Penruicones Blanch. Front arrondi, à bord relevé. Élytres
(Aphæna Guer.) réticulées,
DES INSECTES. 495 Gre. 7. pyrops, Spiñol. Front prolongé en une sorte de tube (Holinus, Am. et Serv.; allongé. Élytres réticulées. Omalocephala, Spin. ete.) Gre. 8. ruLCORA. Lin. Front prolongé en une sorte de vessie aussi large que la tête. Élytres réticulées.
La famille des cercoprpes est très-étendue.
Les Typhlocybes sont de petits insectes, vivant spécialement sur diverses plantes : le T. de l’orme { 7. w/mi, Lin.), le T. de l’ortie ( T! wrticæ, Fabr. ), etc.
Le type du genre Eurymela est de la Nouvelle-Hollande (€. fenestrata, Lep. et Serv. ).
Les Æthalions sont américains (Æ.reliculatum, Lin. ).
Les genres Sélénocéphale, Acocéphale, Paropia, Eupe: lix, sont surtout répandus en Europe.
Les Célidies, Gypones, Scaris, habitent l'Amérique.
Le type du genre Ledra ( L. aurita, Lin.) (pl 19, fig. 5) habite notre pays; il vit sur le chêne, le coudrier, etc.
Le type du genre Penthimia (P. atra, Fabr.), petit insecte noir, plus ou moins varié de rouge, est nuisible à la vigne.
Les Tettigonies forment un genre considérable. Ces. hémiptères sont allongés, de forme élégante et de couleurs très-variées; ils sont surtout abondants en Amérique ; cependant le type du genre, la Tettigonie verte ( T. viridis), se trouve dans notre pays (pl 19, fig. 6).
Les Aphrophores ont des nuances grisâtres plus ou moins variées ; l'A. écumante (4. spumaria, Lin.) vit sur les saules ; elle sécrète une sorte d’éeume blanche, surtout durant son état de larve.
Les Cercopis proprement dits sont abondants en espè- &es ; le Cercopeensanglanté (C. sanguinolenta, Lin.), noir,
avec trois taches rouges sur chaque élytre, n'est pas rare en Europe.
Les memeracrpes se font remarquer par la forme de leur prothorax , par ses épines et ses dilatations. La plupart habitent le nouveau monde. Beaucoup d’entre eux ont la faculté de sauter.
Le genre Centrote a pour type une espèce commune en Europe ( C. cornulus, Lin.), petit insecte d’un gris brunâtre, commun sur les plantes dans les endroits humides.
Les Combophores et Hétéronotes, tous de l'Amérique méridionale, ont un corselet renflé en vessie.
Chez les Smilies il est plus grand et vésieuleux dans toute son étendue (S. inflata, Fabr.).
Les Bocydies (pl. 19, fig. 3) sont bien reconnaissables à leur corselet (B. globulare , Stoll.).
Les Membracides se font remarquer par leur corselet comprimé , très-élevé, foliacé. Ces Hémiptères, tous américains, sont généralement noirs, tachetés de jaune et de rouge (pl. 49, fig. 4) (M. foliata, Fabr.).
Les ruLGORIDES peuvent être divisés en plusieurs groupes.
Celui des rerricomérmTes renferme le seul genre Tettigometra, dont on connaît seulement quelques espèces européennes. |
Les 1ss17Es sont peu nombreux. Ils se font remarquer par des élytres larges , comme voûtées.
Le type du genre Issus (Z. coleoptratus, F abr.) n'est pas rare dans notre pays.
Les Eurybrachis sont exotiques (Æ£. {omentosa, Fabr. ).
Les pergires, en général fort rares, sont de petite taille et toutes étrangères à l'Europe.
Les petpnacires , également de petite dimension, ont
des représentants en Europe. Ils vivent dans les endroits humides, principalement sur des joncées.
Les crxi1res ne sont pas non plus très-abondants.
Les espèces, assez petites, du genre Cixie ont été recueillies surtout en Europe €. nervosa, Lin. ; etc.
Letype du genre Pseudophana, P. europæa, Lin. , entièrement d’un vert tendre, habite la France méridionale.
Les FuLGoRITES sont tous exotiques et les plus grands de la famille.
Les Ricanies, et surtout les Flates (F. phalænodes, Fabr. }, ont des ailes larges, qui les font ressembler à des Papillons.
Les Phœnax etles Lystra sécrètent, par la partie postévieure de leur corps, une matière blanche cireuse, qu’on emploie aux Indes orientales et en Chine, mêlée avec de l'huile, au lieu et place de la véritable cire.
Les Fulgores proprement dits ont la tête prolongée en un renflement vésiculeux très-considérable. Le Fulgore porte: lanterne ( F. laternaria, Lin. ), letype du genre, n'est pas rare à la Guyane. Quelques voyageurs assurent que ce prolongement vésiculeux de la tête est le siége d’une lumière phosphorescente très-vive; mais d’autres nient le fait.
QUATRIÈME TRIBU
LES CICADIENS.
L'histoire de cette tribu est l'histoire d'un seul genre, car nous regardons seulement COMME des coupes division
naires, une série de genres établis récemment aux dépens du grand genre Cigale (Cicada) (1).
(1). Foy. Amyot et Serville, Insectes Hémiptères. 11 faut peut-être en excepter le genre Hemidyetia, et quelques autres, que nous Ne connaissons pas suffisamment.
Ces Hémiptères, très-semblables aux Fulgoriens d'après l’ensemble de leurs caractères, en diffèrent bien notablement par la présence d’un appareil de stridulation trèscompliqué. Get appareil, situé à la base de l'abdomen, existe seulement chezles mâles ; il consisteen deux cavités, recouvertes chacune par une plaque cartilagineuse en forme de volet. A l’intérieur, ces deux loges, séparées par une cloison écailleuse de forme triangulaire, offrent en avant une membrane plissée, et au-dessous une membrane mince et transparente connue sous le nom de miroir. On distingue encore de chaque côté une membrane plissée, qu’on appelle la {ymbale. Les muscles, se contractant et se dilatant avec force et rapidité, frappent sur les tymbales et produisent des sons pénétrants.
Le chant des Cigales, regardé comme mélodieux par les poëtes grecs, n’est en réalité qu'une stridulation rauque, monotone, insupportable. Elles se tiennent sur des arbrisseaux exposés à la plus grande ardeur du soleil ; on les rencontre seulement dans les parties chaudes du globe; on les trouve dans le midi de l'Europe, mais jamais au nord.
Les femelles ont une tarière composée de trois pièces écailleuses, qui leur sert à entamer les tiges de bois mort pour y déposer leurs œufs, Les jeunes larves qui en naissent quittent bientôt cette première demeure, et vont se réfugier au pied des arbres, où elles croissent et se métamorphosent en nymphes (pl. 19, fig. 2). L'insecte parfait abandonne la dépouille de la nymphe, qui est assez solide pour conserver sa forme après que l’insecte s’est échappé.
Les Cigales, très-nombreuses en espèces, ont souvent de belles couleurs ; beaucoup d’entre elles cependant ont les ailes diaphanes ; tél est entre autres le type du genre, la
Cigale plébéienne (Cicada plebeia, Scop.) (pl. 19, fig.1}, commune dans le midi de la France.