‹ Histoire des insectes, traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturelsChapitre 39 sur 58 · DE LA TRIBU DES SCARABÉIENS · texte numérisé non relu

DE LA TRIBU DES SCARABÉIENS

170 Famille. CÉTONUDES. Labre, mandibules et languette nul-

lement saillants, plus ou moins mem-

braneux. Antennes de dix articles à

massue formée par les trois derniers.

Crochets des tarses simples et égaux.

Groupe 1. CÉTONIITES. Pièce axillaire visible entre les élytres . et la base du corselet,

Genre1.nnyxtPuLxa. Burm.Corselet octogone. ‘Tarses d’égalo

longueur dans les deux sexes. Front mutique. Galette des mâchoires rudimentaire.

Gre 2. nmnocogra. Burm. Corselet excavé antérieurement et muni d'une pointe. Galette des mâächoires courte, épaisse. Pattes très-mas-

sives.

Gre 3. céromve. (Ceto- Corselet à bord postérieur plus ou nia, Fab.) moins sinueux. Farses d’égale lon-

gueur dans lesdeux sexes. Front mutique. Mésosternum peu ou point avancé.

Gre 4. roconorarse. Bl. Front bifide. Pattes postérieures aplaties, surtout dans les mâles. Tarses garnis d’une brosse de longs poils.

Gre 5. emmemms. Burm. Front légèrement relevé et échancré. Jambes antérieures des mâles inermes.

Grec. AmPmsroros. G. ef P. Front à angles prolongés en pointe. Mächoires garnies de pointes crochues.

Gre 7. cmLozosa. Burm. Front relevé et un peu échancré. Jambes tridentées dans les deux sexes.

Gre 8. HÉTÉRORHINE. Westw. Jambes mutiques dans les mâles, dentées dans les femelles. Mésosternum lancéolé. Tête ordinairement cornue

« dans les mâles,

Gre 9. PLESIORMNE. Burm. Jambesmutiques dans les deux sexes. Mésosternum lancéolé. Tête mutique.

Gre10. nnoMBORWNE. Hope. Jambes mutiques dans les mâles, bidentées dans les femelles. Fête mutique. Mésosternum large.

Gre 11. nornmonmine. Bwurm.Jambes dentées dans les deux sexes, Tête des mâles cornue, ayant en outre une pointesur le vertex. Mésosternum large.

Gre 19. nyrsÉLOGÉNIE. Burm.Jambes tridentées dans les deux sexes. Tête creusée dans les mâles, portant une corne relevée. Lèvre infé-

rieure formant en dessous un large cône.

Gre. 13 NARYGIE. Dup. Jambes bidentées dans les mâles, tridentées dans les femelles. Tête des mâles portant deux cornes latérales.

Gre. 14. DICKANOGÉPHALE. Jambes tridentées dans les deux sexes.

Hope. À Tous les tarses plus longs que les jambes, Tète portant deux cornes latérales dans les mâles.

Gre. 15, myCrÉRISTE. Zap. Jambes antérieures tridentées dans les deux sexes. Front des mâles portant une longue corne, dilatée à l'extrémité.

Gre. 16. DICRANORHINE. Hope.Jambes antérieures mutiques extérieurement dans les mâles, tridentées dans les femelles. Tête des mâles cornue:

Gre. 17. MÉCYNORHINE. Æope.Jambes antérieures tridentées extérieurement dans les deux sexes. Tête des mâles cornue.

Gre. 18. cocrATH. Lamk. Jambes antérieures mutiques dans les mâles, tridentées dans les femelles.

Tète des mâles terminée parune corne bifide.

Gre. 19. cymnéns. M. Leay.Corselet lobé, cachant l’écusson. Chaperon tuberculé ou à peine échancré.

Massue des antennes courte dans les deux sexes.

Gre. 20. AGEsrRATA. Æschs.Corselet lobé cachant presque l’écus-

son. Chaperon à angles aigus. Mas-

sue des antennes très-grande, surtout

dans les mâles,

Gre, 21. LOMAPTÈRE, G, el P.Corselet lobé cachantl’écusson. Chaperon fortement bilobé,

Gre. 22. mcroPeLrE. * BZ. Corselet lobé, necachant qu’une partie de l’écusson. Front bifide.

Gre. 23. poryscèrE. Dej. Corselet lobé, cachant une grande partie de l'écusson, Tète prolongée un

4 peu en museau.

Gre. 24, sreNoransia. Burm.Corselet entièrement rond. Front

légèrement fendu. Pattes extrême- ; ment longues, surtout les tarses.

Gre. 25. mAcRONOTE. Wied.Corselet lobé ne cachant qu'une partie de l’écusson, Son bord postérieur plus étroit que les élytres.

Gre. 26. crémasrocniLe. Corselet arrondi. Galette des mâchoi-

Hnoch res très-épineuse. Mésosternum très:

étroit, linéaire.

Gre. 27, scarronie Schaum. Corselet arrondi. Galette des mâchoires très-épineuse. Mésosternum Carené. Tarses de quatre articles.

Gre. 28. cenucnus. Kürby. Corsélet arrondi. Galette des ma choires très-épineuse. Mésosternum caréné. Tarses de cinq articles.

Gre. 29. macromA. G. el P.Corselet à bord droit. Galette des mäâchoires très - épineuse. Mésoster-

num dilaté.

Gpe. 2. TRICHIITES. Pièce axillaire cachée sous les élytres Gre. 1. VALGE. Scrib. Galette des mâchoires, coriace, tri-

gone, Jambes antérieures à cinq dents.

Gre. 2. PLATYGÉNE. M. L. Jambes tridentées. Corps très-aplati. Chaperon très-large. Galette des màchoires coriace.

Gre. 3. srripsrer, G. et P.Jambes tridentées. Galette des machoires coriace. Chaperon court, peu ou point échancré.

Gre. 4. AGÉNE, Z. el S. Jambes tridentées. Tarses très-longs. Gre.5.curomornLia. Westw.Jambes postérieures longues, plumeuses.

Gre. 6. TRICRIE, Fabr. Galette des mâchoires coriace, trigone. Jambes bidentées dans les ‘deux sexes ou tridentées dans les fêmelles.

Gre. 7. GNORIME, Lep. et Ser. Jambes bidentées ; les intermédiaires courbées dans les mâles. Chaperon large:

Gre. 8. OSMODERME. Z. et S.Jambes tridentées. Galelle des màchoires cornée, et en crochet.

Gre. 10. ynca. Let S.

Fam 2°. GLAPHYRIDES.

Gpe. 1. ICHNOSTOMITES.

Front cornu dans les mâles. Galette des mâchoires cornée, droite.

Mandibules cornées, Lèvre inférieure bifide, ses deux divisions ordinairement saillantes, au delà de lextrémité du menton. Élytres entr'ouvertes à l'extrémité.

Chaperon très-avancé dans les mâles.

Massue des antennes plus longue que latige. Lèvre inférieure ayant ses deux divisions à peine distinctes.

Gre. 1. 1cHNosrome, Gor. el Levre inférieure conique très-ciliée,

Perch.

ses palpes, filiformes, très-longs, un peu plus longs que les maxillaires.

Gpe. 2. PACHYCNEMITES. Tète un peu avancée en forme de

Genre f. ANISONYX. Lafr.

museau. Mandibules et labre point saillants. Massue des antennes petite.

Pattes grêles. Antennes de neuf arti.

cles, à massue linéaire. Lèvre inférieure longue à palpes très-courts.

Gre. 2. PAGUYONÈME. L. el S. Pattes postérieures très-renflées. An-

tennes de dix articles à massne globuleuse. Lèvre inférieure longue à palpes très-courts. Mâchoires mutiques.

Gre.3.Lebrrrix. Lep. et Serv.Antennes de neuf articles. Lèvre infé-

Gre. 4. ERIESTINS. * Dej.

Gre. 5. LicuNiA. Érichs.

rieure aussi large que longue, ses pal.

pes aussi longs. Mâchoires mutiques.

Antennes de neuf articles. Lèvre inférieure plus Tongue que large. Mâchoires garnies de fortes épines.

Antennes ayant le premier article grand et en massue; les trois derniers formant une massue très-grande dans les mâles, petite dans les femelles.

Pattes postérieures sans renflement.

Galette des mâchoires en forme de lanière mince, trois frois plus longue que la mâchoire elle-même.

DES

Gre6.craroscELis. Érichs, Antennes à premier article grand eten

Gpe 3. AMPHICOMITES.

Gre {. AmPxicoMA. Latr.

Gre. 2. eSILODEMA * Blanch.

Gre 3. ANTHIPNA. ZSCAS.

Gre 4. GLAPHYRE. Latr.

Fam. 3. MÉLOLONTHIDES.

Groupe 1. HOPLITES.

Gre. 1. uxrerts. * Dei.

Gre. 2. uopLia. Hlig,

Gre, 3. pECAMÉRA. Muls.

massue. La massue terminale petite dans les deux sexes, Pattes posté rieures très-renflées. Galette des mâchoires extrêmement longue et grêle.

Tête point avancée. Mandibules et labre saillants.

Mandibules fortement dentées au côté interne. Les trois derniers articles des antennes formant une massue presque solide. Galette des mâchoires très-longue et pointue.

Mandibules sans dents. Galette des mächoires courte, tronquée. Les trois derniers articles des antennes formant une massue presque solide.

Les trois derniers articles des antennes formant unemassue à feuillets libres.

Mandibules dentées. Cuisses postérieures très-renflées dans les mâles.

Mandibules cornées. Les divisions de la lèvre inférieure très-courtes. Élytres jointes jusqu'à leur extrémité. Labre caché. Mandibules divisées en deux parties, l’internemembraneuse, l’autre cornée. Un seul crochet trèsgrand aux tarses postérieurs.

Chaperon un peu relevé. Dernier article des palpes ovoïde, pointu. Antennes de dix articles, les trois derniers formant une massue un peu moins longue que la tige. Pattes postérieures sans renflement.

Chaperon carré. Pattes simples. Dernier article des palpes un peu dilaté. Antennes de neuf articles.

Chaperon carré. Antennes de dix ar

Gre. 4. noPLoscELtS *. Dej.

Gre. 5. MONOGHÈLE. JULig.

Gre. 6. nicnèLe Lep. ets.

ticles. Pattes postérieures sans renflement, Tête amincie antérieurement. Mâchoires prolongées un peu en pointe. Dernier article des palpes cylindrique et au moins aussi long queles deux précédents réunis. Pattes fortes. Les postérieuresextrêmementrenflées. Les jambes très-dilatées. ÿ Chaperon en triangle, tronqué en avant. Antennes de dix articles. Cuisses postérieures très-renflées, munies d’une forte dent. Dernier article des palpes maxillaires tronqué.

Antennes de neuf articles. Cuisses postérieures renflées, munies dedeux dents. Dernier article des palpes oblong.

Gre.7. cuasme. Lep. et Serv.Antennes courtes, avec les trois der-

niers articles en massue ovale. Jambes antérieures uni-dentées. Palpes maxillaires très-longs et cylindriques.

Gre. 8. cuasmaToPTÈKE, Zep.Antennes ayant leurs trois derniers

el Serv.

Groupe 1. OMALOPLIITES.

Cre. 1.LeristA, Lep.etsS.

articles en massue oblongue. Jambes antérieures bidentées, Palpes maxillaires longs et cylindriques.

Labre caché. Mandibules divisées en deux parties, interne membraneuse, l’autre cornée, Tous les tarses pourvus de deux crochets.

Chaperon carré. Tous les tarses pourvus de deux crochets bifides. Dernier article des palpes ovoïde.

Gre.2 picnanA. Lep.elServ.Chaperon profondément échancré,

avec ses angles antérieurs en pointe relevée. Crochets de tarses égaux et bifides. Dernier article des palpes maxillaires oblong.

DES

Gre. 3. MONOCRANIA. Cast.

Gre. 4. DASYE. Lep. el Serv.

Gre. 5. ISONYQUE. Manner.

Tête presque carrée sans prolongement. Crochets des tarses égaux et bifides. Dernier article des palpes maxillaires renflé.

Antennes de neuf articles, les trois derniers en massue ovale. Tarsesépais à crochets égaux.

Antennes de neuf articles, les trois derniers en massue ovale. Tarses longs et grêles, à crochets inégaux, bifides à l’extrémité.

Gre.6. cérasris. Lep. et Serv.Antennes de dix articles, les trois der-

Gre. 7. uyMÉNOPLIA, Muls.

Gre. 8. LISTRONYX. Guer.

Gre. 9. SÉRICOÏDES. Guer.

Gre. 10. sérica. M. Leay.

Gre. 11. omaLoruia. S{eph.

niers formant une massue linéaire presque aussi longue que le reste de l'antenne. Palpes courts; le dernier article des maxillaires ovale.

Antennes de neuf articles, les trois derniers formant une massue ovale.

Dernier article des palpes maxillaires court et épais.

Antennes de dix articles, les cinq derniers formant une massue ciliée, unefois plus longue que le reste de l'antenne. Tarses très-longs, surtout les postérieurs ; leurs crochets dentelés en dessous.

Antennes de dix articles ; les cinq derniers formant une massue de la longueur du reste del’antenne. Tarses trèslongs, leurs crochets point dentelés.

Antennes de neuf articles. La massue plus longue que le reste de l'antenne.

Chaperon presque carré. Dernier article des palpes long et cylindrique.

Antennes de dix articles, la massue mé diocre. Dernier article des palpes cylindrique. Crochets des tarses bifides.

Gre. 12. rAcHYPHYLLA. Muls.Antennes de neuf articles, les trois derniers formant une massue petite.

Dernier article des palpes pointu un peu renflé au milieu.

Gre. 13. rrocuace. Cast. Chaperon rétréci antérieurement. Corps presque hémisphérique. Antennes de dix articles à massue longue et linéaire.

Gre. 14.renyLLocéra. Whit.Antennes de neuf articles, les cinq derniers formant la massue. Chaque lamelle dans les mâles pectinée d’un côté.

Gre. 15. LiPARÈTRE. Guer. Tarses longs et grêles. Palpes assez courts. Le dernier articledes maxillaires grand, un peu épaissi à l’extrémité.

Gre. 16.macrorops, M. Leay.Pattes longues, surtout les postérieures. Palpes longset filiformes. Jambes antérieures bidentées.

Gre. 17. mipnucépraLa. Zatr.Chaperon fendu; les angles souvent prolongés en pointe. Crochets des tarses fortement bifides.

