LIVRE VINGT-QUATRIÈME
aux frontières, Dumouricz indiqua Chàlons et Saintc- Menelioukl pour camps aux volontaires qui arriveraient de rinlérieur. 11 pourvut ces deux camps des vivres, des fourrages, des fours nécessaires aux liommes et aux chevaux. Sans cesse à cheval ou au conseil, il se multiplia pour se faire connaître personnellement de tous ses corps. 11 elTaça La Fayette de leurs yeux pour le remplacer dans leurs cœurs. La Fayette était plus citoyen, Dumouricz plus soldat. L'armée se donna mieux à lui; il la remania en entier; il la divisa en corps distincts, plaçant à la tête de chacun de ces corps un général responsable par sa gloire de la conduite de ses soldats. Ayant détaché la veille le général Dillon, comme on Ta vu, avec l'avant-garde, dans le dessein de le porter à rextrémité de la forêt d'Argonne et de se séparer, pendant plusieurs jours , de cette partie de Tannée, il forma une seconde avant-garde. 11 en donna le commandement à Stengel, l)rave et hardi colonel du régiment des hussards- de Bercheny. La résistance de Verdun étant nécessaire au moins quelques jours à l'exécution de son pian et au déploiement de ses troupes, dans les différentes positions qu'il voulait occuper dans FArgonne, il fit partir le général Galbaud avec un renfort de trois mille hommes pour se jeter dans cette place et en prolonger le plus longtemps possible la défense. Ces dispositions prises, il étudia de plus près le terrain sur lequel il allait éta-