MAIRE
Olyntha, Gray, qui auraienttrente articles aux antennes, et les Oligotoma, Westw., seulement onze; tandis que les veritables Embies en auraïent dix-sept. Quoique ces insectes soient très-rares dans les collections, nous, avons déjà quelques faits tendant à montrer que le nombre des articles aux antennes est très-variable chezles Embiens.
TROISIÈME TRIBU
LES PSOCIENS.
Cette tribu comprend les plus petits Névroptères que nous connaissions. Ils se font remarquer principalement par leur tête, fort grande comparativement à la petite dimension de leur corps. Leurs pattes sont d’une ténuité extrême ; leurs antennes fort longues et sétacées, composées d'environ dix à treize articles ; leurs ailes sont en toit pendant le repos, très-peu réticulées ou seulement veinées , souvent courtes où même tout à fait rudimentaires. Leurs pattes sont longues et grêles , avec les tarses très-pet ts, y} de deux à trois articles.
Les Psociens vivent sur les troncs d'arbres, les vieux murs et les pierres couvertes de mousse et de lichens ; ils sont extrêmement agiles, et courent avec la plus grande vivacité. Ces insectes paraissent en général fuir le jour et rechercher les endroits sombres. Pour la plupart d’entre eux, nous ne Savons pas exactement ce qui sert à leur nour'riture; ils vivent probablement de petits fragments de végétaux plus où moins en décomposition; mais il serait possible aussi qu'ils recherchassent de petites animal-
cules.
Les larves et les nymphes ne diffèrent des insectes par-
faits, les premières que par l'absence d'ailes, les secondes que par la présence de simples rudiments. On les
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trouve, du reste, dans les mêmes conditions d'existence, -et il n’est pas rare de rencontrer en même temps une es-
pèce aux trois états de larve, de nymphe et d’insecte par-
fait, surtout vers la fin de l’été et le commencement de
automne.
Cette tribu est d’une très-petite étendue, et les espèces connues de chaque genre ne sont pas nombreuses. Le ta-. bleau suivant offre la division des Psociens en deux familles.
à DE LA TRIBU DES PSOCIENS.
Famille 1"°. CONIOPTÉRYGI- Tarses de cinq articles. Palpes labiau x
DES. sécuriformes, de trois articles.
Genre 1. CONIOPrERYXx. Halid.
Fam. 2°. PSOCIDES. Tarses de deux à trois articles. Palpes labiaux avortés.
Genre {. ATROroS, Leach. Tarses de trois articles. Ailes nulles. (Troctes, Burm.) Gre. 2. PsOQUE. Fabr'ic. Tarses seulement de deux articles,
le premier une fois plus long que le suivant. Antennes longues, très-grèles.
RE, Burm. Tarses de deux articles, le premier
deux fois plus long que le suivant.
; Antennes renflées et poilues dans leur milieu.
Gre, 3 mn 4% | pue 4
des CONIOPTÉRYGIDES ne renferme que le e Coniopteryæ, très-remarquable par l'aspect géréral du corps, qui ressemble un peu à celui des Phryga— niens. Ces insectes, qui à beaucoup d’égards ont des affinités évidentes avecles Psocides, ont été placés tantôt avec les Fhggggniens ,tantôt avec les Hémérobiides ; mais dans
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ces derniers temps ils ont été rapprochés des Psocides par MM. Burmeister et Rambur. On n’a encore décrit que trois espèces de Coniopteryx ; le type du genre, le Coniopteryæ tineiformis, est long d'environ troismillimètres, avec des ailes presque de la même longueur, couvertes d’une poussière blanchâtre ainsi que la plus grande partie du corps.
On a rencontré eét insecte en France, en Allemagne, en Angleterre, etc., où iln’est pas très-rare pendant l'été. Il vole pendant la plus grande chaleur du soleil, et se pose souvent sur-les troncs d'arbres. Sa larve est d’un rose rougeâtre, avecune tache noiresur ledos. M. Haliday présume qu’elle mange les feuilles, ce que M. Burmeister regarde comme douteux, à cause de la petitesse de ses mâchoires. On la trouve sur les troncs d’arbres.
Les psocrpes ont été observés depuis longtemps. Le genre Atropos a pour type l'A. frappeur (À. pulsatorius, Lin.), petit insecte long de deux millimètres, d’un gris jaunâtre tacheté de roux ou de brunâtre, principalement sur l'abdomen. Ce Psocide, connu vulgairement sous le nom de Pou, se trouve en abondance dans les collections d'histoire naturelle, dans les Bibliothèques , les vieux papiers, ete. ; il ronge surtout le papier, qu’il détériore beaucoup. On a cru qu'il produisait un petit bruit à peu près seARgRe au s RAAMED d'une montres conti les es )
donner scientifiquement le nom de no 1 Legenre Psoque ( Psocus) renferme une assez longue série d'espèces, toutes indigènes, car hors de l'Europe on n’a recueilli aucun insecte de ce genre.
