A9Â DEUXIÈME RÉPUBLIQUE. — EMPIRE. — TROISIÈME RÉPUBLIQUE
vrganisation norinale, La majorité dépensa son lemps à la re cherche de combinaisons ayant pour objet de prolonger le proxisoire.
Pendant ce temps, les monarchistes du dedans et du dehors de l'Assemblée tentaient encore une fois d'accomplir Es fussoo entre les deux branches bourbonniennes, Maïs le comte de Chambord répondit, le 5 février : # Je n'ai ni sacrifices à faire, ni conditions à recevoir. J'attends peu de l'habileté des hommes et bee de la justice de Dieu. » Ce nouvel échec irrita de plus en pilus hs monarchistes.
SIL Pnosers où Gouvensemenr, — Lor nv 13 mans. — Falfpai des lenteurs de la Commission des Trente, M. Thiers fit présenter, le 5 février, par M. Dufaure, un projet de résolution portant que + bref délai », il serait statué, par des lois spéciales : 4° sur tree position et le mode d'élection d'une nouvelle Assemblée, # 2er l'établissement d'une seconde Chambre, 3° sur l'organisaies # pouvoir exécutif pour le temps qui s'écoulerait entre ba disais tion de l'Asemblée actuelle et la constitution des deux Assemhés futures.
Les mots « à bref délai » épouvantèrent la majorité de b Cm mission qui y vit la menace d'une prochaine dissolution ; dl re jeta le projet Dufaure. Cette rupture avec le gouvernement am une vive alarme dans le public : on appréhendait une sel crise, qui arrêterait encore les affaires.
Le 49, après quinze jours de réflexion, la Commission se rariæ et, pa 49 voix contre 7, présenta un nouveau projet aiss
« L'Assemblée ne se séparera pas sans avoir statué sur l'orge sation et le mode de transmission des pouvoirs législatif à es cutif, sur la création et les attributions d'une deuxième amère et sur la loi électorale. » Le soin de préparer des projets de is les trois points ci-dessus indiqués était confié au gouvernement.
Le rapport fut rédisé et lu par M. de Broglie. Il proposait dt dopter le système ‘que voici: « Le président de La Répabliqe communique avec l'Assemblée par messages lus à la tribune pet un ministre. Il peut cependant être entendu, après en avoir æ noncé l'intention par un message. Aussitôt ce message reçu. la de cussion est suspendue et ne peut être reprise dans la séance # le président a été entendu. Nulle délibération en sa présence.
uLe président promilque \es \ris urgentes trois jours aprés l
TROISIÈME RÉPNMLIQUE. — ARTS.
ption, ef les lois non urgentes dans les trois mois; il peut, dans délais fixés, et par messages motivés, demander uné nouvelle ération pour les premières, el l'ajournementà deux mois de Ia ame lecture pour les secondes.
le président a ledroit d'étre entendu sur les interpellstions re lives à Ia politique extérieure ; sur la politique intérieure, il ne l'étre que d'après l'ayis motivé du conseil des ministres trans Al'Assemblée, et suivant les règles de l'article premier, La future Assemblée n'entrera en fonctions qu'après la sépa= on de l'Assemblée actuelle, »
En,somme, la commission, organe de l'Assemblée, voulait deux : d'abord, écarter M. Thiers des séances, se soustraire à vence de sa parole; puis, retarder indéfiniment l'heure de la olution.
discussion, ouverte le 27 lévrier, se prolongea jusques et ÿ ipris le 15 mars.
Dis le premier moment, le gouvernement s'était rallié au projet « M. Dufaure le soutint, tout en faisant entendre dissolution devrait suivre de près la libération du territoire alors, n'était prévue que pour 1875).
M; Thiers fit aussi, à ses adversaires, des concessions excessives. xoulut pas disputer les points qui le touchaient directement, voyant pas, ou ne voulant pas voir, qu'on s'attaquait moins à onne qu'à l'idée plusieurs fois exprimée par lui que Ja Répuque était le gouvernement inévitable, nécessaire, indispensable, 45 mars, la Joi fut votée par 407 voix contre 225 et 65 abs-
ML. Évaévariox pv renurome. — Tandis que l'Assemblée drésautour du pouvoir présidentiel, ces mesquines entraves, EThiers complétait l'œuvre de patriotisme qu'il s'était imposée n signant la paix de Franefort : il bätait le moment où la France être délivrée de l'occupation étrangère, A6 murs 1875, le Journal officiel publia la note suivante : Un traité d'évacuation du territoire français, fruit de longues ocislions, vient d'être signé aujourd'hui même, 15 mars, à heures du soir, à Berli Sur les trois milliards qui restaient à payer à l'Allemagne, a été entiérement soldé cet automne. Le second, déjà versé £rande partie, sera complétement acquitté du {* au & mai pro-
496 oevnËme RÉPOELIQUE.— EMPIRE. — ThOSIÈRE RÉFONLIQUE.
« Le troisième et dernier milliard (cinquième de l'indemnsi totale) sera versé au trésor allemand en quatre payements eg, les 5 juin, 5 juillet, 3 soût, 3 septembre de La présente some.
« Eu retour, l'empereur d'Allemagne, s'était engagé :
À évacuer, au 1 juillet prochain, les quatre départeementsdes des Ardennes, le Li Meuse et de Meurthe-e1-Moselle, aus nlace et J'arrondissement de Bellort. Cette ésacuation se
# durer plus dequatre semaines.
v gage des deux payéments restant à accomplir, ls plcr de vec son raÿon, continuera srule d'être nccupée jusqu'a ire. À partir de cette date, elle sera évacuwbe én deux 2
pêche était arrivés le 15, sprès Es clôture de la sésen
wtaire, et Je 16 étant un dimanche, l'Assernblés ne règt
nivation officielle du fraité que le 47. En dépit des explio= wons insérées dans V'Officiel, elle s'en inoutra Lrés-frossèe @ n'élait pas, sans doute, le sentiment général; cependant, quad M. Christophle, du centre gauche, proposa de déclarer qe «M. Thiers avail bien mérité de la patrie, » cette motive énst l'objet d'un débat confus où se croisérent diverses prpobss qui aboutirent à cet ordre du jour :
« L'Assemblée nationale, accueillant avec une patriotique ss faction la communication qui vient de lni être faite,
« Et heureuse d'avoir accompli une partie essentielle de sa tie, avec le concours généreux du pays,
« Déclare que M. Thiers, président de la République, a bien mérilé de la pat
Le premier paragraphe fut voté à l'unanimité: sur le second. h gauche s'abstint, donnant pour raison que la libérahion anticpee était le ltat de cet emprunt de trois milliards dont l'Assemblée avail laissé loute la responsabilité ouvernement : l'Assemblée n'avait donc guère droit à en partager l'honneur. « Vous ne via pas cela, vous! » s'écria la droite.
Sur le troisième paragraphe, la druite s'ahslint, et La gauche, hi rejetant ironiquement son mot, lui cria: « Vous ne votez pas ce, vous! »
SV. L'exsercxemrar secoxvaine. — M. Jules Simon ayant mdifié le programme des classes dans les lycées, atin d'y pouvoir de velopper l'étude des langues vivantes et de la géographie, la drode en pri prèlexle pour allaquet eu lui le membre du gouvernement
TRoisIÈME RÉPUBLIQUE, — 1873. 497
la défense nationale, le ministre républicain de M. Thiers ét le Mulesophe anticlérical.
