‹ Histoire des insectes, traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturels (volume 2)Chapitre 13 sur 114 · DE LA TRIBU DES CURCULIONIENS · texte numérisé non relu

DE LA TRIBU DES CURCULIONIENS

Famille 1°. BRUCHIDES. Antennes à premier article court, non coudées après ce premier article.

Rostre court, large. Antennes de onze

articles.

Groupe 1. BRUCHITES. Tarses à troisième article large, profondément bilobé.

Genre {. pRucuus. Lin. Cuisses postérieures peu renflées, uni-

dentées. Jambes droites, mutiques.

Gre.2. PACHYMÈRE. Latr. Cuisses postérieures très-renflées, mul-

(1) Voy. SchϾnherr, Species Curculionidum.

tidentées. Jambes arquées. Antennes longues, un peu en scie.

Gre. 3. SPERMOPHAGE. Cuisses sans renflement. Jambes pos- Schænh. térieures terminées par deux épines mobiles.

Gpe. 2. ANTHRIBITES. Tarses à troisième article très-petit, souvent peu distinct.

Genre 1. URODON. Schœ@nh. Antennes courtes, ayant leurs trois derniers articles grands, un peu perfoliés.

Gre. 2. ANTURIBE. Geoff. Antennes assez longues, plusou moins

(Platyrhinus, Tropideres, épaisses, avec leurs trois derniers ar-

Lilocerus, etc., Sch.) ticles formant une massue.

Gre, 3, xyLINADES Lat. Antennes épaisses dans toute leur lon- £ueur, un peu moniliformes. Corps presque cylindrique,

Famille 2. APFELABIDES. Antennes à premier article peu allongé, non coudées après ce premier article. Rostre long, presque cylindrique.

Groupe 1. ATTELABITES. Antennes de onze ou douze articles. Tarses de quatre articles. Rostre long.

Genre 1. APoDÈRE. O/iv. Antennes de douze articles, les quatre derniers formant une massue.

Gre. 2. ATTELABE. Fabr. Antennes de onze articles, les trois

(Zuscelus, Sch.) derniers perfoliés, formant la massue. Rostre court, élargi à l'extrémité.

Gre. 3. RHYNCHITES, Herbst.Antennes de onze articles, les trois derniers formant la massue. Rostre long, filiforme.

Gre. 4. PrÉROCOLE. Schœnh. Antennes de onze articles, larges, à massue de trois articles, grande et comprimée.

Gre. 5. ionyraynene. Germ.Antennes longues, de douze articles, le neuvième et les deux suivants larges et écartés, le dernier petit et pointu.

Gre. 6. AULÈTES. SC, Antennes de onze articles, les derniers formant une massue allongée, linéaire.

Gre. 7. EURHINE. Kirby. Antennes presque moniliformes, avec les quatre derniers articles très-allongés, surtout le dernier.

Gre. 8. ArION. Herbst. Antennes de onze articles, les trois (Cybelus, Sch.) derniers formant une massue ovale et pointue. Rostre droit, recourbé.

Gre. 9, RAMPHUS. Clairv. Antennes courtes et grêles, Rostre linéaire. Pattes postérieures propres au saut. Les cuisses très-renflées.

Gre. 10. raAcnycone. Sch. Antennes trés-courtes, les trois dermiers formant une massue ovalaire.

Cuisses cylindriques, très-épineuses.

Jambes comprimées, munies d'une dent. Tarses laineux.

Gre. 11. rrmycer. Dalm. Antennes courtes, à articles coniques diminuant graduellement de longueur.

Gre. 12. ÉLUS. SCA, Antennes grèles, peu renflées vers l'extrémité, à dernier article pointu.

Élytres prolongées en forme de queue.

Gre. 13. rmiNorIA. Kirby. Antennes très-peu épaissies vers l’ex- (Homalocerus, Sch.) trémité, le dernierarticle oblong, plus long que les deux précédents réunis.

Rostre cylindrique. Corps étroit li-

néaire.

Gre. 14. nuiNomAcer. Fabr,. Antennes longues; les trois derniers articles épais, formant la massue.

Rostre dilaté et arrondi à l'extrémité.

Groupe 2. MYCTÉRITES. Antennes courtes. Tarses hétéromères. Genre 1. MyerÈèRE, Clairv. Antennes filiformes.

Gre. 2. sALeINGUS. Gyll. Antennes terminées par une massue de trois articles.

Gre. 3. nmnosime, Zalr. Antennes terminées par une massue

de cinqarticles. >

Groupe 3. RHYSODITES.

Genre 1. RHYSODES. Zafr.

. Groupe 4. BRENTHITES.

Gre. 1. ARRHENODES. Séer.

Gre. 2. DRENTHE. Fabr.

Tarses de cinq articles. Antennes courtes, moniliformes.

Antennes de onze articles. Rostre assez long. Corps ordinairement linéaire.

Farses de quatre articles,

Antennes fortes à articles presque coniques. Tête ordinairement courte et dilatée. Mandibules saillantes.

Antennes longues et grêles. Tête point

(ÆEutrachelus, etc., Sch.) dilatée. Rostre souvent très-long.

Gre, 3. TAPHRODÈRES. SCA.

Gre. 4. CALODROME. Guér.

Gre. 5. uLocène. Schœænh.

Gpe. 5. CYLITES.

Gre. 1. cyLas. Latr.

Gpe. 6. BRACHYCÉRITES.

Gre: 1. OXYRHYNCNE, Sc.

Antennes très-courtes, grossissant un peu vers l'extrémité. Pattes courtes, les cujsses renflées, les jambes comprimées.

Antennes assez courtes, les trois derniers articles formant un massue aplatie. Rostre très-court. Cuisses courtes, renflées à l’extrémité. Jambes postérieures aussilongues que tout le corps, unidentées extérienrement.

Antennes courtes et épaisses, très-dilatées à partir du troisième article, les derniers formant une petite massue.

Antennes de dix articles, à massue épaisse. Tarses de quatre articles. Antennes moniliformes, les neuf premiers articles très-courts, le dernier très-grand, formant une massue allongée.

Antennes de neuf articles. Rostre court et épais. Corps court, très-épais, dépourvu d'ailes sous les élytres. Tarses de quatre articles.

Antennes assez courtes, ayant le premier article grand, cupuliforme, les suivants coniques, les huitième et

Gre. 2. errsus. Billb.

Gre. 3. zRACHYOÈRE, Fabr.

Gre. 4. MICROCÈRE. SCh.

Fam. 3. CURCULIONIDES.

Gpe. 1. CURCULIONITES.

Gre. 1. rmGus. Dalm.

(Cyadinerus , Sch.)

Gre. 2. cureuLio. Lin., Latr

(Entimus, Germ.)

Gre. 3. GONIPTÈRE. SCA.

Gre. 4. mrpornine. Billb.

(Prypnus, Sch.)

Gre. 5. EPIRHYNCHE, SCA.

Gpe. 2. PACHYRHYNCHH- FLS.

neuvième formant la massue, Le dernier très-petit.

Antennes courtes, presque cylindriques, les deux derniers articles for:

mant unemassuepelite. Tête allongée.

Antennes arquées, les deux derniers articles formant une massue solide, obtuse à l'extrémité.

Antennes à articles turbinés après le premier article. Les quatre derniers formant une massue pointue,

Rostre courl, peu arqué. Antennes insérées vers l’extrémité du rostre à

. premier article long , coudées après ce

premier article.

Rostre courbe, guère plus long que la tête, épais, renflé à l'extrémité.

