CHANT IL
Uk SVLABUTB.
Je suis la (leur de Saron , le muguet des Tallées.
l'époux.
Comoie le muguet TempoHe sur les épines , de même mon amie sur toutes les filles.
LA SrLAMITE.
Comme le pommier l'emporte sur les arbres des forêts, de même mon bicu-aimé sur les enfans des hommes. J*ai désiré son ombre , et je m'y suis assise. Son fruit a été doux à mon palais. Il m'a conduite dans la maison du festin , et sa bannière que je porte est auour. Ah ! soutenezmoi avec quelque liqueur ; fortifiez-moi avec du suc de pommes ^^; car je défaille. Sa main gauche est sous ma tête , et sa droite m*a embrasbée !L. l'épovx.
Filles de Jérusalem , je vous en conjure par
* Suivant d'autres , notre couche sera féconde .
** Ou bien couchez-moi sur un Ht de fleurs de gommes.
vwêwbb. 807
les ckevreaîls et par les biches des chani{fo , oe troublez pas celle que j'aime, DelaréTeillezpoint; que son sommeil finisse en paix *.
LA SULAHITE.
J'entends la Toix de mon bien-aimé;il accom-t franchissant les montagnes, bondissant sur les coteaux , comme les chèrres ou comme le faon des biches. Le voilà derrière la muraille , se faisant voir par la fenêtre , jetant les yeux à travers les treillis. Il prend la parole pour me dire : « Lève-toi , mon amie , ma toute belle , et veuille me suivre. L'hiver est passé ; la pluie a fini ; les fleurs commencent à se nK>ntrer sur la terre; le temps des chansons est revenu ; la voix de ta tourterelle se fait entendre ; le figuier a des fruits; les premières grappes des vignes répandent quelque odeur. Viens , mon amie , ma belle , viens. Pourquoi donc es^u comme la colombe qui se tient entre les fentes des rochers et dans les retraites. Montre-moi ton visage ,. laisse-moi ouïr ta voix , car ta voix est douce et ton visage gracieux. »
Mais déjà on l'appelle pour la chasse des renards et de leurs petits qui gâtent nos vignes depuis que la grappe a poussé.
• Mon hÂennaimé est à moi e1^ je lui appartiens.
* Peut'OD imaginer une plus adroite transition?
988 LIYRB Tll. -^ CHAP. I.
Avant que Tair du jbacseisoutOLe et que les ombrés ne s'enftrient ^ reviens aossi prompt que les chèvres on que le £ion des biches «ir les montagnes de Béther '*'.
CHANT m.
LA SIILAM<T£.
. Pendant la nuit j ai .cberc)ié sur ma couche celui ^e chérit mon ciçur | et je ne Tai point trouvé ; je me suis levée» j'ai p^urocuru la ville, les places publiques et les rues^ Les gardes qui font la ronde m'ont rencontrée. Avez^vou» vu celui qui possède mon cœur ? et je n'ai pas cessé de cottrûr jusqu'à ce que je l'aie découvert. Je m'en suis emparée I je ne le quitterai point. Il m'a conduite dans la maison de ma mère , dans la chambre de celle qui m'a donné la vie ! H...
l'spovx.
G filles de Jérusalem, je vous en conjure par les chevreuils et par les biches des champs , ne troublez pas celle que j'aime, ne la réveillez point ; que son sommeil finisse en paii.
* Le texte est rendu presque mot pour mot. Je n^ai fait qu'ajoatér ceci } Maii dtfjà on t appètH 'pàMr éhàBser les renards... afin de marquer la transition. Le texte dit: Prenez-^noos lesr^iards, etc.
VSMMES. SSd
rS8 COHPAGtlBd.
Qui est celle-ci qui s'élève comme une colonnô de fumée montant du désert et répandant l'odeur de la myrrhe, de l'encens et de toutes sortes de parfums ?