En conséquence, une
imerpeljation eut lieu le 20 mars, qui fut ar M. Johnston ét Fabbé Dupanloup.
ules Simon défendit son œuvre. Le vote. lui fut favorable, in élorme put viyre encore un peu, MSN. Périmons nonarannisris. — Les sénces tumultueuses se hient rapidement, 29 mars, au nom d'une commission où les légitimistes étaient majonté, M. Depeyre vint fairé un rapport sur une pétition be à l'Assemblée par M, Jérôme Bonaparte, contre l'expul= dont il avait été l'objet le 16 octobre précédent. D'autres péti- Ms, venues d'Ajrccio, appuyaient la première. rapporteur concluait à un ordre du jour exprimant des ré sur l'obéissance aux lois et le respect de la liberté indivic'éait impliquer que le gouvernement avait manqué à l'une l'autre, . Dufaure repoussa cet ordre du jour, et adjura l'Assemblée de laisser désarmé le gouvernement, qu'aucune loi spéciale ne (LA | Frésentez-en une, » éria une voix de la droite, 1 bamp, M. Dufaure déposa un projet de loi interdi- , pendant cinq années, à la famille impériale le séjour. de Ja
L Pair du jour pur et simple sur les pétitions bonapartistes fut 554 voix contre 278; les légitinistes avaient donné leur
aux complices du ? Décembre, L Récune muxicirat De Lro Le 51 mars, ce fut une autre s'agissait de la municipalité de Lyon. Le 3 février, un de la droite, le baron Chaurand, avait demandé l'appli= à Lyon, du système suivi à Paris ; c'est-à-dire suppression centrale, transfert de ses attributions au préfet, divi= de la ville en six arrondissements municipaux ayant chacun maire eldeux ad,oints nommés par le gouvernement, et changés n Service de l'état civil, fractionnement de la ville en trente-six ous, ayant à nommer chacune un seul membre du conseil
2 février, le gouvernement, qui avait adhéré à cette propo= ét en avait appuyé l'urgence, présenta un projet de loi qui lenait la mairie centrale en admettant les arrondissements et “ “
498 oguuime AQU — EMTTRE, — TROISIÈME LÉ
les officiers d'état civil. 1 conjurait l'Assemblée de voter ce proies sans nul rêti
La combinaison Chaurand devait blesser profondément les &loyens de Lyon; celle du gouvernement était une Transaction gs vouvait tre accébtée sans grande difficulté : l'Assemblée l'eût de
iment volée, si le gouvernement l'eût soutenue avec fers. au contraire, M. de Goulard, ministre de l'intérieur, l'abes- (pour se rallier au projet Chaurand, qui avait les prélérenes
-ommission chargée d'examiner les deux combinaisons,
sement M. Ferrouillat, député de Lyon, protésta, au rom de
toyens, vainèment il remontra qu'on reprenait la régies
nement il prédit des conflits, la dissolution de 0e
intronisation d'une commission, c'est-à-dire de ka dictature
-nistrative, Le ministre de l'intérieur soutint le projet, #4
quatre jours de débats irritants, fut voté, le à avril, per I
ges contre 175. Li majorité, naguére décentralisation # tournait vers la concentration à outrance.
$ VIE. Déwissiox pe M. Grévr. — Au cours de cette discuss, une allercalion entre deux députés amena un tumulte, par se duquel M. Grévy, président de l'Assemblée, voyant 500 strié méconnue. donna sa démission (1 avril)
Le lendemain. 2 avril, on procéda à l'élection d'un présidest. la gauche tout entière portait M. Gr qui eut 349 voix: le casdbt de la droite, M. Buffet, ancien ministre de l'Empire, n'en et œæ 951. M. Grévy était donc réélu avec plus de cent voix de majoré. Toutefois, il crut devoir renouveler sa démission.
8 VII. Évecrion ne M. Burrer. — Le 4, un nouveau scrutin est pour résultat l'élection de M. Buffet avec 304 voix contre 285 decnées à M. Martel qu'appuyait le gouvernement.
SIN. IxnewnTé px GurnRr. — Prorocariox. — L'Assemblée rot ensuite un crédit de 110 millions payable en vingt-six annuités à Ja ville de Faris, pour la rembourser de la contribution de 200 mi lions imposée p: riistice du 28 janvier 1871, en laissont à la charge de la ville les indemnités pour dégâts causés par ke deux siéges (7 avril). Elle alloua aussi 120 millions aux départements (même séance), puis se sépara jusqu'au 19 mai.
Éckcrioss ranneuues : M. Barodet à Paris, M. Ranc à Les. lemi-session (de novembre à avril) avait été trop tempitues< pour ne pas laisser des remous après elle. Précisément, le je même «le L\ clôture, s'ouvrait la période électorale pour des dt
FROISÈME RÉCULIQURE = 1 RATS. 499 parlielles dans la Seine, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, Corrèze, le Jura et le Morbihan, qu'un décret présidentiel avait au 27 avril. D'autres siéges élaient vacants encore dans eurs départements, Rhône, Loir-et-Cher, Mièvre, Haute e et Charente-Inférieure. Le ministre des l'intérieur avait ond retardé les élections, puis, par un décret ultérieur, il les is A mai, ‘élection parisienne prit une importance exceptionnelle. Quel maires eurent l'idée de proposer la candidature à M. de Ré , qui l'accepta. L'intervention des maires, qui ne sortaient Es ie l'élection, encore qu'ils n'eussent agi qu'en leur nom per- Del, froissa la susceptibilité d'un certain nombre d'électeurs. oudain surgit la candidature de M, Barodet, maire de Lyon, fut aussitôt acceptée el soutenue par cétte fraction dés répul'on désigne sous la vague dénomination de radicaur. p de républicains qui n'acceplaient pas celle éliquette se ent à la candidature du maire de Lyon, non-seulement « donner un avertissement à M, Th facile à céder aux exigences de la droite, mais surtout pour er contre l'esprit de la proposition Chaurand. L'heure imal choisie et le moyen dangereux, comme le prouva l'évênéqu'il n'eût pas été difficile. de prévo » Barodet avait été nommé maire de Lyon par M. Thies un homme personnellement modéré de doetrine et de lan: 5 des partis réactionnaires en firent un véritable spectre n cation de la Commune. Îls atiaquérentavec x moins de rio ence la candidature de M, de Rémusat, qu'ils qua= it de candidature officielle: certains journaux républicains ilirent et accrédilérent cet argument.
Bon nombre de légitimistes s'alliérent aux bonapartistes pour ter un candidat conservateur ét choisirent un bonapartiste ouë, l'ex-lieutenant-colonel Stoffel. Cette troisième candidature officiellement proclamée dans une réunion publique où des ions du comte de Chambord siégeaient à côté des prôneurs dus fils de Napoléon LIL.
Au serutin du 27 avril, M. Barodet fut élu par 180,145 voix ntre 455,023 données à M, de Rémusat, M. Stoffel en eut 27,000. Moute la presse réactionnaire jeta une clameur d'épouvante, ui réussit à effrayer beaucoup d'esprits faibles. et servit de préà des ennemis perfides pour sonner l'alarme.