Gre. 18. macropaCryLe. Latr.Anlennes de neuf articles. Pattes longues. Tarses très-longs, velus et épineux,

Gre. 19, Ancisrrosoma. Curl.Pattes longues et robustes. Crochets des tarses bifides. Antennes de neuf articles; la massue oblongue. Jambes antérieures tridentées

Gpe 3. MÉLOLONTHITES. Labre plus ou moins apparent. Mandibules entièrement ou presque entièrement cornées. Lèvre inférieure plus ou moins large sans avance médiane,

Genre 1. nunaseis. Perly. Antennes de dix articles, les trois derniers formant la massue, Chaperon avancé et tronqué dans les mâles.

Crochets des tarses munis d’une forte dent.

Gre. 2. psgunosenicA. Guer. Antennes de neuf articles; les trois

(Philochlænia. Dej.) derniers formant une massue ovoïde. Crochets des tarses bifides. Dernier article des palpes ovoiïde.

Gre. 3. PHILOGHLÆNIA *. Dej. Antennes , de dix articles les trois derniers formant la massue. Crochets des tarses bifides. Lèvre inférieure plus haute que large.

Gre. 4%. LYoGENIs. Guer. Antennes de neuf articles; les trois

(Amphicrania. Dej.) derniers en massue ovoïde. Crochets des tarses bifides, Palpes maxillaires grands; leur dernier article un peu renflé. Tarses antérieurs dilatés.

Gre. 5.rLEcrRIs. Lep. el Serv.Antennes de neuf articles. Leur massue de trois articles, longue et linéaire. Jambes postérieures munies d’une longue épine.

Gre. 6, scmizonycuA *. Dej. Antennes de dix articles, les trois derniers formant une massue 4llongée. Crochets des tarses bifides. Lèvre inférieure moins haute que large.

Gre. 7. uéréroNyx. Guer. Antennes de neuf articles, les trois (Aplonycha. Dej.) derniers formant une massue trèscourte. Palpes légèrement renflés vers le bout. Lèvre inférieure presque carrée. Crochets des tarses simples.

Gre. 8. ranvrroctE. Fald. Antennes de dix articles, la massue de einq. Les tarses un peu dilatés offrant une longue épine entre leurs crochets.

Gre. 9. rmzOTROGUE. Latr. Antennes de dix articles. Les trois derniers formant la massue. Crochets des tarses simples. Lèvre inférieure assez large.

Gre. 10. AMPHIMALLON. Aatr. Antennes de neuf articles. Les trois derniers formant une massueallongée.

Crochets des tarses simples.

Gre. 11. HANNETON. (Melolon-Antennes de dix articles, les sept der-

tha. Lin.) niers dans les mâles, ct les six der-

niers dans les femelles, formant là massue. Crochets sans dents.

Gre. 12. SPARMANNIE. Cast. Antennes comme celles des hannetons. Crochets des tarses offrant quatre fortes dents, ; :

Gre. 13. Æcosruera *. Dej. Antennes de dix articles, les trois derniers formant une massue deux fois plus longue que la tige.

Gre. 14. ANOxIA. Casl. Antennes de dix articles, les cinq derniers dans les mâles, et lesquatre derniers dans les femelles formant la massue,

Gre. 15. eNcinnus. Melly. Antennes petites , de dix articles. Palpes grêles dépassant la longueur de celle des antennes. Crochets des tar= ses munis d’une petite épine.

Gre. 16. ENCYA *. Dej. Antennes petites, de dix articles, les trois derniers formant la massue, Lèvre inférieure courte, très-large:

Gre 17. Leucornouts *, Dej. Antennes de onze articles, les trois derniers formant une massue plus longue que la tige. Lèvre inférieure presque carrée.

Gre. 18. ANGYLONYCnA *, Dej.Antennes de neuf articles, les trois derniers formant une petite massue, Lèvre inférieure large et un peu avancée en pointe.

Gre. 19. AnonèrE, Æschs. Antennes de neuf articles. Crochets des tarses inégaux, l’un simple, court, l'autre bifide et allongé.

Gre. 20. rAcHyoËRe. Guer. Antennes de neuf articles. Chaperon largeet arrondi. Crochets des tarses

égaux et bifides.

Gre. 21. ANISOPLIA. Lep. et Antennes de neuf articles, les trois Serv. derniers formant la massue. Crochets

des tarses postérieurs inermes, Gre. 22, roriliA. Leach. Antennes de neufarticles, Sternum

DES

Gre. 23, STRIGIDIA *. Dej.

prolongé en lame comprimée. Tarses courts et épais. Les crochets simples.

Sternum un peu avancé. Chaperon rétréci, ou peu relevé et légèrement bifide. Mandibules divisées en deux grandes dents.

Gre. 24. eucaLorA. M. Leay.Antennes deneufarticles, Lestrois der-

Gre. 25, AREODA. Leach.

niers en massue. Sternum saos saillie.

Chaperon large. Mandibules obtuses, faiblement dentées.

Palpes ayant le dernier article grand ovale. Sternum prolongé en pointe.

Antennes de dix articles. Mâchoires munies de fortes dents.

Gre. 26. AMBLYTÈRE, M. Leay.Palpes à dernier article grand ovalaire.

Gpe. 4°. ANOPLOGNATHI- TES.

Genre 1. APOGONIA. Kirb.

Gre. 2. LEUCOTHYRÉE. M.

Leay.

Gre. 3. noLAX. Fisch.

Gre 4. GENIATES, Kirby.

Gre. 5, PLATYCOELIA *. Dej.

Sternum peu avancé. Antennes de dix articles. Mâchoires obtuses.

Mandibules entièrement cornées. Lèvre inférieure très-large, présentant une avance médiane tronquée.

Antennes de neuf articles. Crochéts des tarses égaux et bifides. Mésosternum sans saillie,

Antennes de neuf articles Crochets de tarses simples et égaux. Mésosternum sans saillie,

Antennes de dix articles. Tarses antérieurs très-dilatés. Leurs crochets inégaux , l'un entier, l'autre bifide.

Antennes de neuf articles. Tarses antérieurs non dilatés. Leurs crochets inégaux l’un simple, l'autre bifide.

Antennes de dix articles. Crochets des tarses simples, inégaux. Mésosternum prolongé en pointe obtuse.

Pattes postérieures grèles.

Gre, 6. ANOPLOGNATHS. Leach.Antennes de dix articles. Crochets

(Repsimus. L. M.) Gre 7. BRACHYSTERNE, Guer.

Fam. 4. SCARABÉIDES.

Groupe 1. RUTÉLITES.

Gre |. PHOENOMERIS. Hope.

(Eupyga. Manner.)

Gre. 2. vonvsraerus *. De).

.Gre. 3. COLOBOSTERNUS *.

des tarses simples, inégaux. Mésosternum prolongé en pointe aiguë.

Pattes postérieures très-épaisses.

Antennes de dix articles. Crochets des tarses simples, un peu inégaux.

Mésosternüm sans saillie.

Mandibules entièrement cornées et saillantes. Mächoires également de consistance cornée.

Labre visible. Mandibules découvertes à l'extrémité.

Antennes de dix articles. Cuisses postérieures très-renflées. Extrémité du mésosternum atteignant la base des pattes antérieures.

Chaperon entier. Mésosternum trèsavancé en pointe épaisse et recourbée*

Chaperon très-large. Mésosternum à

Blanch.(Brachysternus. Dej.)peine saillant. Ecusson triangulaire.

Gre. 4. nuTELA. Lalr.

Chaperon étroit, peu échancré. Mésosternum très-peu prolongé. Ecusson triangulaire, médiocre.

Gre. 5. réupxora. M. Leay.Chaperon arrondi. lÉcusson semi-cir-

culaire. Mésosternum peu avancé.

Gre. 6. HÉTÉROSTERNE. Dup.Chaperon circulaire. Métasternum

Gre. 7. cunysopnorA. Lalr.

Gre. 8. cuLonora *. De).

très-renflé, offrant uné forte pointe à l'insertion des pattes.

Chaperon arrondi. Pattes postérieures très-renflées, avec les jambes terminées par une grosse épine érochue.

Mésosternum très-court. Lèvre inférieure ayant deux petites. dents dans son échancrure.

Chaperon entier. Mésosternum assez

DES

avancé. Écusson presque semi-cirenlaire et assez grand.

Gre. 9. macnaAsris. M. Leay.Chaperon entier, Pointe sternale lon-

Gre. 11. oménts. Zar.

Gre. 12. CNÉmiDA. Kirby.

Gre. 13. PARASTASIA, Westw.Cœlidia. (Dej.)

gue. Écusson triangulaire très-grand.

Mächoires multidentées.

e. 10.CcHASMODIA. M. Leay.Chaperon fendu. Pointe sternale lon-

gue. Écusson triangulaire très-grand.

Mâchoires bidentées.

Pièce axillaire visible, comme dans les Cétoniites. Antennes de dix articles.

Pièce axillaire visible. Antennes de neuf articles:

Chaperon étroit, un peu relevé, plus ou moins bifide. Mésosternum trèspeu avancé. Écusson en triangle trèsélargi, presque semi.cireulaire.

Gpe. 2. CYCLOCÉPHALITES.Labre et mandibules cachés.

Genre 1. CYCLOCÉPHALA. Latr.

Gre. 2. rnicnops *, Manner,

Gre. 3. HEXOpoN. Oliv.

Groupe 3. CALOCNÉMITES.

Genre 1. ACHLOA. £rich.

Gre 2, nobcore. Lap. de Cast.

Prethorax peu échancré. Tarses seule.

ment ciliés, à crochets moyens. Corps oblong.

Prothorax presque droit. Corps ovale.

Antennes à massue épaisse, de trois articles imbriqués. Crochets des tarses longs.

Prothorax fortement échancré en avant. Antennes à massue petite, Tarses grands, très-épineux. Corps presque orbiculaire.

Mandibules un peu découvertes. Pattes postérieures très-épaisses.

Antennes de neuf articles. Massue de trois, presque aussi longue que la tige.

Chaperon arrondi, légèrement relevé.

Les articles des tarses presque égaux entre eux.

Antennes de neuf articles. La massue

Gre. 3, ELAPHOCÉRA. Géné.

Gre. 4. PAcuYPE. Latr.

Gre 5. GALOCNÉMIS.

Lap. de Cast.

Gre. 6. COPTORBINE. H0pe.

Groupe 4°, SCARABÉITES.

Gre1*". HÉTÉRONYCHUS *, Dej.

Gre. 2. DASYGNATHE. M. L.

Gre. 3, PENTODON. Kirby.

Gre. 4. SCARABÉE., Lin.

Gre, 5. AGACÉPHALA. Lat.

de trois, et assez petite. Chaperon arrondi. Le dernier article des tarses aussi long que les quatre précédents réunis.

Antennes de dix articles. Massue de sept. Front incliné. Chaperon un peu relevé.

Antennes de huit articles dans les mâles , dont les cinq derniers formant la massue. Femelles aptères. Chaperon un peu incliné et creusé.

Antennes de huit articles. La massue de trois. Chaperon incliné. La tète comme tronquée.

Antennes de dix articles. La massue de trois. Tète profondément échancrée.

Labre caché. Mandibules découvertes. Tôte et corselet souvent cornus, au moins dans les mâles. Pattes postérieures sans repflement.

Lèvre inférieure allongée, un peu voûtée, sans échancrure à l’extrémilé. Mâchoires dentées.

Lèvre inférieure, amincie à son extrémité, légèrement fendue avec les angles pointus. Mâchoires dépourvues de dents.

Lèvre inférieure tronquée. Mâchoires dentées. \ Lèvre inférieure conique, très-ciliée , surtout à l’extrémité, Mâchoires dentées. Tarses inermes.

Lèvre inférieure conique , très-ciliée.

Mächoires dépourvues de dents, Pattes antérieures beaucoup plus longues que les autres dans les mâles.

Gre. 6. oRYCTEs. J{liq. Lèvre inférieure conique, ciliée, obtuse à l'extrémité. Antennes à massue petite. Mâchoires dépourvues de dents.

Gre. 7. orycromonpue. Guer.Lèvre inférieure petite, conique. Antennes à massue plus longue que la tige. L'un des crochets des tarses dentés.

Gre. 8. TRIONYCHE*. Dej. Lèvre inférieure extrêmement large, presque orbiculaire. Antennes à premier article dilaté à l’angle interne.

Gre.9. ACÈRE *. Dej. Lèvre inférieure à bords latéraux droits et terminée en pointe tronquée et creusée au milieu. Dernier article des palpes maxillaires très-grand, renflé graduellement vers l'extrémité.

Gre. 10, PHILEURE. Zatr. Lèvre inférieure à bords parallèles, voûtée au milieu et un peu échancrée à l'extrémité.

Gre. 11. ornpanus. M. Leay. Lèvre inférieure plane, arrondie à l'extrémité, Mâchoires dépourvues de

\ dents.

Gre. 12. ÆGipium *. Dej. Lèvre inférieure plane, arrondie à l'extrémité. Mâchoires dentées.

Fam. 5. GÉOTRUPIDES. Antennes souvent de onze articles. Languette avancée. Mandibules et mâchoirès de consistance cornée, mais peu solide.

Groupe. 1. ATHŸRÉITES. Second article des antennes plus long que le suivant. Menton sans échan-

crure.

Gre. 1. ELEPHASTOME, Chaperon dilaté de chaque coté et M. Leay. prolongé au milieu en une longue

lame fourchue à l'extrémité. Palpes maxillaires très-longs.

Gre. 2, ATUYRÉE. M. Leay. Mandibules bidentées. Antennes ayant leurs trois derniers articles en massue

sphérique, très-grosse. Chaperon sans prolongement.

Gre. 3. BoLBOCÉRAS. Kirby. Antennes de onze articles à massue très-grande. Mandibules inégales, l'une simple, l’autre bidentée à l'extrémité,

Gre. 4. OCHODÉE. Lafr. Antennes de dix articles, les trois derniers formant une massue globuleuse. Mandibules inégales , l'une simple, l’autre bidentée.

Gre. 5. uyBOSORE. Mac. Leay.Antennes de onze articles, avec les trois derniers formant une massue arrondie. Mandibules terminées en pointe recourbée,

Gre. 6. céoBlE. Brull. Antennes de dix articles, Mandibules

? dentées.

Groupe. 2. GÉOTRUPITES. Second article des antennes plus court que le suivant, Menton échancré.

Gre. 1. céornures. Zatr. Les trois derniers articles des antennes en massue feuilletée.

Gre, 2. LÉraRUS. Fabr. La massue des antennes en cône renversé, à articles emboités les uns dans les autres.

Groupe.3. TROGITES. Lèvre inférieure cachée, peu distincte, point échancrée. Antennes de dix articles.

Genre 1. TRox. Fabr. Pattes fortes, point comprimées.

Gre.2.AcANTHocÈRE M. Leay.Pattes larges, très;comprimées. Groupe, 4. ÆGIALITES. Lèvre inférieure bifide, Antennes de

neuf articles.

