U LÉGENDES DU PÉLOPONNÈSE
j» » l'ivoire élail regardé comme le chef-d'œuvre de Fii.
5 retour périodique des jeux après des intervalles c^ lUs qu*on nommait olympiades, est devenu la base d* lologie grecque.
ides du Péloponnèse. — Le Péloponnèse passait pour ière patrie de Pélasges, comme la Thessalie était celle ènes. Les Arcadiens qui, dans leurs montagnes restcijours en dehors du chemin des migrations, se van- *é(re autochtones, et même plus anciens que la Lune, ervèrent jusque dans l'époque historique l'habitude de rir de glands. Quelques-unes de leurs légendes se rapà un état tout à fait sauvage, par exemple celle de changé en loup pour avoir offert des sacrifices hu- Les débuts de la civilisation dans ces contrées se ralfaau nom de Phoroneus, qui est une sorte de Promègien, car on lui attribuait la découverte du feu et on [t le premier des hommes. Son père, le fleuve Inachos, 31s de l'Océan, passait pour le plus ancien roi du pays, deux divinités, Hère (1) et Poséidon, se disputaient TArfut pris pour juge avec d'autres fleuves du voisinage, et Duoncèrent en faveur d'Hère. Poséidon irrité dessécha s et toutes le9 rivières du pays, h l'exception du marais e. Plusieurs légendes locales se rapportent à celte séi des plaines de l'Argolis : Danaè séduite par Zeus en pluie d'or, c'est la terre sèche fécondée par les u printemps. Les Danaïdes, c'est-à-dire les filles de la che, qui remplissent incessamment un vase sans fond, puits creusés dans la terre sablonneuse et toujours it&Xu^i\|;iov ''Ap-^o;, comme dit Homère. Dans la basse e Lerne, au contraire, les eaux manquaient d'écoulet les ruisseaux pestilentiels, quand on voulait les des- 'enaissaient ailleurs comme les tôtes d'un serpent venia victoire d'Héraclès sur l'hydre est peut-être une fabi omme la victoire d'Apollon sur Pytho; mais, par Tende ses travaux, Héraclès représente surtout les pi luttes de la civilisation contre une nature toujoi -
I fondue par les Romains avec la Juno italique.
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I/ARGOS ACIIAÎQUE.
lis le Péloponnèse que la plupart de ses
ilisées.
le. — Mykénes et Tiryns. — Dans les
5 nonn d'Argos achaïque désigne ordinai-
d*Agamemnon, mais quelquefois il est >ponnèse et môme à la Grèce en général, fos, où règne Diomèdès, c*est une des trois
mais elle n'a pas Fimporfance de Mykènes ces des rois Atréides. Après le retour des isseméntdes Doriens à Argos, Mykènes, la perdit sa prépondérance, et Argos devint ante de la contrée. Lors de l'invasion de luile à un 1res petit nombre d'habitants, ux ïhermopyles et à Platées les quelques , tandis qu'Argos gardait une neutralité le trahison. Peu de temps après, les Arykènes dont les habitants furent recueillis ville encore plus ancienne que Mykènes, [e par les Argeiens, qui en transportèrent ;. Les ruines de Tiryns et de Mykènes, qui ijourd'hui telles que les a décrites Pausades constructions qu'on nomme pélasgi-
trouve d'analogues dans tous les pays où es Pélasges, en Grèce, en Asie mineure les récentes du docteur Schliemann à My- Itats les plus importants pour l'histoire de B héroïque. L'abondance des armes et d'argent trouvés dans les tombeaux justiichesse de Mykènes et des rois Pélopides. smple d^Asclëpios. — L'Ile d'Aigine.
'gos et le golfe Saronique, l'Argolis forme l'avance vers le sud dans la partie de la ïme mer de Myrlo. A l'extrémité sont les e et de Troizen, et, près de la côte, la pe-
où Démosthène s'empoisonna dans le pour ne pas tomber vivant aux mains des laine de collines désignée, dans sa partie e nom d'Arachnaion, sépare le territoire
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ÉPJDAURE. 27
d'Épidaure de celui d'Argos. La ville d*Épidaure devait son
imporlaiice au temple d'Asclèpios, Dieu de la médecine. De
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l'île D'AlGhNE.