Pattes longues. Les jambes antérieures souventarquées, munies à l'extrémité d’une forte dent.

.Pattes fortes, assez longues, avec les

cuisses renflées au milieu et lesjamhes droites inermes, seulement un peu dilatées à l'extrémité. Antennes à premier article peu long.

Pattes fortes, avec les jambes épaisses, crénelées en dedans, terminées intérieurement par une petite dent.

Pattes longues, à jambes antérieures un peu arquées, terminées intérieurement par unepetite dent. Antennes assez courtes, Jepremier article formant le tiers de leur longueur.

Pattes fortes, inermes. Antennes courtes, épaisses, à premiers articles un peu perfoliés.

Rostre très-court à peine renflé à l'extrémité.

Gre. 1. GHERRUS. Dalm.

Gre. 2. rroRHINUS. Blanch.

(Carterus, Sch.) (Prostomus , Sch.)

Gre, 3. oPHRYASTES. SCA.

Gre. 4. PACHYRHYNCHE.

Germ.

Gre. 5. APOCYRTE: Erichs.

Gre. 6. PSALIDIE, 1/lig.

Gre. 7. PÉRIMACHÈTE. SCA.

Gre. 8. LITHINE. Klug.

Gre. 9. RYSSOCARPE, Sch.

Gre. 10, syzycops. SCA.

Pattesantérieures plus grandes que les autres. Antennes longues, grêles, à premier article formant presque la moitié de leur longueur.

Patteslongues. Les jambes antérieures comprimées, arquées et dentelées en dedans. Antennes longues, à premier article en massue.

Pattes assez longues, surtout les antérieures. Tarses longs. Antennes courtes, assez épaisses, à massue oblongue.

Pattes fortes, à cuisses renflées et à jambes courbes. Élytres voûtées, arrondies. Antennes courtes, à massue ovalaire.

Pattes fortes, à cuisses renflées et à jambes un peu courbées, grêles, à massue oblongue. Élytres voûtées: atténuées postérieurement.

Pattes fortes, à cuisses renflées et à jambes dilatées à l'extrémité, Mandibules saillantes , arquées.

Cuisses un peu renflées. Jambes arquées, dentelées en dedans. Mandibules saillantes, obtuses.

Pattes épaisses. Antennes à articles décroissant de longueur vers l’extrémité, les cinq derniers formant la massue,

Cuisses antérieurestrès-renflées. Jam-

| bes dentelées en dedans. Antennes à

premier article très-long.

Cuisses renflées, Antennes grêles, à premier article en massue, les derniers formant une massue brusque. Yeux situés sur le sommet de latte,

DES

Gpe. 3. BRACHYDÉRITES.

Gre, 1. THYLACITE, Germ, (Cneorhinus, Sch.) (Sciaphilus, etc.)

Gre. 2. HERPISTIQUE. GCYn.

Gre. 3. BRACHYDERES, SCA.

(Zusomus, Germ.)

Gre. 4. NAUPACTE. SCA.

Gre. 5. LACOSTOME. SC.

Gre. 6. CYPHE, Germ.

(Hadropus, Oxyderces, Tropirhinus, Sch.)

Gre. 7. ÆTHERINUS. SCA.

Gre. 8. EUSTALES. Germ.

Gre. 9. POLYCOME, SC.

Gre. 10. DtAPREPES, Sc.

(Exophthalmus. Prepodes, Sch.)

Gre. 11. pmILOPE. SC.

Rostre plus où moins long, presque horizontal, de la longueur de la tête.

Pattes grêles inermes.Antennes à articles lenticulaires, la massue ovale.

Pattes longues, surtoutles antérieures.

Antennes à articles turbinés avec Ha massue oblongue.

Pattes très-longues, à cuisses un peu renflées. Antennes grêles, longues, à massue grêle.

Pattes antérieures longues. Les jambes courbées. Antennes longues, grèles, à massue allongée.

Pattes fortes, à jambes munies d’un crochet et à tarses élargis. Antennes courtes, fortes.

Pattes fortes, avec les jambes antérieures arquées. Antennes à premier article un peu renflé.

Pattes fortes, avec les jambes arquées.

Rostre dilaté à l'extrémité et profondément échancré. Mandibules faisant saillie sur les côtés du rostre.

Pattes assez fortes, à jambes antérieures arquées et dentelées à l’extrémité età tarses élargis.

Pattes assez fortes, avec les jambes droites , presque cylindriques. Antenues grêles à premier article en massue.

Pattes fortes, à cuisses renflées, à jambesinermes, arquées vers l'extrémité.

Pattes longues, les jambes arquées, ciliées, les postérieures ordinairement unidentées près de la base dans les

mâles. Antennes grèles.

Gre. 12. EurILIA. Cast. Pattes moyennes, avec les cuisses an- (Apolomus, Sch.) térieures un peu renflées et armées en dedans d’une forte épine.

Gre. 13. cRaTOPE. Dalm. Pattes fortes, avec les cuisses antérieures très-renflées et dentées. Antennes longues et grêles.

Gre. 14, GHLOROPHANE, Pattes longues , à jambes antérieures Dalm. courbes, terminées par un crochet.

Gre. 15. nypomÈces. Sch. Pattes fortes, à cuisses renflées. Jamæ bes cylindriques, presque droites, les

antérieures dentelées vers l'extrémité.

Gre. 16. ANÆMÈRE. SCA. Pattes assez longues, à cuisses un peu renflées au milieu, et à jambes eylindriques, munies d’une épine à l’extrémité.

Gre. 17. TANYMÈQUE, Germ. Pattes très-longues, à cuisses très-ren» flées. Jambes cylindriques, mutiques.

Gre. 18: Strona Germ.(Arti-Paltes simples, mutiques. Antennes pus, Sch.) grêles à premier article en massue. Rostre court, épais.

Gre. 19. mapromÈre. Sc. Pattes antérieures beaucoup plus (Siderodactyltus, Pandele-grandes que les autres, à cuisses trèslicus, Sch.) renflées et à jambes arquées et sou-

vent crénelées.

Gre. 20. roLxYDnOSE. Sch. Jambes presque droites, un peu comprimées, les postérieures un peu dilatées vers l'extrémité. Antennes grèles à premier article renflé.

Gre. 21. EUGNATE. SCA. Pattes à jambes droites, un peu conprimées., Mandibules suillantes. Antennes à premier article aussi long que le reste de l'antenne.

Gre, 22. METALLITES, Sc, Pattes à cuisses peu renflées. Jambes arquées et un peu dilatées à l’extrémité. Autennes courtes el épaisses, à Massue ovoide.

Gre. 23, ENTYUS, SCA. Pattes médiocres, à cuisses renflées,

DES

(£udius, Sch.) Gre. 24. PROICTES. SCA.

Gre. 25. PLADYTARSUS. SCA.

Gre. 26. rRoMÉGOPS. SCh. Gpe. 4. CLÉONITES.

Gre. 1. cuéoxts. SCA.

( Pachycère, Sch., etc. )

Gre. 2. CHRYSOLOPE. Germ.

Gre. 4. ATERPE. SC/2.

Gre. 4. cronors. Sch.

Ge, 5. HYPSONOTE. Ger'.

Gre. 6. LORDOPs. Sc.

(£urylobus ; Sch.)

Antennes longues et grèles, à massue ovale.

Pattes fortes, à cuisses renflées, Jambes antérieures arquées et dilatées à l'extrémité. Autennes courtes, à massue épaisse.

Pattes assez grêles, avec les jambes droites. Antennes grêles, à premier article long, la massue allongée.