Genre 1. æÆcrauia. Latr. Jambes postérieures terminées par Û deux fortes pointes.

Fam. 6. EUCHIRIDES. Lèvres supérieure et inférieure bien

développées. Mandibules très-courtes, dépourvues de pointes, Mâchoires surmontées d'une longue brosse. Pat-

DES

Gre. 1. suce. Kirby.

Gre, 2. PROrOMACRE. New.

Fam. 7. COPRIDES.

Gpe. 1. APHODIITES.

Genre 1. «PnoDie, 1/lig.

Gre. 2. PSAMMODIE: Gyll.

Gre. 3. OXYOME. Eschs.

Groupe 2. ONITITES.

Genre 1. EURYSTERNE. Dalm.

Gre. 2. ONIMICELLE. Lalr.

Gre. 3. onrris. Fab.

Gpe. 2 COPRITES

INSECFES. 223

tes antérieures extrémement longues dansles mâles.

Jambes antérieures des mâles mntiques extérieurement. Galette des mächoires fortement quadridentée.

Jambes antérieures des mâles dentées extérieurement, Galette des mâchoires faiblement tridentée.

Antennes de neuf articles , rarement de huit. Labre et mandibules cachés entièrement, membraneux.

Pattes insérées à égale distance lesunes

des autres. Écusson très - distinct.

Chaperon entier. Palpes filiformes.

Machoires sans lobe corné au côté interne.

Chaperon entier. Palpes ayant leur dernier article plus épais. Mächoires ayant leur lobe interne corné et divisé en deux dents.

Chaperon échancré.

Éeusson visible. Pattes postérieures courtes, épaisses. Les intermédiaires très-écartées à leur base. Tète souvent tuberculée,

Corps parallèle applati, Antennes de ueuf articles, à massue infundibuliforme.

Antennes de neuf articles à massue feuilletée.

Antennes de 9 articles à massue infundibuliforme. Corps massif, ramassé.

Écusson caché. Pattes postérieures courtes, épaisses. Les intermédiaires très-écartées à leur base. Tète ordinairément cornue.

Gre. 1. oNrHopHAG&. Lalr.

Gre. 2. copnis. Geoff.

Gre. 3. PHANÉS, M, Leay.

Gre. 4. ÉNICOTARSE. Cast.

Gre. 5. cHÆRinis. Lep. et Serv.

Gpe. 3. ATEUCHITES.

Genre 1. cornopas *. Dej.

Gre. 2. CANTHON. Hoffm.

Gre, 3. SCATONOME, Zrichs.

Gre, 4. Évrnisse *, De).

Gre. 5. Hypoma. Lep. el Serv.

Gre. 7. sisxrus. Lalr,

Gre. 8. GYMNOPLEURE. J{lig.

Antennes à massue feuilletée, Tarses pourvus de petits crochets.

‘Tête arrondie en avant. Les trois derniers arliclès des antennes en massue allongée. Tarses munis de crochets.

Antennes à massue infundibuliforme. Tarses sans crochets.

Antennes à massue infundibuliforme.

Tarses postérieurs et intermédiaires à articles élargis dépourvus de crochets.

Antennes ayant leurs trois derniers articles en massue épaisse. Chaperon échancré et bidenté. Tarses munis de crochets.

Écusson caché. Pattes postérieures allongées, peu ou point renflées. Tête mutique dans les deux sexes. Pattes intermédiaires écartées à leur base.

Chaperon très-large à peine échancré.

Corps très-convexe.

Chaperon bidenté. Tarses antérieurs plus petits que les autres.

Chaperon échancré, l'arses antérieurs plus petits que les autres.

Chaperon bidenté. Pattes antérieures pourvues de tarses très-pelits, les jambes postérieures élargies à l'extremité.

Élytres sinuées latéralement, Pattes très-longues. Tarses antérieurs trèspetils.

Antennes seulement de huit articles.

Pattes très longues, surtout les posté rieures.

Corps déprimé. Chaperon bidenté. Élytres échancrées derrière les angles huméraux. Antennes de neuf articles.

Gre. 9. mecarnopA. Æsch. Chaperon quadrilobé. Tarses antérieurs très-pelils.

Gre. 10. areucnus. Weber. Corps déprimé. Chaperon à six dents. Tarses antérieurs nuls. Antennes de neufarticles. Élytres sans échancrure.

Gre. 11. PAcuysome. M. Leay. Chaperon bilobé, offrant quatre dentelures. Sternum sans saillie. Un seul appendice aux jambes intermédiaires.

Gre. 12. cmcecuum. Latr. Pattes antérieures dépourvues de tarses. Ceux des autres jambes munis decrochets ; les jambes intermédiaires offrant deux épines.

Gre.13.mNemariuw. M. Leay. Pattes antérieures dépourvues de tarses. Les jambes intermédiaires ayant une seule épine. Chaperon à six dents.

Gre. 14. anowropsis, Westw. Pattes antérieures dépourvues de far-

(Zucranium Dej.) ses; ceux des autres sans crochets. Deux appendices aux jambes intermédiaires spatuliformes:

Gre. 15.cLvrmpenus. Wes/w.Pattes intérieures dépourvues de tarses, ceux des autres sans crochets.

Deux appendices aux jambes intermédiaires spiniformes.

Gre. 16. menropnice Cast. Toutes les pattes munies d’un tarse. Corselet échancré de chaque côté postérieurement. Chaperon très-large offrant deux fortes dents.

Gre. 17. cornœcus. Reiche. Toutes les pattes munies d’un tarse.

: Corseletarrondisans échancrure. Chaperon très-large offrant deux grandes dents.

Fam. 8. PASSALIDES , Antennes arquées. Labre grand, découvert. Prothorax séparé du reste du corps par un pédicule assez long.

Gpe 1. CHIRONITES. Jambes antérieures digitées. Corps cylindrique.

Genre 1. cHiRoN. M. Leay.

Groupe 2. PASSALITES.

Gre. 1. PASSALE. Fabr.

Fam. 9. LUCANIDES,

Groupe 1. ÆSALITES.

Gre. 1. ÆSALE. F'abr.

Gre. 2. conocerA. Eschs.

Groupe 2. SYNDÉSITES,

Gre. 1. SINODENDRON. Fabr.

Gre. 2. PsiLODON. Perty.

Gre, 3. SYNDÈSE, M. Leay.

Gre. 4. NIGINIE. M. Leay.

Gre. 5. XIPHODONTE, Wes{w.

(Cephaz. Lap. de Cast).

Gre. 6. rIGULUS, M. Leay.

Groupe 3. LUCANITES.

Gre. 1. LUGANE, Scopoli.

Pattes fortes, les antérieures dentées.

Corps très-aplati.

Antennes assez longues, toujours de dix articles, terminées par des articles en feuillets disposés perpendiculairement à la tige,

Corps presque orbiculaire, Métasternum avancé entre les pattes infermé.

diaires. ; Antennes à massue lamellée de trois articles.

Antennes à massue de quatre articles.

Antennes plus courtes que le corselet.

Corps cylindrique. Languetle très-petite. Métasternum sans saillie.

Jambes antérieures dentées. Antennes à massue de trois articles.

Cuisses antérieures très - grandes.

Jambes irrégulièrement dentées.

Les sept derniers articles des antennes formant une massue lamellée.

Yeux divisés par les bords de la tôte.

#fandibules relevées en pointe de chaque côté. Massue des antennes de trois articles.

Yeux semi-divisés par les bords de la tête. Massue des antennes de trois articles.

Yeux divisés par les bords de la tête.

Tête carrée. Mandibules sans pointe.

Antennes plus longues que le corselet Corps plus ou moins aplati.

Massue des antennes formée par les quatre derniers articles. Mandibules très-grandes dans les mâles. Galette dos mâchoires très-grèle.

Gre. 2, néXAPuYLLE. Mul- Massue des- antennes formée par les

sant.

Gre. 3. PLATYCÈRE. GylL.

Gre.#.cénucaus, Mac-Leay.

Groupe 4."LAMPRIMITES.

Gre. 1. CHIASOGNATHE.

Steph.

Gre. 2. SPHOENOGNATRE.

Buquet.

Gre. 2. PHOLIDOTE. Mac.

Lea.

Gre. 4. Lamrmima. Lalr.

Gre. 5.RHYSSONOTE. Mac.

Leay.

La première famille de

six derniers articles.

Massue des antennes formée par les quatre derniers articles. Galette des mâchoires courte. Prosternum formant une lame saillante entre les pattes.

Massue des antennes formée par les trois derniers articles. Prosternum plus étroit.

Antennes plus courtes que le corselet.

Languette bilobée très-saillante.

Mandibules très-grandes dans les mâles, un peu recourbées inférieurement et munies en dessous d’un prolongement aigu. Massue des antennes de six articles.

Mandibules plus longues que la tête chez les mâles, courtes dans les femelles, dentées en scieau côté interne; les six derniers articles des antennes formant une massue allongée, pectinée.

Mandibules des mâles, très-longues, arquées et dentées en scie au côté interne, Massue des antennes formée par les trois derniers articles.

Mandibules plus longues que la tète en forme de lames verticales, anguleuses et velues intérieurement. Jambes antérieures élargies offrant quelquefois une palette chez les mâles.

Mandibules en forme de lames un pou anguleuses et dentées. Jambes antérieures grêles sans palette.

la grande tribu des Scarabéiens

estcelledes CÉronupes, l’une des plus remarquables parmi

tous les Coléoptères pour la beauté des insectes qui la composent. Les uns ontdes couleurs métalliques des plus brillantes, les autres ont desnuances variées et veloutées. Les larves de ces Coléoptères vivent en général dans les bois pourris ; les insectes parfaits fréquentent les fleurs pendant la plus.grande ardeur du soleil. Ils paraissent se nourrir exclusivement de leurs pétales; ce qui explique l’état membraneux ou presque rudimentique de leurs mandibules qui n'ont à triturer aucun corps dur. Les Cétoniides sont nombreuses en espèces; déjà l’on'en a décrit plus de six cents espèces. La quantité des genres créés dans ces derniers temps pour recevoir toutes ces espèces esttrès-considérable !, Nous nous sommes contentés dans notre tableau d’énumérer ceux qui reposent sur des caractères tranchés, tandis quenousreléguons dans la catégorie des sous-genres, ou des divisions de genres , tous ceux qui ne reposent que sur de trop faibles caractères.

On admet généralement deux groupes principaux dans la famille des Cétoniides : ce sont les Céromirres et les Tricunres. Les premiers sont les plusnombreux ; on les reconnaît surtout à la présence d’une pièce axillaire trèsapparente derrière les angles postérieurs du corselet.

Le genre Cétoine (Cetonia) est le type du groupe; il renferme une longue série d'espèces, parmi lesquelles il existe beaucoup de sous-genres, difficiles à limiter à cause du peu d'importance de leurs caractères.

Nous rattachons même aux vraies Gétoines les Schizorhines, qui se reconnaissent à leur chaperon bilobé et les Diplognathes dont les mâchoires sont un péu plus fortement dentées que dans la plupart des autres Cétoines. La

1 Poy. Burmeister Handbuch der Entomologie, t 4.

prise en considération de quelques autres modifications dans divers organes a motivé, pour les entomologistes, de nouvelles divisions dont la valeur est plus que médiocre.

Parmi les Cétoines nous citerons en première ligne la Cétoine dorée (Cefonia aurala, pl. 7, fig. 1.) C’estle typedu geure; c’est aussi l’espèce la plus commune dans toute l'Europe, même dans l'Asie mineure et le nord de l'Afrique.

Pendant les mois de mai et de juin de chaque année nous voyons cet insecte qui est d’une belle couleur vert-dorée avec de petites lignes irrégulières, transversales et blanchâtres sur les élytres, fréquentant les fleurs de Pivoine et surtout les roses.

La larve de cette Cétoine (pl. 7, fig. 2) ressemble beaucoup à celledes Hannetons, mais les antennes et les pattes sont plus courtes; la tête est plus petite et le dernier anneau du corps supporte une petite pointe. On trouve ces larves dans la terre souvent dans les fourmilières ; nous en avons rencontré également, dans de vieux arbres, où elles s'étaient logées dans des cavités formées auparavant par d’autres larves appartenant ordinairement à des Cerambyciens. |

Quand ces larves ont acquis tout leur développement, elles se construisent une coque parfaitement ovalaire ( pl. 7, fig. 3.) dans laquelle elles subissent leur transformation en nymphe.

Gette coque est composée de parcelles des détritus, qui entourent la larve et d’un peu de matière soyeuse et agglutinante qu’elle a la propriété de sécréter.

Plusieurs entomologistes ont découvert la larve de la Cétoine dorée dans des fourmilières; mais ce qui est plus singulier, c’est que la larve de la Cétoine fastueuse (€. Jastuosa, Fabr.) la plus magnifique espèce de France,

selon des observations recueillies par M. Ratzeburg , se trouve dans les nids d’Abeilles sauvages.

Nous avons vu la coque de cette Cétoine; elle est plus grosse que celle de la C. dorée; mais du reste elle esttout à fait analogue. On trouve encore en France plusieurs Cétoines, entreautres deux espèces très-communes dans toute l'Europe, la Cétoine piquetée (C. stictica) noire, pointillée de blane, et la Cétoine hérissée (C. hirta), couverte de longs poils blanesou jaunâtres. Ces espèces sont rangées maintenant par quelques auteurs dans des sous-genres particuliers. La dernière a des mâchoires dentées ; elle se jette sur beaucoup de fleurs ; mais on dit qu’elle recherche beaucoup celles des abricoticrs.

On assure que des Cétoines du cap de Bonne-Espérance fréquentent les bouses de vaches desséchées (CG. pubescens et carnifeæ (s-g. Diplognatha), de même que les Rhyziphlées et Rhinocætes (C.cornula, Fabr.); ce fait est d'autant plus singulier qu'il est contraire aux habitudes de la plupart des espèces de cette famille. Nous n'avons rien à dire de particulier sur une longue série de genres appartenant à la famille des Cétoniides. |

On connaît une seule espèce de Madagascar du genre Pogonotarse (Pogonotarsus) , remarquable par ses jam bes comprimées et les longs poils de ses tarscs.

Les Genres Érirhipes, Chilolobes, Amphistoros reposent sur quelques Cétoniitesexotiques ; les Amphistoros connus habitent tous la côte occidentale d'Afrique.

Les Hétérorhines ( Heterorhina) sont de jolis Cétoniites dont l'éclat des couleurs est admirable ; la plupart proviennent des Indes orientales.

Les Plésiorhines et les Rhomborhines habitent les rée gions chaudes de l'Afrique et de VAsie. Les Bothrorhines,

très-remarquables par la conformation de la tête des mâles, vivent dans l’île de Madagascar.

Les Hypsélogénies sont de l'Afrique australe.

