‹ Histoire des insectesChapitre 63 sur 68 · SïNUCHUS. Gijll · texte numérisé non relu

SïNUCHUS. Gijll

Gre. 39 Gre. 40.

Gre. 41.

Gre. 42.

Gre. 43.

Gre. 44, Gre. 45.

HISTOIRE Menton sans dent. Corselet allongé, étroit. Tarses longs ayant trois articles dilatés dans les mâles.

Menton sans dent. Corselet arrondi.

Tarses ayant trois articles dilatés.

Menton à dent bifide. Palpes labiau.x à dernier article élargi. Crochets des tarses dentelés.

PRiSTODACTYLA. 2)e/.Menton à dent bifide. Palpes labiaux à dernier article cylindrique. Lèvre supérieure entière. Crochets des tarses dentelés.

Menton à dent bifide. Palpes cylindriques. Lèvre supérieure échancrée.

Antennes à troisième article de la longueur des suivants. Crochets dentelés.

PRiSTONYCHE. Dcj. Mcuton à dent bifide. Palpes cylindriques. Lèvre supérieure échancrée.

Antennes à troisième article plus long que les suivants. Crochets dentelés.

DOUCHE. Bon. Menton à dent simple. Crochets de tarses ayant des dentelures très-fines.

0NYPTERYGi.\. Dcj. Mcntou à dent simple. Crochets des tarses très-pectinés.

PATROBE. Dej. Menton à dent bifide. Tarses ayant

leurs deux premiers articles dilatés.

STENOMORPHE. Z)fi/.Menlon sans dent. Tarses antérieurs n'ayant qu'un seul article dilaté dans les mâles.

Menton sans dent. Tar.ses ayant deux articles dilatés dans les mâles.

Gre. 37. calathe. Bon.

Gre. 38.

OMPHRÉE. Dej.

MELANOTE. DCJ.

Menton à dent simple. Tarses ayant deux articles dilatés dans les mâles.

CARDiADÈRE. Dcj. Mcutou à dcut bifide. Antennes longues , à troisième article cylindrique.

Tarses ayai»t deux articles dilatés dans les mâles.

DES INSECTKS.

Gre. 47. d\ripe. Dej.

Gre. 48. cascklie. Curiis.

Gre. 46. POCONE. Dej. Menton à dent bifide. Palpes à dernier

article ovalairc. Antennes à troisième article renflé an bont. Tarses ayant denx articles dilatés dans les mâles.

Menton à dent bifide. Palpes à dernier article ovoïde. Corps bombé.

Menton ayant une dent presque imper ceptible. Tarses ayant trois articles dilatés. Corps convexe, dépourvu d'ailes sous les élytres. Corselet allongé.

Gre. 49. promécodère. Z)P/'.Menton ayant une dent presque imperceptible. Tarses ayant trois articles dilatés dans les màle,s. Corps trèsconvexe, dépourvu d'ailes sous les élytres. Corselet presque aussi large que long.

Tarses dilatés. Palpes tronqués à l'extrémité. Jambes antérieures et intermédiaires échancrées vers le milieu.

Tête médiocre.

Palpes à dernier article tronqué. Tarses à quatrième article à peine échancré.

Palpes à dernier article tronqué. Tarses à quatrième article profondément bilobé.

Palpes à dernier article pointu.

Tarses sans dilatation daiis les mâles.

Élytres sans troncature. Tête grosse.

Lèvre supérieure presque carrée et cchancrée. Tè,te très-grosse.

Lèvre supérieure large à peine écbancrée. Tête grosse.

Gre. 3. CRATOGSATTiF.. Drj. Lèvre supérieure large et courte, peu écbancrée. Mandibules très-forles, saillantes et aiguës.

Gre. 4. DAPTE. Fisch. Lèvre supérieure presque carrée et un

Gpe. 10. HARPALITES.

Gre. I. HARPALE. Latr.

Gre. 2. stenolophe. Drj.

Gre. 3. acupalpe. Latr.

Gpe. 11. ACINOPTTES.

Gre. 1. AC1N0PE. Dej.

Gre. 2 AMBLYGNATHE. Dej.

3fi2

Gre. 5. agonodère. Dej.

G|)e. 12.DIT0MITES.

Gre. 1. CLYPTE. Brullé.

Gre. 2. MEL/ENE. Dej.

Gre. 3. coscinia. Dej.

Gre. 4. ditomr. Bon.

Gre. 5. cvRTÈRE. Dej.

Gre. 6. PACHYCARE. Sol.

Gre. 7. APOTOME. Za^r.

Gpe. 13. SCAR[TITES.

Gre. 1. scARiTES. Fabr.

Gre. 2. Af:\NTHOSCRLis. Latr

\m\ échancrée. Mandibules longues.

T(ite médiocre.

Lèvre supérieure courte et sans écliancrure. Mandibules peu allongées.

Palpes tronqués à l'extrémité. Jambes élargies à l'extrémité, mais non palmées. Lèvre supérieure très-courte.

Lèvre suj)érieure à [leine édiancrée.

Antennes très-courtes , monilifnrmes.

Antennes à premier article gros. Menton pourvu d'une dent.

Antennes à premier article cylindrique un peu plus gros que les autres.

Menton sans dent.

Lèvre supérieure sans échancrure.

Antennes longues, sétacées. Mentori muni d'une dent. Élytres libres.

Lèvre supérieure échancrée. Antennes longues, sétacées.

Lèvre supérieure sans écliancrure.

Menton sans Jent. Élytres soudées.

Lèvre supérieures échancrée à angles saillants. Palpes maxillaires trèslongs, filiformes. Menton profondément échancré, sans dent. Corselet globuleux.

Palpes tronqués. Jambes antérieures élargies à l'extrémité et palmées en dehors. Élytres sans troncature. Lèvre supérieure très-courte.

Lèvre supérieure trilobée. Mandibules très-grandes. Antennes plus longues que les mandibules. Jambes ayant trois digitations.

Mandibules grandes. Antennes plus courtes. Jambes ayant une de leurs digitations aniuée.

Gre. 3 pasimache. Bon.

Gie. 4. CARENUM. Bon.

Gre. 6. scAPTÈRE. Dej.

Gre. 6. oxystome. Latr.

Gre. 7 oxycnathe. Dej.

Gre. 8. camptodonte. Dej.

Gre. 9. clivina. Latr.

Gpe. 14. SIAGONITES.

Gre. 1. SIAGONA. Latr.

Gre. 2. encelade. Bon.

Gpe. 15. MORIONITKS.

Lèvre supérieure sinueuse. Antennes atteignant presque la base du corselet.

Jambes antérieures ayant deux digitatioQS.

Lèvre supérieure sinueuse. Antennes très courtes. Jambes antérieures ayant deux digitations. Palpes labiaux à dernier article élargi.

Mandibules médiocres, presque sans dents. Antennes très-courtes, moniliformes. Jambes antérieures ayant quatre dentelures placées sur une saillie.

Antennes plus courtes que les mandibules. Jambes de devant ayant trois digitations. Palpes labiaux à dernier article pointu.

Mandibules sans dents. Antennes trèscourtes. Jambes à trois digitations.

Palpes labiaux à dernier article cylindrique, tronqué.

Antennes plus longues que les mandibules. Jambes à trois digitations. Palpes labiaux à dernier article cylindrique.

Mandibules courtes et dentées. Antennes courtes , moniliformes. Jambes antérieures à trois digitations.

Palpes à dernier article ovale.

Tarses simples. Palpes tronqués. Menton articulé à la tête par des suture»

longitudinales. Jambes antérieures élargies à l'extrémité, peu dentelées.

Corps très-plat.

Palpes labiaux à dernier article plu.»

large que long.

Palpes labiaux à dernier article triangulaire.

Tarses élargis dans les mâles. Jaaibos

Sf.4

Gre. t. MORioix. Latr.

Grc. 3. CATAPiEZE. Sol.

Gre. 4. hemiteles. Br.

élargies à l'extréinité , nuiis non palmées.

Lèvre supérieure presque carrée et profondément échancrée. Menton ayant une dent bifide plus courte que les lobes latéraux.

Gre. 2.CAiMPYL0CNEMis IV'es^.Lèvre presque carrée et échancrée. {Hyperion Cast.) Menton ayant une dent bifide plus

longue que les lobes latéraux.