Pattes fortes, à cuisses non renflées, à jambes antérieures munies d'une pointe à l'extrémité. Antennes courtes , épaisses, à massue forte.

Rostre longet épais. Sillons antennaires placés sous les yeux.

Pattes courtes, à cuisses antérieures peu renflées et mutiques, à tarses élargis. Antennes courtes, à Mmassue OVAlaire.

Pattes longues, à cuisses renflées et munies d'une dent en dessous, et à jambes un peu dilatées à l'extrémité,

Cuisses pou renflées. Jambes droites

et cylindriques, un peu élargies et en pointe à l'extrémité. Antennes à massue ovoide.

Jambes droites. Cuisses un peu renflées. Antennes courtes, épaisses, à premier article renilé à l'extrémité , à massue épaisse, presque globuleuse.

Cuisses renflées. Jambes cylindriques crénelées en dedans.Antennes longues; grêles, avec la massue très petite.

Cuisses mutiques, peu renflées. Jambes presque droites, très-finement crénelées. Antennes grêles, à massue ovoide,

Gre 7. LISTRODÈRES Sc.

Cre. 8, ALOPnE. SCA.

Gre. 9. GÉONÈME, Sch.

(Eupholus, Guér.)

Gre. 10. L1oPuLÉE. Germ.

Gre, 11. BARYNOTE, Sc.

Gre. 12. Lopnore, Sch.

Gre. 13. miNxops. Sch.

Gre. 14. STÉNOCORYNE. Sch.

Gpe. 5. HYLOBIITES.

Gre. 1. LÉPYRE, Germ.

Gre. 2. TANYSPHYRE. Germ.

Gre. 3, HYLOBIE, Germ.

Pattes longues, à jambescylindriques, un peu .crénelées. Antennes grêles, à articles furbinés.

Pattes assez fortes, à jambes cylindriques, un peu épaissies à l'extrémité, les antérieures sinueuses.

Cuisses mutiques très-peu renflées.

Jambes très-fiaement crénelées, Antennes longues, plus ou moins grêles, ayant leur massue oblongue, à articles peu distincts.

Pattes longues, à cuisses renflées et à jambes dilatées et tronquées à l’extréinité. Antennes grêles,

Pattes fortes, à jambes munies à l’extrémité d’un petit crochet. Antennes grèles à massué ovale,

Pattes longues, à tarses élargis. Antennes courtes, à massue un peu pointue.

Pattes fortes, simples. Antennes courtes, épaisses. Écusson nul.

Pattes fortes, à cuissesun peurenflées..

Jambes cylindriques, un peu denticulées à l'extrémité. Antennes courtes. *

Rostre long, courbé, presque cylindrique.

Pattes médiocres, mutiques. Antennes courtes à massue oblongue. Écusson triangulaire.

Pattes longues, à jambes cylindriques, ‘ munies d'une forte épine en dedans.

Antennes assez grêles.

Pattes longues. Tarses à pénultième article bilobé. Antennes courtes ‘ épaisses.

Gre. 4. CÉPURE. SCh.

Gre. 5. MOLYTES. SCA.

(Trysibius, ete., Sch.)

Gre. 6. PHYTONOME, SCA. 2 (Plinthus, Germ.)

Gre. 7. CONIATE. Germ.

Groupe 6. BYRSOPSITES.

Genre 1. Byrsors. SCA.

Gre, 2. EUPAGES. SCA.

Gre. 3. RHYTIRHINE, SCA.

Groupe 7. PHYLLOBJIITES.

Genre, 1. CYANIPPÉE, Cast.

(Spartecerus, Sch.)

Gre. 2. MYLLOCÈRE. SC.

Gre. 3. MACROCORYNE. SC.

Gre. 4. PHYLLOBIE. SCA.

Groupe 8. CYCLOMITES.

Pattes à cuisses un peu renflées, Jambes un peu arquées. Antennes courtes, épaisses, à massue peu sensible.

Corselet large.

Pattes longues, à jambes un peu comprimées, Antennes courtes , épaisses.

Pattes grêles mutiques, Antennes assez grêles , avec le premier article en massue.

Pattes assez fortes, mutiques. Antennes moyennes, le premier article allongé, atteignant les yeux.

Rostre court, reçu dans une cavité pectorale.

Antennes courtes et gréles, à premier article n’atteignant pas les yeux.

Antennes épaisses, à premier article dilaté et aplati.

Antennes assez grêles, à premier article en massue, atteignant les yeux.

Rostre court, presque horizontal. Antennes à premier article arqué, plus long que la tête.

Cuisses non renflées. Jambes droites, un peu crénelées.

Cuisses en massue et dentées. Antennes longues, grêles, à premier article plus long que la tête.

Cuisses renflées et dentelées. Antennes fortes, à premier article assez court.

Cuisses renflées, offrant souvent une dent à l'extrémité. Antennes grèles.

Rostre court, assez épais. Antennes à

premier article droit, moins long que Ja tête.

Gre. AMYCrÈRE. Dalm.

Gre,. 2. ÉPISOME. Sc.

Gre. 3, HADRORMINE. Sch.

Antennes à premier article renflé.

Pattes courtes, à tarses étroits, canaliculés en dessous.

Antennes à premier article renflé.

Cuisses renflées. Tarses à avant-dernier article élargi.

Antennes à premier article long, droit.

(Ptochus et Piezonotus, Sch.)Écusson nul.

Gre. 4. rRACHYPHLÉE. Germ.Antennes courtes, épaisses, à premier

Gre. 5. omrAs. Sc,

Gre. 6. PÉRITÈLE. Germ.

f Gre.7 COSMORHINE, Sch.

Gre, 8. Pnozrcones. Sch,

Gre. 9. ANOE. Cast.

article très-gros. Écusson nul.

Antennes longues et grêles, à premier article long, renflé à l'extrémité.

Antennes longues, à premier article cylindrique. Écusson nul.

Antennes longues et grêles, à premier article filiforme. Écusson nul.

Antennes longues et grêles, à premier article long, arqué et renflé au bout.

Antennes à premier article long, en

(4omus, Sciobius, Sch.) massue.

Geure 10, cycLome. Sch.

Antennes longues etgrèles, à premier article conique. Tarses longs, étroits.

Gpe. 9. OTIORHYNCHITES. Rostre court, épais, presque horizon-

tal, renflé à l'extrémité.

Gre 1. OTIORHYNQUE. Sch. Cuisses renflées. Jambes un peu com-

(Iyloderes, Sch.)

Gre, 2. HYPHANTE. Germ.

Gre. 3. ÉLYTRODON. Sc.

primées, les antérieures crénelées et munies à l'extrémité d’une épine.

Cuisses renflées et denticulées. Jambes antérieures denticulées, courbées et terminées par une forte pointe.

Cuisses renflées et dentelées. Jambes comprimées, mutiques.

Gro. 4. payroscapne. Sck. Jambes antérieures prolongées en de-

dans et vers le milieu en une pointe crochue.

Gre. 5. eLYrnURUS. Boisd. Cuisses peu renflées, Jambes crénelées ,

Fam 4. RHYNCHOZNIDES.

Groupe 1. ÉRHIRHINITES,.

Genre 1. ixus, Fabr.

Gre. 2. LARINE. SCA.

(Heomus, Rhinocyllus , Sch.)

Gre. 4. NERTHOPS. SCA.

Gre. 5. HEILIPE. SC.

(Geratopus , Sch, etc.

Gre. 6. STÉREMNIE. SCh.

Gre. 7. ORTHORINE. SCA.

Gre. 8. rrmIpUS. SC.