500 DEUNÈME MÉPUBLIQUE. — EMPIRE. — TROISIÈRE RÉPLQE Le 41 mai, le Bhône, qui avait deux députés à élire, vomes es
Lyonnais, M. Guyot, et uni conseiller municipal de Paris, M. Ia
qui, en 4871, avail pendant quelques jours, mesibre e b
Commune. Le Loir-et-Cher, la re, la Haute-Vienne neue
rent trois républicains. Dans la Charente-nférieure, un as3® Bet dé l'Empire réussit, non sans peine.
| LS CHAPITRE XIII Beptisn de Ta sension. — Le 94 Mal. — Démission de IL. Thin
- Rarnux De LA smemson. — Les députés de la droite ressent rerstilles sous l'impression de ce double événement éectif qui constifuait pour eux une éclatante défaite, apgravée enae jé la perte d'un des portefeuilles confiés à un des leurs. À b sk d’un conflit entre M. Jules Simon et M. de Goulard. ces dati nistres avaient donné leur démission. M. Thiers appeu L GS mir Périer au ministère de l'intérieur, M. Waddington à letrætion publique, M. de Fourtou aux cultes, et aux travasi pes M: Bérenger, alors président d'un groupe parlementaire qu = dait à rapprocher le centre droit du centre gauche. C'était desc un pas, bien timide, mais réel, vers le centre gauche. Lo dnst en fut profondément irritée et résolut d'inaugurer la reprise deb session par une bataille décisive.
SIT. Le 24 mar. — C'est le lendemain, 49 mai, que l'Ascembke rentra en séances. Des deux côlés presque tous les députés étaient présents : on sentait vemr une crise et chacun comprenait qu'il fallait en finir avec l'équivoque.
Dès le début de la séance, le président, M. Buffet, communige à l'Assemblée une motion ainsi formulée :
« Les députés soussignés, convaincus que la gravité de la sitar tion exige à la Lète des affaires un cabinet dont la fermeté rasurt le pays :
« Denandent à interpeller le ministère sur les imolificateos opérées dans son sein et sur la nécessité de aire prévaloir dans le Souvernement une politique résolument conservatrice. »
Le mot « conservateur » est une de ces locutions politiques qu Ont l'avantage de dire tout ce que chacun de ceux Qui ks emploset
veul leur faire dire : Ici les « conservateurs étaient des légitimistes, des orléanistes et même des bonapartistes.
Un député ayant dernandé les noms des signataires, une voix de la droite répondit : « Il y en a bien Lrois cents. »
C'était beaucoup, mais ce n'était pas assez pour faire une majorité s’il ne se produisait pas de défection.
M. Dufaure obtint, avec quelque difiiculté, que la fixation du jour de l'interpellation fut remise à la séance suivante afin que le gouvernement eût le temps d'en délibérer. Ce renvoi consenti, le garde des sceaux déjosa les projets de lois sur l'organisation des pouvoirs publies et la création d'une seconde Chambre. La majorité refusa d'entendre la lecture de ces projets dont elle avait prescrit la préparation.
Dans la séance du 20, après l'élection du bureau, M. Dufaure présenta le projet de loi électorale. L'exposé des motifs établissait lurgence d'installer un gouvernement délinitif et constatait que « l'état actuel de la France ne comportait d'autre régime possible que la République. » Il déclara ensuite que le gouvernement aceeptait la discussion de l'interpellation pour le vendredi 23.
À l'ouverture de celte séance du 23, séance historique, qui se prolongea jusque dans la nuit du % au 2, M. Dufaure donna lecture de la pièce suivante, datée du 20 mai
« Le conseil des ministres, après en avoir délibéré, déclare que F'interpellation déposée dans la séance du 19 de ce mois sur le bureau de l'Assemblée, se rattachant à la politique générale du
ouvernement el engageant ainsi la responsabilité " président de la République.
« Le Président exercera le droit de prendre part à la Sicuist, droit qui résulte pour lui des dispositions de l'article 4 de la loi du 43 mars 1873. »
Aussitôt après cette lecture, le président donna la parole au duc de Broglie, chargé de développer l'interpellation des trois cents. 11 cominença par déclarer que l'interpellation portait sur deux choses :
La nécessité reconnue de voir à la tête des affaires, dans la gravité de la situation présente, un cabinet dont la fermeté rassure le pays; l'impalience de savoir si le cabinet avec les modifications qu'il avait su répon cette nécessité.
« Aux yeux des signataires, di la gravité de la situation se résume en ceci: la possibilité révélée par les dernières êlec-
502 oxoxke RÉPOMLIQUE. — EMPIRE. — TROÈNE RÉFORME. tions de voir arriver, dans un délai plus on moins press, k parti radical à la tête des affaires par la voie du suffrage eniversd, tel qu'il est organisé äujoard’hui. La possibilité da triomphe ds parti radical, voilà ce qui constitue à leurs yeux la gravé eh situation.
Sile parti radical. était un parti politique comme ceux divisent ordinairement les Assemblées, le triomphe de ce pari a un autre serait une de ces vicissitudes suxquelles tous dent s'attendre et dont personne ne doit ni s'effrayer ni s'isûge Mais le parti radical n'est pas un parti politique ordinaire; cut avant tout et surtout, chacun le sait, un parti social. »
Puis, après des atlaques personnelles contre plusieurs de ss ak lègues de la gauche, dite radicale, qu'il assimilait sux gens de h Commune, M. de Broglie, tout en se défendant d'accusr kg=vernement de complicité avec les radicaux, dit que dans ls æseils du gouvernement deux tendances se comhattaient : lune # verlement décidée à agir énergiquement contre le part ha. l'autre décidée, dans le but d'apaiser les passions, à user mt de douceur, de patience, à ne pas aller jusqu'au bout de mr légaux, à ne réprimer, que l'excès du désordre r en conflit avec lui qu'à la dernière extrémité. e par la bonne grâce des relations, re que pouvait avair & re la répression légale. Après avoir montré que plusieurs ont électoraux avaient soutenu M. de Rémusat en attaq. ant Lhæ la municipalité lyonnaise, il eu fit retomber la responsalalité ur € gouvernement, « car, dit-il, ce qu'un gourernement laine fair. à le fait, » théorie ctrange dans un État supposé libre.
11 montra ensuile que par les modilications minisérices ét 48 mai, le cabinet « était un peu plus dans la voie des am sions, des ménagements, des compromis \is-ä-vis du pari nr dical. »
M. Dufaure, prenant la parole pour répondre déclara que, non moins que M. de Broglie, il ouvant les dx radicales et les it incapables de produire nn ser arrivant aux reproc articulés evntte le € vernement. il revendiqua, pour le Gouverzement, le dre n'être jugé que sur ses actes publ
« Eh bien , quels ont été les actes du gomernement" te puis la victoire sur la Commune, a-t-il failli un mu tlenet ez-moi de vous le dire, ulnelais vous vous êtes asso 1
en ren.
ce ré mistluat.