Lèvre plus large que longue, à peine échancrée. Menton ayant une dent tronquée plus courte que les lobes latéraux.

Lèvre supérieure courte, sans échancrurc. Menton ayant une dent simple.

Gre. 5. iioMALOMORPHA. .B/'.Lèvresupérieuretrès-courte, lortement échancrée. Menton ayant une dent courte et bifide.

Gpe. 16. GR.\PHlPTERITES.Élytres tronquées à l'extrémité. Tarses dilatés dans les mâles. Corselet cordiforme. Languette cornée, très-saillante entre les palpes.

Gre. 1 . GRAPHiPTiiKE. Latr. Menton sans dent. Tarses antérieurs simples. Antennes filiformes.

Menton sans dent. Palpes cylindriques. Antennes comprimées.

Menton sans dent. Palpe.* un peu élargis à l'extrémité. Tarses antérieuis prolongés au côté interne dans les mâles.

Gre. 2. piEziA. Brull.

Gre. 3. anthia. Weber.

Gre. 4. uelluo. Bon.

Gpe. 17. BRACHIMTES.

Menton muni d'une dent. Pali)es à dernier article un peu élargi. Lèvre supérieure avancée au milieu. Antennes moniliformes.

Tarses simples. Corselet assezallongé.

Klylres légèrement élargies vers I extrémité et plus ou moins tronquées.

Gre. 1. ozoENA. Oliv.

Gre. 2. BRACHiNE. iVebe?'.

Groupe 17. LEBIITES.

Gre. 1. CATAscoPE. hUrbtj.

Gre. 2. EuciiEiLA. Dej.

Gre. 3. pékicale. M. L.

Gre. 4. THYRÉOPTÈRE. Dp).

{Eurijdera. Lap. de Cast.

Gre. 5. PKOMÉCOPTÈRE. Dej.

Gre. 6. hexagonia. Kirby.

Gre. 7. orthogonie. M. L.

Gre. 8. PLOCHioNE. Dej.

Gre. 9. ARSiNOE. L. Cast.

Gre. 10. cRVPTOBATis. Eschs Gre. 11. LEBiA. La^r.

Élytres sans troncature sensible à l'extrémité. Antennes épaisses, moniliformes.

Élytres nettement tronquées à l'extrémité. Antennes sétacées. Lèvre supérieure courte.

Corselet cordiforme. Élytres larges plusou moins tronquées àl'extrémité.

Palpes grêles, cylindriques. Lèvre très-avancée recouvrant les mandibules. Menton muni d'une dent.

Palpes labiaux à dernier article triangulaire. Lèvre supérieure ovale cachant les mandibules. Menton sans dent.

Palpes cylindriques. Lèvre supérieure échancrée. Menton sans dent.

Palpes cylindriques. Lèvre supérieure )droite, plus longue que large. Menton muni d'une dent.

Palpes à dernier article ovalaire, pointu. Lèvre supérieure avancée.

Palpes labiaux à dernier article triangulaire. Tarses dilatés. Corselet hexagonal.

Palpes cyUndriques. Tarses à articles triangulaires, le quatrième bilobé. Corselet arrondi. Élytres parallèles.

Palpes labiaux à dernier article triangulaire. Tarses simples. Corselet sans prolongement.

Palpes cylindriques. Tarses simples, à crochets sans dentelures. Corselet sans prolongement.

.Palpes labiaux à dernier article triangulaire. Tarses à crochets dentelés.

Palpes à dernier article ovalaire. Tar-

366 Hl

Gre. I2.RH0MB0DERA. Reicke

Gre. 13. siNGiLis. Hamb.

Gre. 14. coptodère. Dej.

Gre. 15.TÉTRAGONonÈRE. Dej.

Gre. 16. coRSYRE. Dej.

Gre. 17. cymindis. Latr.

Gre. 18. CALLEiDA. Dej.

Gre. 19. DEMETRUS. Bon.

Gre. 20. DROMiE. Bon.

Gpe. 18. MORMOLYCITES.

Gre. 1. MORMOLYCE. Hagenb.

Gpe. 19. DRYPTITRS.

sesà articles cordiformes clàcrocliets dentelés. Coiselet prolongé en arrière.

Palpes à dernier article pointu. Tarses à articles cylindriques, leurs crochets ayant une seule dent à la base.

Tête séparée du thorax.

Palpes maxillaires à dernier article cylindrique ; le même des labiaux securiforme. Tarses à quatrième article bilobé et à crochets dentelés.

Palpes labiaux cylindriques. Tarses à quatrième article à peine échancré , à crochets dentelés. Corselet sans prolongement.

Palpes à dernier article cylindrique.

Tarses antérieurs garnis en dessous de petites lamelles.

Palpes à dernier article cylindrique.

Tarses à crochets sans dentelures.

Palpes à dernier article triangulaire dans les mâles. Tarses simples , à crochets garnis d'épines en dessous.

Palpes labiaux à dernier article triangulaire. Tarses à quatrième article bilobé.

Palpes à dernier article cylindrique.

Tarses à quatrième article bilobé.

Palpes à dernier article cylindrique.

Tarses simples, avec les crochets un peu dentelés en dessous. Corselet extrêmement allongé , linéaire. Élytres tronquées à l'extrémité, offrant latéralement une grande expansion membraneuse.

Antennes à premier article plus long que les deux suivants. Tarses très-

larges. El> très tronqués à l'extrémité.

Gre. 1. Di\PHORE. Dcj Antennes grossissant un peu vers le

bout. Palpes à dernier article cylindrique.

Gre. 2. poLiSTiCHts. Bonei. Antennes à premier article médiocrement allongé, les derniers allant en grossissant jusqu'à l'extrémité.

Gœ. 3, zuPHiE. Latr. Antennes assez longues , premier ar-

ticle droit. Palpes à dernier article ovalaire.

Gre.4.EUN0STE.Cas^. e< Cory. Antennes courtes a premier article épais. Corselet cordiforme très-court.

Gre. 5. TRiCHOGNATHE. La^/'.Antennes assez longues à premier article très-renflé vers le bout et arqué. Mâchoires ayant un tubercule à leur base.

Gre. 6. GALERiTA.. Fabr. Antennes longues à premier article renflé au bout. Palpes à dernier article triangulaire.

Gre. 7. coRDiSTEs. Latr. Antennes assez longues. Palpes à dernier article ovalaire. Tarses à articles tiès-larges.

Gre. 8. DRYPT A. Faôr. Antennes courtes, grêles. Palpes à

dernier article triangulaire. Corçelel cylindrique, très-étroit.

Gpe. 20. ODACANT HITKS. Antennes à premier article court. Corselet presque cylindrique. Élytres tronquées.

Gre. 1. KGviK. Fabr. Palpes labiaux à dernier article trian-

gulaire. Tarses triangulaires, le pénultième article bilobé.

Gre. 2. STENmiA. Brul. Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tarses à pénultième article entier.

Gre. 3. ctenodactyla. De/. Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tarses à crochets dentelés en dessous.

HISTOIBE

Gre.4. leptotrachèle. Z/O^r

Gre. 5. odacantha. Fal>r.

Gre. 6. ïkiciiis. Klug.

Gre. 7. stejnocheila. Cast.

G'e. 8. LASIOCERA. Dej.

tire. 9. CASJN01N1A. Latr.

Gpe. 21. TRIGONODACTY- LITES.

Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tarses à pénultième article bilobé. Élytres sans échaiici ure.

Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tarses presque cylindriques.

Mandibules courtes.

Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tarses à articles triangulaires.

Mandibules courtes.

Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Mandibules longues et étroites.

Mâchoires dentelées.

Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Antennes garnies de bouquets de poils. Tarses cylindriques.

Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tête amincie en arrière. Tarses grêles.

Élytres tronquées. Antennes à premier article très-court. Corselet presque carré. Mâchoires munies d'un onglet.

Tarses élargis et triangulaires.

Tarses cylindriques.

Gre. I . TRIGONODACTÏLE. Dej

Gre. 2. miscelus. Klug.

{Leptodactyla Dr.) Fam. 2. ciciivorlïdes. Mâchoires ordinairement munies

d'un onglet articulé. Palpes labiaux souvent plus gros que les maxillaires.