. La seule espèce connue du genre Narycie, fort singulière par sa tête, qui porte chez le mâle de grosses cornes parallèles, provient des Indes orientales.

Le Dicranocéphale est un insecte dont la tête est conformée à peu près de la même manière et qui a des tarses immensément longs, surtout les antérieurs; il habite le Népaul.

Les Myctéristes ont été trouvés aux îles Philippines et à Java: (M. rhynophyllus, Wiedm.)

Les Dicranorhines, Mécynorhines et Goliaths sont les plus splendides insectes que l’on puisse voir; tous ont un : tête qui porte chez les mâles des cornes plus ou moins singulières, mais généralement bifides, soit dés la base, soit à l'extrémité. Tous ces Cétoniites habitent la côte occidentale d'Afrique.

Le type du premier de ces genres, le D. brillant (D. micans ) insecte du Sénégal, est d’un beau vertd’éméraude éclatant. Les vrais Goliaths, dont la longeur atteint de quatre à six pouces, comptent parmi les géants dans toute la classe des insectes. Leurs couleurs sont généralement d'un blanc ou d’un jaune mat avec des bandes ou des taches d’un noir velouté. On les trouve au cap Palmas, à la Côte-d’or, à la Côte-des-graines, dans les îles de Fernando-po, du Prince, etc.

Les Gymnétis, bien reconnaissables à leur corselet qui recouvre l'écusson, sont presque tous Américains; ils se tiennent ordinairement sur les feuilles des arbres.

Les Agestrates, Lomaptères, Macronotes se rencontrent dans le sud de l'Asie et dans les archipels du Grand- Océan Pacifique.

Les Micropeltes et les Doryscèles proviennent de Madagascar ainsi que les Stenotarsia qui par leur aspect général ressemblent à certains Trichies.

Les Macromas, Crémastochiles , Genuchus, Scaptobies ont tous des mâchoires dentées ; la plupart vivent en Afrique; quelques-uns en Asie et en Amérique.

Les Tricairres constituent le deuxième groupe de la famille des Cétoniides. Quoique bien moins nombreux en espèces que le précédent, les Trichiites sont répandus dans toutes les régions du monde, Le genre Valge, (Valgus hemipterus, Scriba), a pour type uneespèce commune en Europe; elle est noirâtre et longue seulement de deux à trois lignes. :

La femelle porte une longue tarière parfaitementdroite ; ce qui lui permet de déposer ses œufs dans des bois fendillés. Cet insecte se trouve fréquemment à terre pendant la belle saison ; il marche avec difficulté; sa larve se trouve dans l’intérieur de divers arbres.

Les vraies Trichies (Trichius) ne sont pas rares. On trouve abondamment chez nous la Trichie à bandes (7. Jasciatus, Fabr.) (pl. 7, fig. 4), qui est noire et couverte d’un duvet cendré, avec les élytres jaunes, ornées de trois bandes transversales noires, interrompues à la suture, Ce Coléoptère se trouve en masse sur les roses de tous nos jardins, pendant les mois dejuin et de juillet.

Sa larve (pl. 7, fig. 5) ressemble beaucoup à celle dela Cétoine dorée. Nous devons à une personne attachée au Muséum d'histoire naturelle de Paris, M. D. Boulard, une observation intéressante sur les habitudes de cette Trichie dont la larve vit dans le bois. Un petit pont en bois était construit depuis long temps dansle jardin d’une campagne, située à quelques lieues de Paris. Le bois de ce pont pa-

DES FNSECTES. 233

raissait extérieurement dans un parfait état de conservation. Rien au dehors n’aurait pu faire craindre le brisement des poutres de chêne. Cependant, plusieurs d’entre elles vinrent à se rompre; M. Boulard ne fut pas peu surpris de voir ce bois creusé jusqu’à la superficie, où il n'existait plus qu’une feuille de bois extrémement mince. Tout l'intérieur de ce bois, disons-nous, était labouré en tous sens, (pl. 7, fig. 7), et les auteurs de ce dégât se trouvaient encore aux différentes périodes de leur existence.

C’était la Trichie à bandes, à l’état de larve, de nymphe (pl. 7, g. 6) et d’insecte parfait.

Nous connaissons une seule espèce du genre Chromoptilie; elle est de Madagascar et se fait remarquer par les longs poils qui garnissent ses pattes postérieures. Les Agénies , Stripsifers, Platygénies sont des insectes del’ Afrique australe et occidentale. Les derniers ont un corps extrémement aplati ; ils habitent le Congo. Le type du genre a été appelée la Platygénie du Zaïre , (Platygenia sairica ).

Les Gnorimes se reduisent à quelques espèces européennes. Le type du genre, le Gnorime noble ( G. aobilis), d’un beau vert, avec quelques points blancs, se trouve assez fréquemment dans notre pays.

Sa larve, décrite par Rœsel et très-semblable à celle de la Trichie à bandes, vit dans les bois pourris de divers arbres.

On connaît quatre espèces du genre Eremita ; l’une est d'Europe, les autres sont de l'Amérique boréale. L'Osmoderme hermite, (0. eremita), gros insecte d'un brun lie de vin se trouve dans une grande partie de l’Europe. Il paraît qu'autrefois il était commun aux environs de Paris; mais aujourd’hui ilne se trouve guère plus près que Fontainebleau. Cependant il y a quelques années un de nos anis

en trouva un à Villiers-le-Bel. Sa larve, au rapport de M. Ratzeburg, a été trouvée en grande quantité , pendant l'été, dans les fruits pourris du hêtre.

Les Yncas sont de beaux insectes de l'Amérique dont les mâles ont une tête bicornue. Ils volent pendant le jour autour des grands arbres, surlesquels ils vivent.

La seconde famille de la tribu des Scarabéiens, celle des Ampnicomipes, est divisée en trois groupes, les IcanosromiTes, les PacayenémiTes et les AMPHICOMIres. Les premiers sont des insectes de l'Afrique méridionale qui constituent principalement le genre Ichnestoma. Ils sont remarquables par la forme de leur tête, qui est très-prolongée et sinuée à l'extrémité au moins dans les mâles; car le corps des femelles est gros et massif. Plusieurs auteurs les ont. placés parmi les Cétoniites ; mais il est positif que leurs affinités sont beaucoup plus grandes avec les genres du groupe suivant.

Les Pacayenémites sont en général assez petits ou de moyenne taille. Ils sont propres à l’ancien continent, et le plus grand nombre d’entre eux habitent l'Afrique australe. Les principaux genres qui se rattachent à ce groupe sont les Anisonyx. Tous ceux connus ont été recueillis au cap de Bonne-Espérance ; on les rencontre assez abondamment sur les fleurs; ils volent avecagilité; leur corps est un peu déprimé et très-velu.

Les Pachyenèmes, les Lépitrix, les Eriesthis habitent la même région. Les premiers ont les pattes postérieures très-renflées :

Les Cratoscelis et les Lichnies habitent la côte du Chili; les premiers ont un corps noir où bleuâtre, velu, très-ramassé. Les seconds, qui sont beaucoup plus petits, sont très-remarquables par leur labre avaneé, leur tête

élargie, leurs antennes, dont la massue est très-grande dans les mâles.

Les AmPHICOMITES sont communs dans l’Europe méridionale et en Orient : cependant rien n’est encore connu sur leurs métamorphoses, On les trouve quelquefois en grande quantité sur diverses fleurs ; dans certaines localités ils abondent même pendant tout le printemps.

Legenre Amphicoma est le principal du groupe. On en connaît actuellement une vingtaine d'espèces que l’on rencontre dans la Grèce et dans toute l’Asie mineure. Toutes les Amphicomes ont des couleurs vives et variées, et leur corps est couvert de longs poils, principalement leur corselet; ce qui offre l'aspect d’une sorte de chevelure. De là le nom d’Amphicome donné à ces insectes pour indiquer cette particularité.

Le Psilodema melis (P.melis, Fab.), dont le èorps est allongé, de couleur cuivreuse avec le corselet garni de poils jaunes et les élytres bleuâtres revêtues d'une pubescence cendrée, est extrêmement commun dans toute la Barbarie ; c'estsaussi le type du genre.

On connaît-seulement deux espèces du genre Anthipna ; elles se trouvent en Italie.

L'Anthipna de Carcel (Anthipna Carcelii, Lap.) est un insecte d’un beau vert à reflet cuivreux.

Les Glaphyres se rapprochent beaucoup des Amphicomes : cependant les cuisses postérieures très-renflées , surtoutdans les mäles, leur donnent un aspect particulier. Les Glaphyres sont généralement d’une couleur métallique bleue ou verte. Le Gl.dela serratule (GZ.serratulæ, Lat.) est commun en Barbarie.

Notre troisième famille de la tribu des Scarabéiens, les MéLoLonrmives, est l’une des plus nombreuses et des

plus hétérogènes ; on peut la diviser en quatre groupes. Le premier est celui des Hopzrires.

Leprincipal genre du groupeest celuides Hoplies ; la plupart son répandues dans le midi de l’Europe. Les Hoplies ont des couleurs vives, dues à la présence de petites écailles que l’on pourrait comparer à celles des ailes des papillons. s

Nous devons citer comme type du genre, l’Hoplie farineuse (7. farinosa, Fab.) très-commune dans toute la France méridionale et s'étendant vers le nord jusqu'aux environs d'Orléans ; elle est entièrement couverte en dessus de petites écailles d’un beau bleu d'azur et en dessous d’une belle couleur argentée. Le mâle seul est si brillant; la femelle est brunâtre et beaucoup plus rare.

Cet insecte comme tous ceux du même genre fréquente les fleurs. É

C’est vers le mois de juin qu’on rencontre les Hoplies.

On n’a encore signalé qu’une seule espèce d'Hypéris (H. Eversmanni, Fald.) provenant de la Sibérie.

Les Décamères ne diffèrent absolument des Hoplies que par leurs antennes. Le type du genre est la (D, pulverulenta, Fabr.; argentea, Oliv.), qui est assez commune dans plusieurs parties de la France.

Les Hoploscélis sont remarquables par leurs pattes postérieures extrêmement épaisses et par la présence d’une pièce axillaire visible aux angles huméraux des élytres. Nous en connaissons deux espèces du cap de Bonne Espérance :,

Les Monochèles différent très-peu des Hoplies; on les trouve dans l'Afrique méridionale.

Il en est de même chez les Dichèles et les Chasinès.

" Sc. crassipes, Oliv., cle.

Ces insectes sont un peu plus petits que les précédents; mais tous en général paraissent abondants dans l'Afrique méridionale.

Les autres espèces d'Hopliites propres à l’Europe constituent un genre particulier que l'on désigne sous ie nom de Chasmatoptère. Ces Melolonthides sont velus comme tous les insectes du mêmo groupe. On les rencontre dansl’Europeméridionale, principalement en Espagne.

Le second groupe des Mélolonthides est celui des OmaLopzuTes ; il diffère peu du suivant; mais cependant la petitesse des mandibules et Favortement presque total du labre permet de l'en distinguer.

Les Lepisies proviennent de l'Afrique australe et ressemblent beaucoup à nos Hoplies. (L. rupicola,Fabr. )

Les Dicranies et les Monocranies sont des coléoptères du Brésil très-lisses et brillants, généralement de couleur noire ou brun-rougeâtre.

Les Dasyes et les Isonyques (/sonyehus) sont des insectes du Brésil d'assez petite taille.

Les Céraspis habitent lemême pays.

Aucune observation n’a encore été faite sunla vie de ces Mélolonthides. :

Le Hyménoplies sont de petits eoléoptères de l'Europe méridionale, à élytres sillonnées. Le type du genre (Z. chevrolatii, Muls.) se trouve assez communément aux environs de Lyon.

Les Sériques (Serica) sont répandues en Europe et dans quelques autres régions. Ces insectes sont d'assez petite taille, offrant ordinairement des reflets changeants : on les trouve sur les végétaux ; ils sont agiles et volent avec une grande facilité.

Le type du genre est la Sérique brune (S. brunnea), qui

babite toute la France; on a trouvé sa larve dans de la mousse au pied des pins.

Les Omaloplies ayant pour type l'O. soyeuse (0. fie sericea, Scop.) et les Brachyphylles, (type B. ruricola, Fabr.) sont très-voisins des Sériques.

Les Triodontes de Mulsant ne forment pour nous qu'une division dans le genre Omaloplia.

Le genre Trochale (Trochalus) renferme des espèces exotiques, la plupart africaines, dont le corps est convexe et-presque rond comme une boule.

Les genres Listronyx et Séricoïdes ne renferment actuellement l’un et l’autre qu’une seule espèce de Magellan.

Les Biphyllocères, les Liparètres et les Macrotops sont de petits Omalopliites de l'Australie. Ilen est de même des Diphucéphales : ceux-ci sont de jolis insectes, ordinairement de couleur verte métallique, avec des ponctuations plus ou moins fortes.

On a décrit une douzaine d'espèces de ce genre.

Les Macrodactyles se reconnaissent bien facilement a leur corps long et étroit, et à leurs longues pattes postérieures. Tous habitent l'Amérique ; ils volent avec agilité et se posent sur les fleurs.

Les Ancistrosomes ont une taille supérieure à celle des autres espèces appartenant au groupe des Omalopliites ; elle égale au moins celle de notre Hanneton commun. On n’en connaissaitjusqu'à présent qu’une seule espèce du Pérou, où elle vit sur des mimosas; mais on vient d'en découvrirune nouvelle espèce dans l’ouest de la Colombie (1).

Le Groupe des MécozonrmirEs a pour genre-type le genre Hanneton (elolontha, Lin.). On yrattache plusieurs espèces; mais la plus commune dans une grande partie

(1) Voy. Guérin, Rev. Zool. soc. cuv.

de l’Europe est le Hanneton commun (Melolontha vulgaris, Lin.), insecte bien connu de tout le monde, trop connu des cultivateurs. On sait que, dans certaines années, cette espèce se trouve par myriades, et dévore les feuilles de beaucoup d'arbres, principalement celles des ormés. Nous voyons alors les enfants s'emparer de ces insectes pour servir, à leurs jeux ; c'est un usage qui paraît très-répaudu depuis des siècles.

L'habitude de martyriser les Hannetons, en leur mettant un fil à la patte, date d'une époque reculée; car Aristophane nous apprend que ce divertissement n’était pas inconnu des enfants de la Grèce. IL est à peu près certain aussi que par le nom de Mélolonthe les anciensdésignaient aussi les insectes qui portent aujourd’hui ce nom dans la science.

Les Hannetons peuvent être considérés comme un véritablefléau, quandils sont à l’état d’insecte parfait ; mais c'est peu de chose que les dégâts qu'ils occasionnent alors, comparativement à ceux qui sont causés par sa larve, désignée par tous les eultivateurs souslenom de Ver blanc.

