‹ Histoire des fortifications et des rues de QuebecChapitre 6 sur 13 · PRESIDENT DE LA "SOCIETE LITTÉRAIRE ET HISTORIQUE · texte numérisé non relu

PRESIDENT DE LA "SOCIETE LITTÉRAIRE ET HISTORIQUE

" Strictement parlant, on pourrait dater de 1535 les fortifications de Québec, le premier fort en pierre construit par les compagnons de Jacques-Cartier, sur les bords de la rivière Saint-Charles. Puis, à la basse-ville, la forteresse en bois de Champlain en 1608 ; en 1620, il construisait le premier fort, sur les ramparts, au-dessus de la rue Sault-au-Matelot ; plus tard, il y substituait un fort en maçonnerie, l'embryon du Château Saint-Louis, à l'endroit où se trouve actuellement la Terrace-Durham, vulgo la Plateforme.

" Montmagny, qui succéda à Champlain, rebâtit le fort en entier et en renouvela les ramparts. Ce fut Frontenac qui envoya en France M. de Villeneuve soumettre des plans de fortifications au célèbre Yauban. La Potherie décrit, en 1698, le château comme ayant deux étages de haut, avec des pignons, et signale une batterie avec vingt-deux embrasures, pour balayer la rade et la basse-ville ; il mentionne aussi sur le Cap aux Diamants, une autre batterie, qui dominait la haute-ville et les environs de Québec. En 1*703, De Callières restaura les fortifications qui menaçaient ruine et, en 1*720, l'ingénieur DeLéry construisit une fortification régulière, sur des plans qu'il avait fait approuver en France.

" On avait élevé en pierre, dès 1693, les portes Saint- Louis et Saint-Jean. Malgré tout, Montcalm, en 1*759, qualifiait Québec comme " une misérable garnison. " Wolfe et Murray paraissaient avoir une mince idée de la solidité des murs ; Murray écrivait à Pit : " Que l'on ne pouvait considérer Québec autrement qu'un strong cantonment. " Knox n'en fait que peu d'éloges, et, en 1*775, lorsque l'on attendait la visite des provinciaux en révolte, M. James Thompson, père, fut chargé de faire élever des palissades et autres défenses, à

la porte du Palais et aux deux avenues par où l'on pénétrait dans l'enceinte de la ville, sur la côte de la Montagne, car la porte Prescott n'existait pas alors.

" En 1769, les capitaines G-ordon et Mann, du G-énie Royal, fournirent le plan d'une citadelle sur le Cap aux Diamants ; les événements de 1775 firent ouvrir les yeux aux autorités impériales, et l'on procéda, en IV 79, sur les dessins fournis par le capitaine Twiss, à ériger une citadelle temporaire.

" En 1793, le capitaine Fisher fit rapport que la citadelle bâtie sur les plans du capitaine Twiss, ouvrage temporaire, menaçait ruine et l'on soumit aux autorités impériales un plan pour protéger les portes Saint-Louis et Saint- Jean, par des fortifications extérieures. A venir à IV 86, il n'y eut que trois portes à la ville, les portes Saint-Louis, Saint- Jean et du Palais.

" La porte Hope fut érigée par le col. Henry Hope ; en 1797, la porte Prescott fut bâtie.

" Les tours sur les Plaines, dites Martello, furent élevées sous la direction du colonel (plus tard général) Brock, en 1805. Ce fut à la dictée du duc de Wellington que le gouvernement impérial commença, en 1823, ces fortifications vastes et dispendieuses, la citadelle et les murs, qui ceignent, comme d'une zone, la ville entière.

" En 1867, on commença, sous le colonel du génie G-allwey, les forts à Lé vis. 1

W. J. Andeeson.

" Québec, 21 août 1871. "

i Nous devons à l'obligeance du Dr. Anderson, le biographe du duc de Kent, cet intéressant résumé, entrepris à notre demande.

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