Groupe 1. CTÉNOSTOMITES.Lobe interne des mâchoires sans onglet. Palpes très-longs , pendants ; les trois premiers articles des tarses dilatés chezlesmàles. Corpsétroit. Tarses à quatrième article prolongé en dedans chez les mâles.

Genre 1. ctenosioma. Klug.Mn^ petite dent dans l'échancrure du menton. Élytres très-rétrécies à la base, renflées à l'extrémité.

Gre. 1. i'Roct:pn\LE. Casl.

Une petite dent dans l'échancrure du menton. Élytres parallèles , cylindriques.

Gre. 3. pogonostoma. Klxig.VmxA de dent dans l'échancrure du (Psilocera Brul.) menton.

Gpe. 2. COLLYRITES. Palpes courts et épais. Corps étroit.

Labre très-grand, voûté, cachant en tièremenl les mandibules. Tarses à quatrième article prolongé en dedans chez les mâles.

Palpes internes bi-articulés. Antennes épaissies vers l'extrémité.

Palpes internes bi-articulés. Antennes sétacées.

Palpes internes uni-articulés , spiniformes.

Tête ordinairement médiocre, quelquefois assez grosse. Yeux en général assez grands. Ordinairement des ailes sous les élytres. Tarses à quatrième article simple ou bilobé.

Labre peu avancé et denté. Corps ailé. Dent du menton assez courte.

Labre avancé , triangulaire , tridenté dans les mâles. Corps ailé. Antennes à peine aussi longues que la tête et le corselet, avec les derniers articles un peu plus épais que les autres.

Labre avancé. Corps dépourvu d'ailes sous les élytres. Antennes sétacées.

Gre. 4. HYRMECOPTERA.Scftawni. Labre avancé. Corps dépourvu d'ailes sous les élytres. Antennes fortement dilatées et comprimées à partir du cinquième article.

Gre. 5. DiSTiPsmER.v. Westw. Labre très-grand, cachant les mandibules, échancré, avec une petite dent dans l'échancrure. Menton sans dent.

Gre. 1. coLLYRis, Fabr.

Gre. 2. TRicoNDYLA. Latr.

Gre. 3. therates. Latr.

Gpe. 3. CICLNDÉLITES.

Gre. J. ciciNDELA. Lin.

Gre. 2. callidemà. Gaer.

Gre. 3.DR0M1CA. Dej.

Gie. 6. Kui'RosoHE. Latr. Labre peu avancé. Dernier article des palpes labiaux plus court que le pénultième. Dent du menton très-longue.

(ire. 7. iRESiA. Dej. Labre peu avancé. Dernier article des

palpes labiaux plus long que le pénultième.

Gre. 8. meg\cephala. Lalr. Labre court. Yeux grands, oblongs. Mandibules très-larges, arquées , dentées.

Gre. 9. oxvcheila. Dej. Labre triangulaire avancé, cacbant entièrement les manilibules. Yeux |)etits, arrondis.

( pe. 4. .MANTICORITES. Tête grosse. Jamais d'ailes sous les élytres. Yeux petits.

Gre. I . OMUS. Eschsch. Tarses antérieurs dilatés dans les mâ-

les. Protliorax sans angles. Labre siio* plement sinué.

Cre. 2. AMBLYCHEiL.\. Saij. Tarses antérieurs dilatés dans les mâles. Protliorax sans angles. Labre denté.

Gre 3. platychile. ^/.-Z<eay .Tarses antérieurs dilatés dans les mâles. Prothorax ayant ses angles saillants.

Gre. 4 manticora. Fabr. Tarses antérieurs simples dans les deux sexes. Protliorax un peu cordiforme, bilobé en arrière.

Les Carabiens se divisent naturellement en deux familles; ce sont les Cababides etlesCiciiNDELiDES.

Les premiers, qui sont de beaucoup les plus nombreux, peuvent former une longue série de groupes.

Nous commencerons par le groupe des Tséchites, auquel se rattachent un petit nombre de genres dont toutes les espèces sont de petite taille.

Le type du genre ^pe [Mpusfulvescens, Steph.),qui est longdedeux millimètres et entièrement d'un jauneochracé, sv trouve sur les côtes de France et d'Angleterre. Le type

DES mSECTES, 37 1

(lu genre Blemus [B. areolatus , Creutz) se trouve aussi sur les côtes de France, M. Auclouin a observé dans l'île de Noirmoutier ses habitudes, qui sont très-curieuses ; cet insecte passe presque toute sa vie complètement recouvert par l'eau de la mer; et c'est seulement lors des plus basses marées qu'il se trouve à découvert. Le fait le plus surprenant, c'est que ce Blemus ne peut respirer que l'air atmosphérique. Il paraît probable, au reste, qu'il se loge dans des antractuosités où des globules d'air se trouvent retenus; eu outre, avec les poils de son corps il peut en retenir une certaine quantité autour de lui-même.

Les Chalybés et les Égassont d'élégants petits Carabides propres à l'Amérique méridionale, ayant une forme élancée, leur tête et leur corselet étant plus étroits que le reste du corps. Les Lacnophores sont aussi tous Américains, mais le genre Trechus est propre à l'Europe , où Ton rencontre très-communément leTrechus rougeâtre (TVec^ws rubens) qui a à peine deux lignes de longueur et qui est d'un brun rougeâtre avec les élytres finement striées. On le trouve sous les pierres et sous les mousses dans les endroits humides.

Les Ooptères sont de petits insectes de la Nouvelle-Zélande dont la forme rappelle celle de quelques Féronites.

Les Bembidionites vivent constamment au bord des eaux, principalement sur les rivages des eaux dormantes; ils courent avecla plus grande agilité sur la terre vaseuse, au milieu des plantes aquatiques qui y croissent; ils se réfugient sous les pierres, sous les feuilles tombées, dans les crevasses; enfin, on les rencontre pendant la plus grande partie de l'année, et certaines espèces sont fort communes.

Les Bembidionites vivent aux dépens d'autres petits insectes, et l'on pense aussi qu'ils mangent des parties d'à

uimaux morts. Ces insectes sont de la plus petite tailie parmi les Carabieus ; la plupart sont indigènes à l'H-u rope.

Le genre Bembidion est le principal du groupe; il a été divisé en plusieurs sous-genres.

Les Tachypes, par la forme rétrécie de leur corselet et leurs yeux proéminents , se lient au groupe suivant.

Les ÉLÂPHHiTEssont encore des habitants des rivages. On trouve ainsi les Élaphres , petits coléoptères dont l'aspect rappelle un peu celui des Cicindèles. Le plus commun est l'Élaphre des rivages {Elajyhrus riparius, Lin.), long de trois lignes, d'un vert un peu bronzé, avec les élytrestrèsponctuées , offrant quatre séries de taches rouges violacées au milieu.

Les Bléthises, auxquelles nous réunissons les Pélophiles, vivent de la même manière; on en connaît très-peu d'espèces. [Blelhisa inultipimctata. ¥ah.)

Les Notiophiles sont tous de petite taille, avec un corselet court et large, des yeux très-saillants, des élytres ponctuées et striées , le corps toujours parfaitement lisse et brillant; ils se trouvent dans les lieux humides, sous les mousses, sous les écorces, sous les pierres, plus souvent au bord des mares-

Les Omophrons sont de petits Carabiens, de forme orbiculaire , dont l'aspect rappelle ou ne peut davantage la forme de quelques Dyticiens ; ils vivent sur les bords sablonneux des rivières, presque dans l'eau. Ce qu'il y a de remarquable, c'est que les espèces d'Omophrons, quoique très-peu nombreuses, sont dispersées dans des régions du globe très-éloignées. On eu trouve une espèce di'.ns notre pays sur les bords de la Seine, c'est l'Omophron bordé [Omophron litnbatum., Fabr.), petit insecte long de

DHS INSECTES. 3 73

trois à quatre lignes , de couleur fauve , avec une tache sur la tête et le corselet, et trois bandés transversales sinueuses sur les élytres , de couleur verte. Cet insecte se nourrit d'insectes vivant sur le rivage, ou de petites coquilles fluviatiles rejetées sur le rivage par le mouvement des eaux. Sa larve, observée parDesmarest,estoblongue,trèsrétrécie postérieurement, avec la tête plus large que tout le reste du corps. Cette larve, quand on la touche, se redresse à la manière des Staphy lins; elle vit comme l'insecte parfait, dans les mêmes localités.