Quand la saison est chaude, dès la fin d'avril on voit paraître les Hannetons ; mais toujours c'est en mai qu'ils se montrent en grande quantité; on les trouve jusqu’en juin. Ils se tiennent pendant tout le jour sur les feuilles des arbres ; et, bien qu'ils semblent rechercher davantage l'orme dans notre pays, ils rongent également les feuilles des chênes, des hêtres, des peupliers, des bouleaux, ete,

Les Hannetons -paraissent craindre singulièrement la chaleur du jour et l’ardeur des rayons du soleil ; car ils se tiennent presque constamment accrochés à la partie inférieure des feuilles; c'est seulement le matin, de bonne beure, et particulièrement le soir, au coucher du soleil, qu'ils prennent leur essor. :

1ls volent à ce moment avec rapidité en faisant entendre un bruit monotone produit par le frottement de leurs ailes. On sait queles Hannetons se dirigent malen volant, et que souvent ils vont se cogner contre des corps qui ont échappé à leur vue. On sait aussi que ces insectes ne peuvent pas prendre leur vol spontanémement, comme le font d'autres Coléoptères et particulièrement les Diptères et les Hyménoptères.

Leur corps esttrop lourd, et leurs ailes nesont pas assez puissantes pour l'enlever facilement.

Avant de prendre son essor le Hannetonagite ses ailes pendant plusieurs minutes et gonfleson abdomen de manière à faire pénétrer dans ses stigmates la plus grande quantité d’air possible. Les enfants qui connaissent parfaitement cette particularité, disent que le Hanneton compte ses éeus et répètent la chanson, Hanneton vole, vole, qui s’est conservé depuis une série de générations.

Dans certaines années, les Hannetons se montrent en quantité si prodigieuse, qu'ils dévastent toute la végétation des localités, où on les rencontre si abondamment. On rapporte que dans les environs de Blois, quatorze mille de ces insectes furent recueillis par des enfants en quelques jours. Il arrive parfois qu'ils émigrent d’un canton dans un autre, quand ils ont dévasté toutes les feuilles et qu'ils ne trouvent plus de nourriture.

Il y a quelques années divers journaux rapportèrent que, sur une de nos grandes routes, une diligence rencontra à la fin du jour, une légion de Hannetons, qui s’abattirent sur les chevaux, sur toutes les parties de la voiture, et arrétèrent sa marche pendant quelques instants.

Vers la fin de mai l’accouplement a lieu chez les Hannetons ; on les trouve alors sous les feuilles , attachés l’un à l’autre pendant des ‘journées entières.

Quand les femelles sont fécondées, elles s’enfoncent dans les terres légères ; elles recherchent particulièrement celles qui sont fréquemment remuées par la charrue.

Elles déposent leurs œufs ; et quatre, cinq, ou six semaines après, les petites larves éclosent ; toutes les racines leur servent de nourriture ; c'est pour cette raison qu’elles sont si nuisibles dans toutes les terres cultivées.

Les larves de Hannetons ou Vers blancs sont d'assez grosses larves, contournées en demi cercle comme toutes les larves de Scarabéiens ; seulement leurs pattes sont plus longues que dans la plupart des espèces de cette tribu. Toute la surface de leur corps est d'un blanc sale, pointillée. Sur la partie médiane du corps, on aperçoit le vaisseau dorsal, dont les mouvements se distinguent parfaitement sous la peau qui est assez transparente. La partie postérieure du corps paraît noirâtre comme chez la plupart des larves de Scarabéiens ; ce qui est dû à la coloration des matières renfermées dans les voies digestives. Sur les parties latérales de chaque anneau, en exceptant les deuxième et troisième ainsi que le dernier, on voit un stigmate, rendu très-visible par le bord corné qui l'entoure; sa couleur rouge tranche parfaitement sur la teinte générale blanchâtre de la larve. La tête et les parties de la bouche ont une nuance rougeâtre ; les mandibules seules sont noires à l’extrémité.

Le Hanneton ne passe guère plus d'un mois à l'état d’insecte parfait; mais en revanche la durée de son existence comme larve est fort longue.

Ainsi de l’œuf pondu au mois de juin, il éelot une larve au mois de juillet; celle-ci va commencer à s’accroître pendant les six derniers mois de l'année et pendant les

deux années suivantes tout entières. Plusieurs change-

ments de peau ont lieu pendant cet espace de temps, comme chez toutes. les larves d'insectes. Nous venons de dire qu’à la fin de la troisième année de son existence le Ver blane avait pris tout son accroissement. Il se forme alors dans la terre une loge ovalaire dont les parois sont assujetties au moyen d’une bave sécrétée par l'animal.

Il se transforme bientôt en nymphe. Celle-ci est d’une couleur pâle jaune roussâtre uniforme, avec deux petites pointes à l’extrémité du corps.

La durée de la vie de nymphe est d'environ six semaines. L'insecte parfait éclot ainsi au printemps, trois années entières après ceux qui lui ont donné le jour.

Voilà ce qui explique pourquoi les Hannetons nese voient pas en aussi grand nombre chaque année ; car, lorsque ces insectes ont paru en grande quantité, ce n’est qu'au bout de trois ans qu’on doit s’attendre à revoir leur progéniture ennombre proportionné. Dans les années intermédiaires, ils ne sont jamais très-abondants , et la même régularité dans les apparitions de Hannetons s observe constamment.

Les terres meubles , les terres fraîchement retournées, avons nous dit, sont surtout favorables à la multiplication de ces insectes. Les femelles pénétreraient difficilement dans la terre dureet compacte , etleurslarves ne pourraient s’y pratiquer des chemins pour atteindre les racines dont elles ont besoin pour leur nourriture. Aussi, onne trouve ja mais de Hannetons dans les bois, mais seulement sur la lisière. La culture a donc favorisé la multiplication de cet insecte, rien n'est plus évident, comme l'ont dejà démontré

plusieurs, observations. Le cultivateur en labourant son champ découvre une infinitéde Vers blancs sous les mottes de terres soulevées par la charrue. On peut alors en détruire beaucoup, en les recueillant et les tuant ensuite :

mais le plus grand nombre échappe, parce qu'ils sont enfoncés plus profondément.

Au contraire on ne rencontre jamais de Vers blancs dans les terres que l’on défriche. Ceci prouve que les Hannetons devaient être infiniment plus rares il y a seulement quelques siècles.

Depuis longtemps on recherche les moyens de détruire le Hanneton et sa larve le Ver blanc. On a proposé bien des moyens infaillibles, qui n’ont amené aucun résultat. On aoffert des prix pour l’anéantissement de ce redoutable insecte. Le mal n’a pas diminué.

Sans doute il ne faut pas se tenir pour battu. La présence du Hanneton est un fléau; M. Ratzeburg le signale comme l'insecte qui doit attirer surtout l'attention des cultivateurs. Seulement les moyens les plus simples sont peut-être les meilleurs. Il faut plus compter sur la maind'œuvre que sur des substances destructives, dont l’emploi est presque toujours impossible. Il reste alors à étudier quelle est l'époque la plus favorable pour entreprendre cette destruction. Quant à présent, vu les difficultés qui s'opposent à la recherche des larves, il nous semble que c’est à l’état d’insecte parfait qu'il serait plus aisé de les anéantir. Rien n’est plus facile que de récolter ces insectes avant la ponte de leurs œufs. Des enfants même très-jeunes peuvent être employés pour un tel travail. Seulement il serait d’absolue nécessité que la chasse fût entreprise à la fois de toutes parts. Une loi seule serait assez puissante pour convaincre tous les cultivateurs au bout de peu d'années, qu’une telle peine ne serait pas perdue.

Des essais ont été tentés, dans le but d'utiliser les Hannetons ; on a réussi en les faisant bouillir à en obtenir de

l'huile qui aurait servi à graisser les roues des voitures, et à quelques autres usages. Malheureusement il est probable que le rapport n’était pas assez considérable, car il ne paraît pas qu'on ait donné suite à cette industrie; Ce qui est réellement fâcheux ; car en tirant un parti avantageux de ces insectes pendant quelques années, on en aurait bientôt débarrassé l’agriculture,

On trouve encore en Europe, outre le Hanneton commun, plusieurs autres espèces du même genre; mais elles sont peu répandues , et nous n'avons guère à souffrir de leurs ravages.

Nous devons mentionner cependant le Hanneton du Châtaigner (Melolontha hippocastani, Fabr.) très-voisin de l'espèce commune, dont il diffère surtout par ses pattes de couleur noire. Son genre de vie paraît le même,

Et le Hanneton Foulon (Helolontha Fullo, Lin.), qui habite toutes les côtes de la Méditerranée et quelques parties du littoral de l'Océan. Ce qu’il y adesingulier, c'estque cette espèce ne se trouve jamais à une grande distance de la mer. On la rencontre dans le midi de la France, et nous l'avons prise abondamment dans les dunes de Dunkerque à la fin de juillet et au commencement d’août. Elle ronge les feuilles des arbres, comme notre Hanneton commun. Le soir elle vole en produisant un bourdonnement très-fort. Get insecte produit une stridulation très-aigue par le frottement de la base de l'abdomen contre le métathorax. Dans quelques parties de l’Allemagne il a parfois occasionné des dégâts dans certaines localités.

On distingue sous le nom de Sparmannia (Leoceta, Dei.) des Mélolonthites du cap de Bonne-Espérance très-remarquables par les longs poils qui couvrent leur corselet et qui ressemblent ainsi à une sorte de crinière,

Les Ægosthètes, très-semblables aux précédents, et cavactérisés d’après la conformation des antennes, sont du cap de Bonne-Espérance. moi

Les Anoxies (Catalasis, Dej.) différent également trèspeu des vrais Hannetons; on en connaît quelques espèces européennes.

Les Encirres (Encirrus) sont de grands Hannetons propres aux Indes orientales et fort singuliers par la grande dimension de leur$ palpes. On en a décrit deux espèces !,

Les Leucopholis, assez semblables aux Encirres, quant à l'aspect général, s’en éloignent par la dimension des palpes : comme les Encya ils habitent les Indes orientales et quelques points de l’Afrique, entre autres l'île de Madagascar. Le type du genre Ancylonycha (A pubera, Dej.) provient de l’île de Java.

Les Amphimallons (Amphimallon) ressemblent inf piment à nos vrais Hannetons, si l’on en excepte la taille qui est notablement moindre ; l’aspect est entièrement le même. Mais les premiers n'ont que trois feuillets à la massue des antennes, tandis que les autres en ont de cinq à sept.

Quoi qu’il en soit, les Amphimallons constituent un genre plus nombreux en espéces ; car l'Europe entière en compte une quarantaine, Sur cenombre cinq ou six sont très-répandues dans notre pays. Nous citerons entre autres l’'Amphimallon d'automne (A4. so/stilialis, Fabr.), insecte long de huit à neuf lignes qu’on trouve très-communément dans une grande partie de l'Europe; il vole le soir

comme la plupart des Mélolonthites; il dévore les feuilles de beaucoup d'arbres comme les ormes, les peupliers, les

1 Voy. Guer. Mag. de Zool. et Transaot of the ent, soc.

24C HISXOIRE

saules, les hêtres, même les pins au rapport de M. Ratzeburg.

Les Rhizotrogues (Rhzotrogus) diffèrent fort peu des précédents ; nos collections en renferment plusieurs espèces indigènes ; la plus commune est le R. du printemps. (R. æstivus, Oliv.)

On a décrit deux espèces du genre Tanyproctus ; elles ont été recueillies en Perse,

Les Pseudosérica et Philochlænia constituent deux genres nombreux de Mélolonthites, de taille médiocre, habitant tous l'Amérique méridionale. Les petites variations de formes que l’on observe ckez ces insectes peuvent permettre d'en former des divisions secondaires, mais non pas des genres, comme paraissent le penser plusieurs entomologistes.

Les Rhinaspis se reconnaissent facilement, au moins les mälés, à leur chaperon avancé et tronqué à l'extrémité; ils proviennent de l'Amérique méridionale,

Les Liogénys et les Plectris sont également propres à l'Amérique méridionale.

Les Adorètes (Adoretus) et les Schizonycha habitent, la plupart, les Indes orientales et les parties les plus chaudes de l'Afrique. On en a cependant décrit une espèce de la Russie méridionale.

Les Heteronyx habitent la Nouvelle-Hollande.

Les Anisoplies constituentun genre assez nombreux en espèces, la plupart sont européennes. On trouve trèsabondamment aux environs de Paris pendant toute la belle saison, l'A. des Jardins (A. korticola, Fabr.), qui est long de huit à dix mifloiètreé, d'un vert-cuivré foncé avec les élytres striées et d’un brun vif.

Ce Mélolonthide occasionne quelquefoisdes dégâts con-

sidérables en mangeant les feuilles de diverses plantes. I a été souvent un fléau dans des jardins.

D'après des observations recueillies par M. Ratzeburg sa larve mange les racines des pins. On assure qu’elle dévore aussi celles de certaines espèces de choux ; il est probable au reste qu’elle vit aux dépens des racines d’un grand nombre de plantes.

Les Popilies sont de jolis petits insectes lisses et brillants ornés de couleurs vives et variées; ils habitent l’Afrique et le sud de l'Asie.

Les Strigidies sont Américains * .

On a décrit une seule espèce brésilienne de Pachycerus.

Les Euchlores sont de beaux coléoptères revêtus de couleurs métalliques très-éclatantes ; la plupart sont verts avec des reflets plus ou moins dorés. Nous en connaissons une quantité considérable d'espèces répandues dans les diverses régions du globe. Des entomologistes ont établit plusieurs genres auxquels nous n’attachons qu'une valeur secondaire 2.

Quelques espèces sont européennes. De ce nombre est l'Euchlore de la vigne (£. Vitis, Fabr.), insecte long de sept à huit lignes, d’un beau vert métallique bordé de jaunâtre avec les élytres profondément sillonnées ; il cause parfois des ravages assez étendus dans nos vi-

, gnobles,

Les Aréodas sont de beaux insectes de l'Amérique, les Amblytères sont de la Nouvelle-Hollande.

Notre quatrième et dernier groupe, celui des ANOPOLO-

! Nous en avons représenté une espèce (Voy. d'Orb.) sous le nom

d'Ebenina.

? Mimela, Kirby, 4prosterna, Hope. Anomala, Meg. Spilota, Déj.

GNATHITES est composé seulement de quelques genres, dont toutes les espèces sont étrangères à l’Europe. Les Brachysternes ont été trouvés au Chili et à la Nouvelle-Hollande. (S.-genres £pichrysus, White et Anoplosternus, Guer.)

Les Bolax, les Leucothyrées, les Geniates et les Platycœlies sont des Mélolonthides de l'Amérique méridionale.