Gre. 9. PARAMÉGOrS. SC.

Gre. 10. ri8s0pEs. Germ.

(Thamnophilus, Sch.)

sans pointe. Élytres terminées en spatule,

Antennes insérées vers le milieu du rostre, à premier article long, coudées après ce premier article. Rostrecylindrique.

Pattes antérieures rapprochées à leur naissance. ,

Antennes courtes, grêles, avec les deux premiers articles coniques. Pattes grêles.

Antennes courtes, avec les deux premiers articles longs et coniques.

Cuisses renflées.

Antennes épaisses, très-courtes. Cuisses renflées, les antérieures dentées.

Jambes arquées et munies d'une forte pointe.

Antennes médiocres, avec les deux premiers articles coniques. Cuisses dentelées. Jambes munies d’une forte pointe à l'extrémité.

Cuisses renflées et dentelées. Jambes arquées à la base, élargies au milieu, et terminées par une forte pointe.

Antennes grêles, à premier article long etlinéaire. Pattes antérieures longues, avec les jambes comprimées.

Antennes courtes. Jambes élargies à l'extrémité et munies d’une dent.

Antennes courtes, un peu perfoliées après le premier article. Jambes munies d’une petite épine à l'extrémité.

Cuisses renflées, dentées.

Antennes à articles élargis vers l’extrémité. Jambes munies à l'extrémité d'une forte dent.

Gre. 10, CNÉmIDOPHORE. Sch.Antennes à articles lenticulaires. Jambes antérieures dilatées, comprimées, dentelées en dedans, et terminées par une forte dent.

Gre. 11. payropmiLe, SCh. Antennes à articles presque turbinés. Cuisses postérieures plus longues que les autres.

Gre. 12. ÉRMRMINE, Sc. Antennésgréles, longues. Jambes mu-

* nies d’une petite épine à l'extrémité.

Gre. 13 PÉNESTES. Sch,. Antennes assez grêles. Jambes antérieures courbées à l'extrémité.

Gre. 14. uxpRONoME. Sc, Antennes assez grêles , à premier article épais. Jambes antérieures arquées, munies d’une forte dent à l’ex-

trémité.

Gre. 15 ANTHOBIE, SC. Antennes à articles un peu perfoliés. (£llescus, Sch.) Jambes simples.

Gre. 16. MINYRE. SCh. Antennes ayant leurs deux premiers articles longs, les suivants courts.

Cuisses dentées, à Gre. 17. ADELOIDËS. Blanch.Antennes à premier article arqué et (Adelus Sch.), en massue. Cuisses renflées, Tête pro-

longée en arrière.

Grê. 18. BRACHONYX. Sc4. Antennes courtes etgrêles, à premier article renflé. Pattes courtes, à jambes mutiques.

Gre. 20. pRADyBATE. Geïm. Antennes à premier article grand, carré. Pattes courtes, à jambes onguiculées à l'extrémité.

Gre. 21. ANTHONOME. Germ. Antennes longues et grêles. Pattes (Prionomenus, ete., Sch.) longues, surtout les antérieures. Cuisses renflées et dentelées.

Gre. 22. RAGHIODES, Say. Antennes longues, ayant leurs deux * premiers articles coniques, les autres turbinés. Corselet prolongé en avant, sinueux latéralement.

Gre. 23. ÉRoniscus. Sch. Antennes longues et grêles, à massue (Ludoviæ, Cast.) ovalaire. Cuisses grêles à la base, renflées à l’extrémité et dentées.

Gre.24. onpocéPuaALE. Chev. Antennes allongées, moniliformes. Cuisses renflées au milieu, échancrées à l'extrémité et épineuses. Jambes arquées.

Gre. 25. ANTLIARHINE. SC. Antennes à massue allongée de trois articles, Rostre très-long. Cuisses comprimées et dilatées au milieu.

Gre, 26. BALANINE, Germ,. Antennes grêles, à massue de cinq articles. Cuisses renflées. Rostre trèslong , filiforme. Jambes dentées.

Gre. 27. LONCOPHORE, Chev. Antennes grêles, très-longues. Pattes très-longues, surtout les antérieures.

Cuisses renflées et dentées.

Gre. 28. AMALE, SCh. Autennes longues et grêles, à massue de six articles. Pattes simples.

Gre. 29.rYomiE. SC. Antennes courles, avec le premier ar-

(Sybines, Sch., etc.) ticle très-épais. Jambes comprimées.

Rostre arqué, assez épais à la base.

.Gre. 30. conyssomÈre. Sch. Antennes grèles, à massue de quatre articles. Corselet échancré en avant, prolongé en arrière.

Gre. 32. ACALYPTE. SCk. Antennes grêles, avec lepremierarticle long et assez épais. Rostre linéaire.

Gre, 33. SEDOMENIA Casf. Antennes ayant leurs deux premiers

(Conorhinus, Sch.) articles longs, et la massue de quatre articles. Jambes faiblement dentées.

Gre. 45. ANCuYLORHYNQUE. Antennes longues, à massue de cinq Sch. articles. Pattes robustes, avecles cuisses très-renflées et munies d’une dent.

Gre, 35. AGALLOPISTE, Sch. Antennes courtes, à massue de quatre articles. Cuisses dentelées et munies d’une épine plus forte que les autres.

Gre, 36. Payronie. SCA. Antennes courtes, grêles, à massue de cinq articles. Cuisses mutiques, LE 1 10

Gre. 37. ENDÉS, SCA,

Gre. 38, STERNECHUS. SCA.

Sre. 39. TYLOME. SCA.

Gre. 40. ramNARIA. Kirby.

Gre. 41. oxxops. Dalm.

Gre. 42. onCRESTES. JUlig.

Gre. 43. ANCHONE, SCA.

Gre. 48. TRACHODES. SCAÜP.

Gre. 44. myonmiNe. SCA.

Antennes grêles, avec le premier article conique, épais, la massue ovale.

Jambes comprimées.

Antennes courtes, à massue acuminée, de quatre articles. Jambes un peu comprimées.

Antennes grêles, avec les premiers articles longs et coniques. Jambes linéaires et canaliculées.

Antennes grèles, à premier article très-court, en massue. Cuisses renflées. Tarses dilatés. Jambes mutiques.

Antennes longues, à premier article renflé. Jambes un peu comprimées, et crénelées. Sternum avancé.

Antennes courtes, gréles, avec le premier article épais. Cuisses posté rieures renflées et propres au saut.

Antennes courtes, à premier article très-court, les suivants un peu perfoliés; la massue de trois articles. Pattes simples.

Antennes courtes, avec les deux premiers articles coniques. Cuisses trèsrenflées. Jambes comprimées.

Antennesgrèles, à premier article long, la massue ovale, de quatre articles, Cuissesrenflées et dentelées.

Gre. 45. AREA Sch.Antennes longues, à massue de qua:

Gre. 46. LYPRUS, SCA.

Gre. 47. pAcOUS. Germ.

tre articles. Quisses grèles. Jambes crénelées et dentées.

Antennes courtes, avec les deux premiersarticleslongs , coniques. Cuisses renflées. Jambes bisinuées.

Antennes courtes, grêles, avec les deux premiersarticles longs, coniques.

Jambes arquées.et terminées par une pointe: '

Gre. 48. EUDÈRES. SCA.

Gre. 49. mécopus. Dalm.

Groupe 2. CHOLITES., Genre 1. RHINASTE. SCh. Gre, 2. cHoLus. Germ.

(Lilomerus, Sch.)

Gre. 3. AMÉRMINE. SC.