On connaît encore un Omophron d'Espagne, un du Sénégal, un du Cap, un de Madagascar, un d'Egypte, deux de l'Amérique du Nord, qui, bien qu'assez différents entre eux, se ressemblent beaucoup. Une espèce du Bengale compose encore seule le genre Cyciosome.

Nous ne connaissons aussi qu'un seul Métrius provenant de la Californie.

Les Leistes sont d'assez petite dimension; on en trouve quelques espèces dans l'Europe tempérée; ils se tiennent sous les pierres ou sous les écorces , dans les endroits humides. Le type du genre est le L. spimbarbis, Fabr.

Les Nébries , remarquables par leur corps très-aplati , se trouvent surtout près du bord de la mer ou des rivières ; quelques espèces cependant vivent sur les hautes montagnes, dans des endroits souvent couverts de neige. Plusieurs caractères de faible importance , et la présence ou l'absence des ailes sous les élytres , ont servi à former des genres, que la plupart des entomologistes ont regardés comme de simples divisions génériques parmi les Nébries. La Nébrie à corselet court [Nebria brevicollis, L.) est commune dans la plus grande partie de l'Europe.

Les Carabttes forment le quatrième groupe : les plus

gros insectes de cette famille appartiennent à ce groupe.

Les Calosomes sont de gros et beaux insectes; nous en trouvons quelques espèces en Europe ; mais le type du genre, l'un des plus magnifiques insectes européens , est le Calosome sycophante (Calosoma sycophanta, L.) ayant près d'un pouce de longueur, d'un bleu violacé foncé, ayant les antennes et les pattes noires , et les élytres d'un vert doré éclatant, avec des stries longitudinales. On rencontre cet insecte dans les bois , où il se nourrit surtout de chenilles ; on assure que sa larve détruit un grand nombre de chenilles processionnaires. Cette espèce, observée pour la première fois par Réaumur, a depuis été de nouveau décrite et ligurée ; elle est assez longue , fortement déprimée, ayant tous ses anneaux écailleux, et le dernier terminé par des épines; sa couleur est d'un brun foncé, parfaitement lisse.

On ne connaît encore que trois ou quatre espèces de Callisthènes propres à la Russie méridionale et à l'Orient.

Le genre Carabe proprement dit [Carabus] est composé d'assez gros insectes, ayant souvent de vives couleurs, et dont les élytres soudées entre elles ne peuvent être séparées, ces insectes n'ayant pas d'ailes sous leurs élytres. Les Carabes sont surtout abondants en Europe, principalement en Russie et en Sibérie : on n'en a découvert que quelques espèces dans le nord de l'Afrique et aux îles Canaries; on en a rapporté aussi duNépaulEn Amérique, la côte du Chili seule, avec la terre de Magellan, en a fourni cinq ou six espèces, de forme élégante, et ornées des couleurs les plus éclatantes.

On s'accorde à regarder comme le type du genre le Carabe doré [Carabus auratus. Lin.), insecte d'un beau vert doré avec trois côtes sur les élytres; les pattes et les an-

ternies roussâ très : il est bien commun et bien connu dans notre pays, où on le désigne dans nos campagnes sous les noms de Jardinier et de Couturière.

On ne saurait, au reste, se plaindre de l'abondance d'un tel insecte; car il détruit nombre d'insectes nuisibles à l'agriculture.

Il s'en prend même à des hannetons ; c'est ce que nous avons observé nous-même plusieurs fois dans des circonstances analogues. Un Carabe doré, au milieu d'un chemin, tenait un hanneton , lui ouvrait le ventre avec ses mandibules et lui dévorait les intestins, tandis que le hanneton se remuait et quelquefois même marchait encore en subissant ce singulier supplice ; car le Carabe doré, loin de le làcher, le suivait sans arrêter sa manœuvre un seul moment.

Les larves des Carabes, comme celles des Calosomes, sont assez longues, aplaties, d'un brun foncé, luisant en dessus, avec le corps terminé par deux petites pointes ; leurs pattes sont assez longues : aussi leur course est très-rapide. Ces larves vivent comme les insectes parfaits. Nous devons à M. Heer la connaissance des larves de plusieurs Carabes. Nous avons rencontré fréquemment celle du Carabe doré; mais, comme nous n'avons pas réussi à en obtenir la nymphe, nous n'avons pas trouvé utile de publier une observation incomplète (l).

Les Procrustes et les Procères différent très-peu des Carabes; leur taille seulement est supérieure, surtout celle de ces derniers. Les Procrustes se trouvent surtout dans l'Europe méridionale et l'Asie Mineure ; une seule espèce

(1) Dans les Transact. of the entomol. society M. Walerhouse a formé sur un insecte provenant de Sainte-Hélène et très-voisin des Carabes, un genre Aplothomx.

[Procrustes coriaceus) est propre à l'Europe tempérée; les Procères habitent seulement l'Europe méridionaleorientale et l'Asie Mineure.

LesCYCHRiTEsforraent un groupe voisin des Carabites, mais bien distinct, au premier coup d'oeil, par leur tête longue, amincie plus ou moins en forme de museau. Les Cychres proprement dits sont tous Européens et paraissent rechercher les parties froides , les localités exposées au nord. Le Cychre à bec [Cychrus rostratus)^ long de six à sept lignes, d'un noir terne, avec les élytres finement ponctuées, offrant trois lignes longitudinales, est rare en France, aux environs de Paris, mais très-commun en Suisse. Sa larve , décrite par M. Heer, est plus élargie que celle des Carabes, auxquels elle ressemble beaucoup, malgré sa tête plus petite.

Les Scaphinotes et les Sphœrodères sont les représentants des Cychres dans l'Amérique du Nord.

Les Panageites comptent parmi les plus jolis Caral^ides. Les Panagées proprement dits sont répandus dans diverses parties du globe, mais c'est le seul genre du groupe que nous trouvions en Europe : le type est le Panagée grand-croix [Panageus crux-major, Lin.) qui est noir, velu, avec les bords des élytres et deux bandes transversales d'un rouge ferrugineux ; on trouve cet insecte au pied des arbres, souvent enfoncé dans la terre.

Les Copties et Dercyles [Dercylus]^ très-voisins des précédents, sont Américains, de même que les Philogées.

Les Brachyguathes , les Pélécies et les Érypes sont de beaux insectes de l'Amérique méridionale; les premiers surtout offrent les couleurs les plus éclatantes.

Les Pambores habitent la Nouvelle-Hollande.

Le genre Tefflus renferme une seule espèce de grande

taille et de couleur noire, qui habite la côte occidentale d'Afrique. {Tefflxis Megerlei, Fabr.)

Les Chl^nites recherchent aussi très-particulièrement les endroits humides et les bords des eaux.

La seule connue du genre Calllste [Callislus hinatus, Fab.) est assez rare en Europe, et on la rencontre sous les pierres , ou au pied des arbres , en petites sociétés de quelques individus.

Les Loricères sont très-reconnaissables à leurs antennes garnies de longs poils. La Loricère pilicorne [Loricera pilicornis, Fab.) vit dans nos environs, sur les bords des ruisseaux , dans les endroits très-ombragés.

Les Chleenies forment un genre très-nombreux en espèces; elles sont répandues presque partout le globe; plusieurs d'entre elles sont européennes : on les trouve ordinairement en familles au bord des eaux, quelquefois courant sur le rivage, mais plus souvent sous les pierres. Le Chlœnie velouté [Chlœnius velutinus ^ Fab.), long de six à huit lignes, d'un vert assez vif, et pubescent, avec le bord des élytres jaune, ainsi que les pattes et les antennes , se trouve communément sur les bords de la Seine. LeChlœnie vêtu ( Ch. vestitus)^ beaucoup plus petit que le précédent, est extrêmement commun, pendant toute la belle saison, sur les rivages des rivières, des mares et des étangs. Les Épomis et Dinodes, sous-genres des Chlsenies, n'eu diffèrent réellement que par l'élargissement du dernier article de leurs palpes.

On a seulement décrit deux espèces du genre Vei'tage ( Vertagus Buqueti, Dej., etc.)

Les LiciNiTES n'offrent rien non plus de très-particulier dans leurs habitudes.

