‹ Histoire des institutions de charité de bienfaisance et d'éducation du Canada [microforme]Chapitre 3 sur 45 · D IDE D M A · texte numérisé non relu

D IDE D M A

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le de satisfaction ; mais

pere

> combien plus attra-

yante encore doit être

- ST l'étude des annales qui Le révélent les nobles ac !

tions et les sublimes dévouements que }

la CHARITÉ ou la PArRiE font germer dans S

l'esprit religieux ou national d’un peuple.

Plus on connaît l’histoire de son pays et

\ # de ses institutions, plus on sent grandir et £ 1Ÿ% ! se fortifier en soi le culte de ceux qui se 4 R'4 “: \ . . “e] E ue : sont illustrés en travaillant pour le bon- AS À

à? ! heur de leurs semblables.

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| XIV AVANT-PROPOS

L'Ouvrage que nous présentons au public a donc pour but de dérouler l’histoire chronologique des principales INSTITUTIONS DE CuaRiTÉ et de BIENFAISANCE du pays, en racontant les généreux efforts, les souffrances héroïques, les prodiges d’abnégation que révèle le passé, et en rappelant à la

mémoire oublieuse les traits édifiants

consacrés par le souvenir, et les belles actions des personnages qui se sont le plus particulièrement voués au service de

l'humanité souffrante.

| Le lecteur sérieux ne parcourra pas sans

| quelque profit ce Tableau profondément

touchant des actes de miséricorde et de

bienfaisance qui s'accomplissent tous les

jours dans le silence et dans l’ombre ; il

se sentira tour à tour ému, édifié, attendri,

comme nous l'avons si puissamment

éprouvé en recueillant les matériaux

| destinés à retracer l’histoire de tous ces ! MoxuMENTs si nombreux et si variés, qui

en se multiplient de toutes parts sur le sol

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AVANT-PROPOS. xV BAS

n’a montré plus de fécondité pour les œuvres de bienfaisance que le Canada. A peine les premiers coups de hache du défricheur avaient-ils retenti au sein de ces sombres forêts séculaires, que d’intrépides Congrégations religieuses venaient y arborer l’étendard de la Charité par la fondation d'Hôrrraux pour les malades ; d’'Hosprices et d'ASILES pour les infirmes et les orphelins; de CoLLÈGES et d’ÉCOLES pour l'instruction gratuite des enfants

européens et sauvages de cette contrée.

Ce dévouement, qui faisait ainsi quitter patrie, parents et amis, pour un froid climat, où l’on manquait de tout, fut certainement l’un des plus beaux spectacles que jamais

la France monastique ait donné au monde.

# Dans cette Etude historique, chaque : . N Ù siècle vient tour à tour nous montrer ces $ mêmes INSTITUTIONS grandissant, se développant, toujours animées du même esprit charitable. Chaque page de leur histoire

raconte les gloires de ces temps héroïques à

du Canada, avec ses alternatives de pros-

À périté et de ruine, de joies et de tristesses, ! 2) }

XVI AVANT-PROPOS

de triomphes et de deuil, de sang et d’allé-

gresse : mystères insondables de la Provi-

dence !

C’est durant ce dernier siècle, surtout, qu’on a vu s'étendre cet immense réseau

INSTITUTIONS DE BIENFAISANCE ; ces

admirables établissements qui, destinés à | :__ panser toutes les plaies, à soulager toutes

; les misères, tendent si cordialement la

U Ÿ Sÿ main à l’indigent, au malade, à l’infirme, ! #% ? à l’orphelin, à l'aveugle, au sourd-muet, à ? M 9 l'insensé, jusques au prisonnier, au crimi- © % ä à ; { A Y j{ nel, à la femme flétrie, et, en un mot, à ©? Ÿ W toutes les victimes de la malice deshommes ?! 5 : et des justes vengeances de Dieu. ) | = 4 à | La lecture de cette œuvre pacifique et } ! ; fià à : de concorde, qui doit relater les actions $ d’une multitude de personnes de toutes | { ae x u | { origines et de toutes croyances reli- | | | À . ARE ; | | | ? gieuses, sera donc comme un PÉLÉRINAGE ? "1 9 pour les âmes patriotiques et compâ- !

| à | | | | ] { tissantes ; un pélérinage dont chaque © || | | (2 “Station ” présentera l'illustration de ! | + N € ( | 1 Î ) . . ) y | | /}/? quelque vertu particulière. AAAUE | J Y è \\ % ni | VIA AUS ‘| H 4 e ; | \\ | | VROËLLAS fee 7 | ji > nd - c " ss: 2 <J À

AVANT-PROPOS. XVII

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Cet ouvrage se divise en cinq volumes,

