‹ Histoire des insectes, traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturels (volume 2)Chapitre 73 sur 114 · ET HUIT TRIBUS · texte numérisé non relu

ET HUIT TRIBUS

HOMOPTÈRES,

Bec naissant de la partie inférieure de la tête. Prothorax plus court que les deux autres segments du thorax. Élytres ordinairement transparentes dans toute leur étendue.

COCCINIENS.

Tarses d’un seul article, Antennes filiformes.

APHIDIENS. >

Tarses de deux articles. Antennes filiformas, composées de cinq ar

ticles FULGORIENS.

Tarses de trois articles. Antennes très-pelites, de trois articles. Ab-

domen privé d'appareil pour le chant.

CICADIENS.

Tarses de trois articles. Antennes très-petites, de trois articles, terminées par une soie grêle. Abdomen des mâles offrant en dessous deux plaques recouvrant des organes de chant; ces plaques rudimenlaires chez les femelles.

BÉTÉROPTÈRES.

Bec naissant du front. Prothorax plus grand que les deux autres

(1) Foy., pour la partie descriptive de cet ordre, Burmeister, Handbuch der Entomologie, t. 2; Blanchard, Histoire des Insectes, t. 3, 1840; Hahn, #anzenartigen Insecten; Amyot et Serville, Insectes Hémiptères ; Suites à Buffon, 1843. elc.

DES INSECTES. 413 segments du thorax, Elytres coriaces dans leur moitié antérieure et transparentes dans le reste de leur étendue.

NÉPIENS.

Écusson petit. Antennes très-courtes , cachées dans les cavités audessous des yeux.

RÉDUVIENS.

Écusson petit. Antennes longues, grêles, toujours libres. Tête rétrécie à son insertion.

LYGÉENS.

Écusson petit. Antennes longues, assez épaisses, toujours libres. Tête non rétrécie.

SCUTELLÉRIENS.

Écusson très-grand, recouvrant les élytres en partie ou en totalité. Antennes longues, toujours libres.

PREMIÈRE SECTION

LES HOMOPTÈRES,

PREMIÈRE TRIBU,

LES COCCINIENS.

Cette tribu est composée d'insectes fort anomaux , jusqu'ici fort mal connus. Les femelles au moins sont toujours privées d'ailes, globuleuses , et fixées sur certaines plantes, leur bec enfoncé dans le tissu végétal d’où elles tirent les sucs propres à les nourrir. Ces femelles pondent leurs œufs sans se déplacer ; après la ponte, elles périssent promptement, et leur corps, desséché, sert à protéger leurs œufs et ensuite leurs jeunes larves pendant quelque temps. Ces insectes ont la faculté de sécréter, en plus ou moins grande abondance, une matière

laineuseou cotonneuse, blanche, qui les recouvre plus ou

moins. Les mâles dans cette tribu sont encore très-peu connus; on a regardé comme tels des individus un peu plus petits et moins gonflés que les femelles, mais du reste très-semblables.

Cependant, presque tous les auteurs depuis Linné ont regardé comme des mâles de Cocciniens de très-petits insectes privés de bec et n'ayant que deux ailes : quelques genres établis dans cette tribu ont été caractérisés d’après ces prétendus mâles; mais, dans ces dernières années, des observations faites par M. Costa tendent à établir que ce sont de petits Diptères parasites sur les Cochenilles, et dont les larves vivent dans le corps de ces dernières, et finissent par les faire périr.

En présence de faits encore si peu constatés, nous nous abstiendrons d'adopter ces quelques genres établis dans cette tribu ; nous nous bornerons au genre Cochenille pro prement dit (Coccus).

Tout le monde connaît la Cochenille; on sait qu'on en obtient une belle couleur rouge cramoisi, employée pour la peinture et pour les teintures. On connaît plusieurs espèces de ce genre.

La Cochenille fine (Coceus cacti, Lin.) est désignée aussi sous lenom de Cochenille d'Honduras. Elle est originaire du Mexique, dont elle fait une des principales richesses, C'est un insecte globuleux comme un pois, terminé en arrière par deux petits filets, très-courts. Pour nourrir cet insecte on cultive des champs immense de nopals (Opunlia coccinillifera), et les nègres en font la récolte à des époques fixées. Cet insecte sécrèteuue matière cotonneuse, mais peu abondante; il paraît seulement comme poudré.

Pendant longtemps la Gochenille fine fut élevée seulement au Mexique ; peu à peu on étendit sa culture dans

d’autres parties de l'Amérique, ensuite dans le midi de l'Europe, puis aux Îles Canaries et en Algérie.

La Cochenille sylvestre (Coccus sylvestris, Blanch.), très-voisine de la précédente, se recouvre d’une matière cotonneuse très-abondante. La couleur qu’elle fournit est moins belle que celle de la Cochenille fine.

La Cochenille de Pologne | Coccus polonicus, Lin.), répandue dans une grande partie du nord de l’Europe, constituait pour la Pologne une industrie considérable avant l’introduction de la Cochenille fine en Europe. On en a fait le type d’un nouveau genre, nommé Porphyrophora ; elle vit sur les racines du seleranthus perennis.

On a établi avec la Cochenille du chène vert ( Coccus ilicis) et quelques autres le genre Lecanium.. Cet insecte, d’une couleur violacée, servait autrefois pour les teintures en cramoisi {1).

DEUXIÈME TRIBU

LES APHIDIENS.

Ces Hémiptères constituent un petite tribu dont les genres sont peu nombreux. Les Aphidiens sont de trèspetits insectes , souvent fort nuisibles aux végétaux. Les différences d’habitudes existant entre les familles de cette tribu nous obligent de renvoyer l’histoire de ces diverses familles à chacune d’elles séparément.

TABLEAU DES DIVISIONS

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