Les Oodes vivent dans les mêmes localités que les

3 78 uisioil'.ii

Chlœnies ; ils sont de couleur noire, quelquefois un peu métallique; une seule espèce est indigène à notre pays. [Oodcs helopioides, Fabr.)

Les Diplocheiles et Dicœles sont tous exotiques et surtout répandus dans la partie sud de l'Amérique du Mord.

La seule espèce d'Asporina connue est du Brésil.

Les Badisters sont de petits Carabldes européens, parés de jolies couleurs, se tenant sous les pierres et sous les débris de végétaux, dans les endroits très-humides. Le Badister a deux marques [Badister bipustulatus) longues de deux ligues, d'un jaune rougeâtre, avec la tète, l'écusson , le dessous du corps uoir, ainsi qu'une tache en fer à cheval à l'extrémité des élytres; il est très-commun dans la plus grande partie de l'Europe.

Les Liciues se reconnaissent facilement à leur corps large et extrêmement aplati ; tous sont de couleur noire , la plupart européens, habitant les terrains rocailleux et souvent élevés, où on les trouve sous les pierres. Le type est le Licinus cassideus , Fabr.

Les FÉKONiTEs forment le groupe le plus étendu de toute la famille des Carabides. Ces Coléoptères sont répan^ dus dans toutes les parties du monde ; les formes qu'ils présentent sont si variées , et les caractères qui peuvent servir à grouper les espèces sont en même temps si peu tranchés et même si peu constants, que lesFéronites offrent les plus grandes difficultés pour les grouper génériquement d'une manière satisfaisante. La plupart de ces insectes vivent sous les pierres, dans les endroits rocailleux ; quelques-uns aussi vivent constamment au bord des eaux.

Nous commencerons par ceux dont les trois premiers articles des tarses sont dilatés et de forme triangulaire.

Les Masorées sont de petits insectes qui, par leur as-

pect , ressemblent un peu aux Trechus : le type {M. laticoliis) est rare aux environs de Paris.

Les A maras constituent un des genres les plus nombreux; ils sont répandus particulièrement en Europe. Quelques entomologistes ont établi des divisions sans nombre dans ce genre ' , basées sur des caractères impossibles à saisir nettement.

Le type des Amaras est l'A. trivial {A. trivialis. Lin.), long de six millimètres, d'un bronzé foncé avec les élytres striées et ponctuées , et les premiers articles des antennes ferrugineux : c'est l'espèce la plus commune dans notre pays. On assure que ces Carabiens font leur nourriture plutôt de substances végétales que d'insectes, parce qu'on les a rencontrés fréquemment sur des tiges de graminées. Il est cependant plus probable qu'ils recherchaient sur ces tiges de petits animaux , et que ce n'est qu'accidentellement qu'ils entament les tiges de végétaux.

Les Curtonotes, qui ont été détachés des Amaras, en diffèrent par leur forme moins naviculaire et plus convexe. Le type est l'A. fauve (A fulva^De Geer), très-commun dans une grande partie de l'Europe.

Le genre Lophidie est établi sur une espèce du Sénégal.

Les Antarcties sont les représentants des Amaras dans l'Amérique méridionale; leurs espèces sont nombreuses.

Les Zabrcs, d'une taille supérieure aux précédents, sont européens pour la plupart. On lésa regardés aussi comme herbivores; mais rien n'est plus douteux. On les a même regardés comme ayant causé des pertes considérables en Allemagne , en mangeant les épis de blé. Le Zabre bossu

' Voy. Zimmermann, Monograph. Amaroidum.

(Z. gibbus^ Lin.) est le type du genre. C'est un insecle très-commun en Europe, long de douze à quinze millimètres, d'un brun noirâtre, plus clair en dessous qu'en dessus, avec ses ély très striées, ses palpes, ses antennes, ses tarses ferrugineux ; sa larve est de forme oblongue, avec le dernier anneau terminé par deux pointes aiguës. Les entomologistes allemands assurent qu'elle vit pendant lanuit sur les jeunes pousses de blé , auxquelles elle cause de grands dégâts, et que, pendant le jour, elle s'enfonce dans la terre.

LegenreCnemalobe(0(Zo/i/o5ce^«5, Waterhouse), dont nous avons rejeté la dénomination de Cnemacanthe, à raison d'une fausse application, renferme quelques espèces du Chili '. Les Cardiophthalmes sont aussi Américains. Ou connaît peu d'espèces deBroscus; le type [B. cepludotes, Fab.), long de plus de vingt millimètres, d'un noir obscur avec les élytres tres-faiblement striées, n'est pas rare en Europe.

Le genre Miscodera est fondé sur une petite espèce propre à la Suède [M. arctica, Payk.), ayant l'apparence de certaines Clivines.

Les Stomis se rencontrent sous les pierres, dans les endroits humides; le S. poli {S.pumicatus, Payk.) est la seule espèce de notre pays.

Les Abaris se trouvent dans l'Amérique méridionale; les Rhathymes , Strigies et Hetéracanthes , en Afrique et aux Indes orientales.

La seule espèce connue du genre Myas ( M. c/ialijbœus, Palliardi), noire avec les élytres d'un beau bleu, habite la Hongrie.

' Voy. Biullé, Hist. des Ins. ; (îuer. Voy.de la Favorite; Magaz. 'Je zool., et Walerliouse, Magaz. of. natur. hist. 1840.

Le grand genre Férouie est répandu dans presque toutes les régions du monde; les nuances de formes que l'on remarque dans le corselet , et l'aspect général du corps , ont donné lieu pour les entomologistes à des divisions qui ont toujours été regardées comme secondaires par la plupart d'entre eux ', Presque toutes ces divisions renferment des espèces européennes ; nous regardons comme le type du genre Féronie,la F. cuivreuse {F. cuprea, Lin.), de la division des Pœciles. C'est uninsecte extrêmement commun , long de dix à douze millimètres, d'un bronzé plus ou moins verdâtre, avec les élytres fortement striées , ayant trois points sur la troisième strie , la base des antennes rougeâtre , les pattes noires ainsi que le dessous du corps.

Les Féronites suivants ont aussfies articles des tarses triangulaires, avec le menton à peine échancré.

Les Catadromes sont de grands Coléoptères des Indes orientales.

Les Trigonostomes habitent le même pays.

Les Euchroas se trouvent dans l'Amérique méridionale.

LesMichrocheiles, Distriges {Distrigus), Abacètes, Lesticus, Drimostomes ont été recueillis en Afrique et aux Indesorientales, principalement dans l'île de Madagascar.

D'autres Féronites ont les articles des tarses allongés : ce sont les Sphodres, dont une espèce {S. leucophtalmus, Lin.planus^ Fab.) se trouve en Europe et en Barbarie.

Les Platynes sont assez nombreux en espèces , et divisés en plusieurs sous-genres d'après la courbure des élytres et les angles du corselet [Anchomenus, Agonum, etc.). Ces Ca-

' Cesontles Pcecilus, ,'&on; Argulor, Dej.; Melanius, Bon, ou Omaseus Dej.; Steropus, Dej.; Platysnia, Bon; Cophosus,I)e) ; Omalosoma, Vig.; Pieroslichus, Bon . ; Ahax, Bon; Molops, Bon.; Camptoscelis, Dej ., et quelques autres encore, foy. Chaudoir, Bulletin de la sociélé impér. des nat. de Moscou, 1837 et 1838.

rabides sont aplatis , en général ornés de couleurs vive^i et brillantes, souvent métalliques; ils vivent en troupes au bord des eaux. Le Platyne bordé [P. marginatus. Lin.), de la division des Agones , est vert, avec les élytres bordées de jaune pâle et faiblement striées. 11 est très-commun au bord des mares et des étangs.

Les Cardioraères, très- voisins des Platynes, se rencontrent dans l'Europe méridionale.

Les Dyscokis et les Abropes sont de jolis insectes, représentants des Platynes dans l'Amérique méridionale.

La seule espèce connue du genre Loxocrepis provient de l'île de Java.

Les Euleptes n'ont encore été trouvés que dans lîle de Madagascar.

Les Olisthopes se trouvent en Europe, sur le bord des eaux, comme les Platynes. L'O. arrondi [0. rotundatus, Payk.), d'un brun roussâtre bronzé, se trouve communément en France; il a environ six millimètres de longueur

Enfin, d'autres Féronites se distinguent dans leur ensemble de tous les précédents par les crochets de leurs tarses qui offrent des dentelures en dessous.

