CHAPITRE IX
le sanctuaire. Ses vertus et les miracles qu’il opéra pendant sa vie, et après sa mort l’ont fait mettre au nombre des saints.
Quoique le nom de l’évêque de Bâle ne se trouve pas signalé dans les titres qui relatent les faits de S. Léon IX en Alsace, nous ne doutons pas que Théoderic, qui avait paru avec le saint pape au concile de Mayence, ne l’ait accompagné dans ses courses pieuses à travers le diocèse de Bâle. La bulle que Léon IX adressa à Théoderic, son cher frère et coévêque, pour lui confirmer la possession des églises de Moutier-Grandval et de Saint'-Ursanne, atteste l’intérêt plein d’affection que le pape alsacien portait à l’évêque dès son berceau.
Cette bulle datée du 21 novembre 1050, suivant l’indication qui y est marquée et la main du secrétaire qui a signé ce document, est le dernier titre qui mentionne l’évêque de Bâle, Théoderic. Une charte de l’empereur Henri IV en faveur de l’abbaye de Saint-Biaise, mentionne la donation d’un maix faite à ce monastère par l’évêque Théoderic. Le célèbre abbé de Saint-Biaise, Martin Gerbert, qui avait en mains les documents authentiques, assure que cette donation fut faite par l’évêque de Bâle vers 1057 — (Hist. Silvæ Nigræ, 1. 1. p. 227). Théoderic mourut en 1057, puisque son successeur Bérenger est signalé à cette date évêque de Bâle par un document authentique. Théoderic fut sans doute enseveli dans sa cathédrale, mais ni le liber vitœ du grand chapitre, ni les inscriptions mortuaires de Notre- Dame de Bâle ne portent le nom de cet évêque, dont le règne de 16 ans n’a pas été sans grandeur (1041 — 1057).
Bractéates et demi-bractéates de Théoderic, évêque de Bâle,
trouvées dans le clocher de la basilique de S. Paul hors les murs, à Rome en 184?. Pièces mines d’argent fin, légèrement concaves. D’un côté, le nom de l'Évéque, THEODERIC, de l’autre Basilea.
Essai de restauration du château d’Asuel.