(Solenopus , Sch.) Gre. 4. NELTARHINE. Sc.

Gre. 5. ALCIDES. Ger'm.

Gre. 6. LOEMOSACOUS. Germ.

Gre. 7. BARIDIE. SCA.

Gre 8. DIORYMÈRE. SCA.

‘(Centrinus, ete., Sch.)

Antennes courtes, Cuisses renflées au milieu et dentées à l’extrémité, Jambes presque droites dentées au bout.

Antennes très-grêles à massue de cinq articles. Rostretrès-long. Pattes grêles, très-longues , à tarses plumeux dans les mâles.

Pattes antérieures écartéés à leur base. Antennes de onze articles.

Pattes longues et grèles. Cuisses dentées. Jambes postérieures munies d’une dent.

Pattes robustes, surtout les antérieures. Cuisses renflées et dentées. Jambes un peu courbes.

Cuisses renflées et dentées. Jambes un peu arquées, dentées au bout, Cuisses renflées. Jambes courtes, épaisses, ayant un crochet au delà du milieu.

Cuisses en massue et dentelées, Jam bes comprimées, munies d’une pointe à l'extrémité.

Cuisses renflées. Jambes comprimées etmunies extérieurement d’une pointe arquée.

Cuisses un peu renflées. Jambes sinueuses, munies d’une forte épine à l'extrémité.

Cuisses canaliculées en dessous: Jambes comprimées et munies d’une deut à l'extrémité et de quelques épines.

Gre.9.camprontmnene, Latr.Cuisses presque cylindriques. Jambes

(Eurhinus, Sch.)

Groupe 3. CHYPTORHYN- CHITES.

comprimées et munies d’une dent in:

térieurement.

Pattes écartées à la base. Postre reçu dansun sillon du thorax. Antennes de onze articles.

Genre 1. cRYPTORHYNOHE. Antennes courtes et grêles. Pattes Tilig. (Cratosomus, etc., robustes avec les cuisses renflées Sch.) les jambes terminées par une petite

pointe.

Gre. 2. MACROMÈRE. SCA. Antennes courtes et gréles, avec les

premiers articles longs et coniques.

Gre. 3. sccérorrÈRe. Sch. Antennes assez grêles. Écusson nul.

Pattes longues à cuisses en massue et à jambes courbées.

Gre. 4. TYLODES. SCh. Antennes assez grêles. Écusson nul.

(Acalles, ete., Sch.) Pattes épaisses à cuisses peu renflées.

Gre.5.cEUTORAYNGUE. Scüp. Antennes courtes et grêles. Cuisses renflées. Jambes mutiques.

Gre. 6. MoNONYCnE. Schüp. Jambes épineuses vers l'extrémité , avec un seul crochet aux Larses.

Gre. 7.zYcops. SCA. Antennes longues et grêles. Cuisses (Copturus, ete., Sch.) postérieures plus longues que les au: tres.

Gre. 8. PINARE. SCA. Antennes courtes avec le premier article court et conique. Jambes dentées.

Gre. 9. oroBrms. Germ. Antennes grêles Pattes longues. Cuisses canaliculées en dessous. Jambes

mutiques.

Groupe 4. CIONITES. Antennes de neuf articles. Genre. 1. cronus. Clairv. Jambes mutiques. Cuisses unidentées

Gre. 2. GYMNÆTRON. Sck. Jambes antérieures seules munies d'une petite épine à l'extrémité.

Gre. 3. MÉCYNE. Germ. Jambes munies d’une pointe à l’extrémité. Gre 4. NANOPHYES. SCh. Jambes et cuisses mutiques.

Fam. 5. GALANDRIDES. Antennes de sept à dix articles, coudées après le premier; la massue uni ou biarticulée, spongieuse à l’extrémité.

Groupe {. CALANDRITES. Antennes n’ayant pas plus de six arti-, ticles avant la massue,.

Gre, 1. AuINA. Lalr. Abdomen entièrement couvert par les élytres. Cuisses cylindriques, allongées.

Gre. 2, SIPALE. SCA. Abdomen entièrement couvert par les

élytres. Cuisses un peu renflées.

Gre.3. cALaNDRA. Clairv. Abdomen ayant son extrémité à dé- (Sphænophorus, Silo- couvert. Antennes à massue compri-

philus, Sch.) mée plus ou moins élargie.

Groupe 2. COSSONITES. Antennes ayant sept articles avant la massue.

Gre. 1 ATHROTOME. Klug. Antennes à massue de trois articles. Cuisses antérieures renflées, dentées.

Gre. 2. cossone. Clairv. Rostre très-dilaté à l'extrémité. Antennes à massue de quatre articles.

Gre. 3. ruyNcoLus. Creulz. Rostre linéaire. Antennes à massue de quatre articles.

Gpe. 3. DRYOPHTHORITES. Antennes ayant seulement quatre articles avant la massue, Gre. 1. DRYOPHTORE. SCA.

Notre première famille des Cureulioniens, celle des BRUCHIDES, est divisée naturellement en deux groupes, les sRucuires etles aNrariB1Tes. Les premiers sont en général des insectes d'assez petite taille. Les Bruchus sont assez nombreux en espèces ; ils occasionnent, à leur état de larve, des dégâts considérables dans diverses graines. Les petites larves pénètrent dans le grain et en dévorent l'intérieur ; quand le moment de leur métamorphose est venu, elles se rapprochent de l'enveloppe extérieure et ne laissent qu’une pellicule mince que l’insecte parfait rompt facilement. Le type du genre, le Bruchus du pois (Bruchus pisi) (pl. 10, fig. 3), attaque les poiset les perfore ainsi (pl. 10, fig. 4) : d'autres espèces attaquent également les lentilles, les fèves de marais, ete.

Certains Bruchites exotiques, dont les cuisses postérieu-

res très-renflées les ont fait placer dansun genre particulier, sous le nom de Pachymères, vivent comme nos Bruchus dans différentes graines de légumineuses, de noix de coco, ete. Une espèce nouvelle, que nous avons trouvée à ses trois états de larve, de uymphe et d’insecte parfait, vit dans des graines de pandanus. Nous en avons recueilli un certain nombre d'individus dans de ces graines qui furent envoyées de Madagascar au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.

Le Pachymère du pandanus (Pachymerus pandani, Blanch.) (pl. 10, fig. 5) est long de cinq à six millimètres et entièrement grisâtre (pl. 10, fig. 6); sa larve est blanchâtre et n’offre rien depañticulier, non plus que la nymphe (pl. 10, fig. 7). Plusieurs individus habitent souvent la même graine. (PI. 10, fig. 8.)

Les aNræRiB1TEs sont en général d’une taille supérieure à celle des Bruchides, et ils ne sont pas à beaucoup près aussi nuisibles que ces derniers, car ils ne vivent guère que de vieux bois ou de champignons. Quelques espèces sont européennes , mais la plupart sont exotiques.

Les ATrÉLABIDES renferment un plus grand nombre de types. On peut diviser cette famille en plusieurs groupes : le premier, celui des ATrÉLABIrES, est surtout répandu en Europe. Le genre Apodère a pour type une espèce assez commune, c'est l’Apodère du coudrier (4. coryli, Lin.), insecte d’un beau rouge vif, avec la tête, l’écusson, la partie antérieure du corselet, les pattes et les antennes noires. Comme un grand nombre d’Attélabites, il a une habitude très-singulière pour opérer le dépôt de ses œufs. Ses larves ne peuvent vivre qu'aux dépens des feuilles flétries, mais non totalement desséchées. La femelle fait une entaille aux pétioles des feuilles sans les couper entièrement ;

elle dépose en même temps un œuf sur ce pétiole ; et la feuille, qui vient à jaunir, se contourne sur elle-même.