Le Ier Volume renferme en quelque

sorte un Aperçu historique des principaux

événements survenus sur cette terre du Canada, en tant que liés à l’histoire de ses Institutions, dont le rôle glorieux se pour-

; suit sur ce sol de prédilection depuis.plus

| de deux siècles, récits si fertiles en beaux J À dévouements, en traits d’héroïsme, qui À H ; laissent voir partout l'œil de la Providence, d H L de cette Providence qui éclaire la voie en i À À relevant les courages et en bénissant leurs À | / travaux. $ | | .!

| ! Puis, viennent ensuite les Institutions | ; de Charité du Canada, dont le rôle glorieux ( | se poursuit sur ce sol béni depuis plus de | : deux siècles. | | À Les merveilles que la charité produit ? \ |

il | $ ) | | // ? dans les Hôpitaux et Lazarets auront A | | &! " ) Â | \ | ! $ donc une large place. FC) | | | à É 0 { | | | V/E} à 8 \4\ ‘08 0 LE | S/Y/è Pour ce volume, comme pour les autres, ? \{\* \ | VE < NN (\ | / f À : N { \ SL LS SR PPT LS LS La \\ J/È WS | CT »

A | 4, LE er D ol / Se TR Û OS \ D'UN à NN Q | | ji À et a G @ fe PAU) «) . = = PA |

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où p9 XVIII AVANT-PROPOS.

TE nous n'avons rien négligé pour être d’une |

| véracité et d’une exactitude historiques

absolues,

Dans le Ile Volume apparaissent les Hospices ou Asiles, qui se consacrent également à secourir l’infortune, et dans

lesquels sont entassés :

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Des vieillards indigents et sans appui,

hommes et femmes, courbés sous le poids

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des ans et des infirmités, qui achèvent ?

lentement une vie de privations et de fatigues, en rêvant tristement aux beaux

jours envolés de la jeunesse ; i el ÿ

D’autres, que l'oubli de Dieu a conduits dans de sombres cachots, dont l'aspect seul 4 fait frémir, et qui expient leurs crimes ?

envers la société par la souffrance, la

douleur et le remords ;

D'autres, enfin, et ce sont ceux qui ont le plus de droit à la plus tendre compassion, tels que les malheureux insensés, Îles

sourds-muets et les aveugles.

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a Le Ille Volume présente un résumé des ::

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AVANT-PROPOS. XIX te

touchantes annales des Orphelinats, les-

quelles, comme un chœur plaintif de voix ! )°

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désolées, racontent l’infortune de cette légion de petits enfants qui, pour la pluspart, n’ont peut-être jamais connu ni :

le lait ni le sourire d’une mère, ou qui | n'en ont qu'un vague et lointain souvenir, Là, encore, des miracles de dévouements :

s’accomplissent par des personnes animées du feu d’une immense charité, qui s’eflor- ! cent d’entourer de caresses tous ces berceaux du malheur, et d'allumer dans les ! # cœurs des orphelins plus âgés le flambeau de la résignation et du courage. |

Le IVe Volume à pour objet de mettre en lumière les actes obscurs d’un grand | nombre de citoyens éclairés, et de vertueuses femmes, qui consument leurs forces et vouent toutes les ressources de leur intelligence et de leur cœur à l'Education de la jeunesse.

C’est là un héroïque apostolat dont on

t{ n’apprécie pas assez le mérite. Orner

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l'esprit et le cœur, fortifier la piété, faire

rermer dans l’âme les plus généreux senti- £

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ICOPÈRE: AVANT-PROPOS. |

| ments, le dévouement, le patriotisme, la charité chrétienne, l’amour du prochain, et autres grandes vertus: telle est la sublime mission de ces nombreux ouvriers de l'intelligence.

Le Ve Volume, enfin, rappelle les actions philantropiques de la noble Société de Saint Vincent de Paul, dont le but est de soulager les souffrances du pauvre à l'ombre des plis glorieux du drapeau de la

charité.

Notre but est, encore, dans ce volume, de faire apprécier les avantages qu'offrent les Sociétés de Secours Mutuels, dont l’idée morale et économique est de stimuler l'esprit de fraternité parmi les ouvriers, et de leur procurer des secours dans le mal-

heur et les maladies ;

De mettre en relief les actions d'éclat

que lassistance publique ou privée a pu

produire dans les Calnmités où Désastres survenus en Canada. C’est surtout dans (AA | les terribles fléaux d’épidémies, où tout

: Ms n’est que trouble, désordre, consternation

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AVANT-PROPOS

et deuil, que la charité des ministres du

Seigneur et des saintes filles consacrées à

Dieu à pris un caractère sublime de gran-

deur, en donnant, en face des scènes déchi-

rantes provoquées par ces fHléaux, le spec-

tacle du dévouement le plus ardent, et

quelquefois en succombant martyrs de cette

charité qui les poussait à travailler à sau-

ver la vie ou les âmes des victimes.