Bs de la Grèce les malades venaient consulter le is parle de colonnes sur lesquelles ils inscrin, leur maladie et la manière dont ils avaient y allait aussi, comme dans nos villes d'eaux, des distractions, et le théâtre d'Épidaure, bâti sacrée, passait pour le plus beau de la Grèce, daure, au milieu du golfe Saronique, était lîle es habitants, qui se prétendaient la souche des ent les premiers, selon un fragment d'Hésiode, 3nt des vaisseaux à voiles pour parcourir les par les Doriens d'Épidaure, Aigine passa avec lination de Pheidon, roi d'Argos, auquel on rapn du monnayage. Les plus anciennes monnaies on connaisse ont été frappées à Aigine au huiant notre ère ; elles représentent une tortue, ayant recouvré leur indépendance, devinrent iVlhéniens sur mer et prirent comme eux une à la bataille de Salamine. L'école aiginélique écéda la grande école altique de Phidias; les aient les deux frontons du temple d'Alhènè à ont maintenant au musée de Munich, représens des héros Aiakides, patrons des Aiginèles. ï politique des cantons péloponnésiens. — ions politiques du Péloponnèse ne répondirent cactement à ses divisions géographiques. Les taires de Sparte lui donnèrent de bonne heure marquée sur les autres États doriens. La Mesis guerres successives, cessa d'exister comme erritoire fut réuni à celui de la Laconie. Les s de la presqu'île appelée Argolis par les géoli presque toujours indépendantes les unes des a plus importante, après avoir longtemps lutté ut renoncer à jouer un rôle politique et se cone des arts. Son école de sculpture fut la rivale es. Sikyone, une des plus anciennes villes de ont le territoire était resserré entre l'Achaïe et dut sa célébrité qu'à son école de peinture, ont le pays était un terrain neutre, à cause des
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30 LES KYGLADES.
piques, n'avaient rien à redouter des Spartiate 3mme en Argolis il y avait des villes indépenc les autres et qui se faisaient quelquefois la gi it Tégéa et Mantinée. Ces deux villes eurent à Spartiates et réussirent à garder leur indépencj idas, en fondant Mégalopolis, donna aux Arcj litique qui leur avait manqué jusque-là, en I, par la fondation de Messène, il ruinait la puis
es de TAchaïe étaient unies entre elles par u r le pied de l'égalité. Depuis que l'invasion doi forcés à s'établir dans TAigialos, les Achaiens iigers à toutes les affaires de la Grèce, môm nédiques. Mais, pendant la période macédon de l'affaiblissement de Sparte, ils voulurent él ation à tout le Péloponnèse. Les Spartiates refu înt d'y entrer. De là des luttes qui amenèrent 1 es Romains et la soumission de l'Achaïe. la mer Egée : les Kyclades. — Les lies de 1' tachent à la Grèce continentale par le plateau i les porte et ne sont que des prolongements le montagnes. Ainsi la longue arête dorsale de fait suite à la chaîne du Pèlion, reparaît dans h î des Kyclades, tandis que leur ligne intérieu chaîne traversant l'Atlique jusqu'au cap Sounio es forment un ovale très allongé plutôt qu'un < ir les pèlerins qui venaient à Dèlos, les rochers e tous les côtés de l'horizon semblaient une cou 3 rile sainte. Dèlos est la plus petite des Ky( avait l'honneur, inappréciable aux yeux des Grec berceau d'Apollon et d'Artémis (i). Quand Lèto, t prise des douleurs de l'enfantement et poui lousie d'Hère cherchait en vain un asile, Dèlc )rs qu'une lie flottante, consentit à la recevoir ise, Apollon y établit son sanctuaire où les lonic
ntitô de TArtémis grecque et de la Diafia italique, c r les Romains est contestée aujourd'hui. Latona est h lèto.
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LES KYGLAUES.
iébraient des concours de chant, de danse et de pugilat. Les Perses eux-mêmes, lorsqu'ils ravageaient les îles grecques, respectèrent celle où étaient nés les deux Dieux de la lumière. Mithridate n'eut pas les mêmes scrupules : pour punir Dèlos de
sa fidélité aux Romains, il massacra les habitants, dévasta le temple et jeta la statue du Dieu à la mer.
Près de l'île d'Apollon était l'île de Dionysos, Naxos, anciennement Dia, la plus fertile des Kyclades. Les vignes qu'on y cultivait expliquent le culte rendu au Dieu des libations. On racontait qu'en revenant de la conquête de l'Inde, il avait abordé
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L'ILE DE CKÈTE.
à Naxos avec son cortège de Mainades et de Satyres, y avait rencontré Ariadnè, fille de Mi nos, abandonnée par Thèseus au retour de Crète et en avait fait son épouse.
Au sud des Kyclades se développe, entre le Péloponnèse et la côte d'Asie, une chaîne dites volcaniques dont les plus importantes sont Mèlos, qui ressemble à un vaste cratère, et Thèra, aujourd'hui Santorin, intéressante par des révolutions géolo-
Zeus enfaot allaité par la chèvre Amaltheia. Sa mèie Rhéiè est assise près de lui. Deux Courètes Trappent leurs boucliers de leurs épées pour empêcher Kronos d'ectendre les cris de reufant. (Bas-relief d'un autel quadrangu!aire du Capitole.)
giques causées par des volcans sous-marins. Les vases trouvés à Santorin sont antérieurs à l'effondrement de l'Ile et passent pour les œuvres les plus anciennes de l'art industriel chez les Grecs.
La Crète. — L'île de Crète, la plus grande des lies grecques, située à peu près à égale dislance de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, semble destinée à servir de lien entre les trois parties de l'ancien monde. La chaîne qui la traverse dans sa
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L'ILE DE CHÈTE.