moisèse néeunuque, — L8TS. 505 & aux lentatirés qu'il a Mites, précisément pour réprimer les du parti démagogique. »
Dufure rappels alors la loi sur l'Internationale, la oi sur les Hations, lu loi surle jury, toutes présentées, soutenues, mises n par le cabinet tout eï : de tels actes répondaient Suivant le ministre, « à des propos de salons et de cabinet: na toute solidarité du gouvernement avec des journaux of it aussi facile de trouver des attaques contre lui que des té= accidentelle ; aifirms que la retfaite de de Goulard avait été motivée par des impressions toutes persons s, mais non par des dissidences de principes, car il était d'a. avec ses collègues pour la présentation des loîs dites eonsti- Honnelles récemment déposées, dont l'une avait pour objet Ju Grinaissance formelle du gouvernement républicain. tinoment où lé président allait mettre aux voix la clôture de scussion, il reçut du président de la République urmessage , « conformément à lt loi du 15 mars 1875 #, celüi-ci d'informer l'Assemblée de l'intention où il était d'inter=
# confère la loi, et que la raison seule suflirait à m'assurer l'existait pas, l'interprétation de ba loi du 15 mars, mblée renvoya la séance au lendemain, samedi, neuf lieures tin, pour éntendre M, Thièrs.
heure matinale était rendue nécessaire par la préseription même loi, qui voulait que la séance fut levée après be dis at de la République, et que l'Assemblée délibérät de sa présence. La droite, pressée d'arriver au dénouement, moulait pas siéger le dimanche ni laisser quarante-huit heures c x entre la discussion et le vote.
samedi 2%, M. Thivrs prit la parole dès que l'Assemblée fut ce. Le discours du président de la République est un do historique qu'il faut lire en entier dans le Journal officiel, une réfutation éloquente, pérémptoire, digne et calme, des tions portées contre lai ét son gouvernement, M. Thiers eût | nt persuadé des juges équitables; mais il parlait devant Mes ennemis dont la résolution était Conformément à la joi du 15 mars, la séance fut suspendu és le discours de M, Thiers, et renvoyés à deux heures de l'a
moisikue nÉrontique. — 1875. 505
“se rendre chez le Président de la République, mais que le gou- “vernement ne s'opposait pas à une séance du soir. L'Assemblée renvoya la séance 4 huit heures du soir. SEL. Démrsson pe M. Tuens, — Dans cétte réunion nocturne, Dufaure monta à la tribune et déclara que les ministres avaiont leurs démissions entre les mains de M, Thiers, qui les avait ceeplées, puis il transmit à M: Buffet, qui en donna lecture atlWs— mhlée, un Message, signé : « À. Thiers, membre de l'Assemblée litionale, » et conçu en ces termes :
2 J'ai l'honneur de remettre à l'Assemblée nationale ma démisdes fonctions de Président de la République qu'elle m'avait me n'ai pas besoin d'ajouter que fé gouvernement rémplira ses devoirs jusqu'à ce qu'il ait &té régulièrement remplacé, Lu « Rétérez l'assurance de ma hügle considération. + Puis, sans prendre soin-de donner acte du Message, ltPrésilent Ja proposition snivant Mes soussignés, vu la démission de M. Thiers, Président delta tpublique française, proposent à l'Assemblée de procéder DE gA ment au scrutin sur la nomination de-sôn suécesséur. L “Sur l'insistance du général Billot, le président donna acte dt VF ge ; alors M. Foubert demanila, mais inutilement, que As & remit au lendemain à statuer sur l'acceptation de Ja dé sion de M. Thiers. L'accéptation fut mise aux voix immédiate Men et votée par 562 voix contre 351.
M; Duffet essaya de prononcer quelques mots desregrel pour Thiers. La gauche ne le laissa pas parler, m Niors s'engagen une discussion confuse sur [a proposition rela- L choix du successeur de M. Thiers, et séance tenante, sans aucune candidature eut étéroffiiellement indiquée, on passa scrutin, qui donna le résultat suivant :
Le maréchal de Mac-Mahon obtint 390 voix, M. Grévy une voix. “Toute la gauche refusa de prendfe part à ce scrutin. » Le président proclama le maréchal, Président de la République, serendil immédiatement auprès de Jui, avec une députation du eau. Il était alors onze heures du soir, À minuit moins un quart, députation rentra et M. Buffet rendit compte de sa mission. La députation avait dû « pour vaincre la résistance, les objections et “és scrupules de l'illustre maréchal, faire un énergique appel à cet esprit de dévouement et de sacrifice au pays dont le maréchal " 5
LA TROIÈME RÉPUULIQUE. — 1875. à 209
ils de l'entrerue sont restés quelque peu obscurs, mais le fait léme a été considéré comme une réconciliation des deux hran
de «la maison de France », SAV. Linénanox où renurome. — Pendant qu'en renversait
rs, le traité signé au moisdemars avec l'empire d'Allemagne utait aux échéances convenues. L'occupation étrangère ne= dit progressivement, et, le 20 septembre 1873, il ne restait ün seul soldat allemand sur le territoire laissé à la France. iers-reçut, à cotte occasion, des départements délivrés, les louchsntés marques dé reconnaissance. Le gouvernement it d'abord s'opposer aux réjouissances publiques des pays éva— , où le nom de M. Thiers « libérateur du territoi était out inscrit sur les drapeaux et les banderolles; mais il dut
der devant les protestations unanimes, V. Messace pu Préswexr, — L'Assemblée ne siégesit pas au ment de l'évacuation du territoire; elle avait pris vacances PS1 juillet au 5 novembre. Le jour mème où elle suspendit “séances, le maréchal de Mac-Mahon lüi adressa nn message ans lequel, après lui avoir assuré que « l'ordre publie ne Hit pas troublé », il lui annonçait qu'avant sa rentrée l'occuon étrangère aurait cessé. Le message se terminait ainsi : « Ce fait insppréciable est l'œuvre commune du patriotisme de Mon prédécesseur a puissamment contribué, par d'heureuses goeiations, à la préparer. Vous l'avez aidé dans sa tâche en Jui rétant un concours qui ne lui a jamais fait défaut, et en mainte= une politique prudente et ferme qui à permis au développe dent dé ln richesse publique d'effacer rapidement les traces de
Hos désastres, .
D « Enfin, c sont nos laborieuses populations surtout qui ont Häté elles-mêmes l'heure de leur libération par leur empressement
Bee nésigner aux plus lourdes charges. »
LS VI. Lerrnx ne cowrr ne Cuawronn. — Les vacances furent mises fit par les représentants qui avaient entrepris d'opérer la resfauration de la monarchie, Us s'efforçaient d'aplanir les difficultés ébse beurtérent aux réponses trés-nettes et três-catégoriques du éomte de Chambord. Celui-ci leur répondait : 4 Je ne serai jamais Je roi kégitime de la Révolution. — Je n'ai ni sacrifice à faire, ni comdilions à recevoir.» 11 maintenait Je rétablissement des lois Wreligieuses de l'ancien régime, réclamait ce qu'il considérait comme les droits de la popauté, el se refusait à « laisser arracher de ses
Li La
os
510 DECxIÈNE RÉPUBLIQUE. — EMPIRE. — TROISIÈME RÉITiLNRE.
mains le drapeau d'Henri IV et de Jeanne d'Arc ». Les entrer de la droite ne rapportèrent point textuellement ces propos «1 sifs, et la confusion allait se prolongeant: alors le chet de 1 mat de France adressa à l'un d'eux une longue lettre qui üt «est complétement les interprétations erronées.
Les principes du comte de Chambord étaient rets, et crises monarchistes les auraient acceptés : inais la condition psc 1 tablir le drapeau blanc arrèta leur zèle. Les enf: de Loui-Hiu lippe, dont quelques-uns avaient repris du service dans Fanoke. maintenaient l'étendard de Valmy. Le descend de Hnr Wire fusait de « renier le drapeau d'Arques et d'lury ». Toutes ls te tatives avaient donc définitivement échoué; 11 fallu? dés lors aviser à d'autres moyens.
