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TREIZIÈME TRIBU

LES TENTHRÉDINIENS.

Outre le caractère que les Tenthrédiniens partagent avec lesSiriciens, la jonction intime de l'abdomen avec le thorax, une double tarière mobile,* écailleuse, dentelée en scie , pointue et logée entre deux autres lames, qui lui servent d'étui , l'ournit un caractère que nous ne retrouvons pas ailleurs. C'est en considération de cette structure que Latreille donnait à ces insectes le nom de Portescie. Les femelles se servent de cette tarière pour fendre des tiges, dans lesquelles elles déposent un œuf, répandant en même temps une sorte d'écume, à laquelle on attribue la propriété d'empêcher l'ouverture de se fermer. Ses entailles augmentent promptement de volume et forment, dans certains cas , des excroissances qui servent de domicile aux larves.

Cependant, la plupart des Tenthrédiniens vivent dans leur premier état à découvert sur les végétaux, et senourrissent de leurs feuilles : ils ressemblent beaucoup aux Chenilles par leur forme et leur.s couleurs, mais les pattes membraneuses (c'est ainsi que l'on désigne des espèces de mamelons qui existent par paires à certains anneaux du corps de l'animal ) sont en nombre plus considérable , de quatorze à seize, tandis que chez les Chenilles on n'en compte jamais plus de dix. Us sont au reste en général pourvus , comme ces dernières, de trois paires de pattes

écailleuses (c'est ainsi qu'on appelle les pattes articulées appartenant seulement aux trois premiers anneaux du corps, et qui représentent les six pattes de l'insecte parfait).

Voilà la première fois que nous voyons des larves d'Hyménoptères pourvues d'organes de locomotion et ayant besoin de se déplacer.

Il était nécessaire, en effet, que celles-ci puissent marcher de feuille en feuille pour que la nourriture ne vienne pas à leur manquer, si elles restaient toujours à la même place. Le nom de Fausses Chenilles qu'on leur a appliqué leur convient réellement'très-bien. Plusieurs se roulent en spirale et d'autres se relèvent le corps en forme d'arc, quand on les inquiète. Pour se métamorphoser en nymphe , elles se filent une coque soyeuse , soit dans la terre, soit sur les plantes où elles ont vécu. Ce qu'il y a de remarquable dans la métamorphose de ces Hyménoptères, c'est queleurs larves, après s'être enfermées dans leurs cocons, y demeurent souvent pendant fort longtemps, quelquefois même y passent l'hiver, avant de subir leur transformation en chrysalide ; l'insecte parfait éclôt toujours très-promptement après ce dernier changement.

Nous connaissons une quantité très-grande de Tenthrédiniens. La plupart appartiennent à l'Europe, mais cependant les diverses parties du monde nous en fournissent également. Dans cette tribu , les palpes maxillaires présentent six articles et les labiaux quatre; les mandibules sont fortes et dentelées ; les quatre ailes sont toujours divisées en un grand nombre de cellules.

Le tableau suivant présente les divisions établies dans la tribu des Tenthrédiniens :

TABLEAU DES DIVISIONS

DES TENTHRÉDINIENS

ES F\M1LLES, GROUPES ET GENRES

Fam. 1.

CÉPHIDES.

Groupe

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