Les Apogonies au contraire sont des régions chaudes de l’ancien continent, particulièrement des Indes orientales et du Sénégal.

Enfin les Repsimes et les Anoplognathes, insectes de la Nouvelle-Hollande sont revêtus, les derniers surtout, des couleurs les plus éclatantes. Il est à regretter que leurs mœurs soient ignorées. Le type du genre, l’Anoplognathe de Latreille (4. Latreillei, Sch.) est long d'environ quinze lignes et d’une couleur verte métallique à reflets dorés et d'un rouge de feu.

Les ScarABEIDES constituent la quatrième famille de la tribu des Scarabéiens. On peut la diviser en quatre groupes: lesRurérires, les CYCLOCÉPHALITES, LES CALOGNÉMITES et les SGARABÉITES.

Les premiers sont de magnifiques insectes répandus dans les régions chaudes du globe, principalement de l'Amérique. Les Pélidnotes sont tous de l'Amérique méridionale ; un seul se trouve assez communément aux États- Unis. On rencontre ces coléoptères sur les feuilles et sur les fleurs.

Les Rutèles se trouvent de la même manière et dans les mêmes régions; elles sont généralement d'une taille un peu moindre; mais leurs couleurs sont infiniment plus variées.

Les espèces connues du genre Phœnoméris proviennent de l'intérieur de l'Afrique.

Le genre Hétérosterne, fondé sur une espèce du Mexique , a entièrement la forme et même l'aspect de certains Buprestides. (Genre S{ernocera.)

Les Chrysophores sont de splendides Scarabéides de l'Amérique méridionale. Les mâles ont des pattes postérieures très-grandes, qui paraissent propres au saut ; les cuisses sont très-renflées et les jambes sont arquées. On a nommé le type du genre le Chrysophore-chrysochlore ; il est d’un beau vert doré, avec les élytres criblées de gros points enfoncés. Il habite la Colombie etle Haut-Pérou,

Les Colobosternes, les Chlorotes, les Dorysthètes, les Macraspis et les Chasmodies sont de beaux insectes d’Amérique lisses et brillants, qui le matin volentsur les feuilles, et pendant la chaleur du jour, volent autour des arbres en faisant entendre un bruit assez fort. Les Ométis aussi bien que les Cnémides sont Américains et fort reconnaissables à la pièceaxillaire que leurs élytres laissent à découvert.

Les Parastasies habitent les Indes orientales et l'Océanie",

Les CycLocéPnaLtrEs sont des Scarabéides de moyenne taille, de couleur sombre, ordinairement assez aplatis.

Le genre Cyclocéphala, le principal du groupe, renferme une quantité considérable d'espèces de l'Amérique du sud ; on les trouve abondamment sur les fleurs : elles volent autour des arbres vers le soir, mais souvent pendant le jour elles se cachent au pied des arbres.

Les Trichops sont de petits Cyclocéphalites américains.

Le genre Héxodon est l’un des plus remarquables de toute latribudes Scarabéiens. La forme sphérique, lesjam-

! Poy. Westwood, Ann, of nat hist.

250 ÉISTOIRE

bes toutes garnies d’épines des Héxodons leurdonnent un aspect fort étrange. On en trouve une espèce très-communément dans l’île de Madagascar ; elle se tient à terre dans les endroits sablonneux.

Les CazocnémiTEs constituent un petit groupe ayant degrandes affinitésavec celui des Scarabéites, mais offrant néanmoins quelque traits de ressemblance avec certains Mélolonthites. M. Erichson nous a fait connaître deux espèces d'Achloa de l'Afrique orientale.

Les Pachypes (Pachypus) sont de singuliers Mélolonthites, que l’on trouve dans quelques parties de l’Europe méridionale et dans le nord de l'Afrique. Ces insectes habitent les endroits sablonneux ou rocailleux. Les femelles sont aptères, n'ayant que des rudiments d’ailes imper— ceptibles ; les mâles se font remarquer par leur corselet profondément excavé et portant une petite corne en avant.

Le type du genre Hoplope (Hoplopus atriplicis, Fab.)se rencontre en Barbarie.

On trouve dans le mème pays aussi bien qu’en Espagne, en Sicile, en Sardaigne, plusieurs espèces d'Élaphocéra.

Les Calocnémis paraissent plus dispersés. Le type du genre (C. Latreillei, Lap. de Cast.) habite l’Europe méridionale et la Barbarie.

Les Coptorhines, bien reconnaissabies à leur tête échancrée, sont propres aux régions chaudes de l’ancien continent et principaiement de l'Afrique.

Les ScaRABÉITES, notre quatrième et dernier groupe de cette famille, renferment les Coléoptères les plus remarquables par leur grande dimension, etpar leurs formes bizarres. On reconnaît facilement ces insectes , aux cornes etaux protubérances qui existent sur la tête etle corselet, au moins chez les mâles,

Les Scarabéites sont répandus dans presque toutes les régions du monde; mais ils deviennent cependant beaucoup moins abondants dans les parties froides du globe.

Les genres qui se rattachent à ce groupe ne sont réellement pas fort nombreux ; mais, dans ces derniers temps, on en a formé de nouveaux, parmi les vrais Scarabées. En général ils ne doivent certainement être considérés que comme des divisions de genres ou tout au plus comme des sous-genres.

Les Heteronychus sont en général propres à l' Afri ique; les Dasygnathes à la Nouvelle-Hollande.

Les Phileures qui se rapprochent aussi des Cyelocéphalites, appartiennent la plupart à l'Amérique : ils creusent le pied des vieux arbres; rarement ils volent pendant le jour.

Les Trionychus sont africains et les Acères habitent le Brésil, les uns et les autres ont un corps long et aplati.

Les Oryctes diffèrent peu des vrais scarabées; nous en avons une espèce très-commune dans la plus grande partie de l’Europe. C’est l'O. Nasicorne (0. nasicornis) (pl. 7, fig. 8), long de douze à quinze lignes entièrement d’un brun marron , parfaitement lisse, avec le chaperon prolongé en pointe, la tète échancrée antérieurement, ayant en arrière une carène tridentée. Cet insecte se trouve parfois trèscommunément danscertaines localités. Salarve (pl.7, fig. 9), qui est un gros vers blanchâtre, plus gros que celui du Hanneton, avec les pattes moins longues, vit à l'état denature dans de vieux trones pourris, ou sous des bois entièrement décomposés ; mais elle vit aussi parfaitement dans la tannée que l'onemploie dans les serres chaudes et dans les couches. C'est ainsi qu’on en trouve constamment par centaines dans les serres du Jardin des Plantes.

La durée de l'existence de l’Orycte à l’état de larve paraît être, comme pour le Hanneton, de près de trois ans.

Lorsque cette larve a acquis tout son accroissement , elle se forme une loge ovoïde, dont elle solidifie les parois au moyen de la bave, qu’elle dégorge par la bouche. Sa transformation en nymphe ne tarde pas à s'effectuer , et, quatre à six semaines plus tard, on voit paraître l'insecte parfait.

La nymphe (pl. 7, fig. 10) est entièrement d’un jauntre pâle , sale.

Les Orphnus, assez voisins des Oryctes, sont de plus petite taille ; les espèces connues sont toutes des Indes orientales, ou des parties les plus chaudes de l’Æfrique. Les Oryctomorphes, au contraire, habitent le Chili.

Nous ne connaissons presque rien sur les habitudes des vrais Scarabées, dont une douzaine d'espèces sont les géants de l’ordre des Coléoptères; ils sonttous Américains ; les seconds sont répandus dans diverses régions du globe. Le type du genre est le Searabée hercule (Scarabœus hereules, Lin.), grand insecte bien connu de tout lemonde, dont le mâle est d’un beau noir d'ébène, avec les élytres d'un gris olivacé, et parsemées de taches noires ; le corselet étant prolongé en une corne presque aussi longue que le corps, et recourbée à l'extrémité ; la tête offrant également une longue corne relevée, bidentée à la base, et unidentée à l'extrémité.

Ce superbe insecte n’est pas rare dans quelques-unes des Antilles, comme la Martinique, la Guadeloupe partieulièrement, On prétend qu'il se tient sur les troncs d’arbres, ebqu'il y est attiré par la substance mucilagineuse qui coule des arbres meurtris {sapin ump Ce E sa larve vit dans le bois pourri.

On a trouvé le Scarabée Tytius de l'Amérique du Nord dans un tronc de cerisier abattu par le vent. Nous trouvons dans le midi de la France une espèce du genre Pentodon, c'est le Scarabée ponctué (Se. monodon), qui est noirâtre, avec les élytres fortement ponctuées. Ses métamorphoses et son genre de vie n’ont pas encore été étudiés.

Les Agacéphales, très peu distincts des vrais Scarabées, se trouvent seulement dans l'Amérique méridionale.

Les Ægidium sont de petite taille, et répandus dans les mêmes régions.

Les Géorrurrpes forment notre cinquième famille de la grande tribu des Scarabéiens; on la divise en quatre groupes : les Arnyréires, les Géorrurires, les TRoGrres et les ÆGrALITES.

Les premiers se composent d'un petit nombre de genres, auxquels se rattachent peu d'espèces ; ce sontles Athyrées (Athyreus), presque tous Américains, qui fréquentent les bouses et les bois pourris. On ne connaît qu’uneseule espèce de la Nouvelle-Hollande, du singulier genre Éléphastome.

Les Bolbocéras paraissent vivre de la même manière que les Athyrées; les habitudes de tous ces insectes nous sont très-peu connues; leurs métamorphoses sont encore ignorées.

Les collections entomologiques renferment de vingt à trente espèces de ce genre : elles paraissent généralement assez rares; l’une d’elles se trouve dans notre pays, c’est le B. mobilicorne (B. mobilicornis) , insecte long de quatre lignes,‘#'un brun plus ou moins foncé, avee la tête munie d’une corne et le corselet quadrituberculé; mais il est fort difficile de la rencontrer. Quelques personnes ont

prétendu que les Crapau ds et les Grenouilles recherchaient cet insecte pour en faire leur nourriture; elles assuraïent qu'il était facile de l'obtenir en éventrantdes Crapauds.et des Grenouilles. Nous avons tenté nous-mêmes cette expérience ; et divers entomologistes qui l'ont également tentée n'ont obtenu aucun résultat.

Les Ochodées diffèrent peu des Bolbocéras : on en trouve une espèce en Autriche et en Hongrie. On prétend que plusieurs espèces d'Hybosores fréquentent les excréments humains. Le type du genre l'H. laboureur (Æybosorus arator) habite la France méridionale. Les Géobies (Geobius) se trouvent aussi dans l’Europe méridionale et la Barbarie.

Le groupe des Géorrupires a pour genre principal les Géotrupes.Cesontdes insectes en général presque aussi gros que nos Hannetons communs. On les rençontre abondamment dans toute l'Europe, etquelques espèces habitent aussi l'Amérique du nord. Ces insectes vivent dans les bouses, et s'enfoncent même souvent dans les excréments humains ; ils font des trous dans la terre; de là le nom de Géotrupe, qui indique l’action de fouiller la terre. Les Géotrupes volent particulièrement le soir; pendant les belles soirées d'été on entend le bourdonnement qu’ils produisent en volant, et c'est toujours dans le voisinage des fumiers ou de quelques matières excrémentitielles.

Le Géotrupe stercoraire (G. s{ercorarius) est très-commun dans notre pays, il est lpng deneuf à dix lignes, d’une couleur brillante, variant du noir au vert, au bleuâtre, au violacé ; aVec les élytres fortement striées.

M. Westwood regarde les Géotrupes comme très-utiles dans la nature, parce qu'ils diminuentala quantité de matières excrémentitielles, en en faisant leur nourriture, et ensuite en la disséminant dans la terre par les trous qu'ils

forment. — Nous rapportons encore à ce groupe les Lethrus, genre très-singulier par la conformation des antennes, qui ne sont pas lamellées comme chez presque tous les autres Scarabéiens.

Les espèces connues de Lethrus se trouvent dans la Hongrie, la Russie méridionale, la Sibérie, ete.

Ils creusent la terre, nous rapporte M. Fischer, et causent de grands dégâts en dévorant les jeunes bourgeons de la vigne sur laquelle ils vivent. Chaque trou est habité par deux individus ; et, au moment de l’accouplement, des combats violents ont lieu entre les mâles au bord de leur demeure.

De telles Habitudes nous paraissent d’autant plus singulières, qu’elles sont essentiellement différentes de celles de tous les Scarabéiens, dont les Lethrus se rapprochent le plus. Aussi serait-il à désirer que de nouvelles observationsfussent faites sur le genre de vie propre àces inséctes.

Les Trogites habitent les endroits chauds et arides , particulièrement les Trox , le genre principal du groupe. Ges Trox ont été peu étudiés dans leurs habitudes; cependant on lestrouve dans presque toutes les parties du monde. Ces insectes sont de moyenne grosseur, la plupart de couleur cendrée et couverts d'aspérités ; on les rencontre dans les cadavres desséchés, et, dit-on aussi, dans les bois qui tombent en décomposition. Il n’est pas rare non plus de les voir marcher à terre dans les endroits secs et arides; ils volent aussi pendant la chaleur du soleil.

On connaît plusieurs Trox , propres à l'Europe; de ce nombre est le T. des sables (7°. sabulosus, Lin.) le plus commun du genre et l'espèce type. Cet insecte est long de quatre lignes, d’un noir cendré, avec les élytres striées , offrant des intervalles plus élevés, et garnis de petites

touffes de poils. On prend souvent cette espèce sous des cadavres d'animaux.

M. Waterhouse a fail connaître la larve et la nymphe d’une autre espèce de notre pays (Zroæ arenarius), La larve est blanchâtre, avec la tête d'un brun obseur.

Les Acanthocères (Acanthocerus) sont de petits insectes d'Amérique ; quelques-uns cependant ont été recueillis à Madagascar et dans quelques autres parties de PAfrique. Aurapport des voyageurs, ils fréquentent les fleurs : on les trouve aussi dans les bois pourris,

Le groupe des Æcrazuires est fondé essentiellement sur le genre Ægialia, dont nous ne connaissons encore que deux espèces. Le type est l’Æ, globuleuse (Æ: globosa), petit insecte long de deux lignes, d’un brun marron foncé, avec les élytres striées, qui habite le nord de l'Europe : on assure qu'on le trouve dans les endroits sablonneux du nord de la France. On le rencontre aussi sur les bords de la mer; M. Mac Leay en a induit qu'il vivait probablement avec les Psammodies sur des détritus marins.

La sixième famille des Scarabéiens, les EucniR1pes, renferme des insectes bien remarquables par les parties de leur bouche, et par le grand développement des jambes antérieures des mâles.