Les Onyptérygies sont particulières au Mexique, et ornées de vives couleurs.

La seule espèce encore signalée de genre Synuchus (.S. nivaiis, Payk.) se trouve en France, en Allemagne, et sous des écorces ou des détritus végétaux.

Le genre Pristodactyla est établi sur un insecte de l'Amérique du Nord.

Les Pristonyches , Dolichus et Calathes sont en général Européens et très-aplatis; ils vivent ordinairement sous les pierres. Le Calathe large (C latus. Lin. cisteloides, lllig.), long de dix à douze millimètres, d'un noir intense,

avec son corselet faiblement ponctué, ses élytres striées et ponctuées, et ses pattes rougeâtres, est extrêmement commun en Europe.

Plusieurs derniers genres de Féronites n'ont jamais plus de deux articles des tarses dilatés dans les mâles, tandis qu'il y en a trois chez tous les autres.

Les Patrobes sont des insectes aplatis, vivant sous les écorces et sous des détritus végétaux. On en trouve une seule espèce aux environs de Paris [P. rufipes, Fab.).

Les Pogones sont de petits Carabides qui habitent exclusivement les rivages des eaux saumâtres, soit de la mer, soit des marais salants; on en rencontre dans une grande partie du monde : plusieurs d'entre eux habitent nos côtes.

Les Baripes sont propres à l'Amérique méridionale.

Les Mélanotes et Sténomorphes aussi sont américains. La seule espèce connue du genre Omphrée a été prise au Monténégro.

Les genres Cascelius et Promecoderus sont l'un etl'autrj très-voisins des Pogones, et principalement des Baripes; cependant , ils en diffèrent notablement par les tarses qui offrent un plus grand nombre d'articles dilatés. Les Cascélies ont été trouvées dans les ports du détroit de Magellan, et les Promécodères à la Nouvelle-Hollande.

Les Hajrpalites constituent un groupe beaucoup plus nombreux que les précédents ; ils sont de moyenne taille , de couleurs sombres, souvent noirs; ils paraissent répandus presque dans le monde entier ; mais ils sont surtout abondants dans les régions tempérées et froides des deux hémisphères. Les Harpalites se tiennent sous les pierres dans les endroits rocailleux et arides.

Le genre Harpale est le principal du groupe; il ren-

ferme une longue série d'espèces, parmi lesquelles on en compte beaucoup d'européennes; plusieurs se ressemblent tellement entre elles, qu'il est presque impossible de les séparer avec certitude. Le type du genre, l'espèce la plus commune en France, leHai-pale bronzé (//. œneus, Fabr.), est long de quatre lignes , d'un vert bronzé plus ou moins brillant, avec les élytres flnemeut striées, les pattes et les antennes d'un rouge ferrugineux. On a formé plusieurs coupes parmi les Harpales, entre autres les Ophones, que l'on reconnaît surtout à la pubescence qui couvre leur corps.

Les Sélénophores, qui sont tous étrangers à l'Europe, la plupart habitant l'Amérique : ils ne se distinguent guère, au reste, des vrais Harpales, et leurs couleurs sont également très-sombres.

Les Géobènes, qui sont du cap de Bonne -Espérance; la seule espèce connue du sous-genre Gynandromorphe habite le midi de la France et l'Italie ' .

Les Acupalpes sont de petits Harpalites lisses et brillants , que l'on trouve dans les endroits humides , sous les pierres, sous les feuilles tombées etc.

Les Sténolophes sont de jolis insectes, que l'on rencontre dans les mêmes localités. [Stenolophus vaporariorum, Linné).

LesAcmopiTES sont des Coléoptères de moyenne taille; ils vivent sous les pierres , dans les terrains arides. On trouve plusieurs Acinopes eu France , et surtout dans le midi de l'Europe. La seule espèce connue du genre Dapte habite la France méridionale. Les Amblygnathes, Cratognathes et Agonodères sont exotiques.

• Voy. pour les autres divisions Dejean, Species de Coléoptères; Chaudoir, Bulletin de la soc. impér. des naturalistes de Moscou , 1837 et 1838.

Les DiTOMiTEs forment un groupe de peu d'étendue, dont toutes les espèces, de moyenne taille, sont européennes, ou du nord de l'Afrique, ou de' l'Asie Mineure. Ces Carabidesse tiennent' souvent sous les pierres; on les rencontre aussi courant dans les chemins, principalement dans le voisinage des rivières. Ils recherchent surtout les lieux sablonneux, où ils creuseut des trous pour s'y réfugier. On assure que leurs larves ressemblent beaucoup à celles des Cicindèles et qu'elles ont des mœurs analogues : le fait mériterait confirmation. Souvent la tête des mâles est cornue chez les Ditoraes.

On en trouve deux espèces aux environs de Paris [D. siilcatus, Fab., etfulvipes, Dej.).

Les Pachycares se trouvent en Orient ; leur couleur est ordinairement d'un bleu violacé foncé. On a décrit un seul Cartérus du Portugal et un Glypte des Tndes orientales.

Les Mélaenes, insectes à corps aplati, comme les Coscinies, ont été trouvés au Sénégal : ces derniers en Orient.

Le type du genre Apotome est un très-petit insecte [A. rufus) qui habite le midi de l'Europe ' ,

Les ScAKiTiTEs sont remarquables par leurs pattes courtes, dont les jambes antérieures, palmées, leur perraettentde fouir la terre ou le sable ; ils vivent toujours au bord des eaux, soit près des rivières , soit sur les rivages de la mer; ils se tiennent ordinairement sous les pierres et ne se montrent guère pendant le jour; leurs habitudes sont nocturnes.

Le genre Scarites est très-nombreux en espèces; elles s*ont répandues dans les diverses régions du monde, et

■ Le singulier genre Disphericus, Waterli. Traasact. of the enlom. Society, appartient peut-être aussi à ce groupe.

la plupart sont d'assez grande taille : on trouve en Franco, sur les bords de la Méditerranée, le Scarite géant {Se. gif/as^ Bon, ou Pyracmon, Fab.), long de quinze à seize lignes, d'un noir luisant, avec les éiytres presque lisses, ayant seulement quelques lignes de points très-peu marquées.

La seule espèce connue du genre Acanthoscelis se trouve dans l'Afrique méridionale; lesScaptéres et les Oxygnéithes aux Indes orientales; les Pasimaches dans l'Amérique du Nord: ceux-ci ont souvent des couleurs vives, leur forme est très déprimée.

Les Carenums habitent l'Australie; M. Westwood [Arcana enlomologica) eu a représenté dix belles espèces, il forme en outre un genre Gnathoxys sur deux espèces qui paraissent en différer très-médiocrement.

Les Camptodontes et les Oxystomes se trouvent dans l'Amérique méridionale.

Les divines sont répandues dans l'ancien et le nouveau continent; toutes sont fort petites, allongées, et plus ou moins convexes ; elles vivent sur le bord des rivières, ou elles creusent dans le sable.

La divine des sables (Clivina arenaria, Lin.) est le type du genre ; sa couleur varie du noir au testacé , en passant par toutes les nuances intermédiaires.

Les Dyschiries, qui forment une division parmi les divines, sont encore généralement plus petits. Le D. bossu (/). gihbus) est très-commun en Europe. D'après une observation consignée dans un recueil anglais ', on trouve cette espèce sur les bords de la mer, où elle fait une guerre acharnée à de petits Staphy iiniens.

' Rudd. Entomological magazine, t. w.

Les SiAGONiTES ont un corps extrêmement aplati et assez allongé. Ces Garabides se tiennent sous les pierres, souvent en troupes assez nombreuses. Dès qu'on soulève la pierre sous laquelle ils se trouvent, ils s'enfoncent dans la terre avec la plus grande rapidité. Les Siagones sont propres à l'ancien continent, on ne les rencontre que dans les régions chaudes.

Les Encelades connus proviennent de l'Amérique équatoriale.

Les MoaiONiTEs forment encore un groupe de très-peu d'étendue. Les Morions [Morio) sont des insectes, la plupart américains, vivant sous les écorces : la seule espèce connue du genre Campylocnemis est un très-gros insecte noir de la Nouvelle-Hollande.