Du reste, dans notre pays même, il n'est pas.douteux
que beaucoup de Psoques n'aient pas encore été remarqués, ces Névroptères échappent facilement, à cause de leur petite taille, et d’ailleurs ils sont toujours difficiles à saisir.
On les trouve sous les écorces , sur:les troncs d'arbres , sur les vieilles murailles, ete. La différence qui existe entre les nervures des ailes permet de grouper les espèces dans plusieurs divisions, mais non pas d'en former des genres, comme l’a pensé M. Curtis en établissant le genre Cœcilius.
Le type est le Psoque biponctué (Psocus bipunctatus, Lin.), long de quatre à cinq millimetres, varié de noir et de jaune, avec les ailes transparentes , pourvues d’une petite tache vers le bord marginal et d’une autre vers le bord opposé ; l’une et l’autre noirâtres ainsi que le stigma. On remarque en outre dans leur étendue quelques nébulosités noirâtres. Ce Psoque est assez commun dans presque toute l'Europe.
Le genre Thyrsophore ( Thyrsophorus) se compose actuellement d’espèces de l'Amérique méridionale. MM. Burmeister et Rambur en ont fait connaître trois.
QUATRIÈME TRIBU
LES PERLIENS.
Les insectes de cette tribu sont remarquables par la conformation de leur bouche, qui rappelle à un haut degré celle des Orthoptères, les mâchoires présentant, comme chez ces derniers, un lobe externe qui n'existe pas chez les autres Névroptères. Leurs palpes sont longs, grèles et composés de cinq articles, les palpes labiaux n’en présentent que trois. Le corps est aplati chez les Perliens et d’égale largeur dans toute son étendue. La tête est plane,
souvent plus large que le thorax, et munie de trois ocelles disposés en triangle entre les yeux. Les ailessont fort larges, surtout les postérieures, qui se replient sur elles-mêmes pendant le repos. L'abdomen est terminé chez plusieurs par deux longs filets articulés.
Les Perliens se rencontrent au bord des eaux, où ils se tiennent sur les pierres, sur les bois , les plantes, etc. Les femelles portent leurs œufs, qui sont brillants et de couleur noire, suspendus à l'extrémité de leur abdomen, dans une sorte de petit sac.
Pendant les premiers temps de leur vie, cesinsectes demeurent constamment dans l'eau. Les larves des Perliens paraissent préférer les eaux courantes aux eaux stagnantes : on les rencontre le plus ordinairement dans les rivières , surtout dans les endroits où le courant est rapide et où l’eau se brise contre les pierres. Elles marchent trèslentement, en laissant traîner leur ventre sur le sol. Souventon les voit se fixer sur une pierre à l’aide de leurs pattes, et y demeurer longtemps en se balançant, sans que l'on connaisse le but de ce mouvement. Elles sont carnassières; mais sion les prive de nourriture, elles peuvent vivre encore pendant plusieurs jours. Les Perliens passent l'hiver à l’état de larve ; c’est seulement au printemps ou enété qu’elles deviennent nymphes après un changement de peau, et que bientôt après elles subissent leur dernière transformation. Alors elles quittent leur retraite aquatique, et vont sur lerivage se fixer, soit sur une pierre, soit une plante. Leur peau se dessèche bientôt, et se fend en dessus. Après quelques efforts, l’insecte parfait en sort, et abandonne cette dépouille,
Les larves des Perliens ont des mâchoires et des mandibules acérées, des antennes sétacées , des tarses de deux
articles, peu distincts, terminés par deux crocnets, et un corps se rétrécissant vers l'extrémité postérieure. Plusieurs d’entre elles offrent trois paires d'organes respiratoires externes situés par paires sur chaque segment du thorax ; d'autres, au contraire, en sont dépourvues.
C'est à M. Pictet que nous devons les premières notions exactes sur les larves des Perliens (1).
On avait cru, et tous les auteurs avaient répété jusque là, d’après une erreur de Réaumur, que ces Névroptères subissaient des métamorphoses complètes, et que leurs larves vivaient dans l'intérieur de fourreaux, comme les Phryganiens. Cette tribu est peu nombreuse ; on en connaît encore fort peu d’espèces exotiques.