Test se rattache aux montagnes du Pé-
par la petite île de Kylhéra. La forme de
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1 i.i^ipjpjJW^MM. ■ —
L\ GUÉGB D'ASIE. 35
la Crète reproduit à peu près celle de l'Euboia. Sa côte septentrionale est profondément échancrée par deux golfes qui la partagent en trois régions en rapport avec trois groupes de montagnes. Le plus important, celui du centre, l'énorme massif de rida, s*6lève à 2340 mètres au-dessus dé la mer. C'est là que Zeus était né et qu'il avait été élevé par les Courètes. Ce nom, comme celui des Selles de Dodone, désigne à la fois une ancienne population de la Grèce et un ancien collège de pré- Ires de Zens. Primitivement, il signifiait les jeunes gens. A l'époque pélasgique, quand les Grecs célébraient Zeus, les jeunes gens de la tribu, xoûpci, les Courètes, frappant leurs boucliers de leurs épées, se livraient k des danses guerrières qui ûguraient les tempêtes de l'air, la victoire de Zeus sur les Titans. Les Cretois montraient aussi chez eux, près de Gortyne, le platane sous lequel Zeus avait déposé la fille de Phoinix, Europe, qu'il avait enlevée en prenant la forme d'un taureau et transportée à travers la mer dans la contrée appelée depuis l'Europe. Le fils de Zeus et d'Europe, le sage roi Minos, après avoir réprimé la piraterie dans l'Archipel et donné des lois à la Crète, conserve son sceptre d'or dans le royaume d'Aidés et rend la justice aux morts. 4 côté du premier législateur, les légendes Cretoises placent le premier artiste, l'Athénien Daidalos qui, chassé de son pays, est accueilli par Minos et construit le labyrinthe pour loger le Minotaure.
La Grèce d'Asie. — L'Asie mineure forme un vaste plateau entouré d'une ceinture de montagnes dont la plus considérable est la chaîne du Tauros. Du côté de la mer Egée, lOlympe, rida, le Tmolos, qui sont comme les contreforts du plateau central, enferment de vastes et fertiles vallées qu'habitaient autrefois des peuples plus ou moins apparentés à la race hellénique, Phrygiens,- Lydiens, Cariens, Lykiens. Au nordouest, dans la plaine arrosée par le Simoïs et le Scamandros, les légendes placent le royaume de Troie, et plus au sud, aux pieds du mont Sipyle, l'antique royaume de Tantalos, d'où étaient sortis les rois Pélopides. Dans les temps historiques, toute la région maritime était occupée par les Grecs et distinguée par les noms des principales tribus qui y avaient fondé des colonies. L'Aiolis comprenait l'ancienne Troade et la grande
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36 LA GKÈGË D'ASIE.
tle de Lesbos. L'Ionie, dont le nom est quelquefois étendu à toute la Grèce d'Asie, désignait plus spécialement la côte de Lydie, entre l'embouchure de l'Hermos et celle du Maïandros, avec les lies voisines, Chios et Samos. La Doris comprenait les îles de Cos, de Rhodes et la côte carienne jusqu'à la Lykie. D'après les auteurs grecs, la côte d'Asie mineure, habitée anciennement par des Cariens et des Lélèges, n'aurait pris le nom d'ionie que dans les temps historiques par suite d'une émigration partie d'Athènes et composée principalement d'Io* ■ niens. Cependant Casaubon a soutenu la haute antiquité des Ioniens d'Asie, en s'appuyant sur la Bible, qui donne aux Grecs en général le nom de Javanim et les fait descendre de Javan, un des fils de Japhet. Dans le code de Manou, les Yavanas sont nommés parmi les tribus de Kshattriyas qui ont perdu leur caste pour avoir négligé les rites. L'antériorité des Ioniens d'Asie sur les Ioniens d'Europe a été soutenue de nos jours par M. Curlius.
Les lies de l'Archipel relient la Grèce d'Asie à la Grèce d'Eu- ' rope; les Sporades font suite aux Kyclades, les îles de Rhodes et de Carpalhos sont un prolongement de la Crète. A l'orient comme à l'occident, la mer Égée^ pénètre dans l'intérieur des terres par des échancrures profondes qui triplent l'étendue des côtes. Ainsi, en Asie comme en Europe, les Grecs étaient prédestinés par la géographie à devenir marins. Les anciens habitants de la Grèce d'Europe, qu'on désigne sous les noms assez vagues de Pélasges et de Lélèges, habitaient aussi la Grèce d'Asie avant les temps historiques. Il y a toujours eu des échanges de population entre les deux côtes de la mer Egée : on trouve en Mysie un mont Olympe comme en Thessalie, un mont Ida comme en Crète. Le développement de la civilisation fut à peu près simultané chez les Grecs d'Asie et chez les Grecs d'Europe. Deux des trois modes de la musique < grecque, le mode phrygien et le mode lydien, appartiennent à l'Asie : la fable de Marsyas écorché par Apollon après un concours musical semble traduire une rivalité entre la lyre et la flûte. C'est en Europe qu'on trouve les plus anciennes constructions grecques, les murs de Tiryns et de Mykènes, mais une tradition les faisait bâtir par des ouvriers hkiens. Le vers hexa-
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