRANÇOIS
(de péricakd).
François de Péricard, fils de Jean de Péricard, procureur au Parlement de Rouen et frère des évèques d'Âvranches et d'Evreux, était maître des requêtes, chanoine et doyen de Rouen, lorsqu'il fut donné pour coadjuteur à Guillaume VI son oncle, avec le titre d'évéque de Tarse; il fut inauguré au mois de décembre 1612 et rendit en cette qualité ses premiers devoirs à l'église d'Evreux le 13
novembre 1613. Dès le 4 décembre suivant, son oncle était mort, François était évêque d'Evreux et prenait possession. Il fit son entrée dans la cathédrale le 26 janvier 1614, conduit par les moines de Saint-Taurin.
Le 16 mai suivant, il tint un synode dans lequel il arrêta des statuts pour les curés, vicaires et prêtres du diocèse (1). François de Péricard approuva en 1623 la fondation d'un couvent d'Ursulines ù Evreux par Jean le Jau, vicaire de la cathédrale; en 1635, la fondation du prieuré de Pont-de-l'Arche; et, en 1638, celle du prieuré des religieuses du Neubourg. Le 29 mai 1636, il fit la dédicace de l'église des Capucins de Vernon et celle de la chapelle de S. Barnabe dans féglise Notre-Dame de Vernon. Par lettres des 13 et 27 avril 1639, François de Péricard donna plus d'extension au culte de S. AdjiUor dans le diocèse.
En 1641,révèque d'Evreux député par la province aux Etats de Mantes, y prit avec tant de chaleur la défense du clergé de France, que le roi Louis Xlil lui ordonna de se retirer dans son diocèse. Cependant le roi reconnut la
(1) Il prononça dans l'abbaye de Saint-Nicolas-de-Verneuil, le 15 mars 1034, l'oraison funèbre de Mn»e de Medavy, comtesse de Granccy, mère de M'«o Scholaslique de Medavy, abbesse de Sainl-Nicolas-dc-Verncuil. Celle oraison a été imprimée à Evreux, 1634, in-4\
vérité des paroles de Tévêque et lui rendit ses bonnes grâces.
Les religieuses de S. François admises à Louviers en 1622 et bientôt après regardées comme possédées du démon, furent l'objet de toute la sollicitude de François depuis Tan 1643 jusqu'à sa mort.
On doit en grande partie aux soins et à la munificence de François de Péricard la fondation du couvent de S. Nicolas à Verneuil, en faveur des Bénédictines.
A la prière de Jacques Le Noël, abbé de S. Taurin, François de Péricard admit le 2 mars 1642 des moines de la congrégation de S. Maur pour rétablir dans le couvent de S. Taurin la discipline monastique.
François mourut à Paris le 21 juillet 1646. Jacques, son successeur désigné , rapporta son corps à Saint-Taurin le 18 novembre et l'enterra le lendemain 19 dans la cathé* drale d'Evreux, à droite du maître-autel (1). Son cœur est enterré dans l'église Saint-Nicolas de Verneuil.
(1) On peut voir dans le Journal de VEure , année 1841, M» 45 , le détail que nous avons donné des funérailles de cet évéque.
^fffllfis^