CHANT V
LA SULAHITE.
J'étais endormie et mon cœur TeilUit. La toîx de mon bien-aimé a retenti : OnTre , ma scenr, mon ame, ma colombe, être de perfection, je sens ma tête pleine de rosée, et mes cheveux humides de la nuit. J^ai quitté ma tunique , lui ai-je dit, dois-je la reprendre ? J'ai baigné mes pieds , dois-je les souiller encore? Alors mon bien-aimé a avancé la main à travers l'ouverture de la porte, afin de pousser le verrou, et mes entrailles se sont émues en sa faveur ; je me suis levée aussitôt, et la myrrhe de mes doigts a coulé sur le Torrou de la porte; mais mon bien-aimé s'était retiré, il avait passé , et mon ame s'était comme exhalée, au son de sa voix. Je le cherchai et ne le trouvai plus ; je l'appqlai , il ne répondit pas. Les hommes de ronde me rencontrèrent, me battirent, me blessèrent; les gardes des murailles m'enlevèrent mon manteau.
Filles de Jérusalem, je vous en conjure par les chevreuils et par les biches des champs, si vous rencontrez mon bien aimé , ah ! dites-lui que je suis malade d'amour.