Les CatapiesisetlesHomalomorphessont américains, et le seul P^mitèie décrit a été découvert dans l'île de Madagascar.

Les Graphiptérites constituent un des plus jolis groupes de toute celte famille. Les Graphiptères, insectes d'Afrique et de l'Asie Mineure, sont aplatis, avec leurs élytres largps, noires, ornées de taches blanches plus ou moins nombreuses. Les Graphiptères courent avec la plus grande agilité dans les terrains sablonneux et arides pendant la plus grande chaleur du jour.

Les Anthies ont une forme élancée, des mandibules robustes, une taille supérieure à la plupart des autres Carabiens;ilssontdes plus redoutables pour les insectes dont ils veulent faire leur proie. Les déserts de l'Afrique, de l'Asie Mineure et de l'Inde sont leur patrie ; ils paraissent fuir la lumière et faire plutôt leurs excursions pendant la nuit. Ces Coléoptères sont de couleur noire, avec des taches ou des bandes blanches formées par un duvet très-court. La

seule espèce de Piezie encore décrite habite le cap de Bonne-Espérance.

Les Helluos, assez différents des précédents, habitent les régions chaudes du globe; ils se font remarquer par leurs antennes épaisses et leur corps très-aplati.

LcsBrachinites sont représentés par un petit nombre de genres. Ce sont des Coléoptères très-remarquables par une propriété qui leur est particulière , celle de sécréter, lorsqu'on les inquiète, une liqueur caustique promptement vaporisable, qui est émise par l'anus avec beaucoup de force et une petite détonation. C'est un petit nuage blanchâtre ayant l'apparence de fumée. Ce liquide cause une véritable brûlure ; il est contenu dans des cai' aux sécréteurs renfermés dans l'abdomen : c'est pourquoi les Brachinitesontun abdomen volumineux. Le nom de Ca«o«/en5 qui leur a été donné vulgairement, indique bien cette faculté de produire de petites explosions quand on les inquiète. Ces insectes vivent par troupes sous des pierres, et il n'est pas rare de les voir lancer leur fumée tous à la fois, au momentoù l'on soulève la pierre qui les protège.

Le genre Brachine est le principal du groupe ; on en connaît une quantité considérable d'espèces, pour lesquelles on a établi plusieurs divisions secondaires, entre autres, celle des Aptines, qui se font remarquer par l'absence d'ailes sous les élytres.

LeBrachine crépitant (C, crepilans, Lin.) peut être considéré comme le type du genre; il est long de sept à huit millimètres, d'un jaune rougeâtre, avec lesélytres verdâtres ou bleuâtres, ayant de faibles côtes, et le ventre brun j il est tres-commuu au printemps.

Les Ozènes diffèrent beaucoup des Brachines par leur corselet plus élargi; leurs élytres plus longues recouvrant

complètement l'abdomen. Leurs antennes les rapprochent aussi des Helluos. Ils ont, au reste, la même propriété que les Brachines ; tous sont étrangers à l'Europe.

Les LÉBiiTEs forment un groupe nombreux d'insectes de petite taille, généralement aplatis, mais souvent ornés de couleurs vives et variées. Ces Garabides sont répandus dans toutes les régions du globe. Cependant nous ne connaissons pas leurs métamorphoses. A l'état d'insecte parfait, ils grimpent souvent sur les plantes pour y chercher leur proie, et ils se tiennent encore plus fréquemment sous les écorces.

Plusieurs genres sont tout à fait étrangers à l'Europe.

Les Catascopes sont de jolis Coléoptères de couleurs métalliques, qui ont été trouvés aux Indes orientales, en Afrique et en Amérique.

La seule espèce connue du genre Eucheilaa été trouvée au Brésil.

Les Péricales habitent l'île de Java; les Thyréoptères l'Afrique, et surtout l'île de Madagascar.

Les Promécoptères sont Américains, et les Orthogonies, Hexagonies, Plochiones et Arsinoés sont en général répandus aux Indes orientales , et quelques-uns sur la côte occidentale d'Afrique.

Les premiers surtout sont remarquables par leur corselet très-large.

Les Cryptobatis, Coptodères , Bhombodères , Tétragonodères sont presque tous propres à l'Amérique méridionale et ont en général des couleurs vives et variées ; un seul Tétragonodère se trouve au Sénégal.

Les Lébies proprement dites sont répandues dans les diverses régions du monde. Ou peut en considérer comme le type la Lébie à tête bleue [Lebia ctjanocephala, Fabr. ),

longue de six à sept millimètres, d'un vert brillant, plus ou moins bleuâtre, avec le corselet, le premier articie des antennes et les pattes d'un roux fauve.

Elle n'est pas rare dans notre pays.

Le genre Singilis a été rencontré en Andalousie et en Barbarie.

Le genre Corsyre n'a été trouvé qu'en Sibérie.

Les Cymindis habitent la plupart l'Europe, ils vivent sous lesécorces, et leurs couleurs en général sont brunâtres. Quoique leurs espèces soient assez multipliées, nous n'en rencontrons qu'une seule -aux environs de Paris, et encore y est-elle fort rare (C. humeralis, Payk.).

Les Calléides sont les représentants des Cymindis en Amérique ; leurs formes sont très-semblables, mais leurs couleurs sont en général très-brillantes. On rencontre encore quelques Calléides en Afrique et aux Indes orientales.

Les Démétrias et lesDromies, très-voisins des Cymindis» sont très-abondants dans toute l'Europe, et en géuértil d'une taille très-minime.

Le Démétrias uniponctué(Z). unipunctatus, Germ.) est le plus répandu dans notre pays.

Parmi les nombreux Dromies, le plus commun est le Dromie tronqué [D. trunca/ellus, Lin.), long de deux à trois millimètres, entièrement d'un noir bronzé, avec les élytres faiblement striées.

Le groupe de Mormolycitës se compose du seul genre Mormolyce, dont on ne connaît encore qu'une seule espèce [Mormolyce phijllodes, Hagenb.). C'est un insecte très-remarquable par la longueur extrême de sa tête et de son corselet, ainsi que par les expansions de ses élytres. Au reste, bien qu'il s'éloigne beaucoup de tous les autres Carabides, il n'en est pas moins certain qu'il se rap-

proche manifestement des Dromies, tandis qu'il n'a aucun rapport avec les Féronites, parmi lesquelles plusieurs entomologistes l'ont classé.

Le Mormolyce phyllode habite l'île de Java, où il vit sous les écorces.

Les Dbyptites sont de petits Coléoptères de forme élégante, la plupart exotiques, mais ayant cependant quelques représentants en Europe.

Les Diaphores n'ont encore été trouvés que dans l'Amérique du Nord.

Le type du genre Polistiche est commun depuis quelques années aux environs de Paris ; où il a été amené par les débordements de la Seine. Cet insecte [Polistichus vittatus, Brull., fasciolatus, Oliv., Dej.) est longde sept à huit millimètres, d'un brun noirâtre, très-ponctué , avec les antennes, les pattes, une bande sur les élytres, et le milieu de la poitrine, roussâtres.

Les Zuphies (Zaphium), très- voisins des précédents, habitent l'Europe méridionale et l'Afrique.

Le type (Z. olens, Oliv.) se trouve dans le midi de la France , et surtout en Italie.

On a décrit un seul Eunosce [Eitnostus Latreillei) de l'île de Madagascar, et un seul Trichognathe ( Trichognathus marginipennis, Lat.) de l'Amérique méridionale.

Les Galérites, dont le corps est très-aplati et le corselet assez long, ne se trouvent que dans les régions chaudes du globe , et surtout dans l'Amérique , où elles se tiennent dans les troncs pourris et au pied des arbres.

Les Cordistes sont tous Américains ; ils courent sur les feuilles et volent avec la plus grande agilité.

Quoique les Dryptes ne soient pas très-nombreux en espèces , on en a recueilli dans toutes les parties du mon-

392 uisroïKE

(le ; ce sont des Coléoptères à corselet cylindrique et étroit, souvent revêtus de couleurs vives. Le type du genre {Drypta emnrginata, Oliv,), long de sept à huit millimètres, d'un vert bleuâtre, avec les antennes, les pattes, les parties de la bouche roussâtres, se trouve dans une grande partie de l'Europe; il se tient sous des détritus végétaux, dans des mousses, etc.