La lettre du comte de Chambord fut connue à Pari: de la rentrée de la Chambre.
au nous
Le sephnnat, = Le
NELILNNAT, — sa session, M. de fi donna k
suwentne, À vite
ul a de ut euises te:
lat de 11 Li ‘ mpléte du titan ee à rire Mira eus à Liups des var anees,
dure L'un au ssage dl amtés avoir sianiié La tiocr
lat à l'A DCI avaient ucet
nié qu
Lutte potiveir es Héute 6 peur puartnt pense 2es dréussiunts si À laits et des esprits, Let quelle quel suit, qui
aves difii. ulté server à 165 iustiti
veus que Le etue proie “li
atetre Loir:
ile cata Lie que leur per
Los ei cote agetrd' hu autour du peer, tous les ais de sais distinction de parts.
-l'our duuner au repos publi cine sarantie “is
HUE ue actuel dieux cotulitiuns e:
euüelles dent vous D
ul que soit le dépositaire du pouvoir, il ne peut ble si son droit de gouverner æst chaque jour remis-en ques
Awee un pouxoir qui peut changer à toutinomeat, onpentaspla pus du jour, mais non la-sécurité duvlendemaine toute idesentreprise est par là mème rendue impossible, le travail.
Daos + relatians avec les puissances étrangéres, la. politiques) eut acquérir n “esprit dé suite et de persévérance, quiseul à la, ue inspire La eonfianee. et maintient ow rétablit. la graudour E nation.
ILepouvoir exéculif est confié pour, dix ans au maréchal, Padahon duc de Magenta, à partie dé la promulgation de I.
(Due coaission de trente membres sera nommée sans délai, Éance publique et au scrutin de liste, pour l'examen des lois Btutionnelles.…— Signé : Général Changarnier, de Champvallier, et-Pasquier, Gaslonde, Anisson-bupérron, Baragnon, et; + Assemblée, avec l'adhésion du gouverement, déclara l'urgenes cette proposition qui fut renvoyée à l'examen d'une. courmisbnommée par les bureaux.
pei5movembre, M. Édouard Laboulaye, rapporteur de cette déposs son rapport, contenant un contre-projet que majorité de la commission avait adoplé; il était ainsi. forbe Article premier. — Les pouvoirs du maréchal, dé-Mac-Mahon
rrombue néronutéo. — 1875-08 si "Le 26 novembre, le Président de la République reconstitua son ère. Furent nommés: M. de Broglie, ministre de l'intéur, conservant les fonctions de vice-président du Conseil; Garde sceaux, ministre de la justice, M. Depéyre; Affaires étran- M. Decazes ; Finances, M. Magne ; Guerre, le général Du Gt; Marine, M. le vioe-aniral de Dompierre-d'Hornoy ; In- Mion publique, M. de Fourtou ; Travaux publics, M. de Larey: éulture et commerce, M. Deseilligny.
1 décret du Président de la République nomma M, Ferdinand à la préfecture de la Seine, “SIL. Procès Bazuve. — Concurremment avec les essais de res on monarchique et l'établissement du septennat, un autre nt considérable tint en suspens l'émotion publique durant is d'octobre, de novembre et de décembre 4875 # Le deës du maréchal Bazaine#.
Le 29 mai 1871, un rapport avait été fait à l'Assemhlée nalio= lé sur ane pétition signée du colonel du génie Cosson de Ville et demandant une enquête sur la capitulation déMetz et sur L luile des généraux qui y avaient participé, É Thiers, Président de la République, monta à ln tribune et dla en ces termes :
Le maréchal Bazaine demande formellement qu'uné énquête ouverte pour qu'on juge les événements de Metz. Je crois que un acle de justice qu'on né peut pas refuser au maréchal Ba Je vous ai transmis sa demande; je laisse. ; l'Assemblée le y répondre. »
& ministre de la guerre déclara, de son côté, $ tous les com ts de place ayant capitulé seraient lraduits devant desscon ‘ils d'enquête.
maréchal Bazaine comparut devant un conseil d'enquête, con tué le 50 septembre 1871, et présidée par le maréchal Baraév-d'ililliers. Ce conseil procèda à une minutieuse informiation eur les termes de la capitulation de Metz, dont les couditiotis" sont Pmèmes que celles de la capitulation de Sedan :
Les débats du procès ain nt £t paliés par ls sers Ge Le compte rendu sténugr 7 2 été imprimb, par la LM Et er pr rucééererbaut ciel constatant qu'il fut. remis à l'enn@mi : lwwches 4 feu, dont 1,156 rayées; 8,922 affits de voitures; 3,959,225 5 419,285 Xilogrammes de poudre ; 43,288.006 cartouches Qu mo= ile chassepot ; 9,596,1 cartouches de divers modéles ; 494,157 fusils Chas-
TR
Pie Ce PE Gas ai de goctre, sur D préshienes ae Ge
d'Anna! al de di avent commardé en chet devant l'ennemi; le commissaire du Gouveriement était M. le xévéral de division Pourcet.
Le conseil fut convoqué pour le 6 octobre; il se réunit au jour prescrit, et siôgea dans le vestibule du grand Trianon, près Versailles, disposé en salle d'audience.
Le maréchal Bazaine, d'abord prisonnier dans une maison isolée, à Versailles, fut transféré au grand Trianon, où il occupa un loge ment strictement surveillé. Il avait choisi pour défenseurs MM. La— chaud pire el fils.
Depuis les grandes guerres de la Révolution et du premier Empire, Baraine était peut-être l'unique exemple d'un homme, parti simple soldat, et arrivé au raug de maréchal de France. Si certains braits venusdu Mexique avaient ju le faire sou; çonner d'une ambilion démesurée, sa réputation militaire était restée intacte. C'est sous la pression de la voix publique, bien plus que par sympathie personnelle (car le maréchal était alors presqre en disgräce), que Napoléon IL le nomuia, d'abord, commandant en chef de trois corps de l'armée du Rhin, puis commandant en chef de toute cette: armé, au mois d'août 1870 1.
* Quelque temps ap fut pablié, qui, en même temps qu'il rmandant eu chef de l'armée du Khin vis-i-v's de l'empereur, marquait d'une façon authentiquesous quelle inspiration Napoléon Ill avait entrepris les ma-
uvre qui l'avaient entramé à livier la désastreuse bataille de Sedan. Voici ce document :
«A Sir Joln Burgogne, feld-maréchal.
« Yilelshæhe, 2 octobre 480.
+ Mon cher sir Julm, je viens de recevoir votre letire, qui m'a fait le plus « grand plaisir, d'abord parce qu'elle est une preuve tonckante de votre « sympathie pour moi, rt eusuile parce que votre nom me rappelle les « temps heureux & glorieux où nos deux armées cumbaitaient ensemble = pour la mème cause.
