‹ Histoire des insectes, traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturelsChapitre 9 sur 58 · LES HYMÉNOPTÈRES · texte numérisé non relu

LES HYMÉNOPTÈRES

Les Hyménoptères sont de tous les insectes les plus industrieux; ce sont ceux chez lesquels on trouve sinon l'intelligence, du moins Pinstinet leplus développé. Ils mettent tout en œuvre pour assurer l'existence de leur postérité. Les uns construisent des demeures immenses pour élever leur progéniture, pour apporter leur nourriture, pour donner des soins de tous les instants à ces larves, à ces vers incapables de se mouvoir, et de subvenir euxmêmes aux besoins de leur existence. Ce sont ces insectes dont nous admirons l'instinct merveilleux, la patience infinie, qui nous offrent aussi le plus admirable exemple de la sociabilité.

Chez d’autres Hyménoptères les larves sont aussi incapables que les précédentes de chercher leur nourriture et ne peuvent vivre que d'insectes encore vivants; ils emploient toutes les ruses imaginables pour approvisionner leurs petits de la subsistance qui leur sera nécessaire pendant toute la durée de leur état de larve.

D’autres, enfin, établissent le berceau de leur postérité dans le corps même d'autres insectes.

Ceux-ci continuent à vivre renfermant en eux-mêmes des germes de mort, qui ne les anéantissent qu'au moment où ils ont acquis tout leur développement à l’état de larve.

Quelques Hyménoptères vivent aussi dans leur premier état sur les végétaux , et ceux-là encore ne sont pas moins dignes de fixer notre attention. Tous ces insectes subissent des métamorphoses complètes ; c’est-à-dire qu'ils demeurent, pendant leur état de nymphe, incapables de se mouvoir et de prendre aucune nourriture. On les reconnaît

facilement à leurs quatre ailes nues, membraneuses et parcourues par un nombre plus où moins considérable de nervures sans réticulations. Nous divisons le grand ordre des Hyménoptères en treize tribus qui renferment toutes plusieurs familles ou plusieurs groupes. Dans les sept premières tribus on trouve ordinairement les femelles armées d’un aïiguillon. C’est pour cette raison que ces insectes ont reçu le nom commun de porte-aiquillon, tandis que les autres étaient appelés Térébrans en considération de leur tarière; mais la valeur de ce caractère nous a semblé insuffisante pour établir deux sections parmi les Hyménoptères.

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