Deux genres seuls s’y rattachent; l’un, Euchire (£uchirus), comprend actuellement deux espèces des Indes orientales ou des Moluques, dont le type est le Scarabæus longimanus des auteurs; l’aûtre (Propomacrus) , une seule espèce d'Orient, figurée dans l'ouvrage de Pallas !, |

Les Coprines forment une septième famille dans la tribu

} Pall. Icon. insect.

des Scarabéiens ; ces insectes vivent dans les matières excrémentitielles.

Ils peuvent ètre subdivisés en quatre groupes : les Apnopnres : les Onrrires, les Copnires et les ATEU- CHITES.

Les Apnopnres sont abondants en espèces et en individus dans toute l'Europe; ce sont les plus petits Scarabéiens; ils vivent en quantité dans les bouses de vache, et souvent l'on remarque qu'ils se jettent dedans aussitôt que ces excréments viennent d'être déposés.

Le genre Aphodie (Aphodius) est le plus nombreux du groupe ; on en connaît une très-grande quantité d'espèces qui sont dispersées surtout dans les régions tempérées. L'Aphodie du fumier (4. jfimelarius Fabr.) est l'espèce la plus commune dans notre pays ; elle est longue de trois lignes, d'un noir brillant, ayantles élytres rouges avec des stries ponctuées. F

Les petites modifications du chaperon que l'on observe entre les nombreuses espèces d’Aphodies ont donné lieu pour M. Mulsant à l'établissement d’une longue série de genres appuyés sur les plus faibles caractères.

Les Psammodies se rencontrent assez fréquemment sur les côtes de la mer, où ils vivent dans des détritus de végétaux marins. ( P. porcicollis lie.)

Les Oxyomes sont très-voisins des précédents : quelques espèces Sont européennes, mais nos collections en renferment beaucoup d'exotiques.

Quelques genres seulement se rattachent au groupe des Onrmrres : ce sont les Eurysternes, insectes à Corps assez long, aplati, à bords latéraux parallèles, généralement de couleurs sombres, habitant tous le nouveau monde.

On les trouve autour des plaies des arbres, ou dans les matières excrémentitielles. N

Les Oniticelles ont le même aspect que les précédents, bien que leur taille soit ordinairement moins considérable. Ils habitent exclusivement l'ancien continent : l’un d’eux se trouve dans notre pays, c'est l’Oniticelle à pattes jaunes (0. flavipes , Fabr.). On rencontre ces insectes dans les endroitssablonneux, où ils fréquentent les bouses; leurs métamorphoses nous sont encore inconnues.

Les Onitis constituent un genre nombreux en espèces, paraissant appartenir sans exception à l’ancien continent. Ils sont toujours de couleurs obscures; la plupart sont entièrement noirs ; nous en avons plusieurs, qui sont assez abondamment répandus dans le midi de l'Europe; mais aucun d’euxne paraît dépasser le quarantième degré de latitude. Les Onitis se trouvent dans les bouses; ils creusent un peu la terre.

Les entomologistes en ont séparé, sous le nom générique de Bubas, quelques espèces, dont la téteest bicornue.

Les Coparres constituent un groupe plus nombreux que celui des Onitites : on y rattache plusieurs genres trèsimportants ; d’abord les Onthophages, petits Scarabéiens à corps trapu, dont la tête et le corselet portent presque constamment des cornes, chez les mâles.

Les Onthophages sont communs dans toutes les parties du monde , mais principalement dans l’ancien continent ; nos collections en renferment aujourd'hui plus de deux cents espèces. La plupart de celles qui vivent dans notre pays sont des plus abondantes dans toutes les matières excrémentitielles , principalement dans les bouses de vaches. Elles volent avec facilité, souvent par J'ardeur du soleil.

L'Onthophagetaureau (Onfhophagus taurus, Lin ),long de quatre à cinq lignes, noir et finement ponctué , ayant sur la tête deux très-longues cornes arquées, peut être considéré comme le type du genre.

Les Copris sont des insectes en général d’assez forte taille, et généralement de couleur noire, répandus dans les régions chaudes et tempérées des deux hémisphères. Ils vivent, comme tous ceux de cette famille, de matières excrémentitielles, et ils se creusent dans la terre des trous

! profonds et obliques. Les larves se forment une coque composée de terre et de bouse, au moment de subir leur transformation ennymphes. Ces coques sont plus ou moins rondes , et acquièrent une dureté très-grande. Nous avons représenté (pl. 7, fig. 11) celle du Copris Paniscus, espèce de la France méridionale, qui a été ouverte pour montrer l'insecte qui vient d’éclore, et qui n’est pas encore sorti de sa loge de nymphe.

On ne trouve aux environs de Paris qu'une seule espèce de ce genre (C. lunaris, Lin.), dont la femelle, trèsdifférente du mâle, était regardée autrefois comme une autre espèce.

Les Copris font entendre un bruitassez fort, produit par le frottement de leur abdomen contre l'extrémité de leurs élytres.

Les Phanées (Phanœus), très-voisins des Copris, sont des Scarubéiens d'Amérique ayant ordinairement des cornes et des protubérances sur la tête et le corselet, et des couleurs éclatantes et métalliques.

Les Phanæus ont des habitudes analogues à celles des Copris.

Les Énicotarses sont de jolis insectes d'Amérique. 11 en est de même, à peu d’exceptions près, des Chæridies

(Chœridium), dont latailleestgénéralement assezminime. Le troisième et dernier groupe de la famille des Co= prides, les ATEUCHITES, se compose d'insectes de toutes les parties du globe, dontle corpsest ordinairement assez aplati. Leurs pattes postérieures sont situées très-près de l'extrémité du corps, et fort éloignées des autres; ce qui leur donne un aspect étrange et une démarche pénible; mais cette conformation est parfaitement en rapport avec les habitudes de ces Scarabéiens. Ils roulent, à l’aide de leurs pattes postérieures, des boules de matière excrémentitielle dans lesquelles ils renferment leurs œufs ; c'est ce qui leur a valu autrefois le nom de pilulaires. Leurs boules ont d'abord une forme irrégulière, et leur consistance est molle; mais elles ne tardent pas à s’arrondir et à se solidifier, lorsqu'elles sont roulées pendant quelque temps. Ces insectes ont pour but de les placer dans des trous, où ils ont d’abord accumulé des matières qui doivent servir à la nourriture de leurs larves.

Il n’est pas probable, dit M. Westwood, que ces animaux sachent reconnaître leurs propres boules; car ils prennent quelquefois celles qui appartiennent à d’autres individus. On rapporte que, dans certains cas, plusieurs se réunissent pour rouler la même boule, lorsqu'elle se trouve arrêtée par les anfractuosités du terrain.

Les Coprobas sont d'Afrique. On connaît une seule espèce de Mentophile provenant de la Nouvelle-Hollande ; une seule aussi du genre Copræcus , habitant le même pays.

Les Canthons (Canthon, Hoff; Coprobius, Latr.) sont des insectes américains, parés de couleurs métalliques. Leurs espèces , toutes d'assez petite taille, sont fort nombreuses. Les voyageurs nous apprennent qu’on les trouve

soit parmi les fientes, soit parmi les feuilles : souvent, disent-ils, elles se jettent en masse autour des plaies d'arbres d’où s'échappe la séve. La plupart d’entre elles ne creusent point la terre.

Les Scatonomes , insectes du Chili comme les Mégathopes, ressemblent beaucoup aux Canthons.

Les Épilisses (Epilissus) sont les représentants des Canthons, dans l’île de Madagascar. Les Circellies sont de gros insectes des régions les plus chaudes de l'Afrique.

Les Hybomas sont tous d'Amérique; la plupart d’entre eux présentent des callositéssur leurs élytres; ils fréquentent les bouses.

Les Sisyphes ne sont pas nombreux, mais ils sont fort remarquables par la longueur extrème de leurs pattes postérieures ; on rencontre dans le midi de la France, et quelquefois aux environsde Paris, le Sisyphe de Schæffer (Sisyphus Schæfferi), insecte long de trois à quatre lignes , noir, avec les élytres striées et finement ponctuées entre les stries , et les cuisses postérieures munies d'une très-petite dent. Cet insecte, comme tous les Ateuchites, roule de petites boules , dans lesquelles il place ses œufs.

Les Gymnopleures sont des habitants de l'ancien con— tinent, bien reconnaissables à leurs élytres échancrées latéralement. Ils volent pendant la plus grande chaleur du jour, et l'on assure que plusieurs individus s'entr'aident souvent pour rouler leur boule.

Le Gymnopleure pilulaire (Gymnopleurus pilularius), dont le nom rappelle cette habitude, est commun dans l'Europe méridionale, mais très-rare aux environs de Paris ; il est lisse et d’un noir brillant.

Les Ateuchus, qui forment le genre principal du groupe, sont de gros insectes aplatis, à large chaperon denté, ap-

partenant à l’ancien continent. Ils volent avec agilité, mais ils marchent avec une certaine difficulté, On: les trouve toujours dans les endroits les plus chauds, où ils recherchent les bouses ; ils forment des boules pour y placer leurs œufs, de même que les précédents. C’est une habitude qui n’avait pas échappé aux anciens, et surtout aux Égyptiens, qui les regardaient comme des animaux sacrés, Le type du genre Ateuchus est l'A. sacré (4. sacer); il a près d'un pouce de longueur, noir, avec la tête munie de deux tubercules; les élytres faiblement striées, les jambes antérieures quadridentées.

Cet insecte est commun dans le midi de la France, dans toute l’Europe méridionale, la Barbarie et l'Égypte : on le trouve fréquemment représenté dans les peintures des an— ciens Égyptiens et sur leurs amulettes, placés dans les sarcophages, parmi d'autres reliques. Quelquefois l'Ateuchus sacré est représenté d’une taille gigantesque.

Il n’est pas douteux que ce ne soit cette espèce qui a été souvent représentée par les Égyptiens ; principalement dans la basse Écypte ; mais il en est une autre à laquelle ils donnent une couleur vert-doré magnifique.

Pendant longtemps l'on avait cru que cette couleur, plus du goût des Égyptiens, avait été donnée à l'espèce noire; et, maloré l’assertion d'Hérodote, qui dit formellement que le Scarabée sacré des Égyptiens est d’une belle couleur d’or, on n’en persistait pas moins à regarder cette assertion comme erronée, parce que jamais les modernes n'avaient rencontré un Ateuchus ou quelque autre Scarabéide, dont la couleur fût en rapport avec la description d'Hérodote et avec les peintures égyptiennes.

Cependant en 1819 M, Caillaud trouva à Méroé, sur les rives dit fleuve Blanc, l'Ateuchus doré, gui en effet res-

semble beaucoup à notre Ateuchus sacré, à la couleur près. Depuis on l’a rapporté du Sennaar.

IL paraît que cette espèce se trouve seulement dans la partie haute du cours du Nil ; c'est pour cette raison qu’on l'avait cherchée vainement dans la basse et la moyenne Égypte. Latreille l’a décrite le premier; et comme le nom de sacré était déjà appliqué à l’espéce noire, qui est autant européenne qu’africaine, il l’a appelée l’Ateuchus des Égyptiens (A. Ægyptiorum).

« L'Éthiopie, dit Latreille, paraissant avoir été l’habitation primitive des Égyptiens, ilestprobablequecetteespèce de Bousier , d'une couleur plus éclatante que celui auquel les naturalistes ont donné le nom de sacré , a dû par cela même fixer de préférence l'attention de ce peuple ou de ses prêtres, et que dès lors cette espèceest véritablementle Bousier sacré primitif. L'autre espèce lui étant presque semblable, à la couleur près, la remplaca probablement, lorsque ce peuple, ayant descendu le Nil, ne trouva plus sous ce climat la précédente; peut-être que l’une et l’autre furent indifféremment l’objet de leur culte. »

Les Egyptiens avaient observé quelques particularités propres aux habitudes des Ateuchus; ils savaient qu'ils roulaient des boules de fiente ; mais l'imagination vient se mêler à l'observation. Voici ce que nous rapporte Hor- Apollon au sujet de cet insecte :

« Lorsque les Égyptiens veulent exprimer un naissance unique, ou une naissance, ou un père , ou le monde, ou un homme, ils peignent un Scarabée (xdvüæpoc), (c'est-àdire un Ateuchus pourles naturalistes modernes). La naissance unique, parce que cet animal n’est ni formé ni porté dans le corps d’une femelle. Il est engendré seulement de cette manière : Un mâle voulant procréer, prend

sde la fiente de bœuf, la pétrit en boule, et lui donne la. forme du monde ; il la roule avec ses pattes de derrière, du levant au couchant, et se retourne ensuite vers le levant: il représente ainsi la figure du monde. Il dépose sa boule dans la terre, où elle reste pendant vingt-huit jours; durée pendant laquelle la Lune parcourt les douze signes du Zodiaque, temps aussi pendant lequel la race des Scarabées prend l’existence. Le vingt-neuvième jour, il jettesa boule ouverte dans l'eau (car c'est le jour où la Lune et le Soleil se rencontrent, et de là la naissance du monde). Cette boule se trouvant ouverte dans l’eau, les animaux en sortent : ce sont des Scarabées. Les Égyptiens représentent encore un Scarabée pour figurer la naissance, pour les causes déjà exprimées : un père, parce que le Scarabée tient l'existence seulement d’un père ; le monde, parce que sa naissance représente le monde; un homme enfin, parce qu’il n'y a pas de femelles parmi les Scarabées. On distingue trois sortes de Scarabées : la première, qui a la forme d’un chatet qui est rayonnante, est regardée comme le symbole du Soleil. Les Égyptiens disent que le chat mâle change ses pupilles aux courses du Soleil; à son lever, elles se dilatent à peine; au milieu du jour, elles deviennent rondes; et au coucher du Soleil , elles paraissent plus obscures. C’est pourquoi, dans Héliopolis, la statue du Soleil a la figure d’un chat. Le Scarabée a trente doigts, qui représentent les trente jours du mois pendant lesquels le soleil accomplit sa course, par tous les signes du Zodiaque.

« L'autre genre de Scarabée est bicorne, comme un taureau ; pour cette raison il est consacré à la Lune; car le taureau figure dans le ciel, et les fils des Égyptiens disent que c’est le séjour de la Lune. »

« Le troisième Scarabée est unicorne, et consacré à Mercure, comme l’Ibis parmi les oiseaux. »

Rien n’est plus singulier sans doute que toutes ces idées bizarres et superstitieuses des anciens Égyptiens, rapportées par Hor-Apollon; elles méritent néanmoins d’être remarquées, car des faits vrais sont mêlés à la bizarrerie de l'imagination.

