‹ Histoire des évêques d'Évreux. Avec des notes et des armoiriesChapitre 9 sur 73 · MAURIN · texte numérisé non relu

MAURIN

Mauria assista au concile d'Attigny, qui se tint en 765, sous le pontificat de Paul I^% Pépin-le-Bref ré^^nant en France. L'Église était à cette époque fort agitée par la grande querelle des Iconoclastes et par des discussions sur la Trinité.

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GERVOLD.

Gervold ou Geroald naquit de parents nobles; son p{;re se nommait Walgaire ou Walchaire et sa mère, Walda. Entré dans la clérical ure, on le conduisit à la cour et la reine Bertrade, mère de Charlemagne, le fit son chapelain. Le siège d'Evreux étant venu à vaquer, il le reçut de Charles par la faveur de la reine-mère. 11 paraît qu'ensuite, poussé par l'amour de la retraite, il quitta le siège épiscopal pour se faire moine dans le couvent de Fonlenelle (S. Wandrille). Après la mort de Guidon ou Guy-le-Laïc, abbé de Fonlenelle, Gervold obtint ce couvent du roi Charles, trois ans après la mort de la reine Bertrade, cest-à-dirc au commencement de Tannée 788, comme ou le voit dans la Chronique de Fontenelle, chap. 15. On célébrait sa fêle dans l'abbaye de Sainl-Wandrille , le l*»* juillet.

Pas n*est donc besoin d'une longue argumentation pour établir une différence positive entre Gervold et Gerbod, que plusieurs ont fait évêque d'Evreux et qu'on a confondu avec notre évéque-abbé- Gerbod a été déposé six ans après l'époque que nous venons de consigner, en 694, dans le Concile de Francfort, dont le dixième canon est rédigé en ces termes : « Il a été défini par le seigneur-roi, et il est reconnu être par le saint synode, que Gerbod, soi-disant évêque et qui n'a pas eu de témoins de son ordination, qui cependant a reçu les insignes épiscopaux de Map,enard, évêque métropolitain, n'a pas été ordonné d'une manière Cîmonique et qu'il doit être, par le susdit métropolitain ou ses co-évèques de la même province, déposé de la dignité épiscopale dont il se prétend revêtu. »

Il est à remarquer que l'arrêt du concile ne dit pas du tout que Gerbod fût évêque d'Evreux, et Ton n'a aucune autorité pour le dire. Encore l'eùt-il élé^ qu'il n'aurait que succédé à Gervold et qu'on ne pourrait le confondre avec ce dernier.

OUÎN.

Les catalogues donnent le nom de Oïn {Oîtius) après celui de Gervold. Un peu plus loin ils écrivent le nom de Ouen {^udoenus)\ et cela jette dans Tesprit quelque doute. Il y a tant d'erreurs de cette espèce dans les anciens catalogues !

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