LA CHARITÉ
cer la bienfaisance sous toutes les formes, en donnant naissance à de nombreuses et puissantes associations charitables.
Quant au Canada, il hérita de la France ces grands exemples de dévouement et de surabondante charité qui éclatent à chaque page de son histoire.
À peine quelques colons s'étaient-ils établis à Québec et à Montréal, que déjà nous voyons d'intrépides Religieuses venir en ce pays comparativement si âpre et si rude, où l’on manquait de tout, pour se consacrer au service des malades ou se vouer à l'instruction gratuite des filles sauvages et françaises de la colonie, ainsi que nous l'avons déjà mentionné.
Ces Communautés eurent à supporter de bien cruelles épreuves, dans leurs commencements, mais on eùt dit que les croix servaient d’aliment à ces âmes si intimement dévouées au service du prochain.
C’est surtout lors des épidémies que la charité enfantait des prodiges, quand tous fuyaient et abandonnaient les malheureux qui en étaient frappés ! Emus à ce spectacle, seuls le Clergé et les Communautés demeuraient au poste, sur ce champ de deuil, où la mort dominait eu reine, et frappait partout à coups redoublés.
Le zèle déployé par les institutions enseignantes fut également héroïque, et cet
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et la grâce de la vie, et elles s’honorent d’exer-
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