« Vous qui êtes le Moltke de ere, vous aurez compris que Lous nos « désastres viennent de évite circonstance que les l'ruxsiens ont été plus tôt « préts que nou, et que, pour ainsi dire, ils ous ont vurpris en Augrant « délit de formation. »
« L'offensive m'élant deven « mais empéché par des considérations politique « été retardée, puis devenue impossihle. Revenu 4 Chalons,
lérations pol lente et la moins stratégique, qui a Jini par le désastre de Sedan. Voici
Pasenrs des dépesitwes. notamment celles des balitasts à 2m mem reprocher 23 marvchai de n'avosr pas prof jus & es veœurces slawentures de la ville, celles de pates le de corps axe pris sur eux d'ordonner là destructus ls
pes pour me pes les livrer à l'ennerni, provoque ds
Le robe de prrécndes émotices.
L'an de lémons, k réquistoire du général Met k
player de N° Lachand, les répliques, n'ont pas tes mis à
mme.
Le réqustoure du sénérd Fourcet soutint énergiquenei fes saone: 5 récam ainsi les charges qui pecaient sur l'as d demie ami :
» — Nos conclesions scout que le maréchal Buraine free Scble es-commandsnt es chef de l'armée du Mhin, sait Sir
« © Davur, le SSoctre 1570, capulé avec l'ennemi et rob Le place de Metr, dent Sac le cœmmandement supèreur, arar épuré fous les mevens ge défense dont il dispésat, d #2 air fat tout ©: que prescrieut le devoir et l'honneur:
« T'Vaiar signé, le mème juur, 25 octobre 1K70, à hi We dame arme en rase cænpuzne, use capitulation qui aeu peut ht ée fure poser les armes à celle armée ;
mŸ De mopes avar En, avant d'avoir signé ladite capiultis tot en que lnipresrivaint le éevusr et l'honneur:
em pa dem © qu'a été la malheureuse = nm donnez ces raplscutæes, parce que j 2H vus remerciant de votre Des son + vues de mes entements aflecterst
TROISIÈME RÉPUBLIQUE, — 1875. 347 « es prévus et punis par les articles 209 et210 du Code de ce militaire.
Requérons le Conseil de faire, en conséquence, au maréchal œiné, application desdits articles 209 et 210, en se conformant prescriptions de l'article 135 dudit Code.
= Requérons, en outre, le Conseil de prononcer contre ledit ma- Byzaine l'application des dispositions prescrites par les ar— 458 et 139 dudit Code. »
défense eut un caractère plus politique que militaire, débats furent clos le 40 décembre. Aprés quatre heures de ion, le Conseil apporta un verdict déclarant que Bazaine à l'unaninité, reconnu coupable des crimes qui Jui sont re par l'accusation.
En conséquence, le Conscil, vu les dispositions des articles 240 2209 du Code de justice militaire ; Condamne, à l'unanimilé des voix, François-Aclille Bozaine, al de France, à la peine de mort avec dégradation mili-
iL vu l'article 158 du Code de justice militaire.
æ Déclare que le maréchal Bazaine cesse de parie de Ta on d'honneur et d'être décoré de la médaille militaire *, présence de la garde assemblée sous les armes, ce jugement
Au au condamné, qui l'entendit sans émotion apparente.
nine refusa de former un pourvoi en névision et un pourvoi
éd ent après le prononcé du jugement, le président ! es membres du conseil de guerre. adressérent su ministre de
prés l'expiration du délai réglementaire de vingt-quatre heures,
Journal officiel du 12 décembre publia la nouvelle suivante :
« Sur la proposition de M. le ministre de la guerre, M. le pré-
de la République a commué la peine de mort prononcée
otre le maréchal Bazaine en vingt années de détention, à partir
ce jour, avec dispense des formalités de la dégradation miliaire, mais sous la réserve de tous ses effots. »
Aulieu d'enfermer Baziiné dans une maison de détention, sui-
M la volonté rigoureuse de la loï, on le logea dans le fort de l'ile
e-Marguerite. On lui permit de recevoir sa famille et ses
4 Tuës et blessés sous Metz : 42485 homunes (Bapport du Dr Chen). " u
Taoïmèus RÉPUBLIQUE. — 1870-1873. 519 s diverses branches de l'art ont eu aussi leurs pertes sensi- : Henri Regnault, peintre, tué à Buzenval; Morel Fatio, tre et conservateur du Musée de marine, mort subitement, le rs 1871, en voyant des Prussiens dans le Louvre; Auber et Ca- ; Yaudoyer et Duban, architectes.
rence el Industrie. — La science et l'industrie, se prêtant au ement un concours dévoué, ont rendu de grands services penla guerre, et ont fait merveille pendant le siége de Paris, en quant des canons, des mitrailleuses, des fusils, des munitions, angins de défense, en augmentant les ressources de l'alimennet construisant des moulins pour faire de la farine, en créant ærvice de ballons, une poste aérienne de- pigeons voyageurs, irigeant, la nuit, la lumière électrique sur les travaux des as >ants, en appliquant la photographie à des dépêches microscoes, et pour bien d'autres travaux ‘.
1 science subit aussi, pendant ces années désastreuses, des es sensibles : Gustave Lambert; le mécanicien Cail; Piobert, ‘lstitut; le maréchal Vaillant; le voyageur Lejean; l'astrowe Laugier.
faut noter aussi la mort de plusieurs célébrités de l'étranger, * + les œuvres et le nom appartiennent à la civilisation univer- +: les romanciers anglais Ch. Dickens et Lytton Bulwer ; l'his— en anglais Groote; le grand agitateur italien qui a fait l'unité ‘Italie, Joseph Mazzini ; l'américain Morse, qui a perfectionné le graphe électrique; Seward, le compagnon de Lincoln, qui it être assassiné le même jour que l'ilustre président ; Benito “z, le président de la République mexicaine, qui lutta, sans sspérer, pour l'indépendance de sa patrie; le lieutenant de narine américaine Maury, connu par ses travaux géograpbi- 8; le poëte et romancier italien Manzoni ; l'économiste anglais art Mill; le voyageur anglais Livingstone.
Voir la Science au riége de Paris, par M. Ernest Saint-Edme (librairie ) et le Compte rendu des opérations pour la mouture du grain pendant fége de Paris, publié par le ministère de l'agriculture et commerce.
morsihas nérontique. — 1870-1875. 52
& plus difficiles. Au premier scrutin treire membres seulement ient pu être nommés. La droite prétendant en exclure absolumnt les gauches, celles-ci rendirent nuls les scrutins ultérieurs Wrefusant d'y prendre part. La droite dut alors consentir à norn + de deux membres du centre gauche. Cette concéssion amena un bre suffisant de votants pour compléter la commission. ML, Les sérrussars, — La majorité du 24 mai était composée B éléments les plus opposés; de là des discussions byzantines Blé seplennat personnel ou le septennat impersonnel. Suivant les partisans du premier, le pouvoir institué le 20 no= Inbre était exclusivement personnel au maréchal de Mae-Mahon ; Brant une autre opinion, la loi du 20 novembre avait institué Ur sept ans une présidence de la République, confiée, jusqu’en 180, au maréchal de Mac-Mahon, mais devant, soit à cette date, Ïben cas de mort ou de démission, être transmise, pour une péble de sept ans, à un autre citoyen élu par l'Assemblée, et ainsi Psuite, de sept en sept années. Les républicains purent se rallier £étte opinion, qui, en fait, consacrait la République.