Tel est l'immense travail que nous pré-

sentons avec confiance aux esprits éclairés ;

travail qui est le fruit de plusieurs années

de recherches laborieuses et qui n’a pas

été amené à fin sans des dépenses considérables,.

Pour cette œuvre importante, il nous a

fallu créer tout un système pour recueillir

les renseignements historiques et statisti-

ques nécessaires. Nous ne pouvions pas

nous borner à la seule étude des rares

ouvrages qui offrent quelques lambeaux

d'histoire, ni utiliser la littérature histo=

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AVANT-PROPOS

rique, où la fiction joue un trop grand rôle. Il nous fallait obtenir de chaque Institution des notes précises et suffisamment développées pour nous permettre de rédiger convenablement leur histoire particulière, retracer leur origine, le but de leur fondation, et de raconter, pour l’édification générale, leurs épreuves comme leurs triompnes. Il fallait, en outre, faire connaître les noms des Fondateurs, Bienfaiteurs, Directeurs actuels et autres Régisseurs importants, ainsi que les statistiques qui se rattachent aux œuvres diverses, et qui peuvent offrir quelque intérêt aux

hommes d’études ou à la science médicale.

Pour arriver à ce résultat, que de respectables susceptibilités n’avons-nous pas ren-

contrées sur notre chemin ?

La modestie de quelques Institutions était si profonde qu’il leur répugnait de nous fournir des renseignements qui devaient faire parler d'elles ou des œuvres qu’elles accomplissent dans le silence. D’autres nous condamnaient à recueillir

nos informations que d’après les conversu-

me

AVANT-PROPOS

tions que nous engagions dans nos visites.

En vain faisions-nous remarquer qu’il était nécessaire, en ce siècle d’égoisme et d’engourdissement, de raconter à la gloire de Dieu et pour l'édification des âmes, les actions de dévouement qui se produisent dans ces foyers d'amour, brûlant pour

l'humanité ; on semblait rester sourd :

pe

nos supplications.

Le plus grand nombre, il est vrai, a répondu à notre appel; mais il nous a été impossible de vaincre complètement la répugnance des quelques unes des Institutions dont nous parlons. Cependant, nous avons tâché, quoique peu renseigné, de faire ressortir autant que possible les œuvres de ces saintes demeures, afin que ces bienfaisantes Institutions, —qui sont comme ces fleurs cachées sous le feuillage, et qui trahissent leur présence par une suave odeur, —fussent appréciées, connues, et profitassent des affectueuses offrandes que des âmes généreuses s’efforceront sans doute de faire pour élargir davantage les horizons

de leurs œuvres de miséricorde,

AVANT-PROPOX.

Nous croyons devoir déclarer, ici, com- :

bien il nous aurait été agréable de faire connaître les œuvres de toutes les institutions protestantes du pays, qui s'exercent avec une si grande libéralité, mais il nous a fallu renoncer à cette idée, par suite des refus que nous avons éprouvé du plus grand nombre à nous renseigner convenablement, Nous avons même dû subir de l'opposition jusque dans des lettres anonymes et de menaces. Maïs nous passons le voile de loubli sur ces manœuvres déloyales, pour nous réjouir du bon vouloir des quelques Institutions protestantes qui nous ont prêté leur bienveillant concours, et dont nous sommes heureux de consigner dans cet ouvrage les prodiges de

charité. chrétienne qu’elles accomplissent

ressentie D qu DE —<@ iii. s os

si honorablement.

Nous eûmes à lutter encore contre d'autres difficultés, pour accomplir cette 4 pen

œuvre d'amour qui nous à coûté déj

huit années de veilles et de travaux. Dès

le début, nous avions cru que cette tâche,

volontairement acceptée, de préparer ce

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AVANT-PROPOK

colossal travail, serait considérée comme

devant être notre part de sacrifices, et ) WA qu'il nous serait facile de trouver un édi- | teur disposé à faire les frais de la publication. Nous fûmes trompé dans notre attente.

Non seulement on refusa nos offres, non seulement on refusa de contribuer aux dépenses préliminaires, mais on nous mit en garde contre les risques que nous allions courir de perdre une partie de

notre capital. .

Malgré ces appréhensions, que nous Le) ,

avons toujours cru réellement fondées,

nous nous déterminâmes cependant à faire cette publication à nos risques et périls, ayant l'espoir toutefois que cet ouvrage

pourrait intéresser et créer une douce

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sympathie en faveur des établissements

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de charité dont il sagit; qu'il contribueait à faire fleurir la charité dans les âmes pour le soutien de ces nobles Institutions ;

et que nos frais seraient couverts par

l’'empressement que les familles du Canada

apporteraient à faire lachat de nos

volumes.

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