Le Scarabée qui jette des rayons éclatants, et que l’on compare à un chat dont les yeux offrentdes pupilles d'une mobilité extrême, est bien notre bel Ateuchus des Égyptiens, paré de sa couleur vert-doré, vraiment éclatante. Les Scarabées ont trente doigts, dit-on : il faut entendre ici les cinq articles de tous les tarses, qui forment un total de trente; mais ici l'observation n’est pas exacte, car les Ateuchus n'ont jamais de tarses aux pattes antéricures. Il n’est pas surprenant au reste que cette particularité ait échappé aux anciens Égyptiens, puisque c’est seulement depuis quelques années que le fait a été bien démontré dans la science. Jusque-là.on avait eru seulement que les tarses de ces insectes tombaient très-facilement, et que pour cette raison il ne fallait pas trop s'étonner de les voir toujours, dans nos collections, dépourvus des tarses de devant. | é

Quant à la secondeet à la troisième espèces de Scarabées citées par Hor-Apollon, ce sont desinsectes très-différents. Selon toute vraisemblance, l'espèce unicorne appartient au genre Copris, et l'espèce bicorne, peut-être au genre Géotrupes ; et quant à ceux-là, il est vrai qu'ils présentent des tarses de cinq articles à toutes les pattes.

Les Pachysomes sont des Ateuchites tres-voisins des précédents, dont les espèces peu nombreuses habitent le

sud de l'Afrique.

Les Anomiopsis sont, dans l'Amérique méridionale, les représentants des Ateuchus. Nous n’en connaissons encore que peu d'espèces, qui ont été trouvées dans les parties rocailleuses du Tucuman et dela Patagonie.

On a décrit une seule espèce de Glyphiderus.

Les Passazipes constituent une famille assez anomale dans la tribu des Scarabéiens. Ces insectes, comme ceux de la famille suivante, ont les antennes plutôt pectinées que lamellées, comme nous l’avons vu dans tous les Scarabéiens, que nous venons de passer en revue.

Nous divisons les Passalides en deux groupes, les Cur- RONITES et les PAssazires. Le genre Chiron appartient seul au premier de ces groupes. Il se compose seulement de quelques espèces d'Afrique et des Indes orientales. Ce sont des insectes de petite ou de moyenne taille, dont le corps est long et cylindrique, les mandibules fortes, les cuisses renflées, principalement les antérieures, leurs jambes étant dilatées, digitées , et unidentées intérieurement.

Les Chirons s’éloignent beaucoup de tous les autres Scarabéiens, et nous ne possédons encore aucun renseignement sur leur manière de vivre; aussi ont-ils été placés tantôt parmi les Géotrupides, avec lesquels ils paraissent avoir quelques affinités, tantôt avec les Lucanides ou les Passalides, où ils nous paraissent réellement mieux placés..

Les PassaLrres se composent essentiellement du genre Passale ( Passalus }, qu'on a subdivisé d’après le nombre d'articles qui forment la masse des antennes. Ce nombre étant de trois, de quatre, de cinq ou de six, a donné lieu à l'établissement d'autant de genres que nous venons de signaler de modifications ; mais comme les autres organes

n'offrent aucune différence essentielle, on ne peut leur donner qu’une valeur très-secondaire,

Les Passales sont répandus dans les deux Amériques, enenexceptant les régions situées au nord, les Indes orientales, l’Australie, ete.

Tous sont d’une assez forte taille, d’un beau noir brillant, avec les élytres plus ou moins sillonnées; leur forme est extrêmement aplatie. Ils vivent dans les vieux bois, sous les écorces ; on rapporte aussi qu'ils fréquentent les sucreries.

Leurs larves dont, la tête est assez petite et le corps aminci postérieurement, ressemblent beaucoup à celles des Lucanes; elles vivent de racines, comme beaucoup de larves de Scarabéiens, La larve du Passale interrompu (P. interruptus) vit sur les battata.

La dernière famille de Ja tribu des Scarabéïens est celle des LucAN1DES ; nous pensons qu'ils peuvent être répartis dans quatre groupes distinets; ce sont les Æsazires, les SYNDÉSITES, les LUCANITES et les LAMPRIMITES.

Les premiers sont d'assez petits insectes, de forme arrondie, auxquels se rattachent. deux genres. Celui d’Æsale, dont nous ne connaissons qu'une seule espèce ( Æsalus scarabæoides), répandue principalement en Autriche, où elle paraît toutefois assez rare ; sa larve, au rapport de Creutzer, vit dans le ereux des arbres pourris , et surtout des chênes.

Le genre Codocère ne renferme encore qu’une seule espèce, de la Géorgie russe,

Les Synpésires se reconnaissent facilement à leur corps allongé et cylindrique.

Le genre Sinodendron, dont nous ne connaissons qu’une seule espèce, habite les parties montagneuses de la

France, la Suisse, la Suède, etc. On prend l’insecte parfait sur le tronc des arbres. C’est le Sinodendron cornu (S. cornulum), insecte noir, long de einq à six lignes, ayant une corne sur la tête et les élytres très-rugueuses, Sa larve paraît vivre dans les bois pourris.

Les Psilodons sont de l'Amérique méridionale. Les Syndèses et les Nigidies se trouvent à la Nouvelle-Hollande.

Une seule espèce de Xiphodonte a été trouvée dans le sud de l'Afrique.

Les Figulus se rencontrent dans les régions les plus chaudes de l'Afrique, les Indes orientales , l'Océanie : leur forme cylindrique, leur corps noir , lisse et luisant, leur donnent un aspect particulier.

LeFigulestrié (pl. 8, fig, 1) (Fi. strialus)des entomologistes modernes, dont les élytres sont fortement striées , avee les intervalles ponctués , habite l’île de France et l'île Bourbon.

C'est à tort qu'on le rapporte au Lucanus striatus de Fabricius et d'Olivier, qui est un véritable Lucane, trèsdifférent par ses caractères aussi bien que par son aspect général.

Quoi qu'il en soit, la larve du Figuie strié (pl. 8, fig. 2) est allongée, avec la tête arrondie, de couleur brune,

La nympbhe (pl. 8, fig, 3) est garnie d’épines sur les parties latérales : son dernier anneau est terminé par de petites pointes. La couleur de cette nymphe est d’un blanc sale, Sa forme retrace déjà assez nettement le corps de l’insecte parfait; c’est ce qui nous l'a fait reconnaître comme appartenant au Figule strié; car nous n'avons aucune donnée plus authentique; mais la localité étant la même et les caractères concordant parfaitement, on ne saurait douter de l'espèce à laquelle elle appartient.

Les LucaniTes sont en général de grands et beaux insectes, dont le corps est déprimé, la tête large portant deux mandibules fortes et robustes, dont la longueur dépasse souvent celle de la moitié du corps. Ces Coléoptères ne sont pas très-abondants en espèces, et cependant ils paraissent répandus dans presque toutes les régions du globe. ;

Le genre Lucane (Zucanus) est le principal du groupe: c'est à célli-ci surtout qu’appartiennent les plus grandes espèces.

On trouve dans notre pays et dans la plus grande partie de l’Europe l’espèce considérée comme le type du genre par tous les naturalistes. Cest le Lucane cerf-volant. (L. cervus, Lin.), insecte long d’un pouce et demi, non compris lés mandibules, dont la dimension n’est pas moindre d'un pouce chez les grands individus. Celles-ci sont bifurquées à l'extrémité, crénelées intérieurement, avec une forte dentau milieu. La couleur générale de l’insecte est d’un brun marron, avec la tête et le corselet plus noirâtres. Dans la femelle la tête est beaucoup plus étroite que chez le mâle, et les mandibules sont courtes.

La taille du Lucane, cerf-volant, ainsi que la dimension des mandibules, varient beaucoup. Les plus petits individus ont été considérés comme formant une espèce distincte (L. capreolus, Fab.)

Le Cerf-volant, comme tous les insectes du même genre, vil dans les grandes forêts; ses longues mandibules lui servent à s’accrocher aux tiges en grimpant le long des arbres.

Les Cerfs-volants se trouvent pendant les mois de

mai, de juin, de juillet, quelquefois même plus tard. Pen-

dant le jour ils se tiennent sur les arbres ou les arbrisseaux, mais principalement sur les chènes, dont ils mangent peutêtre les feuilles ,etdontils sucent la séve, qui s'écoule entre les fissures de l’écorce, au moins au rapport de De Geer.

Divers faits tendent à faire penser que dans certains cas au moins les Lucanes attaquent d’autres insectes pour en sucer les fluides. M. Chevrolat nous cite une espèce, dont nous parlerons plus loin (ZL. parrallelipipedus), qu'il a vu mordant un autre coléoptère (Æelops caraboides).

D'autre part, M. Westwood cite un observateur qui a vu un Lucane descendant un arbre, et emportant une chenille dans ses mandibules.

Les Lucanes ne vivent pas longtemps à l’état d’insectes parfaits ; mais leurs larves ont une existence de plusieurs années.

Rœsel est le premier auteur qui nous ait bien décrit et bien représenté les métamorphoses du grand Cerf-volant.

Les œufs sont ovalaires ; et quand les femelles sont prétes à en opérer le dépôt, elles forment un trou dans les arbres avec leurs mandibules, pour les y loger.

Les larves sont longues, épaisses, presque cylindriques, de couleur blanchâtre , et contournées , comme toutes les autres larves de Scarabéiens; mais ce qui en distingue particulièrement celles des Cerfs-volants, c’est l'absence de divisions transversales indiquant nettement une série de douze anneaux. Ces divisions sont beaucoup moins prononcées.

La tête est roussâtre, et munie de fortes mandibules. Ces larves vivent de bois, qu’elles réduisent en parcelles avec leurs mandibules, Quand le temps de la métamorphose en nymphe est arrivé, elles se forment une coque

composée de sciure de bois et de terre, à parois très-solides; et, bientôt enfermées dans cette loge, elles y subissent leur transformation.

Plusieurs naturalistes pensent aujourd’hui que les larves des Lucanes étaient les Gossus des Romains, regardés par ceux-ci comme un mets très-délicat.

M. Dehaan a représenté les larves des deux espèces de Lucanes propres à l’île de Java, dont la ressemblance avec celle de notre espèce commune est presque totale.

On trouve encore assez communément en Europe le Lucane parallélipipède. Il est long de neuf à dix lignes, d’un noir obseur, avec les mandibules aussi courtes que la tête dans les mâles.

MM. Brée et Ratzeburg ont donné quelques détails sur les métamorphoses de cet insecte. Les femelles , nous dit ce dernier observateur, comme celles du grand Cerf-volant, déposent leurs œufs dans un trou pratiqué d’abord à un tronc ou à une tige, opération pour laquelle les mâles et les femelles travaillent en commun. Les larves, ajoute-t-il, vivent plusieurs années pour acquérir tout leur développement; car j'en ai trouvé ensemble de toutes petites , de moyennes et de très-grosses. Leur marche dans le bois serpente dans toutes les directions, et les galeries restent obstruées par un épais cordon de poudre de bois, On les rencontre souvent en grande quantité dans les creux de vieux chênes où il y a de la terre.

La larve du Lucane parallélipipède est longue d’environ un pouce; et sa nymphe, logée dans des coques formées de terre et de détritus ligneux, comme celle du Lucane Cerf-volant, et longue de dix à onze lignes, présente une petite pointe sur les parties latérales de chaque anneau de l'abdomen.

272 HISTOLRE

L’insecte parfaitéclôten mai, juin, et souvent plus tard ; il se tient sur les arbres pendant le jour, et vole surtout le soir,

Les Lucanes, dont on a formé le genre Psalicère, sont des espèces de l'Amérique méridionale , CAE la taille est médiocre,

Le genre Platycère a pour type une As assez commune en Europe, au moins dans certaines localités. C'est le Caraboïde (Platycerus caraboides, Fab.), insecte’ long de cinqàsix lignes, d’un bleu brillant, quelquefois verdâtre ou violacé, avec les élytres striées longitudinalement ; les pattes sont ordinairement noires ; mais on trouve parmi les femelles une variété dont les pattes sont rousses (P. rufipes, Fab.). L’insecte parfait paraît dans les bois dès le commencement du printemps ; il ronge les feuilles naissantes et les bourgeons; sur lesquels il se tient. Il se laisse choir au moindre choc, M. Ratzeburg rapporte cette observation, et nous savons qu'aux environs de Paris on a trouvé plusieurs fois: le Platycère-Caraboïde dans les mêmes conditions.

Nous ne pensons pas que la larve et la nymphe de cette espèce aient encore été observées.

- Le genre Ceruchus est formé sur ce petit nombre d’espèces, dont deux seulement sont Européennes, et assez rares. Le type du genre est le G. ténébrioïde (C. tenebrioides) , qui habite les mAntAnes de la Suisse, de la Suède, ete.

M. Westwood décrit une seule espèce d'un genre Colophon; elle est du sud de l'Afrique, et très-remarquable par son aspect général , qui rappelle celui des Lethrus.

Les LawprimiTEs sonttous étrangers à l'Europe ; les régions habitées par les espèces connues actuellement sont

l'Amérique méridionale et la Nouvelle-Hollande. IL n'est presque pas besoin d'ajouter après cela que leurs mœurs sont presque totalement ignorées. Mais l'analogie nous fait supposer qu’elles diffèrent peu de celles des autres Lucanides.

Au reste, les Lamprimites sont de beaux insectes dont les formes sont très-curieuses. La seule espèce connue du genre Chiasognathe a été plus particulièrement trouvée dans l’île de Chiloé, sur la côte du Ghili. Elle est d’un vert doré, à reflets cuivreux; le mâle a des mandibules plus larges que le corps, dentelées en dessous, munies d'une forte dent à la base, et recourbées en bas vers l’extrémité. Dans la femelle ces mandibules sont courtes.

Le genre Sphœnognathe renferme une seule espèce de Colombie, dont les mandibules sont médiocres,

Chez les Pholidotes, ces organes sont très-développés. Le Brésil est la patrie de ces Lucanides.

Les autres Lamprimites vivent à la Nouvelle-Hollande ; cesontles Rhyssonotesetles Lamprimes. Les premiers sont d'une couleur obscure, mais les seconds sont métalliques et des plus éelatants. Nos collections, au reste, n’en renfermentencore que deux espèces: l’une, type du genre (Lamprima ænea), assez commune aux environs de Hobart- Town, à la Tasmanie, et l’autre découverte assez récemment à Sidney 1,

Le Lamprime bronzé (ZL. ænea) est long d'environ un pouce. Sa couleur varie du vert métallique au cuivre doré le plus brillant; elle passe même quelquefois au bleuâtre, et au violacé surtout chez les femelles. Les jambes des mâles offrent une petite lame à leur extrémité. Plusieurs variétés de cette espèce ont été considérées par

‘ Voy. Reiche, Revue z0ol. soc. cuv.

divers entomologistes comme des espèces distinctes ; mais l'examen d’un grand nombre d'individus ne laisse aucun doute sur leur identité spécifique.

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