L'Apodère du coudrier agit ainsi sur divers arbres, mais particulièrement sur le coudrier ou noisetier : sa larve, figurée par M. Ratzeburg , est gibbeuse à partir du quatrième anneau ; la nymphe est garnie de petites pointes sur le thorax et de crochets à l'extrémité de l'abdomen.

Le genre Attelabe proprement dit est dispersé dans des régions très-éloignées. Ces insectes ont des habitudes analogues aux Apodères (4. eureulionoides, Fabr.).

Il en est de même encore des Rhynchites. Le R. Bacchus occasionne de grands dégâts dans les vignobles, en coupant les feuilles de vignes (1). C’est un joli insecte rougeâtre , très-soyeux.

Le Rhynchite du bouleau (R. betuleti), dont la couleur est verte ou bleue, est également très-nuisible à la vigne : il l'est aussi aux pommiers, poiriers , etc.

Il est au reste très-facile de détruire ces insectes ; car les brindilles (c’est ainsi que les cultivateurs appellent les feuilles coupées et desséchées) peuvent être enlevées sans peine, et en les brülant on anéantit ainsi la postérité de nos Attélabites. Les Rhynchites sont connus des cultivateurs sous les noms vulgaires de Bèche, de Lisette, etc.

Le genre Ptérocole est établi sur un insecte de l'Amérique du Nord ; celui de Diodyrhynehe, sur quelques espèces, dont une seule européenne (D. austriacus, Oliv.).

Les Aulètes sont de très-petits Attélabites, dont les mæurs sont inconnues (4. éubicen, Sch.)

Les Eurhinus, Belus et Rhinoties sont des insectes de la Nouvelle-Hollande. Ces derniers ont une forme

(1) Voy. Audouin, Histoire des Insectes nuisibles à la Figne; 1842.

étroite et très-allongée; quelques-uns se trouvent aussi au Brésil.

Les Apions constituent un genre extrêmement nom— breux en espèces. On en connaît plus de deux cents, la plupart européennes, et toutes d'une taille: très-exigué, qui ne dépasse guère deux à trois millimètres : ils attaquent diverses plantes , auxquelles ils sont quelquefois assez nuisibles. M. Westwood en cite deux espèces qui attaquent le trèfle (A. flavifemoratum et flavipes, Fabr.).

Les Rhamphus sont européens (X. flavicornis, Clairv.); et les Tachygones et Ithycerus, de l'Amérique du Nord.

Le genre Rhinomacer a pour type une espèce assez rare en Europe (R. attelaboides, Fabr.).

Les MYCrÉRITES forment un petit groupe qui ne nous paraît pas'pouvoir être éloigné des Curculioniens, auxquels ils ressemblent extrêmement par la configuration de leur tête et de leur bouche. Néanmoins le nombre des articles de leurs tarses les a fait placer par presque tous les autres entomologistes parmi les Cantharidiens.

Ils forment trois genres. Les Myctères ressemblent beaucoup aux Rhinomacers. Les Salpingues et les Rhinosimes sont brillants et vivent souvent sous les écorces ; ils fréquentent aussi les fleurs.

Le groupe des rHysoptres est basé sur le seul genre Rhysodes, dont le type se trouve en Europe (R. europœus , Latr.).

Les BRENTHITES constituent un groupe d'insectes des plus singuliers ; ils ont un corps extrêmement étroit et linéaire, avec une trompe ordinairement d’une longueur démesurée. Tous ces Coléoptères habitent les parties les plus chaudes de l'Amérique, de l'Afrique et de l'Asie; ils vivent sous les écorces et creusent dans les arbres

morts. Leur démarche est lente, et paraît pénible. Il n'existe qu’un seul représentant européen de ce groupe, c’est l’Arhénode couronné (4. coronatus, Germ.), long de huit millimètres, entièrement d’un brun marron : on le trouve en Italie.

Le genre Calodrome est des plus remarquables , par la conformation et surtout le développement des pattes postérieures ; il s'éloigne aussi des autres Brenthites par la conformation de sa tête (GC. Mellyi, Guér.) (1).

Les Ulocérus sont en général américains,

Le groupe de cyziTes renferme le seul genre Cylas, propre à l'Amérique et aux Indes orientales.

Les BRACHYCÉRITES sont de gros Curculioniens, dont la forme épaisse leur donne quelque ressemblance avec certains Piméliens du genre Moluris; ils sont propres à l’ancien continent : on les trouve dans le midi de l'Europe et en Afrique. Beaucoup d'espèces ont un corselet et des élytres sillonnés et rugueux. Les Brachycères et genres voisins marchent souvent à terre dans les endroits poudreux et arides. On ne connaît pas leurs métamorphoses (B. armatus, algirus, Fab, etc.).

Les Épises se trouvent en Afrique, et les Oxyrhynchus, aux Indes Orientales.

Les curcuzrontpes forment une troisième famille dans cette tribu. Ceux-ci, comme tous les suivants, ont des antennes très-distinctement coudées après le premier article.

On sépare cette famille en plusieurs groupes.

Les curcuzronires forment le premier : on y range un petit nombre d'insectes qui, pour la plupart, sont exotiques, dont les métamorphoses sont ignorées, dont les habitudes sont en général très-peu connues.

(1) Voy. Guérin, Magazin de Zoologie; Boheman, Utdrag. ur. Kon. vet. Akad. Hadlingar.

Les Charançons proprement dits peuvent compter parmi les plus beaux Curculioniens ; leurs couleurs, dues à la présence de petites écailles superposées, sont métalliques etéclatantes ; le Charançon impérial (Curewlio imperialis) est extrêmement commun dans l'Amérique méridionale.

Les Rhigus habitent le même pays.

Tandis que les Goniptères, Hipporhines , Epirhynchus sont des insectes sombres, en général rugueux, qui se trouvent à la Nouvelle-Hollande et dans l'Afrique australe. .

Les PAcHYRHYNCHITES habitent en général les régions intertropicales de l’ancien continent.

Les Pachyrhynches et Apocyrtes sont de jolis insectes À ornés de taches de couleurs vives ou métalliques ; ils habitent principalement les îles Philippinnes et quelques autres Îles de l’Archipel indien (1).

On trouve les Lithines et Syzygops dans l’île de Madagascar et les Îles Mascareignes ; les Cherrus et Prorhinus, à la Nouvelle-Hollande.

Le groupe des BRAcHYDÉRITES est plus étendu que les précédents. 4

Les Thylacites sont en général européens et d'assez petite taille. Le Thylacite du coudrier (TA. coryli, Fabr.) est entièrement d’un gris brunâtre, avec les élytres striées ; il est très-nuisible à divers arbres, dont il ronge les feuilles et les pousses.

Le genre Brachydère a pour type une espèce (B. incanus; Fabr.) quelquefois très-nuisible aux pins dans notre pays et surtout dans le Nord.

Les Naupactes, très-nombreux en espèces, sont tous américains (W, longèmanus, decorus, Fabr. etc.).

(1) Voy. Chevrolat, Revue Zoo!,; Waterhouse, Zransact. of the Entomal. Society.

Presque tous les autres genres de Cureulionites sont exotiques, et le plus grand nombre appartient à l'Amérique.

11 faut cependant en excepter quelques-uns qui habitent

J'Europe; ce sont les plus petits. Plusieurs espèces de Sitona se trouvent dans notre pays. M. Ratzeburg cite Ja Sitona linéolée (Sifona lineatus, Fabr.) comme nuisible au pins sauvages.

