‹ Histoire des insectes, traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturels (volume 2)Chapitre 60 sur 114 · FABLEAU DES DIVISIONS DE LA TRIBU DES SÉSIENS · texte numérisé non relu

FABLEAU DES DIVISIONS DE LA TRIBU DES SÉSIENS

Famille. 1 CHIMÉRIDES,. Antennes courtes, un peu pectinées Ÿ dans les mâles. Ailes courtes, non

transparentes. Tête sans ocelles dis:

tincts:

Genre 1. GHIMÈRE. Ochs.

Fam. 2. SÉSIIDES. Antennes fusiformes. Ailes plus ou moins transparentes. Tête pourvue de deux ocelles distincts. Jambes posté:

rieures munies de très-fortes épines.

DES INSECTES. 353 Genve 1. ravris, Z/lig. Ailes courtes, dentelées. Abdomen conique.

Gre. 2. sésie. Lasp.(Ægeria. Aïles longues, étroites. Abdomen Fabr.; Trochilium, Scop.) cylindro-conique.

La famille des cmimÉRIDES est composée du seul genre Chimère, dont le type habite l’Europe méridionale; c’est la Ch. appendiculée (Chimæra appendiculata, Esp.).

La famille des sésnupes renferme le genre Sésie, dont nous connaissons une nombreuse série d'espèces européennes. Le type et la plus grande espèce est la Sésie apiforme (Sesia apiformis, Lin.), qui pendant ses premiers états vit dans les tiges des peupliers. M. Ratzeburg a bien représenté cet insecte dans ses divers états (1).

Le genre Thyris ne renferme actuellement que deux espèces, dont la plus commune dans l’Europe méridionale estla Thyris fenestrina, Fabr. Leurs mœurs sont analogues à celles des Sésies.

HUITIÈME TRIBU

LES ZYGÉNIENS.

Ceux-ci forment encore une tribu très-limitée sous le rapport de la quantité de types qu'ils renferment, mais assez nombreuse cependant en espèces. Les Zygéniens, répandus dans la plupart des régions du globe, ressemblent à plusieurs égards aux Sésiens, dont toutefois ils sont fort différents par l'ensemble.de leurs caractères aussi bien que par leur genre de vie. A l’état d’insecte parfait, les Zygéniens, dont le corps est assez lourd et les ailes un peu étroites, en général ornées de couleurs brillantes, ont un vol pesant et peu prolongé. Le plus ordinairement

(1) Die Forst-Insectèn, À. 2, 30,

on trouve ces Lépidoptères posés sur les plantes basses, pendant la plus grande chaleur du jour,

Leurs larves sont épaisses, comme boursouflées , trèsgénéralement de couleur jaunâtre, avec des taches noires. Elles sont plus ou moins pubescentes, très-lentes dans leurs mouvements. Elles vivent surtout sur des plantes basses, telles que certaines légumineuses. Pour se métamorphoser en nymphe, elles se forment un cocon allongé, fixé à la tige même de la plante où elles ont vécu. Ce cocon, aminci aux deux extrémités, est lisse, comme vernissé et jaunâtre ou blanchâtre. La Chrysalide est oblongue.

Nous séparons en deux groupes cette petite tribu.

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