ILeministère se bornait seulement à affirmer que le maréchal lencerait. ses fonctions jusqu'au terme légal. C'est ce que pro— ma lui-même le Président de la République, dans un discours QUI adressa au tribunal de commerce de Puris (4 février 4874). Pde Broglie énonça la même résolution de faire respecter la loi ASOnovembre, dans une circulaire du 19 février, destinée à en Sver une manifestation bonapartiste annoncée pour le 46 mars, tümanniversaire de la naissance du fils de l'ex-empereur. De son Mé,le ministre de la guerre interdit à tout officier de se rendre, is son autorisation, à Chislehurst.
(SUV. Les manveuesrs. — Ce n'était pas seulement dans les choses L. l'intérieur que le ministère se voyait entravé par ses alliés, létait aussi dans celles de l'extérieur.
L'empire d'Allemagne avait oblenu de son Parlement des lois Micontentaient le clergé catholique allemand. Celui-ci, arguant Bla liberté religieuse, refusait d'obêir à ces lois et invitait les po— ülations catholiques à y résister, Le gouvernement impérial sévit bntre les prélats récalcitrants. Plusieurs évêques français pu= lirent des mandements favorables aux évêques d'outre-Rhin. Le duvrérnément impérial représenta au gouvernement français que LFrance, étant en paix avec l'Allemagne, ne pouvait tolérer de Rrailes provocations à la révolte, venant de fonctionnaires fran-
rosaar néeusLiques— 18754874. 525 le renverser du pouvoir, L'occasion ne tardapas-à s'offrir. oblée était rentrée le 412 mai.
A6, il y eut à décider si la Chambre, en réglant sonordre du æ, donnerait Ia priorité à la loi d'élections. municipales où à la d'élections politiques. M. de Broglie donnait ln préférence à Ja la droite préférait la première. C'est sur ce point que it le débat ; le ministère en fit une questionde,cabine. L'Asbe repoussa, par 384: voixcontre 517, la proposition ministé- MG mars). Le cabinet Broglie donna aussitôt. sa) démissi chefs de groupes parlementaires auxquels s'adressa le Présimt dela République pour constituer un nouveau cabinet où. re= érent d'accepter celle tâche ou y échauëérent. Le. Président se ors à former un cabinet d'affaires. La présidence eu. fut auvministre dela guerre, M. de Lissey. Il y resta trois #s du ministère précédent : M. Decazes, M. Magne et M. de , Qui fut transféré à l'instruction publique. Loi wesciraus. — Lis Boxaantisres. — Prorostuox Ca Pisun. Dans le courant de juin, lu Commission des déposa. son rapport sur l'orgamsation municipale. Trois tions principales la caractérisaient. L'âge électoral élait porté ans; les plus imposés. faisaient partie permarente, du municipal; la suppression du scrutin de: liste. Ces Lrois sitions disparurent pendant la discussion. Le ministère obtint À ion temporaire du droit. de nommner.les. maires, La loi, otée, en seconde lecture, le 20 juin.
24 mai, les électeurs de ka Nièvre avaient élu député le, de Bourgoing, attaché autrefois an service de Napoléon LL, avait fil profession. de foi bonapartiste. À l'ôcexsion, dé, election, un député de la gauche, M. Girerds signala à l'As un. document révélaut l'existence d'un comité. central es. M. Rouher jura sur l'honneur .que ce comité, lait pas, et provoqua une enquête que l'Assemblée ordonne. : les discussions auxquelles donna lieu cet incident, M. Gamla ayant traité de misérables les hommes de l'Empire, il fut, à Sonuretour à Paris, aitendu par des bonapartistes, qui l'insultérent |: orme da main sur lui. L'agresseur fut arrèlé, puis jugé. correctiooneliement. Ces scènes de violence, se. rependant plusieurs jours.
Cependant l'enquête se poursuivait, el amenait, dé Ja part de la préfecture de police, les révélations les plus compromellantés pour
TROISIÈME RÉPUBLIQUE. — 1874. 52 wacances parlementaires à profit pour faire dans divers dépar= ents des voyages dont l'intention était de montrer aux populaque le seplennat entendait rester neutre entre les partis. Au d'août, le Président visitait les départements de l'Ouest, et en e ceux du Nord.
dans une région ni dans l'autre, cés excursions ne produisiwin effet politique de nature à être signalé. 5 octobre eurent lieu les élections pour le renouvellement 1 des conseils généraux; ces opérations s'accomplirent parvec calme. Les républicains obtinrent environ 670 nominans; les monarchistes 770, en y comprenant 156 bonapartistes. 22 novembre dans les départements, le 20 dans la Seine, on la aux élections générales des conseils municipaux. La majoélue fut républicaine, non-seulement dans les grandes villes, aussi dans beaucoup de communes rurales, Le Mernisx ox LA srssiox. — L'Assemblée rentra en session le embre, mais des opérations préliminaires occupèrent les es séances.
4 décembre, le général de Cissey lut aux députés un message dent de là République, qui constatait le bon état de nos is extérieures, l'abondance des récoltes, la reprise de l'acti=
Du et commerciale, nvier, époque des étrennes, occasionna un d Enoremect d'affaires. L'Assemblée ne voulut pas y mettre et tout le monde s'entendit pour sjourner jusqu'après le janvier la reprise des discussions irritantes. cours de l'année 1874, seize élections eurent lieu dans départements (8 février, 4 et 29 mars, 24 mai, 16 août, “octobre, 8 novembre). Partout la lutte se passa entre la Répuue et l'Empire. Les républicains eurent onze nominations, les istes en oblinrent cinq. Une de ces Sections, celle dé la , fut annulée en 1875, à la suite d'une double enquête ju et parlementaire. La première n'aboutit qu'à une ordonde non-lieu, le procureur général ayant déclaré que les unes alteintes par l'instruction ne pouvaient, en raison de grades dans la Légion d'honneur, être traduites devant la e ordinaire.
mono MÉPORTIQUE. "14875. 527
Leministére, aidé de quelques -mernbres du centré droit, ré= pliqua et défendit son projet.
… Enfin, l'Assemblée le reponssa à la majorité d'une centaine de etdonna ainsi la priorité aux projets concernant l'organisamdes pouvoirs publies (6 janvier).
Le cabinet donna sur-le<hamp sa démission, que le Président d'accepter jusqu'après le vote des lois organiques. “SLI. Discussion De LA LOI D'ORGANISATION DES POUVOIRS PUBLICS Er LA 101 sun Le Sixar.— Après avoir termninéquélques travaux mentaires en cours d'exécution, lègalisé Ia mise ren état de de l'Algérie, l'Assemblée adopta, en seconde lecture;une loi les cadres de l'armée. Le ministère démissionnaire fütencore la sur un point de détail de cette loi. Le ministre dela guerre rallia alors à la combinaison de ses contradicteurs *. L'ensntie della Joi fut voté le 12 mars.
L'Assemblée ouvrit, le #1 janvier, Aardiscussion wtes Hoisrcontionnelles, Un grand nombre des combinaisons de Lx commis y fut transformé.
Le maréchal de MacMahon, Présilent de
la République, continue à exercer avec ee litre le pouvoir exé-
eutif dont il est investk par la loi th 20 norembre 1875.
h Le gouvernement de la République se compose de tieux Cham
bres et d'un Président. »
MGetamendement n'était rien autre chose que l'article premier
projet présenté à la veille du 24 mai par M. Dufauré. ‘ Ce projet, qui subordonmit l'existence de la République à a des pouvoirs du maréchal, fat soutenu, au-nom du centre par M. de Ventavon.