Les Polydrosus sont également à redouter pour divers arbres (P. undatus, Fab. ; sericeus , Gyll., etc.).

Le groupe des CLÉONITES est moins étendu que le précédent.

Le genre Cléonis, qui en est le type, renferme beaucoup d'espèces, toutes de l’ancien continent : on en trouve plusieurs espèces dans nos environs ; le Cléonis sulcirostre (C. sulcirostris, Fab.) n’y ést pas rare : ces Coléoptères marchent souvent à terre, dans les endroits chauds et arides.

Les Chrysolopes, qui leur ressemblent beaucoup, sont de beaux Coléoptères de la Nouvelle-Hollande. Les Aterpes proviennent de la même région, tandis que les Hypsonotes, Lordops, Lophotes sont tous américains.

Les Barynotes se trouvent surtout dans le nord de l’Europe (Barynotus obscurus, Fabr.).

Le groupe des HYLOBILTES est composé en grande partie d'européens.

Le genre Hylobie renferme plusieurs espèces indigènes; l'une d’elles, l'Hylobie des Pins (A. pini, Lin.; abietis, Fabr.) occasionne, dans le nord de l’Europe, les plus grands dégâts dans les forêts de pins, et fait même périr les jeunes arbres; sa larve, représentée par M. Ratzeburg, vit dans le bois même des pins.

Les Molytes sont également assez répandus. Le type du genre (#. coronatus, Latr.) se trouve dans nos environs.

Les Phytonomes sont nombreux en espèces; presque toutes sont européennes et d’assez petite taille. Plusieurs d’entre elles sont assez communes (P. polygoni, Fabr.).

Les Cepurus habitent l'Afrique, et les Coniatus, l'Europe méridionale et l'Afrique (C. tamarisci, Fabr.).

Les ByrsopsiTes forment un petit groupe d'insectes exotiques très-limité,

Les Byrsops, Cyannippeus et Eupages se trouvent seulement en Afrique. .

Quelques Rhytirhines se rencontrent dans l’Europe méridionale (R. nodifrons , impressicollis, Sch.).

Les PayLLoBtires sont au contraire plus abondants en Europe.

Le genre Phyllobie proprement dit (PAyllobius) venferme quelques espèces extrêmement communes dans notre pays. Le Phyllobie argenté (PA. argentatus, Fabr.), qui est long de cinq à six millimètres , d’une couleur verte argentine, se trouve par myriades sur les fleurs et les herbes pendant tout l'été. Ces insectes sont souvent trèsnuisibles aux végétaux.

Les Myllocères se trouvent aux Indes Orientales et au Sénégal (M. ésabellinus, Sch., ete.).

Les Macrocorynes sont également exotiques.

Les cycLomires n’offrent rien non plus de particulier dans leurs habitudes, Les Amyctères sont tous de la Nouvelle-Hollande.

Les Episomes sont en général des Indes orientales.

Les Trachyphlées sont européens (7. scabriculus, Fabr.), ainsi que les Omias, dont on trouve quelques espèces

dans nos environs (0. seminulum, Fab.) , ainsi que les Pévitelus (P. griseus. Oliv., ete. ).

Les orroraynemrres sont des Cureulioniens, le plus souvent de couleurs grisâtres ou obseures, ayant un abdomen très-volumineux.

Le genre Otiorhynche proprement dit est très-nombreux en espèces : on en a décrit plus de cent cinquante européennes. Il en est une qu’on peut regarder comme le type du genre et qui est extrèmement commune dans nos environs, c’est l'O. de la Livêche (Otiorhynchus ligustici, Lin.), insecte long de dix à douze millimètres, entièrement grisätre, avec les élytres un peu marbrées. On rencontre, ce Charançon sur tous les chemins, dès le commencement du printemps.

Les Élytrodon ont été trouvés en Hongrie; les Élytrurus, dans les îles des archipels du grand Océan Pacifique; les Hyphantes, au Brésil ; les Phytoscaphus, aux Indes Orientales.

La Famille des RayncHÉniDES, qui diffère peu de la précédente sous le rapport des caractères zoologiques, est subdivisée aussi en plusieurs groupes : celui des ÉRInHIRNITES est très-étendu.

Le genre Lixus renferme une centaine d'espèces dispersées dans le monde entier; ce sont des Coléoptères de forme allongée et un peu cylindrique. Le type est le Lixus paraplectique (Liæus paraplectieus, Lin.), qui est entièrement d'un gris jaunâtre. La larve de cet insecte est longue et mince, presque cylindrique, seulement un peu atténuée aux deux extrémités : elle vit dans les tiges de la massette (phellandrium), et y subitses transformations; on peut même obtenir l'insecte parfait avant sa sortie, en coupant de ces massettes. On assure que lors-

que les chevaux avalent ces Gharançons, ils sont bientôt atteints d'une maladie désignée sous le nom de paraplégie.

Les Larines sont surtout abondamment répandus dans le midi de l'Europe (Larinus cynare, Fabr. ; jaceæ , Fabr., etc.). :

Ceux de la division des Rhinocylles sont également européens (À. latirostris, Latr.).

Les Heilipes, très-nombreux , sont tous américains.

Le genre Pissode a pour type une espèce qui est trèsnuisible aux pins dans le nord de l'Europe : c’est le P. du Pin (P. pini, Fabr.), brunâtre, avec des tâches plus

: claires ; il attaque les troncs , ainsi qu’une autre espèce du même genre (P. piceæ, II.) observée par M. Héer.

Les Erhirhines sont européens pour la plupart (Æ. scérpi, Fab. ;voraæ, Fab. etc.).

Le genre Anthonome renferme de petits Curculionites, qui passent leurs premiers états dans l’intérieur de divers arbres; quelques-uns sont très-nuisibles.

L’Anthonome des pommes (À. pomorum, Fab.) attaque les fleurs et quelquefois les fruits des pommiers et des poiriers.

L’Anthonome de l'Orme, observé par Degéer, vit aux dépens de l'orme (4. w/mi, Gyllenh.).

Ceux de la division des Prionomères sont américains , ainsi que les Otidocépales, qui sont remarquables par leur trompe allongée et leur corps d’un noir lisse et brillant (1).

Les Balanines ont une trompe longue et très-grêle. Le type du genre, le Balanine des noix (Balaninus nucum), insecte d’un fauve grisâtre avec quelques marbrures, est parfois des plus communs dans notre pays.

(1) Voy. Chevrolat, Annales de la Soc. Entomologique.

MM. Bouché et Westwood signalent des espèces de ce genre (B. salicivorus, ete.) dont les larves vivent dans des galles formées sur des saules par des Tenthrédiniens.

Le type du genre Tychius, le T. à cinq points (T. quinquepiünctatus, Fab.) se trouve quelquefois dans nos environs; il est grisâtre, avec cinq petites taches métalliques sur les élytres.

Les Sybines, très-semblables aux vrais Tychius, sont de petits Cureulioniens assez allongés , la plupart propres à l'Europe (S. viscariæ, Fab).

Les Coryssomères, Phytobies, ete., ne présentent rien de très-particulier ; on les rencontre sur les plantes.

Les Orchestes sont remarquables par leurs pattes postérieures très-renflées , qui leur permettent de sauter avec la plus grande facilité, d'autant plus que ces Curculioniens ont une taille très-minime. L'Orcheste du hêtre (Orchestes fagi) a été observé par M. Ratzeburg dans ses divers états; il paraît très-nuisible aux ormes.

