‹ Histoire des insectes, traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturels (volume 2)Chapitre 52 sur 114 · URANIENS · texte numérisé non relu

URANIENS

Antennes sétacées, recourbées en dehors, nullement pectinées. Palpes épais, contigus, assez courts, avec le second article presque nu. Corps médiocre. Ailes très-grandes.

PHALÉNIENS.

Antennes sétacées, simples ou pectinées. Palpes très-pelits , presque cylindriques. Trompe très-rudimentaire, souvent membraneuse. Corps grêle.

PYRALIENS.

Antennes sétacées, simples, quelquefois crénelées dans les mâles. Palpes saillants. Trompe assez longue. Corps grêle. Abbomen eylindro-conique.

PREMIERE SECTION

LES ACHALINOPTÈRES.

La dénomination que nous avons appliquée à ce que les anciens auteurs appellent les Lépidoptères Diurnes où

les Papillons de Jour indique un caractère négatif, il est vrai, mais qui est en opposition avec un caractère qui existe constamment, à très-peu d’exceptions prés, dans les Lépidoptères composant la seconde section.

Le mot d'Achalinoptères indique qu'ils sont privés d'un crin ou soie roide à la partie inférieure des secondes ailes, passant dans un anneau des premières ailes, pour les maintenir dans la même position. Les Achalinoptères ont toujours une trompe assez développée, des antennes plus ou moins renflées en massue vers le bout, des ailes trèsgrandes par rapport à la dimension du corps.

Leurs chenilles en général ne se forment pas de coque soyeuse pour se métamorphoser en nymphe; les unes se passent un fil au travers du corps pour s'attacher contre des murailles, des feuilles ou des tiges; d'autres se suspendent par l’extrémité postérieure. Les chrysalides des Lépidoptéres de cette section ont souvent des couleurs vives, quelquefois métalliques ; elles présentent aussi des éminences ou des parties anguleuses plus ou moins nombreuses.

PREMIÈRE TRIBU

LES PAPILIONIENS.

Cette tribu renferme de grandes et belles espèces, dont les couleurs, très-variées, sont parfois très-vives. Les Papilioniens ont leurs pattes antérieures propres à la marche, aussi bien que les intermédiaires et les postérieures. Leurs chenilles sont allongées, cylindriques, et leurs chrysalides sont attachées en travers du corps par un ou plusieurs fils qui les fixent soit contre des murailles , soit contre des feuilles ou des tiges. Comme chez la plupart des Lépidoptères de la section des Achalinoptères, l’insecte | arfait

éclot-peu de temps après la métamorphose de la chenille en nympbhe.

On sépare généralement cette tribu en deux familles, qui ne devraient peut-être être élevées qu'au rang de groupes.

TABLEAU DES DIVISIONS

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