M. Édouard Laboulaye, en opposition à ce projet, présenta un
néndement destiné à établir définitivement l'existence légale de
République. IL était conçu :
ve Le gouvernement de la Tépublique se compose de deux Cham “res et d'un président. » Cet amendement n'était rien autre chose que l'artiele 4" du projet présenté à la veîlle du 24 mai par M, Dufaure. Édouard Laboutaye, dans un discours qui remplit presque entièrement la séance du 98 janvier, développa son amendement
A Journal offétet, 15 janvier 4975
TROISIÈME RÉPURLIQUE, — 1875. 529
Aubitet, divers membres. da la gauche déposent un projet ten
lant à la dissolution immédiate. Ce projet est repoussé. Un dé ' se produit dans les différents groupes parlementaires. in, après une série de pourparlers, un accord s'établit ayant
} base un projet nouveau de loi sur le Sénat rédigé par M Wallon, La gauche elle-même tout entière y adhéra,: souf cinq ses membres, qui considéraient l'existence du Sénat comme ontraire à leurs principes. Lorsque la loi vint en discussion pulique, le 22 février, l'entente était faite. Les partis opposés prént une nouvelle série de contre-projets qui furent rejetés.
310. Immédiatement eut licu le vote, en troisième lecture, de loi sur les pouvoirs publies, qui obtint 425 suffrages contre 254. mouvelle constitution républicaine fut promulguée Le 25 février. Le premier effet du vote des lois constitutionuelles fut l'avêne-
ent d'un ministère nouveau, présidé par M. Buffet (11 mars).
d'Audiffret-Pasquier fut élu président de l'Assemblée. Le %5 février, un rapport sur l'élection de M, de Bourgoing, Ja Nièvre, révéla publiquement les manœuvres du parti bo partiste. L'Assemblée s'occupa ensuite de rectifier le réglement pensions civiles accordées par Napoléon Il, puis elle entra en
mecs le 19 mars, s'ajournant au 14 mai.
SAV. Durs 06 cunnr. — Au mois de mai se produisirent de bruits de guerre, Celte fois on disait que. l'Allemagne lait attaquer la France et l'écraser, sous prétexte que ses ar— ments étaient exagérés, Les cabinets de Londres et de Saint bourg en furent vivement émus. Le czar vint, le 40 mai, visite à l'empereur Guillaume, et le 14 mai, le sécrétaire du Foreign Office annonçait à Ia Chambre des lords. « qu'il n°y plus aucune raison de craindre » pour le repos de l'Europe. $ V. Los sun L'essmexeuexr suréminun. — Lois mvensts. — Le Alma, l'Assemblée reprit ses travaux, au cours desquels la “Commission des Trente donna sa démission et fut remplacée par “une commission nouvelle, composée en majorité de partisans de La Constitution, qui s'occupa d'élaborer un projet de loi électorale. Après le vote d'une loi sur les prisons et de diverses lois financières, elle aborda en seconde lecture la loi sur l'enseignement … supérieur. Cetle discussion, commencée le 7 juin, dura trois se taines. La loi, vivement combattue, sinon dans son principe, du moins dans les diverses façons dont elle devait ètre appliquée,
nm 5
HÉPREE RUE HET HUE p QUE
Troisième néeusiique. — 1815. 7 534 edesesstances et mit en première ligne à Fordre du jour Ja loi, ielorale et In loi municipale.
En4871, M, Thers avait dit que le relèvement de la Francewts Hêtre tenki sous le nom de à République.et que, si les réplm Bis étaient sages, le succés profiterail à. Ja République. Caute. Mhélies'est véritiée : la sagesse des républicains 2 dépassé ce. Bl'on pouvait atteudre d'hommes plus habitués aux luttes dela Hqu'à la stratégie parlementaire. Ils ont compris quesi, tu. parti a, jusqu'à uu certain point, le droit de. fermer ses rangs, recrues dont 1l suspecte le dévouement, une grande opimpderenue le gouvernement de la patrie, a le devoir de nerélisser aucune des, bonnes volontés qui viennent offrir sincère lnbeurs services à la cause nationale. C'est ce que M. Thiers a lünnu et proclamé hautement danse discoucs qu'ila prononcé à Je18 octobre 1875,
NII, Esracse. — Durant cette période, (1875-487b), plusieurs, lements importants se sont accomplis. à l'étranger, Le 50dé- Bbre 1574, un général du nom de Pavia n chassé de. vive force,
Cortès espagnoles, qui venaient de renverser du pauxoir. LA Castelar. À la suite de, ce coup de violence. s'est in Iè une dictature militaire ayant pour chef le maréchal Secrang,. ban moyen, des ressources prépardes par, M. Castelae, à pa Anirelesrévoités de Carthagène, imitateurs de la, Commmné de: Ws,.débloquer Bilbaoiet. remporter des axantages sur les..cars, les, Mais, avant la fin de l'année, dans les.derniers/fours, de, bembne, une autre insurreckion militaine a, rétabli larogauté el hnële trône au fils d'Isabelle, Alphonse NIL Dès son avénement au trône, les uliramontains,s'efforcent d'en, (ner le nouveau gouvernement royal. à rendre. au clergé atlièss Meses anciennes prérogalives, le nouveau roi, doutenyiftabliséant., payement intégral de, la rente attribuée à l'églisé, en échangé ses biens vendus, mauifestait + l'intention de maintenir en, pagne la liberté des cultes telle qu'elle existe dans les pags es, is @vilisés » (12 janvier). Ou put, espérer un, instant que. l'avi- Ibent-du roi Alphonse XIL allait, faire cesser la guerre civile. Ll, in fut rien. Don Carlos, eliéf de Ja hieanelie cadette des Boubons,, Espagne, contiaus contre son cousin, chef dé. la branchéainée, guerre qu'il avait cominencée.contre les divers gouvernements, publics qui s'étaient snccédé depuis là chate d'isabelle.
Un incident de cette guerre mit l'Europe en émoi. Des matelots
L'empereur d'Allemagne est allé rendre visite au roi d'Italie (oc. tobre). L'entrevue des déux alliés de la guerre de 1866, tous deux, avec des procédés différents, en lutte avec la cour pontificale, a at tiré l'attention de toute l'Europe.
$ IX. Anrs, Lerrres, Sciexces. — Au mois de janvier 1875 a eu lieu à Paris l'inauguration solennelle du nouvel Opéra.
Le percement du tunnel du mont Cenis a assuré à la France le transit des valeurs venant par voie rapide de l'extrême Orient en Europe (vid Brindisi).
De nouvelles découvertes semblent avoir réussi à arrèter sur bien des points l'invasion du phyloxera, qui menaçait de compromeltre la fortune vinicole de la France. Des inondations ont amené de grands désastres dans les départements du Midi. Des souscriptions publiques ont été ouvertes pour venir en aide aux inondés.
$ X. NécuoLocie. — L'année 1874 a vu mourir deux hommes politiques français : M. Guizot et M. Ledru-Rollin.
Cette mème année, sont morts : Ballard ; Jules Janin; Beulé, ancien ministre ; Êlie de Beaumont; Ilusson. s
En 1875, la France a perdu : Jules Michelet, Edgard Quinet, Ch. de Rémusat; les peintres J.-B. Millet et Pils; les sculpteurs Barye et Carpeaux.
HS LE TOME SIXIÈNE