Les Sternechus, Anchones, Anchylorhynques, ete., sont des Curculioniens de l'Amérique méridionale dont les habitudes ne nous sont pas connues.

On trouve quelques Bagous en Europe (B. binodulus, laticollis, Scb. , ete.). Les Mécopes proviennent des Indes orientales.

Le groupe des cHoLITES est composé d’espèces pour la plupart de l'Amérique méridionale, Les Cholus sont remarquables par le grand développement de leurs pattes antérieures (Ch. rana, Fabr.).

Les Amérhines sont ornés de belles couleurs (4. Dufresnii, Kirby). :

Les Baridius se reconnaissent aisément à leur corps lisse

et brillant; ils sont de petite taille, et présentent des couleurs rouges, blanches, etc., très-vives.

Le Diorymerus, habitants de l'Amérique, ont aussi pour la plupart des couleurs éclatantes.

Les cryProRHYNGAITES n'ont que très-peu de représentants en Europe; à peu d’exceptions près; ce sont des Coléoptères de l'Amérique méridionale. On trouve cependant en France et dans une grande partie de l’Europe le Cryptorhynche Lapathe(C. Lapathi, Lin.), qui occasionne de grands dégâts sur les saules, où on le trouve tant à l’état de larve qu’à l’état d’insecte parfait. La larve creuse dans les troncs des trous profonds.

Les Ceutorhynques sont aussi presque tous européens, et se trouvent sur diverses plantes selon leurs espèces (C. echii, Fabr.; suturalis, Fabr.; erysimi, Fabr.).

Les Zygops, tous américains, ont un aspect très-particulier, à cause de leurs longues pattes postérieures,

Les cronires constituent un groupe très-limité,

Les espèces du genre Cionus vivent sur plusieurs plantes, mais principalement sur les bouillons-blancs (verbascum). La larve du Cionus verbasci, observée par M. Bouché, vit dans les fleurs et les graines du bouillon-blanc. Uneautre espèce (GC. serophulariæ, Fabr.) vit de même aux dépens de la scrophulaire.

Les Cionus, comme les Gymnætrons, ont une forme globuleuse. Ces derniers passent aussi leurs premiers états dans les graines de certaines plantes. M. Bouché a représenté la larve et la nymphe d'un insecte de ce genre (G. villosulus) qui se trouve dans des galles formées sur une véronique.

Les Mécines et les Nanophyes sont encore propres à l'Europe.

La famille des caLANbRiDES se reconnaît à une trompe toujours cylindrique et assez longue, aussi bien qu'aux antennes. Elle peut être divisée en trois groupes : les cA- LANDRITES , les COSSONITES € les DRYOPHTHORITES. Les premiers sont les plus nombreux.

Le genre Calandra proprement dit renferme un grand nombre d'espèces ; parmi les plus grosses, nous devons citer la Calandre du palmier (C.palmarum, Lin.) (pl. 10, fig. 9), grand insecte d’un noir velouté, avec les élytres sillonnées. Sa larve (pl. 10, fig. 10) est très-grosse, d’un blanc sale, etest mangée, dit-on, à la Guyane, où elle est très-commune par les habitants, qui la font cuire : elle vit dans les troncs de palmiers qu’elle détériore considérablement. Au moment de subir sa transformation en nymphe, elle se forme une coque ovale, avec des filaments de bois qu’elle détache à cet effet (pl. 10, fig. 11).

Une petite espèce du même genre, la Calandre du blé (Calandra granaria, Lin.) est des plus redoutables. C'est un insecte long de quatre millimètres, d’un brun noirâtre, qui vit aux dépens du blé amassé dans nos greniers. Ghaque femelle dépose un œuf sur un grain, et la petite larve, venant à éclore, pénètre bientôt dans l'intérieur et en dévore toutes les parties amilacées ; un grain suffit à son existence. Quand elle a acquis tout son développement, elle subit sa transformation en nympbhe; et un petit trou circulaire annonce peu de temps après que l'insecte parfait en est sorti. Cette Calandre fourmille quelquefois dans des tas de blé qui n’ont pas été remués pendant longtemps; car c'est un moyen d’éloigner ce Charançon que d’agiter souvent les grains.

On a proposé une foule de moyens pour sa destruction, que nous ne pouvons guère énumérer ici, et qui sont d'ailleurs pour la plupart très-insignifiants. <a

125 HISTOIRE i

La Calandre du riz (Calandra ôtizæ, Lin.) attaque le riz de la même manière.

Les Rhinus et Sipalus ont une trompe extrêmement allongée ; ils sont tous exotiques. à

Les cossoniTes renferment le genre Cossonus, qui est surtout répandu en Amérique.

On trouve quelques Rhyncoles en Europe (R. cylindrirostris, Oliv., ete.).

Le genre Athrotomus est établi sur une espèce de Madagascar.

Le groupe des pRYoPHTHORITES n’a pour représentant que le genre Dryophthore (D. /{ymexylon, Fabr.).

DIX-NEUVIÈME TRIBU

LES SCOLYTIENS.

Ces insectes ressemblent à beaucoup d'égards aux Curculioniens ; leur bouche a tout à fait la mémestructure: ce sont encore Ces parties rudimentaires; mais néanmoins ces ressemblances, la forme des antennes ét la forme de latète, quin’est qu’à peine prolongée, nousforcent à Sépa= rer les Scolytiens ; et cela d'autant plus qu’alors la tribu des Curculioniens perdrait ses limites si bien tranchées. Les Scolytiens sont des Coléoptères de très-petite taille et qui cependant sont peut-être les plus nuisibles de tout l’ordre auquel ils appartiennent. Les plus grands arbres sont dé. truits par ces insectes en peu d'années. On a discuté longe Lemps pour savoirsiles Scolytiens n’attaquaient que les ar bres déjà malades ou ceux pleins de vie. Il paraît en effet que les larves, petits vers blanchâtres et apodes comme ceux des Cureulioniens, ne sauraient vivre dans les arbres dont la séve a toute sa vigueur. Mais il parait certain

Le. —

aussi, d'après les observations de M. Audouin et de quelques autres naturalistes, que les arbres sont rendus malades avant de recevoir des larves, par les Scolytiens euxmêmes, qui, pendant une année ou davantage, viennent y puiser leur nourriture. Au moment de la ponte, les femelles pénètrent entre l'écorce et l’aubier, et forment une petite galerie tout le long de laquelle elles déposent leurs œufs. Les petites larves venant àéclore commencent àmanger, etforment dechaque côté denouvellesgaleries, partant à angle droit de celle qui a été creusée par la femelle. Ces sillons formés par les larves s'élargissent, plus ils arrivent près de leur extrémité; ce qui s'explique par le développement que la larve acquiert successivement. Au bout de sa galerie chaque larve. creuse davantage etse construit une petite loge pour s'y métamorphoser. Quand l'insecte parfait éclôt, il perce l'écorce d'un petit trou circulaire et prend aussitôt son essor.

Les Scolytiens sont quelquefois si nombreux dans les forêts, que les arbres en sont tatoués littéralement dans toute leur étendue. Un tel fléau a attiré l'attention de plusieurs observateurs. M. Ratzeburg , entre autres , a représenté admirablement bien les métamorphoses et les dégâts de ces insectes : car Ce qui est très-remarquable, c’est de voir chaque espèce ayant son mode particulier de galevies si bien arrêté, qu’il est facile de reconnaître les espèces à la simple inspection des galeries. Nous séparons cette tribu en deux familles, dont suit l'exposé. ,

TABLEAU DES DIVISIONS

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