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| malades atteints de l'épidémie furent empor-
tés par ce terrible fléau, et l'on craignit avec
raison que toutes les Religieuses n'en devin-
’ | sent les victimes. Dans cette alarmante
situation, l'Evêque ordonna aux Hospitalières
de se retirer à la campagne et de ne laisser à
l'Hôpital que le nombre les Sœurs strictement nécessaire au service des malades.
Malgré la peine qu'éprouvèrent les Relivieuses de se séparer ainsi, il fallut bien obéir à cet ordre, d’ailleurs s' paternellement prudent. Six d'elles réstèrent au soin des malades, et leur dévouement héroïque parut avec éclat.
Afin d'obtenir du ciel la cessation du fléau, il se fit des prières publiques dans l’église paroissiale de Villemarie, et après une octave de Naluts solennels au très Naint-Sacrement, DIEU, sans doute touché par le sacrifice de la vie des neuf Religieuses décédées au service du prochain, arrêta tout-à-fait le fléau.
verneur de Montréal, aller s'offrir aux Religieuses pour les (
aider dans le service des malades, ne demandant d'autre ( Î récompense d'un sacrifice si héroïque que d'être soignées à
! | l'Hlel-Dieu si elles venaient à être atteintes elles-mêmes de
la maladie, et, si elles mouraient, d'être inhumées comme Î , les Hospitalières dans la chapelle de Notre-Dame de Bon Je Secours. Les Filles de St. Joseph admirèrent la charité courageuse de ces demoiselles : elles leur en témoignèrent l
leur juste et sincère reconnaissance, —dit l'auteur de la Pie de Mlle. Mance,—mais elles ne crurent pas devoir les exposer
AR: à une mort qu'elles regardaicnt alors comme inévitable, et ( | Ë | LA refusèrent de les introduire dans leur maison. os) 1 | f* À sn Ê h
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