TI INTRODUCTION
de montrer que diverses espèces étaient utiles à l'industrie, tandis que d'autres lui étaient nuisibles : pour ceux-là nous avons signalé autant que possible les moyens parais sant les plus propres à arrêter une multiplication redoutable, principalement pour l'industrie agricole : moyens toujours fort simples à la vérité; car c'est seulement une main-d'œuvre particulière, une main-d'œuvre souvent très-considérable qu'exigent les exterminations d'insectes nuisibles. Tout ce que le naturaliste peut apprendre au cultivateur, c'est de lui indiquer les circonstances les plus favorables.pour arriver à des résultats beureux. Tout ce que le naturaliste peut dire au législateur, c'est qu'une loi comme cellequi existe sur l'éclienillage est une loi insuffisante, qu'il est important que la loi soit modifiée selon les localités, suivant les ennemis à combattre , et qu'il est important alors que la loi soit exécutée. Quoiqu'en restant toujours dans des limites assez resserrées , nous avons donné une étendue assez grande à l'histoire particulière des insectes qui peuvent intéresser non-seulement l'entomologiste et l'homme qui veut avoir une connaissance générale des insectes ou commencer à étudier l'histoire de ces animaux , mais aussi l'homme complètement étranger aux sciences naturelles et qui toutefois voit avec intérêt les mœurs des abeilles , des fourmis , l'histoire du ver à soie et de quelques autres encore, qui veut connaître la nature des ravages des Termites, des Criquets, etc.
C'est là ce que renferme notre travail ; ce qui appartient à l'anatomie n'y figure en rien; bien qu'en nous-même nous ayons pris souvent en considération la structure anatomique pour rapprocher ou éloigner certaines tribus ou familles. Ce que nous aurions pu dire à chaque division , en ce qui touche cette partie de la science, eût été pris dans les travaux de quelques anatomistes distingués , et principalement dans ceux de M. L. Dufour, et cela eiit été insuffisant pour être utile à qui que ce soit, à cause de nombreuses lacunes. Nous avons donc préféré garder les faits que nous avons observés coucernaiil
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l'anatomie des insectes , pour le moment où nous serons à même de donner un travail spécial sur ce sujet. Il n'était pas nécessaire non plus, pour le but que nous nous étions proposé (la classification et les mœurs), de donner de longs détails sur toutes les parties constituant l'enveloppe extérieure des insectes , de ces êtres faisant partie de l'embranchement des animaux articulés que les naturalistes ont ainsi définis :
Animaux ayant le corps divisé en une série d'anneaux, pourvus de membres articulés, et dépourvus de squelette intérieur.
Embranchement qui renferme plusieurs classes , celle des insectes, distinguée des autres par un corps toujours divisé entête, thorax (tronc) et abdomen (ventre), n'ayant jamais plus de trois paires de pattes, offrant presque constamment des ailes.
Nous avons déjà dit que les caractères des genres essentiels , des groupes, familles, tribus et ordres, figuraient dans ce travail; or, comme dans le mode de groupement, aussi bien que dans la nomenclature, nous avons apporté des modifications , il est nécessaire d'y revenir.
Prenons d'abord la nomenclature.
Jusqu'ici les principales coupes, comme les tribus, avaient un nom tiré tantôt d'un de leurs caractères , tantôt de leurs habitudes , tantôt encore du nom principal de la tribu : il en était de même pour les familles. Quelques auteurs cependant avaient adopté soit pour les familles , soit pour les groupes, mais pas au delà , des noms tirés de ceux des genres principaux et ayant une désinence particulière en ides (idae) , ites (itse) ou quelque autre. Nous avons été plus loin, chaque groupe porte un nom tiré de celui du genre principal avec la désinence ites (itae), comme Scarabéites {Scarabaeitse)^Q\vcy&omélites (Chrtjsomelitas), comprenant le genre Scarabée et ceux qui en sont très-voisins ; l'autre, le genre Chrysomèle et ceux qui s'en rapprochent le plus. Les divisions au-dessus des groupes, c'est-à-dire les familles, sont nommées d'après le même principe, ont une désinence en ides (idae); ce sont les Scarabsei-