Les Oda^canthites sont presque tous américains ; leurs formes grêles et élégantes les font reconnaître au premier coup d'oeil.

Les Agras, tous propres à l'Amérique méridionale, sont extrêmement allongés et parés des couleurs les plus brillantes avec des ponctuations très-variées. Ils se tiennent le plus souvent dans des feuilles roulées^ où ils demeurent immobiles pendant des journées entières.

Les Cténodactyles et Leptotrachèles sont également Américains ; la seule espèce connue du genre Sténidia est du Sénégal , ainsi que les Lasiocères.

Le type du genre Odacanthe ( Odacantha melanura , Lin.), long de six millimètres, ayant la tête, le corselet et l'abdomen d'un vert bleuâtre, et les élytres, les pattes, la base des antennes et la poitrine d'un jaune fauve, avec l'extrémité des cuisses et des élytres noire, est répandu dans une grande partie de l'Europe, mais néanmoins assez rare ; il se tient dans les lieux humides plantés de roseaux.

Les Trichis ont été trouvés en Oiient.

Les Sténocheileset Casnonies, habitants des régions intcrtropicales, et surtout de l'Amérique méridionale, sont de petits insectes vivant dans les endi'oits marécageux , où ils courent avec une grande vitesse ; ils se tiennent quelquefois sur les feuilles.

Les Trigonodactvlites, très-remarquables par la présence d'un onglet à leurs mâchoires, comme dans la famille suivante, se trouvent aux Indes orientales et en Afrique.

Les CiGiNDÉLiDES ne forment pas, a beaucoup près, une famille aussi étendue que celle des Carabides. Elle est composée d'insectes qui sont surtout abondants dans les régions chaudes du globe, et qui peuvent compter parmi les plus jolis Coléoptères , à raison de leurs formes gracieuses et de leurs couleurs vives et variées. Nous adoptons quatre groupes dans cette famille, à la vérité caractérisés d'une manière peu tranchée , mais qui paraissent néanmoins rapprocher les divers genres de la famille d'une manière assez convenable : ce sont les Cté-

NOSTOMITES, leS COLLYRITES, ICS ClCINDELlTES et IcS

Manticorites.

Les premiers se font remarquer par l'absence de l'onglet aux mâchoires, l'un des caractères des autres Ciciudélides.

Les Cténostomes et les Procéphaies, habitants de l'Amérique méridionale, se rencontrent dans les bois à terre, courant sur les troncs d'arbres, pendant la plus grande chaleur du jour.

Les Pogonostomes sont particuliers à l'île de Madagascar ; ils courent avec agilité sur les feuilles d'arbres, et volent avec beaucoup de facilité. Toutes les espèces connues sont d'un bleu plus ou moins obscur.

Les CoLLYKiTES semblent représenter lesprécédents aux Indes orientales et à la INouvelle-Hollande. Les Collyres ont un corselet étranglé, une forme large et cylindrique qui les fait reconnaître aisément; les Tricondyles , qui leur ressemblent beaucoup, sont dépourvus d'ailes; On

391 lilSTOlKE

les trouve sur les plantes qui croissent sur le littoral des îles des archipels indiens et australiens.

Les Thérates vivent dans les mêmes régions, mais leurs formes les rapprochent extrêmement des Cicindèles.

Les CiciNDÉLiTEs Constituent le groupe le plus étendu de la famille des Cicindélides. Le genre Cicindèle en est le principal. Il est répandu dans toutes les régions du monde et ses diverses espèces offrent entre elles une foule de nuances dans leurs formes ; ce qui donne lieu , pour quelques entomologistes, d'en former des genres particuliers qui ne reposent pas sur des caractères facilement ap préciables '• Les Cicindèles, pour la plupart, volent pendant la plus grande ardeur du soleil. Leurs premiers états ont étéobservésdans quelques espèces, principalement dans la plus commune en Europe, par MM. Desmarest, Latreille, Kirby et Spence , Ratzeburg, Westwood, etc. Le type du genre est la Cicindèle champêtre [Cicindela campestris^ Lin.) , espèce très commune dans toute l'Europe au printemps. Elle est longue de douze millimètres, verte, avec les côtés de la tète, du corselet et de l'abdomen cuivreux, les élytres granulées, ornées de six taches jaunes , et le ventre bleu.

Sa larve est blanchâtre et de consistance charnue, avec une tête très-la'-ge, de puissantes mâchoires, et des antennes très-petites, de quatre articles.

Le premier anneau est corné, plat, semi-circulaire, et muni dTine paire de pattes robustes, comme les deux anneaux suivants ; le huitième est le plus large et supporte un tuberculeeharnu rétractile, surmonte de deux crochets; les quatres derniers anneaux sont rétrécis et terminés

' Voyez Hope, Coleoplerisl's Maiiual, el Lacordaire, Révision de la famille des Ciciiuiélides. Liéi-e, 1842.

par un prolongement conique. Les larves de Cicindèles creusent dans la terre des trous cylindriques, à une profondeur de quelquefois plus d'un pied, enlevant avec leurs mandibules et leurs pattes des parcelles de terre et de sable qu'elles rejettent au moyen de leur tête; elles montent dans leur trou en contractant les anneaux de leurs corps, et surtout à l'aide des crochets qu'elles portent, à la manière de nos ramoneurs dans une cheminée, selon l'expression de plusieurs observateurs. Quand leur retraite est achevée, elles se placent à l'entrée, leur tête en masquant l'ouverture, elles attendent ainsi qu'un insecte vienne à passer; elles retirent alors brusquement la tète, le font tomber dans le précipice pour le dévorer aussitôt. Au moindre danger, ces larves se retirent au fond de leur retraite ; quand l'époque de leur transformation en nymphe est arrivée, elles ferment l'ouverture de leur tube.

Nos Cicindèles d'Europe recherchent les endroits sablonneux; cependant l'une d'elles (C. germanica. Lin.) se tient parmi les herbes, dans les endroits humides.

Les Cicindèles américaines, remarquables parleur corselet étroit , se tiennent sur les arbres : à raison de cette particularité et de leurs tarses sillonnés, on a formé un genre particulier que nous regardons comme une simple division [Odontocheila, Cast.).

Les Dromicas habitent le cap de Bonne-Espérance. Le genre Myrmécoptère, très-singulier par la conformation des antennes, vient d'être découvert en Nubie.

LesEuprosopes et Irésies, insectes de l'Amérique mériridionale, voltigent sur les feuilles. La seule espèce connue du genre Callidema a été découverte récemment en Colombie.

Le genre Distipsidera, est regarde avec quelque doute comme appartenant à la Nouvelle-Hollande..

Les Mégacéphales, toutes exotiques, presque toutes Américaines, une seulement propre à l'Orient, et deux autres au Sénégal, ont une tête assez volumineuse; elles vivent le long des rivières, "et volent moins que les Cicindèles; une espèce de la Guyane {3J. sepulchralis, Fab. ), observée par M. Lacordaire , court avec agilité dans les terrains sablonneux des Ibréts. ,

Ces Mégacéphales, comme nos Cicindèles, répandent une forte odeur de rose; par le frottement de leurs cuisses contre le bord de leurs élj'tres, elles produisent un petit bruit aigu, ainsi que lesOxycheiles,qui se trouvent seulement dans l'Amérique méridionale.

Les Manticoritès forment un petit groupe très-limité.

Les Omus et les Amblycheiles, Coléoptères de couleur noire, ayant, du reste, beaucoup l'aspect des Mégacéphales, ont été pris seulement en Californie.

Les Platychiles et les Manticores habitent l'Afrique australe. Ces derniers ont une taille supérieure à celle de toutes les autres Cicindélides; leur tête est très-grosse, ieurs mandibules sont fortes et dentées. Ils ont des pattes longues et robustes, bien conformées pour la course. Ces Manticores ont un peu l'aspect des Anthies parmi les Carabides ; comme ceux-ci ils sont de couleur noire ' .

' Voyez pour la description des espèces dans toute la triliu des Carabiens, Dejean, Species des Coléoptères; Brullé, Hist. nat. des Insectes; Laporle de Caslelnau , Hist. des Insectes. Paris, Duménil tS'iO, etc.

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